Un départ de feu dans une entreprise se joue dans les toutes premières minutes. Avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, il n’y a que vos salariés. Ceux qui savent quoi faire donnent l’alarme, attaquent le foyer avec le bon extincteur ou mettent tout le monde à l’abri. Ceux qui ne savent pas regardent, hésitent, ou prennent des risques inutiles.
C’est tout le sens de l’équipier de première intervention. Et c’est aussi la raison pour laquelle le choix de la méthode de formation compte : bac à feu sur le parking, camion ou unité mobile, ou formation incendie en réalité virtuelle et en réalité augmentée directement dans vos locaux.
Ce guide fait le tour complet du sujet. Le rôle des équipiers, ce que dit vraiment la réglementation, le contenu d’une formation, une comparaison honnête des trois méthodes, l’évacuation avec les guide-files et serre-files, et le SST en complément. Vous y trouverez aussi un tableau comparatif, une checklist et une FAQ. L’objectif est simple : que vous puissiez choisir en connaissance de cause.
Qu’est-ce qu’un équipier de première intervention ?
Un équipier de première intervention est un salarié désigné et formé pour agir sur un début d’incendie dans son environnement de travail, avec les moyens disponibles sur place : extincteurs portatifs, et robinets d’incendie armés quand le site en possède.
Il ne remplace pas les sapeurs-pompiers. Il occupe le temps qui les précède. Son rôle tient en quelques actions, toujours dans le même ordre de priorité : donner l’alarme, faire alerter les secours, tenter l’extinction si le feu est encore maîtrisable, et sinon fermer la porte, se retirer et faciliter l’évacuation.
On l’appelle souvent EPI. Attention à la confusion : dans le vocabulaire de la prévention, le même sigle désigne aussi les équipements de protection individuelle. Dans cet article, EPI signifie toujours équipier de première intervention.
Équipier de première intervention et équipier de seconde intervention
La première intervention, c’est l’action immédiate, dans la zone où le feu se déclare, avec le matériel à portée de main. Elle peut être menée par le témoin lui-même, puis par les équipiers qui viennent en renfort de façon coordonnée.
L’équipier de seconde intervention, lui, appartient à une équipe structurée, que l’on rencontre surtout sur les sites industriels à risques. Il a reçu une formation plus poussée et met en œuvre des moyens plus lourds. Quand ces personnes sont affectées uniquement à cette mission, on parle de pompiers d’entreprise.
Pour la grande majorité des bureaux, commerces, établissements recevant du public et structures médico-sociales, c’est le niveau première intervention qui est concerné.
Guide-file, serre-file, responsable d’évacuation
L’équipier s’occupe du feu. Les chargés d’évacuation s’occupent des personnes.
- Le guide-file prend la tête du groupe et dirige les occupants vers la sortie sûre la plus proche, puis vers le point de rassemblement.
- Le serre-file ferme la marche. Il vérifie que tous les locaux de sa zone sont vides, sanitaires et salles de réunion compris, ferme les portes derrière lui et signale les personnes restées dans un espace d’attente sécurisé.
- Le responsable d’évacuation, ou coordinateur, centralise les informations au point de rassemblement et les transmet aux secours à leur arrivée.
Dans les petites structures, une même personne peut cumuler plusieurs rôles. Ce qui compte, c’est que chaque mission soit attribuée nommément, et qu’un suppléant soit prévu.
Et le SST dans tout ça ?
Le sauveteur secouriste du travail intervient sur une personne : accident, malaise, brûlure, arrêt cardiaque. Il ne s’agit pas d’une formation incendie. Les deux compétences sont complémentaires, et il est fréquent que les mêmes salariés volontaires portent les deux casquettes. Nous y revenons plus bas.
Combien d’équipiers de première intervention faut-il former ?
Le Code du travail ne fixe aucun quota. Il demande que les travailleurs sachent se servir des moyens de premier secours, ce qui vise en réalité tout le personnel, et que la consigne de sécurité désigne les personnes chargées de mettre le matériel en action.
Le repère le plus souvent utilisé vient du référentiel APSAD R6, qui recommande au minimum un salarié sur dix par secteur, avec une répartition qui permette de réunir deux équipiers en tout point du site en moins d’une minute. Ce n’est pas une loi, mais c’est un bon point de départ.
En pratique, raisonnez par zone et par horaire plutôt que par pourcentage global :
- au moins deux équipiers par niveau ou par secteur, pour qu’il en reste toujours un présent ;
- une couverture de chaque équipe si vous travaillez en horaires décalés, de nuit ou le week-end ;
- une marge pour les congés, le télétravail, les déplacements et le turnover.
Un plateau de bureaux où la moitié de l’effectif télétravaille deux jours par semaine doit former plus large qu’un atelier où tout le monde est présent tous les jours.
Qui désigner ?
Choisissez des personnes présentes, volontaires et posées. Les profils les plus pertinents sont ceux qui connaissent bien les lieux et qui s’y trouvent la plupart du temps : accueil, services généraux, maintenance, managers de proximité, personnel de cuisine, équipes de nuit.
Évitez de tout faire reposer sur des commerciaux toujours en clientèle ou sur une seule personne « référente ». Le jour où le feu se déclare, elle sera peut-être en congé.
Ce que dit la réglementation
Beaucoup d’idées reçues circulent sur la formation incendie. Voici ce que disent réellement les textes, et ce qu’ils ne disent pas.
L’obligation générale de sécurité
L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention, d’information et de formation. Le risque incendie en fait partie, et il doit figurer dans votre document unique d’évaluation des risques professionnels.
Combattre tout commencement d’incendie
L’article R4227-28 demande à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu, dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs. Du matériel sans personne pour s’en servir ne répond pas à cette exigence.
Les extincteurs
L’article R4227-29 prévoit que le premier secours contre l’incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement. Il fixe un minimum : au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d’une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher, et au moins un appareil par niveau. Quand les locaux présentent des risques particuliers, notamment électriques, ils doivent être dotés d’extincteurs dont le nombre et le type sont adaptés à ces risques.
La consigne de sécurité incendie
Les articles R4227-37 et R4227-38 encadrent la consigne de sécurité incendie. Elle est obligatoire et affichée de manière très apparente dans les établissements où peuvent se trouver réunies habituellement plus de cinquante personnes, ainsi que dans ceux, quelle que soit leur taille, où sont manipulées des matières inflammables. Dans les autres établissements, des instructions doivent tout de même être établies pour assurer l’évacuation.
La consigne indique notamment :
- le matériel d’extinction et de secours présent dans le local ou à ses abords ;
- les personnes chargées de mettre ce matériel en action ;
- pour chaque local, les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et, s’il y en a, du public ;
- les mesures spécifiques liées à la présence de personnes handicapées, dont le nombre et la localisation des espaces d’attente sécurisés ;
- les moyens d’alerte et les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers ;
- l’adresse et le numéro d’appel du service de secours ;
- le devoir, pour toute personne qui aperçoit un début d’incendie, de donner l’alarme et de mettre en œuvre les moyens de premier secours sans attendre l’arrivée des personnes désignées.
Ce dernier point mérite d’être souligné. La loi ne réserve pas l’extincteur aux équipiers. Elle attend de chacun qu’il agisse. Les équipiers sont ceux qui le font mieux, parce qu’ils ont été entraînés.
Les exercices et essais tous les six mois
L’article R4227-39 précise que la consigne prévoit des essais et visites périodiques du matériel, ainsi que des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d’alarme générale, à localiser et utiliser les espaces d’attente sécurisés, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les manœuvres nécessaires.
Ces exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations auxquelles ils ont donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Retenez deux choses. L’exercice ne se limite pas à sortir du bâtiment : le texte parle aussi de se servir des moyens de premier secours. Et sans trace écrite dans le registre, un exercice n’existe pas aux yeux d’un contrôleur.
Ce que le Code du travail ne dit pas
L’expression « équipier de première intervention » ne figure pas dans le Code du travail. Aucune durée de formation n’y est imposée, aucun programme type, et aucune durée de validité. Il n’existe pas de « carte EPI » à renouveler à date fixe.
Le recyclage annuel est une bonne pratique, très largement répandue, et souvent une exigence de votre assureur. Il est logique : un geste que l’on ne répète pas se perd, et vos équipes changent.
Le rôle de l’assureur et de la règle APSAD R6
La règle APSAD R6 est un référentiel édité par le CNPP, consacré à la maîtrise du risque incendie. Elle décrit une organisation complète : équipiers de première intervention, équipiers de seconde intervention sur les sites qui le justifient, effectifs, entraînements, recyclage au moins annuel.
Ce n’est pas une loi. C’est un référentiel d’assureurs, sans valeur réglementaire par lui-même. En revanche, il peut devenir obligatoire pour vous si votre contrat d’assurance y fait référence. Relisez vos conditions particulières, ou posez la question à votre agent. C’est souvent là que se trouvent les exigences les plus précises sur le nombre d’équipiers, la fréquence des recyclages et parfois la nature des exercices.
Les règles propres à certains établissements
Les établissements recevant du public et les immeubles de grande hauteur relèvent en plus de leurs propres règlements de sécurité, avec un registre de sécurité, des consignes spécifiques et une instruction du personnel. Si vous êtes concerné, la formation doit en tenir compte. Nous détaillons ces cas dans la partie quelle méthode pour quel site.
Le contenu d’une formation équipier de première intervention
Qu’on l’appelle formation EPI incendie ou formation extincteur, une bonne formation équipier de première intervention tient en une idée : comprendre juste assez de théorie pour prendre les bonnes décisions, et pratiquer suffisamment pour que le geste vienne tout seul.
Le triangle du feu
Pour qu’un feu existe, il faut trois éléments réunis : un combustible, un comburant (l’oxygène de l’air) et une énergie d’activation (une étincelle, une surchauffe, une flamme). Supprimez l’un des trois et le feu s’arrête.
Toute l’extinction découle de ce principe. On refroidit avec de l’eau. On étouffe avec un couvercle, une couverture ou du CO2. On supprime le combustible en coupant une arrivée de gaz ou en éloignant ce qui peut brûler.
Les classes de feu
- Classe A : feux de matériaux solides (papier, carton, bois, tissus).
- Classe B : feux de liquides ou de solides liquéfiables (solvants, hydrocarbures, certains plastiques).
- Classe C : feux de gaz.
- Classe D : feux de métaux.
- Classe F : feux d’huiles et de graisses de cuisson.
Le feu d’origine électrique n’est pas une classe à part entière. C’est un risque supplémentaire, celui de l’électrisation, qui conditionne le choix de l’appareil et la distance à respecter.
Les types d’extincteurs et le choix de l’agent extincteur
Devant un départ de feu, personne n’a le temps de lire une notice. La formation sert à reconnaître l’appareil au premier coup d’œil.
- L’extincteur à eau pulvérisée avec additif est le plus courant dans les bureaux et les circulations. Il agit surtout par refroidissement. Il est adapté aux feux de classe A et, grâce à l’additif, à la plupart des feux de classe B.
- L’extincteur à dioxyde de carbone (CO2) agit par étouffement. On le trouve près des armoires électriques, des baies informatiques et des cuisines. Il ne laisse pas de résidu, mais sa portée est courte et il est peu efficace sur un feu de solides bien installé.
- L’extincteur à poudre est polyvalent sur les classes A, B et C. Il est très efficace, mais la poudre réduit la visibilité et abîme les équipements. On le réserve plutôt aux ateliers, chaufferies, parkings et véhicules.
- Les extincteurs spécifiques répondent à des risques particuliers : feux de métaux, feux de friteuse en cuisine professionnelle.
Le bon réflexe est de prendre l’extincteur le plus proche du risque. S’il a été bien implanté, il correspond au danger du local.
La distance d’attaque et le geste
Le geste se décompose toujours de la même façon : décrocher l’appareil, retirer la goupille, faire un bref essai en direction du sol, s’approcher en restant baissé, viser la base des flammes et balayer.
La distance dépend de l’appareil. À titre de repère, on attaque à quelques mètres avec un extincteur à eau pulvérisée, puis on avance au fur et à mesure que les flammes baissent. Avec un CO2, il faut être beaucoup plus près, car le gaz se disperse vite.
Trois règles ne se discutent pas. On garde toujours une issue dans son dos. On n’attaque jamais seul si l’on peut faire autrement. Et l’on se souvient qu’un extincteur portatif se vide très vite, en quelques secondes pour les plus petits et en quelques dizaines de secondes pour les autres : il n’y aura pas de deuxième chance avec le même appareil.
Alarme et alerte : ne pas confondre
L’alarme prévient les occupants. C’est le déclencheur manuel, le signal sonore, la voix. L’alerte prévient les secours : le 18 ou le 112.
Un message d’alerte efficace donne l’adresse exacte, la nature du sinistre, la présence éventuelle de victimes ou de personnes bloquées, les risques particuliers du site et le point d’accès où quelqu’un attendra les secours. On ne raccroche pas avant d’y être invité.
La mise en sécurité
L’équipier apprend aussi tout ce qui limite la propagation : fermer portes et fenêtres, couper l’énergie quand c’est possible et sans danger, ne pas utiliser les ascenseurs, comprendre le rôle des portes coupe-feu et du désenfumage. Fermer une porte sur un local en feu est souvent le geste le plus utile de toute l’intervention.
Le robinet d’incendie armé
Si votre site est équipé de RIA, la formation doit les intégrer. Le RIA offre une réserve d’eau continue et une portée supérieure à celle d’un extincteur. Il demande en revanche de savoir ouvrir la vanne, dérouler la longueur nécessaire, régler le jet et, idéalement, travailler à deux.
Les limites de l’intervention
C’est le point le plus important, et celui que l’on oublie le plus vite. Un équipier de première intervention n’est pas un pompier.
Il renonce, ferme la porte et évacue dans les cas suivants :
- le feu dépasse ce qu’un extincteur peut traiter ;
- la fumée envahit le local ou descend du plafond ;
- l’issue de repli n’est plus garantie ;
- le premier extincteur n’a pas suffi ;
- il ne sait pas ce qui brûle.
Les fumées sont le premier danger d’un incendie, bien avant les flammes. Une formation sérieuse apprend autant à renoncer qu’à intervenir.
La formation incendie au bac à feu
Le bac à feu est la méthode historique de la formation extincteur. Elle reste très utilisée, et elle a de vraies qualités.
Comment fonctionne un bac à feu écologique ?
Le bac à feu moderne est un générateur de flammes alimenté au gaz. Le formateur pilote l’allumage, l’intensité et l’extinction avec une commande. On l’appelle bac à feu écologique parce qu’il a remplacé les anciens bacs où l’on enflammait un liquide inflammable : la combustion du gaz produit nettement moins de fumées noires et ne laisse pas de résidus d’hydrocarbures.
Les stagiaires passent à tour de rôle, avec des extincteurs d’exercice à eau ou au CO2, rechargés ou remplacés entre les passages.
Les avantages réels du bac à feu
- Une vraie flamme. Le stagiaire ressent la chaleur, perçoit le rayonnement et mesure physiquement la distance à laquelle il peut s’approcher.
- Un vrai extincteur. Le poids, la goupille, la pression sur la poignée, le bruit du CO2 : tout est authentique.
- Un effet de groupe. Voir un collègue éteindre une flamme rassure et dédramatise.
- Une méthode connue. Les assureurs et les préventeurs la connaissent bien, et certains référentiels demandent explicitement des exercices sur feu réel.
Les contraintes du bac à feu
Elles tiennent presque toutes au lieu.
- Il faut un espace extérieur dégagé, à distance des façades, des véhicules, des stockages et des prises d’air. Une cour, un parking, une aire de livraison.
- La météo décide. Le vent couche la flamme et disperse le CO2. La pluie et le froid écourtent la séance.
- Des autorisations peuvent être nécessaires : accord du propriétaire, du gestionnaire de l’immeuble ou de la copropriété, et de la collectivité si l’exercice se déroule sur le domaine public.
- Le voisinage voit des flammes. Il faut prévenir, sous peine de déclencher une inquiétude ou un appel aux secours.
- Il reste des fumées et des consommables. Le gaz brûle, les extincteurs se vident. C’est moins qu’autrefois, ce n’est pas rien.
- Un périmètre de sécurité s’impose : flamme nue, bouteille de gaz, sol mouillé.
- C’est impossible en étage ou en centre-ville dense. Quand il n’y a ni cour ni parking, la séance ne peut tout simplement pas avoir lieu sur place.
Il y a aussi une limite pédagogique dont on parle peu. Le bac à feu présente toujours la même flamme, dans le même bac, sur le même parking. Le stagiaire éteint un brûleur à gaz en plein air. Il ne s’entraîne pas à réagir à une corbeille en feu sous son bureau, à une friteuse ou à une armoire électrique au fond d’un couloir.
Le camion ou l’unité mobile de formation
L’unité mobile est un camion ou une remorque aménagée en salle d’exercice. Elle embarque un ou plusieurs générateurs de flammes, parfois plusieurs foyers différents, et souvent un dispositif de fumée froide pour travailler le déplacement dans un local enfumé.
Les avantages
- Un espace clos et maîtrisé, moins dépendant de la pluie et du vent que le bac posé au sol.
- Des foyers plus variés qu’un simple bac : feu d’écran, de poubelle, de friteuse, selon l’équipement.
- La possibilité de travailler en ambiance enfumée, ce qui marque les esprits.
- Un dispositif autonome, qui ne demande pas de salle chez le client.
Les contraintes
- Le stationnement. Il faut une place longue, plane et accessible, au plus près du bâtiment. En ville, cela suppose souvent une autorisation de stationnement à anticiper.
- L’accès. Hauteur de portique, rampe de parking, zone piétonne, cour intérieure : tous les sites ne laissent pas entrer un poids lourd.
- La logistique. Les salariés quittent leur poste, descendent, attendent leur tour. Sur un site à plusieurs étages ou plusieurs bâtiments, le temps perdu est réel.
- Le décor reste celui du camion. L’exercice est riche, mais il ne se déroule pas dans vos locaux, avec vos extincteurs et vos issues.
Le camion est une bonne solution pour les sites disposant d’un grand parking et souhaitant former beaucoup de monde en une journée. Il est rarement adapté à un immeuble de bureaux parisien.
La réalité virtuelle et la réalité augmentée
La formation incendie en réalité virtuelle et la formation incendie en réalité augmentée sont arrivées plus récemment. Elles ne sont pas un gadget : elles répondent à des contraintes que le feu réel ne sait pas lever. À condition de savoir ce qu’elles font, et ce qu’elles ne font pas.
Réalité virtuelle et réalité augmentée : quelle différence ?
En réalité virtuelle, le casque vous plonge dans un décor entièrement recréé. Vous ne voyez plus la pièce où vous êtes. Vous vous trouvez dans un bureau, une cuisine ou un entrepôt virtuel, avec un départ de feu à traiter.
En réalité augmentée, vous continuez à voir la pièce réelle à travers le casque. Le feu, la fumée et leur évolution viennent se superposer à votre environnement. Les flammes apparaissent sur votre propre bureau, dans votre propre couloir, près de vos propres extincteurs.
C’est cette seconde approche qui change le plus la donne. Le stagiaire ne s’entraîne plus dans un lieu abstrait. Il s’entraîne là où il travaille.
Le déroulé d’une séance
Chez TRINACRE Formations, la formation incendie en réalité virtuelle et augmentée se déroule dans vos locaux, dans une salle de réunion ou un espace dégagé.
- Un temps d’apport court : triangle du feu, classes de feu, extincteurs, alarme et alerte, consignes propres à votre établissement.
- La prise en main du matériel : réglage du casque, présentation de l’extincteur connecté.
- Les passages individuels : chaque stagiaire affronte un ou plusieurs départs de feu, pendant que le formateur suit l’action et le guide.
- Le débriefing : ce qui a fonctionné, ce qui aurait mal tourné dans la réalité, ce qu’il faut retenir.
- Le repérage sur site : où sont vos extincteurs, vos déclencheurs manuels, vos issues, votre point de rassemblement.
Ce que le stagiaire fait concrètement
Il tient un extincteur dans les mains. Il identifie ce qui brûle, choisit l’appareil adapté, retire la goupille, s’approche à la bonne distance, vise la base des flammes et balaie. Le feu réagit à ce qu’il fait. S’il vise trop haut, s’il reste trop loin ou s’il se trompe d’agent extincteur, les flammes ne baissent pas, ou le feu gagne du terrain.
Il doit aussi décider. Donner l’alarme d’abord ? Attaquer ou fermer la porte ? Garder une issue derrière lui ? Ce sont ces décisions, plus que le geste lui-même, qui font la différence le jour où cela arrive vraiment.
Des scénarios qui ressemblent à votre quotidien
Le principal apport de la simulation, c’est la variété. On peut travailler :
- un feu de corbeille ou de multiprise dans un bureau ;
- un feu de friteuse ou de plaque en cuisine ;
- un feu d’armoire électrique dans un local technique ;
- un départ de feu dans une chambre, pour les hôtels et les EHPAD ;
- un feu de palette ou de carton dans un entrepôt.
Aucun de ces scénarios ne peut être reproduit avec un bac à gaz posé sur un parking. Et certainement pas dans la chambre d’un résident ou au quinzième étage d’une tour.
La mesure des gestes
Parce que tout est simulé, tout peut être observé. La distance d’attaque, la direction du jet, le choix de l’extincteur, le temps mis à réagir. Le formateur s’appuie sur ce qu’il vient de voir pour corriger immédiatement, et le stagiaire peut recommencer aussitôt. Sur feu réel, refaire un passage coûte un extincteur. En simulation, il suffit de relancer le scénario.
Les avantages de la réalité virtuelle augmentée
- Dans vos locaux, à tous les étages. Une salle de réunion suffit.
- Sans flamme ni fumée. Aucun risque de brûlure, aucune odeur, aucune salissure.
- Sans déclencher le système de sécurité incendie. Pas de détecteur à neutraliser, pas d’alarme intempestive.
- Sans camion ni bac à feu. Pas de stationnement à réserver, pas d’autorisation à demander au gestionnaire de l’immeuble.
- Par tous les temps, toute l’année.
- Sans consommable. Pas de gaz brûlé, pas d’extincteur vidé.
- Avec une vraie mémorisation. On retient mieux ce que l’on a vécu dans son propre environnement.
Pour aller plus loin sur ce point, consultez notre page consacrée à la formation incendie en réalité virtuelle, sans camion ni feu réel.
Les limites, dites honnêtement
Aucune méthode n’est parfaite, et celle-ci a ses limites.
- Il n’y a pas de chaleur réelle. Le stagiaire voit le feu, il ne le sent pas sur son visage. La sensation physique du rayonnement reste propre au feu réel.
- Il n’y a pas de décharge réelle. Le recul d’un CO2, son bruit, le froid du tromblon ne sont pas reproduits à l’identique.
- Certaines personnes sont sensibles au casque. Une gêne visuelle ou une sensation de déséquilibre peut apparaître chez quelques stagiaires.
- Chacun passe à son tour. La méthode se prête à de petits groupes plutôt qu’à de très grandes assemblées.
Sur le confort, des solutions existent. La réalité augmentée est généralement mieux tolérée que la réalité virtuelle complète, parce que la personne continue de voir la pièce et garde ses repères. Les passages sont courts. Le casque se règle et se porte en général avec des lunettes. Et si quelqu’un préfère ne pas le porter, ou a une contre-indication, il suffit de le signaler en début de séance : il participe à la théorie, à l’observation et au débriefing, sans être mis en difficulté.
Quand le feu réel reste pertinent
Il reste le bon choix, ou un bon complément, dans plusieurs situations :
- votre assureur ou un référentiel que vous appliquez exige explicitement des exercices sur feu réel ;
- vous formez des équipiers de seconde intervention ou des équipes amenées à manœuvrer des moyens lourds ;
- votre site présente des risques industriels particuliers ;
- vous voulez que vos équipes aient éprouvé au moins une fois la chaleur d’une flamme et la décharge d’un appareil ;
- vous souhaitez manœuvrer vos RIA en eau.
Beaucoup d’entreprises alternent : un passage sur feu réel de temps en temps, quand le site le permet, et la simulation pour entretenir les réflexes sur des scénarios variés. Si la réalité virtuelle augmentée ne correspond pas à votre besoin, nous vous le dirons.
Tableau comparatif : bac à feu, camion, réalité virtuelle augmentée
Ce tableau résume les différences sur les critères qui comptent au moment de choisir.
| Critère | Bac à feu | Camion ou unité mobile | Réalité virtuelle et augmentée |
|---|---|---|---|
| Lieu | Extérieur dégagé : cour, parking | Emplacement de stationnement adapté à un véhicule lourd | Intérieur, dans vos locaux, à n’importe quel étage |
| Météo | Très dépendant du vent, de la pluie et du froid | Peu dépendant une fois à l’intérieur de l’unité | Indépendant |
| Durée et temps perdu | Installation, périmètre, déplacement des salariés vers l’extérieur | Mise en place du véhicule, descente et attente des groupes | Installation rapide dans une salle, les stagiaires restent à proximité de leur poste |
| Nombre de stagiaires | Groupes, passages successifs | Groupes qui se succèdent, adapté aux gros effectifs sur une journée | Petits groupes, passages individuels, plusieurs sessions dans la journée |
| Réalisme du geste | Vrai extincteur, vraie décharge | Vrai extincteur, vraie décharge | Extincteur connecté, geste complet, sans décharge réelle |
| Sensation de chaleur | Oui | Oui | Non |
| Variété des scénarios | Faible : une flamme dans un bac | Moyenne : quelques foyers selon l’équipement | Élevée : bureau, cuisine, local technique, chambre, entrepôt |
| Lien avec vos locaux | Aucun, l’exercice se fait dehors | Aucun, l’exercice se fait dans le véhicule | Direct : le feu apparaît dans votre environnement réel |
| Prise de décision | Limitée : on sait qu’il faut éteindre | Intermédiaire | Centrale : alarme, choix de l’appareil, attaque ou repli |
| Impact sur l’activité | Salariés à l’extérieur, parking neutralisé | Stationnement mobilisé, allers et retours | Une salle occupée, activité maintenue |
| Environnement | Combustion de gaz, extincteurs consommés | Combustion de gaz, extincteurs consommés, déplacement d’un poids lourd | Ni fumée ni consommable sur site |
| Contraintes de site | Autorisations, voisinage, périmètre de sécurité | Accès, gabarit, autorisation de stationnement | Une pièce dégagée suffit |
| Sécurité de l’exercice | Flamme nue et bouteille de gaz à encadrer | Flamme en espace clos, à encadrer | Aucun risque de brûlure |
| Confort des stagiaires | Exposition au froid, à la pluie, à la chaleur | Espace réduit, fumée froide selon les exercices | Casque parfois mal toléré par quelques personnes |
Aucune colonne ne gagne sur toutes les lignes. Le feu réel l’emporte sur la sensation. La simulation l’emporte sur l’accessibilité, la variété et la prise de décision. La bonne question n’est donc pas « quelle est la meilleure méthode ? », mais « laquelle est possible et utile chez moi ? ».
Quelle méthode pour quel site ?
Bureaux à Paris et en proche couronne
Pas de cour, pas de parking, un immeuble partagé avec d’autres entreprises, un gestionnaire qui refuse toute flamme. C’est le cas le plus fréquent, et celui où le bac à feu et le camion sont le plus souvent impossibles. La réalité augmentée se pratique dans une salle de réunion, avec des feux qui ressemblent à ceux d’un bureau : corbeille, multiprise surchargée, chargeur, local de reprographie.
Tours et immeubles de grande hauteur
Un immeuble de grande hauteur dispose de son propre service de sécurité et de consignes très encadrées. Aucun exercice à flamme n’y est envisageable dans les étages, et le parvis est rarement disponible. L’entreprise locataire doit pourtant former ses salariés et désigner ses chargés d’évacuation, en cohérence avec les consignes de l’immeuble. La simulation en salle, sans fumée et sans déclencher le système de sécurité incendie, est ici la solution la plus réaliste.
Établissements recevant du public
Dans un établissement ouvert au public, le personnel doit protéger des personnes qui ne connaissent pas les lieux. La formation insiste sur l’alarme, le guidage du public et la levée de doute. Elle doit pouvoir se dérouler sans fermer l’établissement ni inquiéter les visiteurs. Notre formation incendie pour les établissements recevant du public est construite autour de ces contraintes.
EHPAD et établissements médico-sociaux
Ici, on n’évacue pas comme dans un bureau. Les résidents ne peuvent pas sortir seuls, et la nuit le personnel est peu nombreux. La priorité est la mise en sécurité par transfert horizontal : fermer la porte de la chambre concernée, déplacer les résidents voisins vers une zone protégée du même niveau, derrière une porte coupe-feu.
S’entraîner sur un départ de feu dans une chambre, dans l’établissement même, a beaucoup plus de sens qu’éteindre une flamme sur le parking. Et il n’est pas question de produire de la fumée à proximité de personnes fragiles. Voyez le détail de notre formation incendie en EHPAD.
Hôtels
Des clients endormis, qui ne connaissent ni les couloirs ni les issues. Une équipe de nuit réduite, parfois une seule personne. Une cuisine. La formation doit préparer à lire le tableau de signalisation, à lever le doute, à donner l’alerte et à guider les clients, sans jamais perturber leur séjour. C’est tout l’objet de notre formation incendie pour les hôtels.
Commerces et restaurants
Petites équipes, horaires étendus, réserve encombrée, impossible de fermer une demi-journée. Une séance courte en petit groupe, avant l’ouverture ou pendant une heure creuse, est souvent la seule formule réaliste. Les scénarios cuisine et réserve sont ceux qui parlent le plus aux équipes.
Industrie
C’est le terrain où le feu réel garde le plus de pertinence. Liquides inflammables, travaux par point chaud, stockages, machines : les risques sont spécifiques et l’assureur est souvent exigeant. Le site dispose généralement d’un espace extérieur qui permet un bac à feu ou une unité mobile. La simulation vient alors en complément, pour entraîner la prise de décision sur des situations que l’on ne peut pas reproduire en vrai sans danger.
Entrepôts et logistique
De grands volumes, des hauteurs de stockage importantes, des zones de charge de batteries, des quais. L’espace extérieur existe, donc le bac à feu est possible. La difficulté est ailleurs : sortir les équipes de la chaîne sans désorganiser les expéditions. Des sessions courtes par petits groupes, au plus près des postes, limitent la perte de production.
L’évacuation : guide-file, serre-file et exercice
Éteindre un début d’incendie est une possibilité. Mettre les personnes à l’abri est une obligation. La formation évacuation pour guide-files et serre-files est le complément naturel de la formation des équipiers.
Le rôle du guide-file
Dès que le signal d’alarme retentit, le guide-file se signale, rassemble les personnes de sa zone et les conduit vers l’issue la plus sûre. Il connaît l’itinéraire principal et l’itinéraire de secours. Il marche d’un bon pas sans courir, interdit les ascenseurs et empêche les retours en arrière, y compris pour un téléphone ou un manteau.
Le rôle du serre-file
Le serre-file part le dernier. Il contrôle chaque local de sa zone : bureaux, salles de réunion, sanitaires, locaux d’archives, réserves. Il ferme les portes et les fenêtres sans les verrouiller. Arrivé au point de rassemblement, il rend compte : zone vide, ou telle personne restée dans tel espace d’attente.
Le responsable d’évacuation
Il recueille les comptes rendus des serre-files, vérifie qu’aucune zone n’a été oubliée et accueille les secours. Trois informations intéressent immédiatement les sapeurs-pompiers : où est le feu, reste-t-il quelqu’un à l’intérieur, et où.
Le point de rassemblement
Il doit être à l’extérieur, à distance du bâtiment, hors des voies d’accès des secours, signalé et connu de tous. Un point de rassemblement situé devant l’entrée principale ou sur la voie des engins est une erreur classique.
Les personnes en situation de handicap et les espaces d’attente sécurisés
La consigne de sécurité doit prévoir les mesures spécifiques liées à la présence de personnes handicapées. Cela concerne les handicaps permanents, mais aussi les situations temporaires : une jambe plâtrée, une grossesse avancée, un visiteur âgé.
Quand une personne ne peut pas emprunter l’escalier, elle est accompagnée vers un espace d’attente sécurisé, c’est-à-dire un emplacement protégé des flammes et des fumées, où elle attend les secours. Encore faut-il que ces espaces soient identifiés, que le personnel sache où ils se trouvent et que l’information remonte au responsable d’évacuation. L’exercice sert précisément à vérifier cela.
Le déroulé d’un exercice d’évacuation
- La préparation : choix du scénario, information éventuelle du gestionnaire d’immeuble et de la société de télésurveillance, désignation d’observateurs.
- Le déclenchement de l’alarme.
- L’évacuation, chronométrée, avec les observateurs placés aux points sensibles : escaliers, issues, zones bruyantes.
- Le recensement au point de rassemblement.
- Le débriefing à chaud, pendant que tout le monde est encore là.
- La réintégration et la remise en service des installations.
Un bon exercice n’est pas forcément un exercice rapide. C’est un exercice qui révèle ce qui ne marche pas : une alarme inaudible dans un open space, une issue encombrée, une salle de réunion oubliée, un prestataire qui ne connaissait pas la consigne.
Le compte rendu
Chaque exercice doit laisser une trace : date, heure, scénario, temps d’évacuation, effectif concerné, anomalies relevées, actions correctives décidées. Ces éléments sont reportés dans le registre. C’est ce document que l’on vous demandera en cas de contrôle ou après un sinistre.
L’exercice d’évacuation obligatoire a lieu au moins tous les six mois dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie. Dans les plus petites structures, le rythme n’est pas fixé de la même manière, mais des instructions d’évacuation restent nécessaires, et un exercice régulier reste le seul moyen de vérifier qu’elles fonctionnent.
Le SST en complément
Un incendie fait d’abord des victimes par les fumées, parfois par brûlure, et souvent par panique : chute dans un escalier, malaise. Avoir sur place des personnes capables de porter secours est le prolongement logique de votre organisation incendie.
Ce que le SST apprend
La formation SST, sauveteur secouriste du travail repose sur deux domaines de compétences définis par l’INRS : intervenir face à une situation d’accident du travail, et contribuer à la prévention des risques professionnels dans l’entreprise.
Le stagiaire apprend à protéger pour éviter le suraccident, à examiner la victime, à faire alerter ou alerter les secours, puis à secourir : saignement abondant, étouffement, malaise, brûlure, traumatisme, perte de connaissance, arrêt cardiaque avec utilisation du défibrillateur.
Durée et validité
- Formation initiale : 14 heures, soit deux jours, en groupe de 4 à 10 personnes.
- Certificat valable 24 mois.
- Maintien et actualisation des compétences : 7 heures, à suivre tous les 24 mois pour conserver le certificat.
Pensez à suivre les dates. Un certificat dépassé n’est plus valide, et c’est très souvent ainsi qu’une entreprise se retrouve sans secouriste à jour. Notre page MAC SST, maintien et actualisation des compétences détaille le programme du recyclage.
Ce que dit le Code du travail
L’article R4224-15 prévoit qu’un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux, et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux. Le texte précise que ces travailleurs ne peuvent pas remplacer les infirmiers.
Il n’existe pas de quota réglementaire de secouristes. L’INRS recommande d’évaluer le besoin au cas par cas, selon l’effectif, les risques et la configuration des locaux.
Articuler équipier de première intervention et SST
Les deux formations ne se remplacent pas. Elles se complètent, et il est fréquent de les confier aux mêmes volontaires : ce sont des personnes qui se sentent concernées, que leurs collègues identifient, et qui garderont leur sang-froid.
Une organisation simple consiste à planifier le SST sur deux jours, puis à programmer la formation incendie et l’évacuation sur une demi-journée distincte, et à caler ensuite les recyclages sur un calendrier unique. TRINACRE Formations est habilité par l’INRS pour la formation SST.
Organiser une session sans arrêter l’activité
La première objection à une formation incendie n’est pas le budget. C’est le temps. Voici comment faire pour que la session passe sans désorganiser vos équipes.
Raisonner en demi-journées
Une demi-journée suffit dans la plupart des cas pour une formation équipier de première intervention. Sur une journée, il est possible d’enchaîner plusieurs groupes : un le matin, un l’après-midi, voire des sessions plus courtes pour une sensibilisation à la manipulation des extincteurs.
Former en petits groupes
Un petit groupe, c’est plus de pratique par personne et moins d’attente. C’est aussi un service qui continue de fonctionner, parce que tout le monde ne part pas en même temps.
Penser en binômes
Ne formez pas ensemble deux personnes qui se remplacent. Si l’accueil compte deux salariés, l’un vient le matin, l’autre l’après-midi. Même logique pour une caisse, un standard ou une ligne de production.
Choisir les bons créneaux
Avant l’ouverture pour un commerce. En heure creuse pour un restaurant. Au changement d’équipe pour un site en horaires décalés. En début d’après-midi pour un EHPAD, quand la charge de soins est plus légère. Et n’oubliez pas les équipes de nuit : ce sont elles qui seront seules face au problème.
Une seule salle à prévoir
Avec la réalité virtuelle augmentée, la logistique se résume à une pièce dégagée. Pas de parking à libérer, pas de périmètre à baliser, pas de plan B en cas de pluie. Le formateur se déplace avec son matériel, à Paris, dans toute l’Île-de-France avec le déplacement inclus, et partout en France métropolitaine.
Coupler avec l’exercice d’évacuation
Profitez de la venue du formateur pour réaliser votre exercice semestriel et former vos guide-files et serre-files. Vous traitez trois sujets en une intervention, avec un seul compte rendu à verser au registre.
Financement, OPCO et Qualiopi
Le plan de développement des compétences
Les formations à la sécurité incendie, à l’évacuation et au secourisme entrent dans le plan de développement des compétences de l’entreprise. Elles se déroulent sur le temps de travail, avec maintien de la rémunération.
La prise en charge par votre OPCO
Selon votre branche, votre effectif et les priorités de votre opérateur de compétences, une prise en charge totale ou partielle est possible. Les règles varient d’un OPCO à l’autre et changent d’une année sur l’autre. Le plus sûr est de contacter votre conseiller avant la formation, avec le devis et le programme, car la demande doit être déposée en amont.
Pourquoi la certification Qualiopi compte
La certification Qualiopi est obligatoire pour qu’un organisme de formation puisse faire financer ses actions sur des fonds publics ou mutualisés. Sans elle, pas de prise en charge par un OPCO. TRINACRE Formations est certifié Qualiopi.
Le devis
Le tarif dépend du nombre de stagiaires, du nombre de groupes, du lieu et des modules retenus. Le plus simple est de demander un devis gratuit : vous recevez une proposition chiffrée avec le programme, que vous pouvez transmettre directement à votre OPCO.
Les erreurs fréquentes
- Former une seule personne. Elle sera absente le jour où il faudra agir.
- Oublier les équipes de nuit, du week-end et les sites secondaires.
- Confondre sensibilisation et formation. Regarder une vidéo sur les extincteurs n’apprend pas à s’en servir.
- Ne former qu’à l’extincteur. Sans l’alarme, l’alerte et l’évacuation, la formation est incomplète.
- Ne rien consigner. Pas de feuille d’émargement, pas de compte rendu, pas de ligne dans le registre.
- Croire que la formation est acquise à vie. Les gestes s’oublient, les équipes tournent, les locaux changent.
- Ne pas relire son contrat d’assurance. Les exigences les plus précises s’y trouvent souvent.
- Choisir la méthode avant d’avoir regardé le site. Réserver un bac à feu pour des bureaux au quatrième étage sans cour, c’est s’exposer à une annulation de dernière minute.
- Annoncer l’exercice d’évacuation à tout le monde, à la minute près. Vous mesurez alors la discipline des équipes, pas leur capacité de réaction.
- Laisser la consigne de sécurité avec des noms de salariés partis depuis deux ans.
- Oublier les intérimaires, les stagiaires, les prestataires et les nouveaux arrivants.
- Déconnecter la formation de l’évaluation des risques. Les scénarios travaillés doivent correspondre aux risques identifiés dans votre document unique. Si celui-ci n’est pas à jour, notre formation DUERP vous aide à le reprendre en main.
Checklist avant de réserver votre formation
Prenez dix minutes pour répondre à ces questions. Vous gagnerez du temps au moment du devis.
- Combien de personnes travaillent sur le site, par étage et par horaire ?
- Combien d’équipiers de première intervention, de guide-files et de serre-files sont formés aujourd’hui, et depuis quand ?
- Que demande votre contrat d’assurance : nombre d’équipiers, fréquence des recyclages, exercices sur feu réel ?
- Disposez-vous d’un espace extérieur utilisable, ou seulement d’une salle ?
- Votre immeuble ou votre gestionnaire impose-t-il des restrictions ?
- Quels sont les risques réels de vos locaux : cuisine, local électrique, stockage, atelier, chambres ?
- Votre site est-il équipé de RIA ?
- Votre consigne de sécurité incendie est-elle à jour, avec les bons noms ?
- De quand date votre dernier exercice d’évacuation, et figure-t-il au registre ?
- Avez-vous des personnes en situation de handicap, et des espaces d’attente sécurisés identifiés ?
- Vos certificats SST sont-ils encore valides ?
- Avez-vous contacté votre OPCO ?
- Quels créneaux perturbent le moins votre activité ?
Avec ces éléments, nous pouvons vous proposer une organisation précise. Envoyez-les par le formulaire de contact TRINACRE ou appelez le 06 62 83 13 37.
Questions fréquentes
La formation équipier de première intervention est-elle obligatoire ?
L’expression n’apparaît pas dans le Code du travail. En revanche, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu (article R4227-28), désigner dans la consigne de sécurité les personnes chargées de mettre en œuvre le matériel d’extinction (article R4227-38) et organiser des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à se servir des moyens de premier secours (article R4227-39). Former des équipiers de première intervention est la façon habituelle de répondre à ces obligations. Votre assureur peut en outre l’exiger par contrat.
Combien de temps dure une formation EPI ?
Aucune durée n’est fixée par la réglementation. Dans la pratique, une formation équipier de première intervention dure le plus souvent une demi-journée. Elle peut être plus longue si l’on y ajoute l’évacuation, la manœuvre des RIA ou des risques particuliers. Une simple sensibilisation à la manipulation des extincteurs est plus courte.
Quelle est la validité de la formation équipier de première intervention ?
Le Code du travail ne prévoit aucune durée de validité. Il n’y a pas de date d’expiration officielle. Le recyclage annuel est une bonne pratique, recommandée par le référentiel APSAD R6 et souvent exigée par les assureurs. Les exercices, eux, doivent avoir lieu au moins tous les six mois dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie.
Bac à feu ou réalité virtuelle : que choisir ?
Cela dépend de votre site et de vos exigences. Si vous disposez d’un espace extérieur et que votre assureur demande un exercice sur feu réel, le bac à feu ou l’unité mobile s’impose. Si vous êtes en étage, en centre-ville, dans une tour, un hôtel ou un EHPAD, la réalité virtuelle augmentée permet de former vos équipes dans leurs propres locaux, sur des scénarios variés, sans flamme ni fumée. Les deux méthodes peuvent aussi se compléter d’une année sur l’autre.
La formation incendie en réalité virtuelle est-elle reconnue ?
Le Code du travail fixe des objectifs, pas une méthode. Il demande que les travailleurs sachent se servir des moyens de premier secours et exécuter les manœuvres nécessaires. Il n’impose ni feu réel, ni bac, ni camion. Une formation en réalité virtuelle et augmentée, tracée par un programme, une feuille d’émargement et une attestation, permet de répondre à cette exigence. Le seul point à vérifier concerne votre contrat d’assurance, qui peut prévoir des modalités particulières.
Combien d’équipiers de première intervention faut-il par entreprise ?
Il n’existe pas de quota légal. Le référentiel APSAD R6 recommande au minimum un salarié sur dix par secteur, avec la possibilité de réunir deux équipiers en tout point en moins d’une minute. Dans les faits, prévoyez au moins deux équipiers par niveau et par équipe horaire, et une marge pour les absences.
Quelle différence entre un équipier de première intervention et un SST ?
L’équipier de première intervention agit sur le feu : alarme, extinction d’un début d’incendie, mise en sécurité des locaux. Le sauveteur secouriste du travail agit sur une personne victime d’un accident ou d’un malaise. Les deux formations sont distinctes et complémentaires. La formation SST dure 14 heures et son certificat est valable 24 mois.
L’exercice d’évacuation est-il obligatoire tous les six mois ?
Oui, dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie, c’est-à-dire ceux où peuvent se trouver réunies habituellement plus de cinquante personnes et ceux où sont manipulées des matières inflammables. L’article R4227-39 prévoit des exercices et essais périodiques au moins tous les six mois, consignés sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. Dans les structures plus petites, des instructions d’évacuation restent nécessaires et un exercice régulier est vivement conseillé.
Combien d’extincteurs faut-il dans une entreprise ?
L’article R4227-29 impose au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres minimum pour 200 mètres carrés de plancher, avec au moins un appareil par niveau. Les locaux présentant des risques particuliers, notamment électriques, doivent recevoir des extincteurs adaptés en nombre et en type.
Quel est le rôle du guide-file et du serre-file ?
Le guide-file conduit les occupants de sa zone vers la sortie puis vers le point de rassemblement. Le serre-file passe en dernier, vérifie que tous les locaux sont vides, ferme les portes et rend compte au responsable d’évacuation. Ces missions doivent être attribuées nommément, avec des suppléants.
Qu’est-ce qu’un bac à feu écologique ?
C’est un générateur de flammes alimenté au gaz, piloté par le formateur. Il remplace les anciens bacs où l’on enflammait un liquide inflammable. Il produit moins de fumées et pas de résidus d’hydrocarbures. Il reste une flamme réelle : il lui faut un espace extérieur dégagé, une météo correcte et un périmètre de sécurité.
Peut-on faire une formation extincteur dans des bureaux en étage ?
Avec un feu réel, non : il faut descendre dans une cour ou sur un parking, et beaucoup d’immeubles n’en disposent pas. Avec la réalité virtuelle augmentée, oui : la séance se déroule dans une salle de réunion, sans flamme, sans fumée et sans déclencher le système de sécurité incendie.
La formation incendie peut-elle être prise en charge par l’OPCO ?
Souvent, oui, en totalité ou en partie, selon votre branche, votre effectif et les règles de votre opérateur de compétences. Deux conditions : que l’organisme de formation soit certifié Qualiopi, et que la demande soit déposée avant la formation. TRINACRE Formations est certifié Qualiopi.
Tout le personnel doit-il être formé, ou seulement les équipiers ?
Les exercices prévus par le Code du travail concernent les travailleurs dans leur ensemble : reconnaître le signal d’alarme, savoir évacuer, savoir se servir d’un extincteur. Les équipiers de première intervention reçoivent une formation plus complète et sont désignés nommément. L’idéal est donc une sensibilisation pour tous et une formation approfondie pour les équipiers et les chargés d’évacuation.
Faut-il un casque par stagiaire en réalité virtuelle ?
Non. Les stagiaires passent à tour de rôle, guidés par le formateur. Ce fonctionnement par passages individuels est aussi ce qui rend la séance utile : chacun pratique vraiment, et le reste du groupe apprend en observant les réussites et les erreurs des autres.
En résumé
Un équipier de première intervention bien formé sait trois choses : donner l’alarme sans attendre, éteindre ce qui peut l’être, et renoncer à temps. La réglementation vous demande d’organiser cette capacité de réaction, de l’entretenir par des exercices au moins tous les six mois dans les établissements concernés, et d’en garder la trace.
Le bac à feu et l’unité mobile apportent la sensation du feu réel, quand le site s’y prête. La réalité virtuelle et la réalité augmentée apportent ce que le feu réel ne peut pas offrir : s’entraîner dans vos propres locaux, à tous les étages, sur les scénarios qui vous concernent, sans rien arrêter.
TRINACRE Formations est un organisme de formation certifié Qualiopi et habilité par l’INRS pour le SST. David MORANDI, gérant et formateur, intervient directement dans vos locaux, à Paris, dans toute l’Île-de-France avec le déplacement inclus, et partout en France métropolitaine.
Vous voulez savoir quelle formule convient à votre site ? Demandez votre devis gratuit en ligne, écrivez à infos@trinacre.fr ou appelez le 06 62 83 13 37.
À lire également : Formation incendie, SST, évacuation, gestes et postures et DUERP à Paris et en Île-de-France et Audit sécurité incendie, extincteurs, BAES, RIA et plans d’évacuation.
À découvrir aussi : notre guide complet de la formation incendie en réalité augmentée, pour comprendre comment le feu virtuel s’invite dans vos propres locaux.