Dans un magasin, le feu ne prévient pas, et il ne choisit pas son heure. Il peut partir dans la réserve à sept heures du matin, quand une seule personne met en rayon, ou un samedi après-midi, quand les allées sont pleines de clients qui ne connaissent ni les sorties ni le signal d’alarme. Dans les deux cas, tout repose sur quelques salariés : celui qui voit la fumée, celui qui prend l’extincteur, celui qui fait sortir les clients.
Encore faut-il qu’ils aient appris à le faire. Or la formation incendie en magasin est l’une des plus souvent reportées. La raison est simple : une supérette de centre-ville n’a ni parking, ni cour, ni salle de réunion, et elle ne ferme presque jamais. Cette page fait le tour de la formation incendie en supérette, en supermarché de proximité et dans les commerces franchisés ou indépendants : ce que disent les textes, qui est responsable, quels sont les risques, comment former des équipiers de première intervention et des guides-files dans le magasin lui-même, en réalité virtuelle augmentée, sans flamme et sans fumée.
TRINACRE Formations est un organisme de formation certifié Qualiopi (n° 267681), basé à Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne. Nous intervenons dans les locaux de nos clients, en Île-de-France et partout en France. Les formations sont animées par David Morandi, gérant et formateur, expert en prévention des risques d’incendie et d’explosion, diplômé du CNPP.
Sommaire
- Pourquoi un magasin n’est pas un bureau
- Votre magasin est un ERP de type M : comment il est classé
- Ce que disent les textes : l’exploitant et l’employeur
- Franchisé, adhérent ou indépendant : qui porte les obligations incendie
- Les risques d’incendie propres au commerce
- L’équipier de première intervention en magasin
- Évacuer un magasin quand il y a des clients
- Les erreurs que l’on voit le plus souvent
- Pourquoi la formation incendie classique est difficile en commerce
- La formation incendie en réalité virtuelle augmentée, dans le magasin
- Formation incendie en magasin : déroulé type d’une demi-journée
- Petites équipes, associations de commerçants, réseaux : comment s’organiser
- Combien de personnes former, et à quel rythme
- Registre de sécurité et preuves
- Financement OPCO et devis
- Questions fréquentes
- En résumé
Pourquoi un magasin n’est pas un bureau
La plupart des formations incendie sont pensées pour des bureaux : des salariés qui se connaissent, un bâtiment qu’ils fréquentent tous les jours, une alarme, un point de rassemblement sur le parking. Un commerce fonctionne autrement, et cinq différences changent la manière de se préparer.
Le public est présent, et il ne connaît pas les lieux
Un client n’a jamais lu vos consignes. Il ne sait pas où se trouve l’issue de secours du fond, il ne reconnaît pas forcément votre signal d’alarme, et il a un réflexe très fort : ressortir par où il est entré. Il peut aussi vouloir finir de payer, récupérer son chariot ou chercher un enfant resté dans un autre rayon. L’évacuation d’un magasin se conduit. Elle ne se fait pas toute seule.
La réserve est chargée
Derrière la surface de vente, il y a presque toujours une réserve, parfois très petite, où s’entassent cartons, palettes, films plastiques, produits d’entretien, aérosols et emballages vides. C’est l’endroit le plus combustible du magasin, et souvent celui où il y a le moins de monde. Un départ de feu peut y grandir quelques minutes sans que personne ne le voie.
L’équipe est petite
Une supérette tourne avec quelques salariés, parfois trois ou quatre présents en même temps. Il n’y a pas de service de sécurité, pas d’accueil, pas de responsable des services généraux. La personne qui tient la caisse est aussi celle qui devra donner l’alarme, guider les clients et appeler les secours.
Les horaires sont étendus
Ouverture tôt le matin, fermeture tard le soir, dimanche matin, jours fériés. Les équipes se relaient et ne se croisent pas toujours. Le salarié formé il y a deux ans travaille peut-être le matin, alors que l’incident se produit le soir.
Le personnel est souvent seul à l’ouverture ou à la fermeture
C’est une réalité de beaucoup de commerces de proximité : une seule personne ouvre le magasin, réceptionne la livraison, allume le four du terminal de cuisson. Une seule personne ferme, compte la caisse, sort les poubelles. Cette personne doit savoir quoi faire sans attendre l’avis de quelqu’un d’autre.
Ces cinq points mènent à la même conclusion. Dans un commerce, la formation incendie ne peut pas être réservée à un ou deux volontaires. Elle doit toucher toutes les personnes susceptibles de se retrouver seules ou en petit nombre face à un départ de feu, avec des clients à mettre en sécurité.
Votre magasin est un ERP de type M : comment il est classé
Un commerce ouvert à la clientèle est un établissement recevant du public, ou ERP. Le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique, approuvé par l’arrêté du 25 juin 1980, range les ERP par type selon leur activité. Les magasins de vente et les centres commerciaux forment le type M.
À l’intérieur de chaque type, les établissements sont classés en catégories selon le nombre de personnes qu’ils peuvent recevoir. C’est cette catégorie qui détermine le niveau d’exigence. Il est donc utile de savoir où se situe votre magasin.
Le seuil du type M
L’article M 1 du règlement fixe le seuil à partir duquel un magasin relève des dispositions particulières du type M, c’est-à-dire du premier groupe (1re à 4e catégorie). Le magasin y entre lorsque l’effectif du public est supérieur ou égal à l’un des chiffres suivants :
- 100 personnes en sous-sol ;
- 100 personnes en étages, en galeries ou autres ouvrages en surélévation ;
- 200 personnes au total.
En dessous de ces trois seuils, le magasin est un établissement de 5e catégorie, que le règlement appelle « petit établissement ». Il relève alors des articles PE. L’article PE 3 précise un point important : pour déterminer la catégorie, on ne compte pas le personnel, seulement le public.
Comment se calcule l’effectif du public
L’effectif n’est pas le nombre de clients que vous voyez un mardi matin. C’est un effectif théorique, calculé à partir de la surface de vente. L’article M 2 donne la règle générale :
- au sous-sol, au rez-de-chaussée et au premier étage : une personne pour 3 m² de surface de vente ;
- au deuxième étage : une personne pour 6 m² ;
- aux étages supérieurs : une personne pour 15 m².
Le même article prévoit des cas particuliers. Pour les magasins de vente à faible densité de public, l’effectif est d’une personne pour 9 m², quel que soit le niveau. Dans un centre commercial, les mails sont comptés à raison d’une personne pour 5 m², et les boutiques de moins de 300 m² à raison d’une personne pour 6 m².
Un exemple pour se repérer
Prenons une supérette de plain-pied, avec 450 m² de surface de vente. La règle générale donne 450 divisé par 3, soit 150 personnes. Ce chiffre est inférieur à 200 : le magasin est en 5e catégorie.
Prenons maintenant un supermarché de proximité de 750 m² de surface de vente, toujours de plain-pied. Le calcul donne 250 personnes. Le seuil de 200 est dépassé : le magasin relève du premier groupe et des articles M.
Ces calculs sont donnés pour vous aider à vous situer. Le classement qui fait foi est celui qui figure dans le dossier de votre établissement : autorisation de travaux, notice de sécurité, procès-verbal de la commission de sécurité. Si vous ne le connaissez pas, c’est la première chose à retrouver.
Ce que la 5e catégorie change
La très grande majorité des commerces de proximité, supérettes, magasins bio, boulangeries, pharmacies, boutiques de prêt-à-porter, sont des établissements de 5e catégorie. Les règles y sont allégées, mais elles existent. Et un point surprend souvent les gérants : selon les guides publiés par les services d’incendie et de secours, un établissement de 5e catégorie sans locaux à sommeil n’est pas soumis aux visites périodiques de la commission de sécurité.
Cela ne veut pas dire que personne ne contrôle. L’article R. 143-14 du Code de la construction et de l’habitation permet au maire, après consultation de la commission de sécurité, de faire procéder à des visites de contrôle. Et surtout, l’absence de visite ne retire rien à la responsabilité de l’exploitant. Elle la renforce plutôt : personne ne viendra vous rappeler ce qui manque.
Ce que disent les textes : l’exploitant et l’employeur
Le gérant d’un magasin porte deux casquettes. Il est exploitant d’un établissement recevant du public, et à ce titre il répond du règlement de sécurité ERP. Il est employeur, et à ce titre il répond du Code du travail. Les deux séries de règles s’additionnent. Elles disent, avec des mots différents, à peu près la même chose : le personnel doit savoir quoi faire.
En 5e catégorie : les articles PE
Pour les petits magasins, l’essentiel tient en deux articles.
L’article PE 26 impose au moins un extincteur portatif, avec un minimum d’un appareil pour 300 m² et d’un appareil par niveau. Lorsqu’un extincteur n’est pas apparent, il doit être signalé par un panneau.
L’article PE 27 traite de l’alarme, de l’alerte et des consignes. Il prévoit notamment :
- la présence permanente d’un membre du personnel ou d’un responsable lorsque l’établissement est ouvert au public, cette règle ne s’appliquant pas aux établissements recevant moins de vingt personnes sans locaux à sommeil ;
- un système d’alarme dans tous les établissements, avec un signal sonore audible de tout point du bâtiment et qui ne peut pas être confondu avec un autre ;
- l’information du personnel sur la caractéristique de ce signal, information qui peut être complétée par des exercices périodiques d’évacuation ;
- une liaison avec les sapeurs-pompiers ;
- des consignes précises, affichées bien en vue, indiquant le numéro d’appel des sapeurs-pompiers, l’adresse du centre de secours le plus proche et les dispositions immédiates à prendre en cas de sinistre.
Et il contient, à son paragraphe 5, la phrase qui fonde l’obligation de formation dans tous les petits commerces : « Le personnel doit être instruit sur les conduites à tenir en cas d’incendie et être entraîné à la manœuvre des moyens de secours. »
Deux verbes : instruit, entraîné. Le premier vise la connaissance des consignes. Le second vise le geste. Lire une affiche ne suffit pas à être entraîné à la manœuvre d’un extincteur.
Même la toute petite boutique est concernée
L’article PE 2 prévoit un régime très allégé pour les établissements de 5e catégorie sans locaux à sommeil qui reçoivent au plus 19 personnes. Ils ne sont soumis qu’à quelques articles. Mais dans cette courte liste figurent justement l’article PE 26 sur l’extincteur et l’article PE 27 sur l’alarme, les consignes et l’instruction du personnel. Une boutique de 40 m² n’échappe donc pas à l’obligation d’avoir un personnel instruit et entraîné.
Les autres règles utiles en 5e catégorie
- Les vérifications. L’article PE 4 demande à l’exploitant de faire procéder, par des techniciens compétents, à l’entretien et à la vérification des installations et équipements techniques de son établissement : chauffage, éclairage, installations électriques, appareils de cuisson, moyens de secours.
- Les dégagements. L’article PE 11 pose un principe simple : aucun dépôt, aucun matériel, aucun objet ne doit faire obstacle à la circulation des personnes. Les portes qui servent à l’évacuation du public doivent pouvoir s’ouvrir par une manœuvre simple.
- Les locaux à risques. L’article PE 9 demande que les locaux présentant des risques particuliers d’incendie, associés à un potentiel calorifique important, soient isolés des locaux et dégagements accessibles au public. Dans un commerce, la réserve est le local auquel on pense en premier.
Au-dessus du seuil : les articles M et MS
Pour les magasins du premier groupe, le règlement va plus loin. Trois articles concernent directement la formation du personnel.
L’article M 29 organise le service de sécurité incendie des magasins. Dans les établissements où l’effectif du public est inférieur à 4 000 personnes, des agents entraînés à la manœuvre des moyens de secours contre l’incendie et à l’évacuation du public doivent être désignés par l’exploitant. Dans la pratique, ce sont des salariés du magasin. Au-delà de 4 000 personnes, la surveillance est assurée par des agents de sécurité incendie qualifiés SSIAP, dont le nombre augmente avec l’effectif. Leur qualification relève d’organismes agréés, et ce n’est pas le métier de TRINACRE Formations.
L’article MS 48 précise que les personnes désignées par l’exploitant pour assurer la sécurité contre l’incendie doivent avoir reçu une formation, conduite à l’initiative et sous la responsabilité de l’exploitant. Le même article indique que les commissions de sécurité contrôlent l’instruction du service de sécurité lors de leurs visites.
L’article MS 51 ajoute que des exercices d’instruction du personnel doivent être organisés sous la responsabilité de l’exploitant, et que leur date doit être portée sur le registre de sécurité. Le texte ne fixe pas de périodicité chiffrée.
L’article MS 46 décrit ce que l’on attend de ce service, même lorsqu’il est tenu par de simples salariés désignés : connaître et faire appliquer les consignes, y compris pour l’évacuation des personnes en situation de handicap, prendre les premières mesures de sécurité, veiller à ce que les cheminements d’évacuation restent libres jusqu’à la voie publique.
Côté matériel, l’article MS 39 demande un extincteur pour 200 m² et par niveau, avec un minimum de deux par établissement. L’article M 26 ajoute des robinets d’incendie armés dans les magasins de 1re, 2e et 3e catégorie, et une installation d’extinction automatique à eau lorsque la surface de vente dépasse 3 000 m². Savoir dérouler et utiliser un robinet d’incendie armé fait alors partie de l’entraînement du personnel.
Notre page formation incendie en établissement recevant du public reprend ces règles pour l’ensemble des types d’ERP.
Le Code du travail : les obligations de l’employeur
Dès qu’un magasin emploie un salarié, le Code du travail s’applique en plus du règlement ERP. Les articles à connaître sont les suivants.
- L. 4121-1 : l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention, d’information et de formation.
- L. 4141-2 et R. 4141-2 : l’employeur organise une formation pratique et appropriée à la sécurité, notamment pour les travailleurs qu’il embauche, ceux qui changent de poste et les salariés temporaires. L’information et la formation à la sécurité sont dispensées lors de l’embauche et chaque fois que nécessaire.
- R. 4141-3 : cette formation porte sur les conditions de circulation dans l’entreprise, les conditions d’exécution du travail et la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre.
- R. 4227-4 : les dégagements doivent rester libres en permanence. Rien ne doit gêner la circulation des personnes ni réduire la largeur des passages.
- R. 4227-28 : l’employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu, dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs.
- R. 4227-29 : le premier secours est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement. Il faut au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum pour 200 m² de plancher, et au moins un appareil par niveau. Les locaux qui présentent des risques particuliers, notamment électriques, reçoivent des extincteurs adaptés.
- R. 4227-34 et R. 4227-37 : dans les établissements où peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de cinquante personnes, et dans ceux où sont manipulées et mises en œuvre des matières inflammables, quelle que soit leur taille, un système d’alarme sonore est installé et une consigne de sécurité incendie est établie et affichée. Dans les autres établissements, des instructions sont établies pour assurer l’évacuation des personnes présentes.
- R. 4227-38 : la consigne indique notamment le matériel d’extinction et de secours, les personnes chargées de le mettre en action, les personnes chargées de diriger l’évacuation, les mesures propres aux personnes handicapées, les moyens d’alerte et les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers.
- R. 4227-39 : la consigne prévoit des essais et visites périodiques du matériel, et des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d’alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires. Ces exercices et essais ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations sont consignées sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Beaucoup de gérants de petits commerces pensent que ces règles ne commencent qu’à cinquante salariés. C’est une lecture trop rapide. L’obligation de pouvoir combattre un début d’incendie, celle d’avoir des extincteurs et celle de former les salariés à la sécurité s’appliquent à tous. Nous avons consacré un article entier à cette question : la formation incendie est-elle obligatoire en dessous de 50 salariés ?
Pour une vue d’ensemble, vous pouvez aussi lire notre synthèse sur les obligations de l’employeur en matière d’incendie.
Ce qu’il faut retenir des textes
Que votre magasin soit une boutique de quartier ou un supermarché de proximité, les deux réglementations convergent sur quatre exigences :
- des extincteurs présents, visibles, accessibles et en état de marche ;
- une alarme que le personnel sait reconnaître ;
- des consignes écrites, affichées, et connues ;
- un personnel instruit sur la conduite à tenir et entraîné à se servir des moyens de secours.
La quatrième est la seule que l’on ne peut pas acheter sur catalogue. Elle demande une formation.
Franchisé, adhérent ou indépendant : qui porte les obligations incendie
C’est la question que posent le plus souvent les gérants de magasins sous enseigne : « L’enseigne ne s’occupe pas de ça ? » La réponse tient à la nature juridique du lien qui vous unit au réseau.
Le commerçant indépendant
Le cas est le plus simple. Vous exploitez votre magasin en votre nom, vous employez vos salariés. Vous êtes à la fois l’exploitant de l’ERP et l’employeur. Les obligations décrites plus haut reposent sur vous.
Le franchisé et l’adhérent d’un groupement
En règle générale, le franchisé est un commerçant indépendant. Il exploite son point de vente pour son propre compte et en son nom, avec sa propre société. Il recrute et emploie lui-même ses salariés. L’enseigne lui apporte une marque, un savoir-faire, une centrale d’achat, parfois des procédures. Elle ne devient pas pour autant l’employeur de l’équipe ni l’exploitant du magasin.
La conséquence est directe : en règle générale, c’est le franchisé qui porte les obligations de l’employeur prévues par le Code du travail, et celles de l’exploitant prévues par le règlement de sécurité. Il en va de même, en principe, pour l’adhérent d’un groupement coopératif ou d’une enseigne d’indépendants.
Le cahier des charges du réseau peut contenir des exigences de sécurité, ou recommander des prestataires. C’est un appui utile. Cela ne déplace pas la responsabilité : si personne n’a été formé dans votre magasin, c’est à vous que la question sera posée.
La succursale et le magasin intégré
Dans un magasin exploité directement par l’enseigne, les salariés sont employés par la société du réseau. C’est elle l’employeur. Le directeur ou le responsable de magasin agit pour son compte, dans la limite des pouvoirs qui lui ont été confiés. Sur le terrain, c’est tout de même lui qui doit veiller à ce que son équipe soit formée et que les issues soient dégagées.
Les situations intermédiaires
Location-gérance, gérance-mandat, commission-affiliation : il existe de nombreuses formules, et chacune répartit les rôles à sa façon. Nous ne sommes pas juristes, et nous ne trancherons pas à la place de votre contrat. Le bon réflexe consiste à vérifier deux points : qui signe les contrats de travail, et qui est désigné comme exploitant de l’établissement. La réponse à ces deux questions vous dit qui doit organiser la formation.
Le bailleur et la galerie marchande
Si votre boutique se trouve dans une galerie ou un centre commercial, une partie de la sécurité est commune : mail, alarme générale, désenfumage, service de sécurité du centre quand il en existe un. Le bail et le règlement intérieur précisent en général ce qui relève du gestionnaire et ce qui relève de chaque commerçant. Dans votre cellule, avec vos salariés, vous restez employeur. Vos équipes doivent connaître les consignes du centre, et savoir utiliser l’extincteur de la boutique.
Ce que l’enseigne peut faire
Une tête de réseau a tout intérêt à ce que ses points de vente soient formés de la même manière. Elle peut proposer un programme commun, négocier un cadre d’intervention, organiser des sessions régionales, suivre les résultats. Nous y revenons plus bas, dans la partie consacrée aux réseaux.
Les risques d’incendie propres au commerce
Un magasin réunit, sur une petite surface, beaucoup de matières combustibles, beaucoup d’appareils électriques qui fonctionnent jour et nuit, et du public. Voici les zones que nous regardons en premier lorsque nous préparons une formation dans un commerce.
La réserve
Cartons pleins, cartons vides, palettes en bois, films étirables, sacs, présentoirs. Tout cela brûle bien et brûle vite. La réserve est souvent étroite, mal éclairée, avec un stockage qui monte haut. Quand elle déborde, les colis gagnent le couloir, puis le pied de l’issue de secours. Un feu de réserve produit beaucoup de fumée, et cette fumée rejoint la surface de vente par la porte restée ouverte.
Les emballages et le local poubelles
Un commerce produit chaque jour un volume important d’emballages. Ils s’accumulent près de la presse à cartons, dans le local poubelles, dans la cour ou sur le quai. Ces zones sont peu surveillées, parfois accessibles depuis l’extérieur. Un mégot ou un acte de malveillance suffit. Quand les conteneurs sont rangés contre la façade ou sous un auvent, le feu peut gagner le bâtiment.
Les meubles frigorifiques et l’installation électrique
Vitrines réfrigérées, armoires négatives, chambres froides, groupes de froid, rideaux d’air chaud, éclairage des linéaires, enseignes lumineuses : un commerce alimentaire consomme beaucoup d’électricité, en continu. Les compresseurs et les moteurs chauffent, la poussière s’accumule derrière les meubles, les multiprises se chargent au fil des réaménagements. Le tableau électrique lui-même se retrouve parfois dans la réserve, derrière une pile de cartons.
Le four et le terminal de cuisson
De plus en plus de supérettes cuisent du pain, des viennoiseries ou des poulets. Un four allumé tôt le matin, par une personne seule, à côté de cartons de pâtons surgelés et de sachets en papier : tous les ingrédients d’un départ de feu sont réunis. Les rôtissoires et les friteuses ajoutent le risque des graisses chaudes, sur lesquelles on ne projette jamais d’eau.
La charge des batteries
Transpalette électrique, autolaveuse, terminaux portables, parfois vélos ou trottinettes de livraison. Tous ces équipements se rechargent quelque part, et ce quelque part est souvent la réserve, sur une multiprise, au milieu des cartons. Une batterie en charge peut chauffer. Elle doit être rechargée dans une zone dégagée, sur un support qui ne brûle pas, loin du stockage.
Les produits inflammables en rayon
Aérosols, alcools, allume-feu, produits d’entretien, solvants et peintures dans un magasin de bricolage, parfums dans une parfumerie, gels et solutions dans une pharmacie. Ces produits sont vendus en petits conditionnements, mais ils sont regroupés, et la réserve en contient davantage que le rayon.
Les travaux et les interventions extérieures
Un frigoriste qui brase une canalisation, un électricien qui intervient sur le tableau, un agenceur qui découpe un meuble. Les travaux se font souvent magasin ouvert, ou juste avant l’ouverture. L’équipe doit savoir qui intervient, où, et où se trouve l’extincteur le plus proche.
La malveillance
Un feu allumé volontairement dans un rayon ou contre la façade fait partie des scénarios à envisager. Il ne se traite pas autrement qu’un feu accidentel : alarme, évacuation des clients, attaque du foyer s’il est encore petit, appel des secours.
L’équipier de première intervention en magasin
L’équipier de première intervention, ou EPI, est un salarié formé pour agir dans les toutes premières minutes d’un départ de feu, avec le matériel présent sur place. Dans un commerce, ce n’est pas un spécialiste. C’est la caissière, l’employé de rayon, le boulanger, l’adjoint, le gérant.
Sa mission tient en quatre gestes, toujours dans le même ordre : donner l’alarme, faire alerter les secours, attaquer le feu s’il peut le faire sans se mettre en danger, et se replier en fermant la porte si le feu ne cède pas. Ce qui change d’un poste à l’autre, c’est le terrain.
À la caisse
L’hôte ou l’hôtesse de caisse voit tout le magasin, ou presque, et se trouve près de la sortie. C’est souvent la personne la mieux placée pour déclencher l’alarme, appeler les secours et ouvrir le passage. Elle doit connaître l’emplacement du déclencheur ou du dispositif d’alarme, le numéro à composer et les informations à donner : adresse exacte, nature du feu, présence de public.
Elle doit aussi accepter une idée simple, et pas si naturelle : on arrête d’encaisser. Une file de clients qui attend de payer pendant que la réserve brûle, cela arrive quand personne n’a dit clairement que la caisse s’arrête.
En rayon
L’employé de rayon est celui qui a le plus de chances de voir ou de sentir le départ de feu : une odeur de plastique chaud derrière un meuble frigorifique, une fumée qui sort d’un bac de promotion, un luminaire qui grésille. Il doit savoir où se trouve l’extincteur le plus proche sans avoir à le chercher, et quel extincteur convient. Un extincteur à eau pulvérisée avec additif pour un feu de cartons. Un extincteur au dioxyde de carbone pour un appareil électrique sous tension.
En réserve
C’est le poste le plus délicat. Le salarié y est souvent seul, la charge combustible est importante, et la sortie peut se trouver derrière le foyer. La règle que nous répétons en formation : on ne se laisse jamais couper de sa sortie. On attaque le feu dos à l’issue. Si la fumée descend, si le foyer dépasse la taille d’une corbeille ou d’un carton, on sort, on ferme la porte de la réserve et on donne l’alarme.
Fermer la porte est un geste d’équipier à part entière. Une porte fermée retient la fumée et prive le feu d’air pendant les minutes qui comptent, celles où les clients sortent.
Au laboratoire ou au terminal de cuisson
Boulangerie, point chaud, rôtisserie, rayon traiteur : le personnel y travaille avec des fours, des plaques, parfois des bains d’huile. Les réflexes à acquérir sont précis. Couper l’alimentation de l’appareil. Laisser la porte du four fermée si le feu est à l’intérieur. Ne jamais verser d’eau sur une huile ou une graisse enflammée. Savoir où se trouve la couverture anti-feu s’il y en a une, et quel extincteur est prévu pour ce poste.
Connaître ses extincteurs
Un équipier doit pouvoir dire, sans réfléchir, où sont les extincteurs de son magasin et à quoi sert chacun. Cela suppose qu’ils soient à leur place, visibles, signalés, vérifiés. Notre article sur les extincteurs au travail, leur nombre et leur vérification détaille les règles d’implantation et d’entretien.
Savoir renoncer
Un équipier de première intervention n’est pas un pompier. Sa mission s’arrête au début de feu. S’il n’a pas le bon extincteur, si le feu a déjà gagné le stockage en hauteur, si la fumée l’empêche de voir, il se replie. Une bonne formation apprend autant à ne pas y aller qu’à y aller.
Le programme détaillé figure sur la page formation équipier de première intervention.
Évacuer un magasin quand il y a des clients
Faire sortir des collègues qui connaissent les lieux est une chose. Faire sortir des inconnus, avec des chariots, des poussettes, des enfants, des personnes âgées, en est une autre. L’évacuation d’un commerce demande des rôles répartis à l’avance, même dans une équipe de trois personnes.
Le guide-file
Le guide-file ouvre le chemin. Il se place de manière visible, annonce d’une voix calme et ferme que le magasin doit être évacué, indique la sortie à utiliser et y conduit les clients. Dans un commerce, son premier travail est de contrarier le réflexe naturel : tout le monde veut repartir par l’entrée, même si l’issue de secours du fond est à dix mètres et l’entrée derrière la fumée.
Le serre-file
Le serre-file ferme la marche. Il parcourt les allées, vérifie les endroits où quelqu’un peut être resté : cabines d’essayage, sanitaires, réserve, chambre froide, bureau, local de pause, laboratoire. Il ferme les portes derrière lui sans les verrouiller, et sort le dernier. C’est lui qui pourra dire aux sapeurs-pompiers : « Il n’y a plus personne », ou : « Il reste quelqu’un à tel endroit ».
Ces deux rôles sont décrits pas à pas dans notre article guide-file et serre-file : rôle et formation.
Les caisses
La ligne de caisses est le point le plus sensible. Les clients y sont arrêtés, le passage est étroit, les chariots font bouchon. Trois consignes doivent être connues de tous :
- l’encaissement s’arrête immédiatement ;
- les chariots et les paniers restent sur place, les clients sortent les mains libres ;
- les passages de caisse et les portillons sont ouverts, et l’hôte de caisse dirige les clients vers la sortie.
La question de la caisse elle-même, fonds et tiroir, doit être tranchée avant, dans la consigne. Le jour venu, personne ne doit hésiter entre fermer son tiroir et faire sortir les clients.
Les issues de secours
Une issue de secours n’est utile que si elle s’ouvre et si l’on peut l’atteindre. Dans un commerce, elle donne souvent sur la réserve, sur une cour ou sur une rue de livraison, c’est-à-dire sur les endroits où l’on pose les palettes. Le règlement est sans ambiguïté : aucun dépôt, aucun matériel, aucun objet ne doit faire obstacle à la circulation des personnes, et les portes doivent s’ouvrir par une manœuvre simple.
La vérification des issues fait partie de l’ouverture du magasin, au même titre que l’allumage des lumières. Une porte condamnée par un antivol, un cadenas ou un roll de marchandises n’est plus une issue.
Le point de rassemblement
En centre-ville, on ne dispose pas d’un parking pour rassembler tout le monde. Il faut pourtant un lieu défini à l’avance, assez éloigné de la façade pour ne pas gêner l’arrivée des secours, et connu de toute l’équipe. Le but n’est pas de compter les clients, ce qui est impossible. Il est de compter le personnel, de vérifier que personne ne manque, et de désigner celui ou celle qui accueillera les sapeurs-pompiers avec les informations utiles.
Deux consignes complètent le dispositif : on ne retourne pas dans le magasin, et on n’y laisse rentrer personne, même pour un sac oublié.
Les personnes en situation de handicap et les publics fragiles
Un magasin reçoit des personnes en fauteuil, des personnes âgées, des personnes malvoyantes ou malentendantes, des parents avec poussette. L’alarme sonore ne sera pas perçue par un client sourd. Une personne en fauteuil ne franchira pas l’issue de secours si elle donne sur trois marches.
Le Code du travail demande que la consigne prévoie les mesures propres aux personnes handicapées. Le règlement ERP demande au service de sécurité de connaître les dispositions prévues pour leur évacuation. En pratique, cela veut dire qu’un membre de l’équipe est chargé de repérer ces personnes et de les accompagner, et que chacun sait par quelle sortie passer avec un fauteuil.
Quand le magasin a un étage ou un sous-sol
Dès qu’il existe un niveau de vente en sous-sol ou à l’étage, il faut une personne par niveau pour guider et vérifier. Les ascenseurs et monte-charges ne servent pas à évacuer. Les escaliers doivent être libres, y compris celui de service, qui sert trop souvent de réserve d’appoint.
L’exercice d’évacuation du magasin
Une évacuation ne s’apprend pas sur une affiche. L’article PE 27 indique que l’information du personnel sur le signal d’alarme peut être complétée par des exercices périodiques d’évacuation, et le Code du travail prévoit des exercices au moins tous les six mois dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie.
Dans un commerce, l’exercice se fait le plus simplement avant l’ouverture ou juste après la fermeture, avec l’équipe seule. Chacun tient son rôle, on fait sonner l’alarme, on ouvre réellement les issues, on se retrouve au point de rassemblement. Dix minutes suffisent, et l’on découvre presque toujours quelque chose : une porte qui force, un signal que l’on n’entend pas depuis la chambre froide, un salarié qui ne savait pas où aller.
Seul dans le magasin
À l’ouverture ou à la fermeture, une seule personne peut avoir à tout faire. L’ordre des gestes doit alors être très clair : donner l’alarme, faire sortir les clients présents, appeler les secours, et seulement ensuite, si le feu est encore petit et la sortie dégagée, tenter une extinction. La sécurité des personnes passe avant la marchandise.
Le contenu de ce module est présenté sur la page formation évacuation, guides-files et serre-files.
Les erreurs que l’on voit le plus souvent
En visitant des commerces avant une formation, on retrouve presque toujours les mêmes situations. Aucune ne demande de gros travaux pour être corrigée.
- L’issue de secours bloquée par les palettes. La livraison est arrivée, la réserve est pleine, on a posé « pour cinq minutes » devant la porte. Cinq minutes qui durent jusqu’au soir.
- L’issue verrouillée contre le vol. Un cadenas, une chaîne, une barre. La démarque inconnue est un vrai sujet, mais il existe des solutions qui laissent la porte utilisable de l’intérieur.
- L’extincteur caché. Derrière un présentoir, sous des manteaux, au fond de la réserve, derrière la porte quand elle est ouverte. Un extincteur que l’on doit chercher est un extincteur que l’on n’utilisera pas.
- L’extincteur qui sert de cale-porte. Il n’est plus à sa place, et il finit par être abîmé.
- Le tableau électrique inaccessible. On ne peut ni couper le courant, ni intervenir en sécurité.
- La porte de la réserve calée en position ouverte. C’est pratique pour passer avec les bras chargés. C’est aussi le chemin que prendra la fumée vers les clients.
- Le personnel jamais formé. Tout le monde sait qu’il y a un extincteur près de la caisse. Personne ne l’a jamais décroché, ni ne sait retirer la goupille.
- Le turn-over oublié. L’équipe a été formée il y a trois ans. Depuis, la moitié des salariés a changé.
- Les saisonniers, les étudiants et les intérimaires laissés de côté. Ce sont eux qui tiennent le magasin le dimanche matin, en soirée et pendant l’été. Le Code du travail prévoit une formation à la sécurité à l’embauche, y compris pour les salariés temporaires.
- Le gérant seul à savoir. Il connaît tout : l’alarme, la coupure du gaz, le numéro de l’astreinte. Mais il n’est pas là le jour où cela arrive.
- L’alarme que personne n’a jamais entendue. Le personnel ne reconnaît pas le signal, ou le confond avec l’alarme anti-intrusion.
- La consigne affichée, jamais lue. Un cadre près des vestiaires, avec un plan qui date de l’ancien agencement.
- Les chargeurs dans la réserve. Transpalette, autolaveuse et téléphones branchés sur la même multiprise, posée sur un carton.
- Aucune trace. Une formation a peut-être eu lieu. Il n’en reste ni émargement, ni attestation, ni ligne dans le registre.
Une partie de notre travail, pendant la session, consiste à faire le tour du magasin avec l’équipe et à lui faire repérer elle-même ces points. Ce que l’on a vu de ses yeux, on le corrige plus volontiers.
Pourquoi la formation incendie classique est difficile en commerce
La formation incendie traditionnelle repose sur un bac à feu alimenté au gaz, installé à l’extérieur, et sur des extincteurs réels que les stagiaires vident à tour de rôle. Dans une zone d’activité, avec une cour privée, cela se passe bien. Dans un commerce, presque tout s’y oppose.
- Il n’y a pas de parking privatif. Une supérette de centre-ville donne sur un trottoir. Le parking d’un supermarché de proximité est plein de voitures de clients. Un bac à feu sur la voie publique ne s’improvise pas, et il attire les curieux.
- Le magasin est ouvert. On ne ferme pas une demi-journée pour former l’équipe. Et l’on ne fait pas une démonstration avec des flammes à dix mètres de l’entrée pendant que les clients font leurs courses.
- Le voisinage est proche. Logements au-dessus, commerces mitoyens, terrasse du café d’à côté. La fumée et le bruit d’un exercice à feu réel ne passent pas inaperçus.
- La galerie marchande l’interdit. Dans un centre commercial, aucun gestionnaire n’acceptera une flamme ou une fumée dans le mail ou dans une cellule. La détection et le désenfumage sont trop sensibles.
- L’équipe ne peut pas partir. Envoyer six salariés dans une salle à l’autre bout de la ville, c’est fermer le magasin ou payer des remplacements.
- Chaque stagiaire ne passe qu’une fois. Un extincteur réel se vide en quelques secondes. Celui qui s’est trompé de distance ou de geste n’a pas de deuxième essai.
- Le feu du bac ne ressemble pas à un feu de magasin. Une flaque de gaz enflammée dans un bac n’a pas grand-chose à voir avec une armoire électrique qui fume ou un four qui s’emballe.
- Il faut nettoyer et recharger. Poudre à balayer, extincteurs à remettre en état.
Le résultat est connu. La formation est repoussée à la saison creuse, puis à l’année suivante. Ou bien elle se réduit à une heure de diaporama dans le bureau, sans que personne ne touche un extincteur.
Il existe aujourd’hui une autre façon de faire. Nous l’expliquons aussi dans notre article sur la formation incendie sans permis de feu.
La formation incendie en réalité virtuelle augmentée, dans le magasin
La réalité virtuelle augmentée lève un par un les obstacles que rencontre un commerce. C’est pour cette raison que nous en avons fait le cœur de nos formations incendie. Le principe : le feu est simulé, le geste est réel, et tout se passe chez vous.
Le matériel
Le stagiaire porte un casque Meta Quest 3 et tient un extincteur connecté, de même poids et de même maniement qu’un vrai. Le casque ne l’enferme pas dans un décor imaginaire. Il lui laisse voir la pièce où il se trouve, et y fait apparaître un départ de feu qui grandit et qui réagit à ce que fait le stagiaire.
Les scénarios disponibles correspondent à des situations de terrain : armoire électrique, local technique, cuisine, chaufferie, poste de travail. Pour un commerce, le feu d’armoire électrique et le feu de cuisine sont ceux qui parlent le plus aux équipes, parce qu’ils ressemblent à ce qui peut se produire derrière un meuble froid ou au terminal de cuisson.
Ce que le stagiaire doit faire
Exactement ce qu’il aurait à faire devant un vrai feu : regarder, comprendre ce qui brûle, choisir le bon extincteur, retirer la goupille, se placer à la bonne distance, viser la base des flammes. Le simulateur mesure chaque geste : temps de réaction, choix de l’extincteur, distance, efficacité. Le formateur commente, corrige, et le stagiaire recommence.
Ce que cela change pour un commerce
- La formation a lieu dans le magasin. Dans la réserve, le bureau, la salle de pause, ou sur la surface de vente avant l’ouverture.
- Pas besoin de parking ni de bac à feu. Quelques mètres carrés dégagés suffisent.
- Ni flamme, ni fumée, ni poudre. Rien à nettoyer, aucune odeur dans le magasin, rien sur les produits.
- La détection incendie n’est pas sollicitée. C’est décisif dans une galerie marchande ou un centre commercial.
- Pas de permis de feu. Il n’y a pas de point chaud, donc pas de démarche particulière auprès du bailleur ou du gestionnaire.
- Plusieurs passages par stagiaire. Chacun rejoue le scénario jusqu’à ce que le geste soit juste, au lieu d’un essai unique de quelques secondes.
- Des résultats individuels tracés. Chaque passage est enregistré, stagiaire par stagiaire.
- Une formation qui ne fait peur à personne. Les salariés qui redoutaient la chaleur et le bruit d’un bac à feu participent sans appréhension.
- Le magasin continue de vivre. Les clients ne voient rien, les voisins non plus.
Le vrai matériel reste dans les mains
La simulation ne remplace pas la prise en main des appareils. Pendant la session, les stagiaires manipulent aussi de vrais extincteurs : dégoupillage, percussion, tenue du diffuseur. Ils les décrochent de leur support, les soupèsent, lisent l’étiquette. Le jour où il faudra s’en servir, l’objet ne sera plus inconnu.
Et la partie évacuation se fait à pied, dans les allées, jusqu’aux issues et jusqu’au point de rassemblement.
Une formation reconnue ?
Les textes demandent un personnel instruit et entraîné à la manœuvre des moyens de secours, et des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à s’en servir. Ils n’imposent pas de flamme réelle. Nos sessions associent la simulation, qui permet de répéter, et la manipulation d’appareils réels. Chaque stagiaire reçoit une attestation individuelle.
Le matériel et le déroulement des exercices sont présentés en détail sur la page formation incendie en réalité virtuelle et augmentée.
Vous voulez savoir comment cela s’organiserait dans votre magasin ? Décrivez-nous votre commerce et demandez un devis, ou appelez le 06 62 83 13 37.
Formation incendie en magasin : déroulé type d’une demi-journée
Chaque module dure une demi-journée, soit 3 h 30. Voici comment se déroule une session d’équipier de première intervention dans un commerce, pour un groupe de 4 à 12 personnes.
Avant la session
Nous échangeons avec le gérant ou le responsable du magasin sur quelques points : surface, nombre de niveaux, emplacement de la réserve, activités particulières comme la cuisson ou la découpe, type d’alarme, consignes existantes. Nous convenons du créneau et de l’endroit où installer le matériel. Si le magasin se trouve dans une galerie, nous prenons connaissance des consignes du centre.
1. Accueil et tour de table
Présentation de la demi-journée, attentes de chacun, court questionnaire de départ. On demande à chaque participant où se trouve l’extincteur le plus proche de son poste. Les réponses sont souvent instructives.
2. Comprendre le feu
Le triangle du feu, les classes de feu, la propagation, le danger des fumées. Puis les causes d’incendie dans un commerce, à partir de ce que les stagiaires connaissent : la réserve, les meubles froids, le four, le local poubelles, les chargeurs.
3. Les moyens de secours du magasin
Les extincteurs présents sur place et ce pour quoi chacun est fait : eau pulvérisée avec additif, dioxyde de carbone, poudre. L’alarme et son signal. Les organes de coupure. Les robinets d’incendie armés s’il y en a. La conduite à tenir : alarme, alerte, extinction, repli.
4. Mises en situation en réalité virtuelle augmentée
C’est la partie la plus longue. Chaque stagiaire passe à son tour, casque sur la tête et extincteur connecté en main, sur un départ de feu simulé. Les autres observent et commentent. Le formateur reprend les erreurs : extincteur mal choisi, attaque de trop loin, jet dirigé sur le haut des flammes. Puis chacun repasse, sur le même scénario ou sur un autre.
5. Manipulation d’extincteurs réels
Dégoupillage, percussion, tenue du diffuseur. Les précautions propres à l’extincteur au dioxyde de carbone. Le geste que tout le monde croit connaître, et que presque personne n’a fait.
6. Tour du magasin
Avec le groupe, nous parcourons la surface de vente, la réserve et les locaux annexes. Emplacement des extincteurs, du dispositif d’alarme, des issues, du tableau électrique, de la coupure de gaz s’il y en a une. Les stagiaires repèrent eux-mêmes ce qui gêne : une issue encombrée, un extincteur masqué, une porte calée.
7. Évaluation et bilan
Évaluation pratique individuelle, questionnaire final, questionnaire de satisfaction. Remise des attestations. Un point avec le responsable du magasin sur ce qui a été observé.
Le module évacuation
Le second module dure lui aussi 3 h 30, pour un groupe de 4 à 10 personnes. Il porte sur l’organisation de l’évacuation : l’alarme, les rôles de guide-file et de serre-file, la consigne aux caisses, les issues, le point de rassemblement, la prise en charge des personnes en situation de handicap. Il comprend une reconnaissance des cheminements et un exercice d’évacuation, suivi d’un retour d’expérience.
Les deux modules peuvent se suivre dans la même journée, ou être programmés à deux dates différentes.
Petites équipes, associations de commerçants, réseaux : comment s’organiser
Le premier frein, dans le commerce, n’est pas la volonté. C’est l’organisation. Comment libérer des salariés quand on est cinq ? Comment former vingt magasins de la même manière ? Voici les solutions que nous mettons en place.
Former 4 à 12 personnes sans fermer
Une session d’équipier de première intervention accueille de 4 à 12 stagiaires. Dans un supermarché de proximité, une partie de l’équipe se forme pendant que l’autre tient le magasin, puis on inverse, le même jour ou un autre.
Plusieurs créneaux fonctionnent bien dans le commerce :
- le matin, avant l’ouverture, sur la surface de vente ;
- en début d’après-midi, aux heures creuses, dans la réserve ou la salle de pause ;
- le jour de fermeture hebdomadaire, quand il y en a un ;
- au moment du chevauchement entre l’équipe du matin et celle de l’après-midi.
Les très petites équipes : la session regroupée entre voisins
Une boutique de trois salariés ne remplit pas une session à elle seule. La solution la plus simple consiste à se regrouper. Les salariés de plusieurs magasins voisins suivent la même session, dans les locaux de l’un d’eux. Le boulanger, le pharmacien, l’opticien et le fleuriste d’une même rue ont les mêmes obligations et les mêmes difficultés.
Chacun reste l’employeur de ses salariés et reçoit les documents qui concernent son entreprise. Le formateur prend le temps, pendant la session, d’évoquer les particularités de chaque commerce représenté.
Passer par l’association de commerçants
Une association de commerçants, une union commerciale ou le gestionnaire d’une galerie peuvent jouer le rôle d’organisateur. Ils recensent les besoins, proposent une ou plusieurs dates, trouvent le lieu d’accueil. Pour les adhérents, c’est un service concret. Pour la rue ou le centre, c’est une sécurité collective : dans un alignement de boutiques mitoyennes, le feu de l’un est vite le problème de tous.
Réseaux et enseignes : la même formation sur plusieurs points de vente
Un réseau de franchise, un groupement d’indépendants ou un directeur régional qui suit quinze magasins a un besoin particulier : que tous les points de vente reçoivent le même message, avec le même niveau d’exigence, et qu’il existe une trace homogène.
La réalité virtuelle augmentée s’y prête bien. Le matériel se transporte facilement, les scénarios sont identiques d’un site à l’autre, et les résultats sont mesurés de la même façon partout. Voici comment se construit un déploiement.
- Un programme commun. Un contenu unique, validé avec le réseau, qui intègre les procédures maison : consigne aux caisses, fermeture, appel de l’astreinte.
- Un calendrier par secteur. Les magasins proches sont regroupés sur la même journée ou la même semaine, pour limiter les déplacements.
- Des sessions regroupées quand les équipes sont petites. Les salariés de deux ou trois points de vente voisins se forment ensemble dans l’un des magasins.
- Un contractant par magasin si nécessaire. Dans un réseau de franchise, chaque franchisé est en règle générale l’employeur de son équipe. La convention de formation peut donc être établie magasin par magasin.
- Un suivi d’ensemble. Liste des personnes formées par point de vente, dates, documents remis. Le réseau sait où il en est.
Pour les nouveaux magasins, la formation peut être prévue dès l’ouverture, au moment où l’équipe vient d’être recrutée et découvre les lieux.
Combien de personnes former, et à quel rythme
Ce que disent les textes sur le nombre
Les textes ne donnent pas de chiffre pour les commerces. En 5e catégorie, l’article PE 27 vise « le personnel », sans distinguer : c’est l’ensemble de l’équipe qui doit être instruit et entraîné. Dans les magasins du premier groupe recevant moins de 4 000 personnes, l’article M 29 demande à l’exploitant de désigner des agents entraînés, sans en fixer le nombre. Et le Code du travail demande que la consigne nomme les personnes chargées de mettre en action le matériel et celles chargées de diriger l’évacuation.
Le raisonnement à suivre
Dans un commerce, le bon calcul ne part pas de l’effectif total. Il part du planning. Posez-vous une seule question : à chaque heure d’ouverture, y a-t-il dans le magasin au moins une personne capable de se servir d’un extincteur, et une personne capable de diriger l’évacuation ?
Si vous regardez l’ouverture du lundi matin, le dimanche, la nocturne, les congés d’été et les absences imprévues, la réponse conduit presque toujours au même résultat :
- dans une petite équipe, il faut former tout le monde ;
- dans une équipe plus importante, il faut former au minimum tous les responsables, tous ceux qui ouvrent ou ferment le magasin, et assez d’employés pour couvrir chaque plage horaire, avec une marge pour les absences.
C’est un conseil de terrain, pas un chiffre réglementaire. Il découle simplement de l’obligation d’avoir, à tout moment, quelqu’un qui sait.
Le rythme
- À l’embauche. Le Code du travail prévoit que l’information et la formation à la sécurité sont dispensées lors de l’embauche et chaque fois que nécessaire. Un nouveau salarié doit au minimum connaître les issues, le signal d’alarme, l’emplacement des extincteurs et la conduite à tenir.
- Les exercices. Là où une consigne de sécurité incendie est exigée, le Code du travail impose des exercices et des essais périodiques au moins tous les six mois. Même lorsque votre commerce n’atteint pas les seuils, ce rythme reste un bon repère. Nous l’expliquons dans l’article l’exercice incendie tous les six mois.
- Le recyclage de la formation. Ni le règlement ERP ni le Code du travail ne fixent de périodicité chiffrée pour renouveler la formation à l’extincteur. Nous recommandons un rappel chaque année, et plus souvent si l’équipe change beaucoup.
- Après un changement. Nouvel agencement, agrandissement, installation d’un four ou d’un rayon traiteur, changement d’alarme : la consigne doit être relue et l’équipe informée.
- Avant la saison. Si vous recrutez des saisonniers ou des étudiants pour l’été ou les fêtes, prévoyez leur formation au début de la période, pas à la fin.
Et le secourisme ?
Un commerce reçoit du public toute la journée, et un malaise ou une chute peuvent survenir à tout moment : la formation de sauveteur secouriste du travail complète utilement la formation incendie.
Registre de sécurité et preuves
En matière de sécurité incendie, ce qui n’est pas écrit est difficile à prouver. Le jour d’un contrôle ou après un sinistre, on vous demandera ce qui a été fait, quand, et pour qui.
Le registre de sécurité de l’ERP
L’article R. 143-44 du Code de la construction et de l’habitation, qui a remplacé l’ancien article R. 123-51, prévoit la tenue d’un registre de sécurité. On y trouve le personnel chargé du service d’incendie, les consignes établies en cas d’incendie, y compris les consignes d’évacuation tenant compte des différents types de handicap, les dates des contrôles et vérifications avec les observations auxquelles ils ont donné lieu, et les dates et la nature des travaux.
Dans les magasins du premier groupe, ce registre est présenté à la commission de sécurité, et l’article MS 51 demande d’y porter la date des exercices d’instruction du personnel.
Pour les établissements de 5e catégorie sans locaux à sommeil, des guides de services d’incendie et de secours indiquent que la tenue de ce registre n’est pas formellement obligatoire, mais qu’elle est recommandée. Nous partageons cette recommandation. Un classeur à jour, rangé au bureau, vous évite de chercher des papiers le jour où on vous les demande.
Le registre prévu par le Code du travail
De son côté, l’article R. 4227-39 du Code du travail demande que la date des exercices et essais périodiques, et les observations auxquelles ils ont donné lieu, soient consignées sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. Dans la pratique, un seul et même registre peut réunir les deux séries d’informations.
Ce que vous recevez après une formation TRINACRE
- la convention de formation ;
- les feuilles d’émargement ;
- les attestations individuelles ;
- les certificats de réalisation.
Ces documents rejoignent le registre et le dossier de chaque salarié.
Ce qu’il est utile de garder à jour
- la liste des personnes formées, avec la date, et la liste de celles qui restent à former ;
- le nom des personnes chargées de l’extinction et de l’évacuation, plage horaire par plage horaire ;
- la consigne de sécurité et le plan, à jour de l’agencement actuel ;
- les dates et comptes rendus des exercices d’évacuation ;
- les rapports de vérification des extincteurs, de l’alarme et des installations électriques.
Financement OPCO et devis
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi. Nos formations peuvent donc faire l’objet d’une demande de prise en charge auprès de votre opérateur de compétences, l’OPCO dont relève votre branche, selon ses règles et vos droits.
Comment cela se passe
Le fonctionnement est simple. L’entreprise règle l’organisme de formation, puis demande le remboursement à son OPCO. Nous vous remettons les pièces nécessaires au dossier : convention, feuilles d’émargement, attestations individuelles, certificats de réalisation. Le plus sûr est de prendre contact avec votre OPCO avant la formation, pour connaître ses conditions et ses délais.
Dans une session regroupée entre plusieurs commerces, chaque entreprise fait sa propre demande pour ses propres salariés.
Les frais de déplacement
Nous nous déplaçons dans votre magasin. En Île-de-France, les frais de déplacement sont inclus. Ailleurs en France, ils sont précisés dans le devis.
Ce qu’il nous faut pour établir un devis
- l’adresse du magasin, ou la liste des points de vente ;
- le nombre de salariés à former ;
- la surface approximative et le nombre de niveaux ;
- les particularités : terminal de cuisson, laboratoire, galerie marchande ;
- les créneaux possibles : avant l’ouverture, heures creuses, jour de fermeture.
Vous pouvez faire votre demande de devis en ligne, ou écrire à infos@trinacre.fr.
Questions fréquentes
La formation incendie est-elle obligatoire dans un petit commerce ?
Oui, dès lors que vous recevez du public et que vous employez du personnel. L’article PE 27 du règlement de sécurité demande, pour les établissements de 5e catégorie, que le personnel soit instruit sur les conduites à tenir en cas d’incendie et entraîné à la manœuvre des moyens de secours. Le Code du travail demande de son côté que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu.
Mon magasin est en 5e catégorie et la commission de sécurité ne passe pas. Suis-je dispensé ?
Non. L’absence de visite périodique ne supprime aucune obligation. L’exploitant reste responsable de la sécurité de son établissement, le maire peut faire procéder à une visite de contrôle, et l’inspection du travail peut vous demander vos justificatifs.
Je suis franchisé. Est-ce à l’enseigne de former mes salariés ?
En règle générale, non. Le franchisé est un commerçant indépendant, employeur de ses salariés et exploitant de son point de vente. C’est donc à lui d’organiser la formation. L’enseigne peut proposer un cadre ou un programme commun, ce qui facilite les choses, mais vérifiez votre contrat pour connaître la répartition exacte des rôles.
Combien de salariés dois-je former ?
Les textes ne fixent pas de nombre pour un commerce. Le bon repère est le planning : à chaque heure d’ouverture, une personne formée doit être présente. Dans une petite équipe, cela revient à former tout le monde.
Faut-il fermer le magasin pendant la formation ?
Non. La session peut se tenir avant l’ouverture sur la surface de vente, ou pendant les heures d’ouverture dans la réserve, le bureau ou la salle de pause, pendant qu’une partie de l’équipe reste en magasin. Il n’y a ni flamme, ni fumée, ni bruit qui gênerait les clients.
Faut-il un parking, une cour ou un permis de feu ?
Non. La réalité virtuelle augmentée ne demande ni espace extérieur, ni bac à feu, ni permis de feu. Quelques mètres carrés dégagés à l’intérieur suffisent.
La réalité virtuelle remplace-t-elle la manipulation d’un vrai extincteur ?
Elle ne la remplace pas, elle la complète. Les stagiaires s’entraînent plusieurs fois sur des feux simulés, avec un extincteur connecté de même poids qu’un vrai, et ils manipulent aussi de vrais extincteurs : dégoupillage, percussion, tenue du diffuseur.
Nous ne sommes que trois salariés. Est-ce possible ?
Oui, en vous regroupant. Une session accueille de 4 à 12 stagiaires pour l’équipier de première intervention. Les salariés de plusieurs commerces voisins peuvent se former ensemble, directement ou par l’intermédiaire de votre association de commerçants.
À quelle fréquence faut-il renouveler la formation ?
Les textes ne fixent pas de périodicité chiffrée pour la formation elle-même. Le Code du travail impose des exercices au moins tous les six mois dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie, et une formation à la sécurité à l’embauche. Nous recommandons un rappel annuel, et une session dès que l’équipe a beaucoup changé.
Faut-il former les saisonniers, les étudiants et les intérimaires ?
Oui. Le Code du travail prévoit une formation pratique et appropriée à la sécurité pour les travailleurs embauchés comme pour les salariés temporaires. Ce sont souvent eux qui sont présents aux horaires où l’encadrement est le plus réduit.
Formez-vous les agents de sécurité incendie des grands magasins ?
Non. Dans les magasins recevant plus de 4 000 personnes, le règlement exige des agents de sécurité incendie qualifiés SSIAP, dont la formation relève d’organismes agréés. Nos formations s’adressent au personnel du magasin : équipiers de première intervention, guides-files et serre-files.
Intervenez-vous en dehors de l’Île-de-France ?
Oui, partout en France. Le matériel de réalité virtuelle augmentée se transporte facilement, ce qui permet d’intervenir dans n’importe quel magasin, en centre-ville comme en zone commerciale. Pour un réseau, les interventions sont regroupées par secteur.
En résumé
Un magasin cumule ce qui rend un incendie difficile à gérer : du public qui ne connaît pas les lieux, une réserve chargée, une équipe réduite, des horaires longs. Les textes en tirent une exigence simple, valable pour la boutique de quartier comme pour le supermarché de proximité : le personnel doit être instruit et entraîné. Que vous soyez indépendant ou franchisé, cette responsabilité est en règle générale la vôtre.
La formation incendie en magasin ou en supérette n’est plus un casse-tête d’organisation : la réalité virtuelle augmentée permet de la faire sans parking, sans flamme, sans fermer, dans le magasin lui-même, avec une trace de chaque geste. Une demi-journée par module suffit pour qu’une équipe sache prendre le bon extincteur et faire sortir les clients.
Parlons de votre magasin ou de votre réseau. Appelez le 06 62 83 13 37, écrivez à infos@trinacre.fr, ou demandez votre devis en ligne. Vous recevez une proposition adaptée à votre commerce, à vos horaires et à la taille de votre équipe.
À lire aussi
- Équipier de première intervention : bac à feu ou réalité virtuelle augmentée ?
- Formation incendie et SST en entreprise : le guide complet pour les DRH
À lire également : Formation incendie, SST, évacuation, gestes et postures et DUERP à Paris et en Île-de-France et Audit sécurité incendie, extincteurs, BAES, RIA et plans d’évacuation.