Dans un hôtel, le feu ne prévient pas à l’heure où tout le monde est debout. Il peut partir à trois heures du matin, dans un local technique ou dans une chambre, pendant que les clients dorment derrière des portes fermées, dans un bâtiment qu’ils ne connaissent pas. À cette heure-là, il n’y a souvent qu’une personne à la réception. C’est elle qui entend le tableau sonner, qui doit comprendre ce qu’il affiche, aller voir, décider, donner l’alarme, appeler les secours et guider les clients vers la sortie.

C’est pour cette raison que la formation incendie en hôtel ne ressemble pas à celle d’un immeuble de bureaux. Elle repose sur trois savoir-faire : exploiter le système de sécurité incendie de catégorie A, éteindre un début de feu, évacuer des clients endormis. Cette page fait le tour du sujet : ce que disent les textes pour les hôtels de type O et pour les petits hôtels, le rôle du personnel la nuit, le fonctionnement du SSI expliqué simplement, et la façon d’organiser une formation incendie hôtel en réalité virtuelle augmentée, sur place, sans gêner les clients.

TRINACRE Formations est un organisme de formation certifié Qualiopi (n° 267681), basé à Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne. Nous intervenons dans les locaux de nos clients, en Île-de-France et partout en France. Les formations sont animées par David Morandi, gérant et formateur, expert en prévention des risques d’incendie et d’explosion, diplômé du CNPP. Vous pouvez demander un devis en ligne ou appeler le 06 62 83 13 37.

Sommaire

Formation incendie hôtel : pourquoi l’hôtel est un cas à part

Un hôtel est un établissement recevant du public, comme un magasin ou un restaurant. Mais il a une particularité que le règlement de sécurité prend très au sérieux : il comporte des locaux réservés au sommeil. Le public n’y passe pas une heure, il y passe la nuit. Et c’est la nuit que tout se complique.

Des clients qui dorment

Une personne éveillée sent une odeur, voit de la fumée, entend un bruit anormal. Une personne endormie ne perçoit rien de tout cela. Elle dépend entièrement de deux choses : la détection automatique, qui repère le feu à sa place, et l’alarme, qui la réveille. Entre le moment où elle ouvre les yeux et celui où elle sort dans le couloir, il se passe encore du temps : comprendre ce qui arrive, s’habiller, chercher ses affaires, réveiller les enfants.

Des clients qui ne connaissent pas les lieux

Le salarié d’une entreprise emprunte les mêmes couloirs tous les jours. Le client d’un hôtel est arrivé la veille, par l’ascenseur, et n’a jamais vu l’escalier. Il ne sait pas où est la sortie la plus proche de sa chambre. Il ne parle pas toujours français. C’est pour cela que le règlement impose une consigne d’incendie affichée dans chaque chambre, illustrée par une bande dessinée, et un plan à chaque niveau. C’est aussi pour cela que le personnel doit être capable de guider, et pas seulement de sortir lui-même.

Un effectif réduit la nuit

En journée, un hôtel dispose de la réception, des étages, de la technique, de la cuisine, de la salle. La nuit, il reste souvent une seule personne : le veilleur de nuit ou le réceptionniste de nuit. Cette personne cumule alors tous les rôles. Elle surveille le tableau, elle effectue la levée de doute, elle déclenche l’alarme, elle appelle les secours et elle accueille les sapeurs-pompiers. Si elle n’a jamais été formée, toute l’organisation de sécurité de l’hôtel repose sur du vide.

Des risques répartis dans tout le bâtiment

Un hôtel réunit sous le même toit des activités très différentes : une cuisine, une lingerie, des réserves, une chaufferie, des locaux électriques, parfois un restaurant, un spa ou des salles de séminaire. Le règlement classe d’ailleurs certains de ces locaux parmi les locaux à risques particuliers : les réserves, les lingeries, les blanchisseries, les bagageries, les locaux à ordures. Chaque service a ses propres départs de feu possibles, et chaque équipe doit connaître les siens.

Ce que cela implique pour la formation

Une formation incendie conçue pour des bureaux ne suffit pas dans un hôtel. Il faut y ajouter trois choses : la lecture du tableau de signalisation, la conduite à tenir quand on est seul la nuit, et l’évacuation de personnes qui dorment. Les mêmes questions se posent dans les autres établissements à locaux à sommeil, et nous les traitons de la même façon dans notre formation incendie en EHPAD, où les résidents ne peuvent pas toujours se déplacer seuls.

Ce que disent les textes : type O, petits hôtels et Code du travail

Deux familles de textes s’appliquent à un hôtel. Le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public, issu de l’arrêté du 25 juin 1980 modifié, protège le public. Le Code du travail protège les salariés. L’un ne remplace pas l’autre : ils s’additionnent.

Votre hôtel est-il de type O ou un petit hôtel ?

Le règlement range les hôtels dans le type O. L’article O 1 précise que ce chapitre s’applique aux hôtels dans lesquels l’effectif du public est supérieur ou égal à 100 personnes. L’effectif se calcule, selon l’article O 2, d’après le nombre de personnes pouvant occuper les chambres. Les salles réservées aux seuls clients de l’hôtel ne s’y ajoutent pas.

En dessous de 100 personnes, l’hôtel est un établissement de 5e catégorie. Il relève alors du livre III du règlement : les articles PE, communs à tous les petits établissements, et les articles PO, qui fixent les règles spécifiques aux hôtels. C’est ce que l’on appelle couramment un « petit hôtel ».

L’article O 1 vise aussi les « autres établissements d’hébergement » : des ensembles homogènes de chambres ou d’appartements meublés, avec des équipements et des services communs, loués à la journée, à la semaine ou au mois, en exploitation collective homogène, dès que l’effectif du public dépasse 15 personnes. Le classement exact d’un établissement figure dans son autorisation d’ouverture et dans les procès-verbaux de la commission de sécurité. C’est toujours de là qu’il faut partir.

Hôtels de type O : les articles à connaître

Pour la formation et l’organisation, cinq articles du chapitre O comptent plus que les autres.

L’article O 17 fixe par ailleurs la dotation en extincteurs : des extincteurs à eau pulvérisée de 6 litres minimum, avec au moins un appareil pour 200 m², placés de façon que la distance à parcourir pour en atteindre un ne dépasse pas 15 mètres, et des extincteurs adaptés aux risques particuliers.

Les dispositions générales : les articles MS

Le chapitre O renvoie aux dispositions générales du règlement, et notamment à la partie consacrée aux moyens de secours. C’est là que se trouvent les règles sur le service de sécurité incendie.

Lorsque le service est tenu par des agents de sécurité incendie, l’article MS 46 demande au moins trois personnes présentes en même temps, dont un chef d’équipe. Ces agents sont des professionnels titulaires d’une qualification SSIAP, définie par un arrêté du 2 mai 2005 et délivrée par des organismes agréés. Ce n’est pas le métier de TRINACRE Formations : nous formons le personnel de l’hôtel, c’est-à-dire les personnes désignées par l’exploitant.

La page formation incendie en ERP présente ces obligations pour l’ensemble des établissements recevant du public.

Petits hôtels : les articles PE et PO

Un petit hôtel n’est pas dispensé de règles parce qu’il est petit. Le règlement lui consacre des articles précis, et ils sont exigeants.

L’article PO 12 rend ces obligations de formation applicables aux petits hôtels existants. L’article PO 13 traite enfin des très petits hôtels existants, ceux qui accueillent 20 personnes au plus dans les chambres et dont le dernier plancher accessible au public est à moins de 8 mètres du niveau d’accès des secours : eux aussi doivent être équipés d’un système de sécurité incendie de catégorie A.

Le Code du travail : l’hôtel est aussi un employeur

Un hôtel emploie des réceptionnistes, des femmes et valets de chambre, des cuisiniers, des techniciens. À ce titre, il doit respecter les règles de prévention des incendies du Code du travail, quelle que soit sa catégorie.

Ce dernier point a une conséquence pratique dans l’hôtellerie, où les équipes changent souvent : un extra, un saisonnier ou un nouveau veilleur de nuit doit connaître la consigne dès sa prise de poste. Notre article sur les obligations incendie de l’employeur reprend ces textes un par un.

Le tableau pour s’y retrouver

PointHôtel de type O (100 personnes et plus)Petit hôtel (moins de 100 personnes)
TextesArticles O et dispositions générales, dont les articles MSArticles PE et PO
Système de sécurité incendieCatégorie A (O 19)Catégorie A (PE 32, PO 13), hors simple rez-de-chaussée dont les chambres donnent directement sur l’extérieur
Temporisation de l’alarme généralePossible, cinq minutes au maximum, si du personnel qualifié exploite l’alarme restreinte (O 19, MS 66)Interdite (PE 32)
Présence du personnelService de sécurité incendie pendant la présence du public (MS 45, MS 46)Un membre du personnel présent en permanence, près du tableau ou d’un report (PE 27, PO 3)
Formation du personnelEmployés désignés et entraînés (O 18), formés sous la responsabilité de l’exploitant (MS 48), exercices d’instruction (MS 51)Deux séances d’instruction et d’entraînement par an pour tout le personnel (PO 7)
Consigne dans chaque chambreOui (O 21)Oui (PE 33)
Visite périodique de la commission de sécuritéTous les trois ans, de la 1re à la 4e catégorie (GE 4)Tous les cinq ans (PE 37)

Le rôle du personnel la nuit

La nuit est le moment où l’hôtel est le plus plein et le moins encadré. C’est aussi le moment que les textes visent quand ils parlent de présence permanente et de personnel qualifié.

Une présence exigée par le règlement

Dans un petit hôtel, l’article PE 27 demande la présence permanente d’au moins un membre du personnel ou d’un responsable quand l’établissement est ouvert au public. L’article PO 3 précise que cette permanence se tient dans un local doté du tableau de signalisation ou d’un report d’alarme. La personne peut circuler dans l’hôtel si elle porte un récepteur qui lui renvoie l’alarme. Elle ne peut pas quitter l’établissement.

Dans un hôtel de type O, l’article MS 57 est tout aussi clair : une installation de détection implique, pendant la présence du public, l’existence d’un personnel permanent qualifié, capable d’alerter les sapeurs-pompiers et de mettre en œuvre les moyens de lutte contre l’incendie. L’article MS 52 demande en outre que l’exploitant ou son représentant se trouve dans l’établissement pendant la présence du public, pour décider des premières mesures de sécurité, sauf aménagement admis par la commission de sécurité.

Le veilleur de nuit ou le réceptionniste de nuit, seul face au tableau

Prenons une situation ordinaire. Il est trois heures. Le tableau se met à sonner à la réception et affiche une zone du deuxième étage. Le veilleur de nuit est seul. Personne n’est là pour lui dire quoi faire. Trois issues sont possibles.

Ce qu’il doit savoir faire, dans l’ordre

  1. Identifier sur le tableau la zone en alarme et la situer dans le bâtiment.
  2. Se rendre sur place rapidement, par l’escalier, avec un moyen de communication.
  3. Vérifier s’il s’agit d’un feu réel ou d’un déclenchement intempestif, sans se mettre en danger.
  4. En cas de feu réel, déclencher immédiatement l’alarme générale si elle ne l’est pas déjà.
  5. Appeler les sapeurs-pompiers, au 18 ou au 112, avec un message clair.
  6. Attaquer le début de feu avec un extincteur si c’est possible sans risque, sinon fermer la porte.
  7. Guider les clients vers les sorties et vers le point de rassemblement.
  8. Accueillir les sapeurs-pompiers et leur donner les informations utiles.

Aucun de ces gestes n’est compliqué. Mais les enchaîner seul, de nuit, sous le bruit de l’alarme, ne s’improvise pas. Cela s’apprend, et cela se répète.

Le SSI de catégorie A expliqué simplement

Le sigle impressionne, le tableau aussi, avec ses voyants et ses touches. Le principe, lui, est simple. Voici ce qu’il faut en retenir quand on n’est pas technicien.

À quoi sert un système de sécurité incendie

L’article MS 53 du règlement définit le système de sécurité incendie comme l’ensemble des matériels qui collectent les informations liées à la sécurité incendie, les traitent et effectuent les fonctions nécessaires à la mise en sécurité de l’établissement. Ces fonctions peuvent être le compartimentage, l’évacuation des personnes, le désenfumage, l’extinction automatique et la mise à l’arrêt de certaines installations techniques.

Le même article classe les systèmes en cinq catégories, de A à E, par ordre de sévérité décroissante. La catégorie A est donc la plus exigeante. C’est celle que le règlement impose aux hôtels de type O et aux petits hôtels, parce que des personnes y dorment.

La détection automatique

Dans un système de catégorie A, ce sont des détecteurs qui surveillent le bâtiment, jour et nuit. Dans un hôtel de type O, l’article O 19 les impose au minimum dans les circulations horizontales encloisonnées des niveaux où l’on dort, dans les chambres ou appartements et dans les locaux à risques particuliers. Dans un petit hôtel, l’article PE 32 les impose dans les circulations horizontales communes, et l’article PO 6 dans les locaux à risques particuliers.

À ces détecteurs s’ajoutent les déclencheurs manuels, ces boîtiers rouges placés dans les circulations, à chaque niveau, près des escaliers et des sorties. N’importe qui peut les actionner.

Le tableau de signalisation

Toutes les informations arrivent sur un tableau, en général installé à la réception ou dans un local voisin. Dans un hôtel de type O, l’article MS 66 demande qu’il soit placé à un emplacement non accessible au public et surveillé pendant les heures d’exploitation, visible du personnel de surveillance, avec des commandes aisément accessibles.

Le tableau dit deux choses essentielles : qu’il se passe quelque chose, et où. L’établissement est découpé en zones de détection, et chaque zone correspond à une partie du bâtiment : un étage, une aile, un local. Savoir traduire l’indication du tableau en un lieu précis de l’hôtel est le premier geste à maîtriser.

L’alarme restreinte

Quand un détecteur ou un déclencheur manuel fonctionne, le tableau émet d’abord une alarme restreinte. L’article MS 61 la définit comme un signal sonore et visuel, distinct du signal d’alarme générale, destiné à avertir le poste de sécurité, la direction, le gardien ou le personnel désigné de l’existence d’un sinistre et de sa localisation.

Autrement dit, l’alarme restreinte ne réveille pas les clients. Elle s’adresse au personnel. C’est un message qui lui dit : il se passe quelque chose à tel endroit, allez voir tout de suite.

La levée de doute

Le règlement ne parle pas de « levée de doute ». Il parle d’exploiter l’alarme restreinte, et il en donne la définition : vérifier si le processus résulte d’un déclenchement intempestif ou d’un sinistre et, dans ce dernier cas, déclencher immédiatement l’alarme générale. La profession appelle cette vérification la levée de doute. C’est le cœur du travail du réceptionniste de nuit.

L’article MS 55 ajoute une précision utile : chaque zone de détection doit pouvoir être rapidement inspectée par la personne alertée. Le découpage du bâtiment est pensé pour que cette vérification soit courte.

La temporisation et l’alarme générale

L’alarme générale est le signal sonore qui prévient les occupants d’avoir à évacuer les lieux. Selon l’article MS 61, elle peut être immédiate ou temporisée.

Dans un hôtel de type O, l’article O 19 admet une alarme générale « éventuellement temporisée ». L’article MS 66 en fixe les limites :

Ces quelques minutes n’existent donc que parce que quelqu’un est censé savoir s’en servir. Un hôtel qui conserve une temporisation avec un veilleur de nuit non formé n’est plus dans l’esprit du texte.

Il faut aussi savoir que la temporisation ne retarde que le signal d’évacuation. L’article MS 60 prévoit que, dans un système de catégorie A, les dispositifs actionnés de sécurité commandés par la détection se déclenchent sans temporisation. Selon l’installation, des portes se ferment et le désenfumage se met en route pendant que le personnel monte vérifier.

Petits hôtels : pas de temporisation

Dans un établissement de 5e catégorie comportant des locaux à sommeil, l’article PE 32 est sans ambiguïté : toute temporisation est interdite. Lorsque la détection fonctionne, l’alarme générale retentit aussitôt et les clients sont réveillés.

Le rôle du personnel change alors de nature. Il ne dispose pas d’un délai pour vérifier avant que l’alarme sonne. Il doit, dans le même temps, localiser l’origine sur le tableau, appeler les secours si le feu est confirmé et prendre en charge des clients déjà dans les couloirs. La formation doit le préparer à cette simultanéité.

Formation SSI catégorie A : ce que le personnel doit savoir faire devant le tableau

Le règlement ne demande pas au personnel de l’hôtel de devenir technicien. L’article MS 69 demande qu’il soit initié au fonctionnement du système d’alarme. L’article MS 66 parle d’un personnel qualifié pour exploiter immédiatement l’alarme restreinte. Notre formation à l’exploitation du SSI de catégorie A, destinée à la réception, aux veilleurs de nuit et à l’encadrement, vise exactement cela.

Lire le tableau

Le stagiaire apprend à distinguer les états du tableau : la veille, l’alarme feu, le dérangement, la mise hors service d’une zone. Il apprend surtout à repérer la zone en alarme et à dire, sans hésiter, à quel endroit de l’hôtel elle correspond. Nous travaillons pour cela avec le tableau, le plan de zones et les consignes de votre établissement.

Lever le doute sans se mettre en danger

Aller voir ne veut pas dire entrer n’importe comment. Le stagiaire apprend la méthode :

Déclencher l’alarme générale

Si le feu est confirmé, il n’y a pas à attendre la fin de la temporisation. Le stagiaire apprend où se trouve la commande manuelle d’évacuation sur le tableau et comment déclencher l’alarme générale depuis un déclencheur manuel de l’étage. Il apprend aussi ce qu’il ne doit pas faire : arrêter le signal sonore ou réarmer le système avant d’avoir vérifié sur place.

Appeler les secours

L’article MS 70 définit l’alerte comme l’action de demander l’intervention d’un service d’incendie et de secours, et pose un principe : les sapeurs-pompiers doivent pouvoir être alertés sans retard. Le stagiaire s’entraîne à passer un message complet : le nom et l’adresse exacte de l’hôtel, la nature du sinistre, l’étage et le local concernés, la présence de clients dans les chambres, son nom et un numéro de rappel. Il apprend à ne pas raccrocher le premier.

Accueillir les sapeurs-pompiers

L’accueil et le guidage des sapeurs-pompiers figurent parmi les points que les consignes doivent traiter, selon l’article MS 47. À leur arrivée, le chef d’agrès a besoin de réponses courtes :

Le plan d’intervention affiché à l’entrée, les clés, le passe et la liste des chambres occupées doivent être à portée de main. Un réceptionniste qui sait cela fait gagner un temps précieux aux secours.

Tenir compte des dérangements et des zones hors service

Un tableau qui affiche un dérangement, ou une zone mise hors service depuis des semaines, n’assure plus sa mission sur la partie concernée. Le personnel doit savoir le remarquer et le signaler à la direction. L’article MS 69 demande d’ailleurs à l’exploitant de s’assurer, une fois par semaine au moins, du bon fonctionnement de l’installation, et de faire effectuer les remises en état le plus rapidement possible.

Vous voulez savoir si votre équipe de nuit est prête à exploiter votre tableau ? Contactez-nous pour en parler, ou appelez le 06 62 83 13 37.

Les équipiers de première intervention à l’hôtel

L’équipier de première intervention est un salarié désigné, formé pour agir sur un début d’incendie avec les moyens présents sur place, en général un extincteur. Sa mission tient en trois gestes : donner l’alarme, attaquer le feu s’il peut le faire sans se mettre en danger, appliquer les consignes. C’est la traduction concrète de l’article O 18, de l’article PE 27 et de l’article R. 4227-28 du Code du travail.

Dans un hôtel, l’équipier de première intervention n’appartient pas à un service unique. Il en faut dans chaque équipe et sur chaque tranche horaire, parce que le feu ne choisit ni son local ni son heure.

La réception

C’est le poste clé. La réception est présente en continu, elle a le tableau sous les yeux et le téléphone à la main. Les réceptionnistes de jour comme de nuit doivent être équipiers de première intervention et formés à l’exploitation du système de sécurité incendie.

Les étages

Les femmes et valets de chambre et les gouvernantes sont, en journée, les personnes les plus proches des chambres. Ils connaissent les couloirs, les offices, les lingeries. Ils sont les mieux placés pour sentir une odeur, fermer une porte, actionner un déclencheur manuel et frapper aux portes. Ils doivent savoir où se trouvent les extincteurs de leur étage et comment s’en servir.

La cuisine

La cuisine concentre des risques qui lui sont propres : huiles et graisses chaudes, appareils de cuisson, hottes et conduits d’extraction. Un feu de friteuse ne se traite pas comme un feu de corbeille, et de l’eau projetée sur de l’huile enflammée aggrave la situation. L’équipe de cuisine doit connaître les moyens d’extinction prévus dans ses locaux et l’emplacement des organes de coupure du gaz et de l’électricité.

La technique et la maintenance

Les techniciens interviennent dans les locaux où un feu est le plus difficile à voir : chaufferie, locaux électriques, locaux techniques, gaines. Ils connaissent les coupures de fluides et les accès. Ils sont souvent les premiers à constater un échauffement anormal sur une armoire électrique. Ce sont des équipiers naturels, et de bons relais pour l’accueil des secours.

Le restaurant, le bar et les salles

Le personnel de salle encadre du public éveillé, mais nombreux. Son rôle est surtout de diriger l’évacuation des salles vers les sorties, de fermer les portes et d’éviter que les clients ne remontent chercher leurs affaires dans les chambres.

Ce que l’équipier ne fait pas

L’équipier de première intervention n’est pas un pompier. Il n’entre pas dans un local envahi par la fumée. Il n’attaque pas un feu qui a dépassé le stade du début. Il ne reste pas seul face à un feu qui résiste à un premier extincteur. Dans ces cas, il ferme la porte, il fait évacuer et il renseigne les secours. Fermer une porte est déjà une action de lutte contre l’incendie.

Un incendie s’accompagne parfois de victimes : un malaise, une brûlure, une chute dans l’escalier. Disposer de sauveteurs secouristes du travail dans les équipes est un complément utile, et nous proposons aussi la formation SST.

L’évacuation d’un hôtel

Évacuer un hôtel, ce n’est pas vider un open space. Les occupants sont derrière des portes fermées, répartis sur plusieurs étages, et la plupart ne savent pas où aller. Une formation évacuation hôtel doit partir de cette réalité.

La consigne affichée dans chaque chambre

Le règlement fournit lui-même le texte de la consigne destinée aux clients. Le modèle annexé à l’article O 21, repris pour les petits hôtels en annexe de l’article PO 11, dit ceci :

Le modèle ajoute qu’une porte fermée et mouillée, rendue étanche par des moyens de fortune comme des serviettes ou des draps humides, protège plus longtemps, et qu’au niveau du sol la fumée est moins dense et la température plus supportable.

Le personnel doit connaître cette consigne par cœur, pour deux raisons. Il doit pouvoir la rappeler à un client affolé, au téléphone ou dans le couloir. Et il doit savoir qu’un client resté dans sa chambre, porte fermée, a appliqué la consigne : il faut alors signaler sa présence aux sapeurs-pompiers.

Les ascenseurs

La consigne affichée dans la chambre doit attirer l’attention du public sur l’interdiction d’utiliser les ascenseurs en cas d’incendie, à l’exception de ceux qui sont conformes à l’article AS 4 du règlement et réservés à l’évacuation des personnes handicapées. Le personnel doit le dire et le répéter, et commencer par l’appliquer lui-même.

Guide-file et serre-file

L’article R. 4227-38 du Code du travail demande de désigner, pour chaque local, les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et éventuellement du public. Dans la pratique, deux rôles se partagent la tâche.

Dans un hôtel, ces rôles sont attribués par étage ou par aile en journée. La nuit, il faut prévoir qui les tient avec un effectif réduit, et l’écrire dans la consigne. Notre article guide-file et serre-file : rôle et formation détaille les missions de chacun.

La vérification des chambres

C’est la difficulté propre à l’hôtellerie. Un client peut dormir profondément, porter des bouchons d’oreilles, avoir pris un somnifère, être sous la douche. Le serre-file frappe aux portes, s’annonce d’une voix forte et passe à la suivante. Il utilise le passe si la situation le permet et si la consigne de l’établissement le prévoit. Il ne s’attarde pas dans un couloir enfumé.

Deux principes guident cette reconnaissance : on ne se met pas en danger pour vérifier une chambre, et on referme toutes les portes. Les articles O 6 et O 23 imposent d’ailleurs des ferme-portes sur les portes qui donnent sur les dégagements utilisés pour l’évacuation des locaux à sommeil, sanitaires exceptés. Une porte de chambre calée ouverte annule cette protection.

Les clients en situation de handicap

Les consignes destinées au personnel doivent prévoir les dispositions pour favoriser l’évacuation des personnes en situation de handicap, ou leur évacuation différée si elle est nécessaire : c’est l’article MS 47. Dans les hôtels de type O, l’article O 9 admet que les chambres aménagées et accessibles aux personnes circulant en fauteuil roulant soient traitées comme des espaces d’attente sécurisés.

Concrètement, la réception doit savoir à tout moment quelles chambres adaptées sont occupées. Le personnel doit savoir si le client doit être accompagné vers la sortie ou s’il doit rester dans sa chambre, porte fermée, en attendant les secours. Et cette information doit être donnée aux sapeurs-pompiers dès leur arrivée. Un client sourd ou malentendant pose une autre question : celle de la perception de l’alarme. Elle doit avoir été réglée avant, au moment de l’attribution de la chambre.

Le point de rassemblement et le comptage

Le point de rassemblement doit être connu de tout le personnel, situé à l’écart du bâtiment et hors du passage des engins de secours. La nuit, il faut aussi penser à des clients en pyjama, parfois sous la pluie ou dans le froid.

Reste le comptage. Dans un bureau, on pointe une liste de salariés. Dans un hôtel, on dispose de la liste des chambres occupées, mais des clients sont sortis dîner et d’autres ne sont pas rentrés. Le recensement ne sera jamais parfait. L’objectif est de pouvoir dire aux secours quelles chambres ont été vérifiées, lesquelles ne l’ont pas été, et qui manque à l’appel.

L’exercice d’évacuation

Faire un exercice dans un hôtel occupé demande de la préparation. Le plus simple est de choisir une période creuse, de prévenir les clients présents et de faire jouer leur rôle aux équipes, sans chercher à vider toutes les chambres. Le Code du travail demande que les travailleurs apprennent à reconnaître le signal d’alarme, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les manœuvres nécessaires. L’exercice doit donc porter sur les gestes du personnel : lecture du tableau, levée de doute, alerte, reconnaissance des étages, compte rendu.

Pourquoi la formation classique au bac à feu est difficile en hôtel

La méthode traditionnelle consiste à installer à l’extérieur un bac à feu alimenté au gaz, et à faire vider de vrais extincteurs par les stagiaires, chacun leur tour. Sur le parking d’un entrepôt, cela fonctionne. Dans un hôtel, presque tout s’y oppose.

Le résultat est connu : la formation est repoussée à la basse saison, puis réduite à un rappel en salle, et le veilleur de nuit n’a jamais tenu un extincteur. Notre article sur la formation incendie sans flamme et sans permis de feu revient sur ces contraintes et sur la façon de les lever.

La formation incendie en réalité virtuelle augmentée, dans votre hôtel

La réalité virtuelle augmentée répond à ces difficultés une par une. C’est la raison pour laquelle nous en avons fait le cœur de nos formations incendie. Dans un hôtel, où l’on ne peut ni faire de fumée ni déranger les clients, elle prend tout son sens.

Comment cela se passe

Le stagiaire porte un casque Meta Quest 3 et tient un extincteur connecté, du même poids et du même maniement qu’un extincteur réel. Le casque lui laisse voir la pièce où il se trouve et y superpose un départ de feu : une armoire électrique, un local technique, une cuisine, une chaufferie, un poste de travail.

Le stagiaire doit analyser la situation, choisir le bon extincteur, dégoupiller, se placer à la bonne distance et attaquer la base des flammes. Le simulateur mesure chaque geste : temps de réaction, choix de l’extincteur, distance, efficacité. Le formateur corrige, et le stagiaire recommence. Chacun passe plusieurs fois.

Ce que cela change pour un hôtel

Le réel reste présent

La simulation ne remplace pas la prise en main du matériel. Pendant la session, les stagiaires manipulent aussi de vrais extincteurs : dégoupillage, percussion, tenue du diffuseur. La partie évacuation se fait à pied, dans les couloirs et les escaliers de l’hôtel. Et la partie consacrée au système de sécurité incendie s’appuie sur votre tableau, vos plans et vos consignes.

La page consacrée à notre formation incendie en réalité virtuelle et augmentée présente le matériel et le déroulement des exercices.

Les trois modules et le déroulé type d’une session

Nous proposons aux hôtels trois modules. Ils peuvent être suivis séparément ou regroupés, selon la taille de l’établissement et le rôle de chacun.

Module 1 : équipier de première intervention

Durée : 3 h 30. Groupe : 4 à 12 stagiaires. Public : tout le personnel, de la réception à la cuisine.

Le programme détaillé figure sur la page formation équipier de première intervention.

Module 2 : évacuation, guides-files et serre-files

Durée : 3 h 30. Groupe : 4 à 10 stagiaires. Public : les personnes chargées de diriger l’évacuation, à chaque étage et dans chaque service.

Le contenu complet est présenté sur la page formation évacuation, guide-file et serre-file.

Module 3 : exploitation du SSI de catégorie A

Public : le personnel des établissements avec locaux à sommeil qui peut se trouver devant le tableau, c’est-à-dire la réception, les veilleurs de nuit et l’encadrement.

La durée et l’organisation de ce module sont précisées dans le devis, en fonction de votre installation et du nombre de personnes concernées.

Déroulé type sur une journée

Pour un hôtel qui peut libérer une équipe sur la journée, l’organisation la plus simple est la suivante.

Deux groupes différents peuvent se succéder le matin et l’après-midi sur le même module. L’hôtel continue ainsi de tourner avec la moitié de son effectif.

Déroulé type sur deux demi-journées

Quand l’hôtel ne peut pas se passer de son personnel une journée entière, les modules de 3 h 30 prennent tout leur intérêt. Deux demi-journées, à quelques jours ou quelques semaines d’écart, permettent de former les équipes sans toucher au service du matin, aux arrivées ni au restaurant. Les horaires se fixent avec vous, en tenant compte des prises de poste et des équipes de nuit.

Pour bâtir un planning adapté à votre établissement, il nous suffit de connaître le nombre de chambres, l’effectif par service et votre organisation de nuit.

Combien de personnes former, et à quel rythme

Les textes ne donnent pas de pourcentage du personnel à former dans un hôtel. Ils fixent en revanche des principes clairs, et une périodicité.

Ce que disent les textes

Le nombre utile

Dans un hôtel, la bonne question n’est pas « combien », mais « qui est présent à chaque heure ». Notre conseil tient en quatre règles.

Le rythme

Pour les hôtels de type O, le règlement ne fixe pas de périodicité chiffrée pour la formation elle-même. Associer une session de formation à l’un des deux exercices semestriels est une façon simple de tenir le rythme et d’en garder la trace.

Commission de sécurité en hôtel : ce qu’elle regarde

La commission de sécurité visite les hôtels à intervalles réguliers. Sa visite porte sur le bâtiment et les installations, mais aussi sur l’organisation et sur les personnes.

La périodicité des visites

L’article GE 4 du règlement fixe la fréquence des visites périodiques selon le type et la catégorie. Pour le type O, elle est de trois ans, de la 1re à la 4e catégorie. Pour les établissements de 5e catégorie comportant des locaux à sommeil, donc pour les petits hôtels, l’article PE 37 prévoit une visite tous les cinq ans, et précise que cette fréquence peut être augmentée par arrêté du maire ou du préfet, après avis de la commission.

Le registre de sécurité

Le Code de la construction et de l’habitation impose la tenue d’un registre de sécurité dans les établissements recevant du public : c’est l’article R. 143-44, ancien article R. 123-51. On y reporte les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité, et en particulier :

Pour les petits hôtels, l’article PE 33 rappelle que ce registre doit pouvoir être présenté à chaque visite de la commission.

L’instruction du personnel

L’article MS 48 confie aux commissions de sécurité le contrôle de l’instruction du service de sécurité incendie, lors de leurs visites. L’article MS 74 demande à l’exploitant de mettre en place, pendant la visite, le personnel compétent et le matériel nécessaires aux essais de fonctionnement des moyens de secours.

Il faut donc s’attendre à ce que la personne présente à la réception soit interrogée : que signifie ce voyant, où est cette zone, que faites-vous si le tableau sonne. Un réceptionniste qui répond sans hésiter en dit plus long qu’un classeur.

Les exercices et les vérifications

La date des exercices d’instruction doit figurer au registre, selon l’article MS 51. Le système de sécurité incendie doit être maintenu en bon état de fonctionnement et faire l’objet d’un contrat d’entretien, selon les articles MS 58 et MS 68. L’article MS 73 prévoit une vérification au moins une fois par an, et tous les trois ans par une personne ou un organisme agréé pour les systèmes de catégorie A. Dans les petits hôtels, l’article PO 1 demande un contrôle annuel des installations électriques et des systèmes de détection incendie par un technicien compétent.

Les pièces à tenir prêtes

Hôtels indépendants, groupes, franchisés et résidences de tourisme

Les obligations sont les mêmes pour tous. L’organisation de la formation, elle, dépend beaucoup de la structure de l’établissement.

L’hôtel indépendant

Dans un hôtel indépendant, le directeur est souvent à la fois l’exploitant, le responsable sécurité et le responsable de la formation. L’équipe est réduite, chacun est polyvalent. L’avantage : en une ou deux demi-journées, tout le personnel peut être formé, ce qui correspond à ce que demande l’article PO 7 pour les petits hôtels. Nous venons sur place, avec le matériel, et vous n’avez qu’une salle à libérer.

Le groupe hôtelier

Un groupe qui exploite plusieurs établissements a besoin d’une formation homogène d’un hôtel à l’autre, et d’un suivi centralisé. Nous pouvons organiser une campagne sur plusieurs sites, avec le même programme et les mêmes documents pour chaque établissement. La partie consacrée au système de sécurité incendie reste propre à chaque hôtel, parce que chaque tableau et chaque découpage en zones sont différents.

L’hôtel franchisé

Le franchisé reste l’exploitant de son établissement et l’employeur de son personnel. C’est donc lui qui porte les obligations du règlement de sécurité et du Code du travail. L’article MS 48 est explicite : la formation des personnes désignées est conduite à l’initiative et sous la responsabilité de l’exploitant. Les standards d’une enseigne peuvent s’y ajouter, ils ne s’y substituent pas.

La résidence de tourisme et les autres hébergements

L’article O 1 vise, au-delà des hôtels, les ensembles de chambres ou d’appartements meublés offerts en location à la journée, à la semaine ou au mois, avec des équipements et des services communs, en exploitation collective homogène. Une résidence peut entrer dans ce cadre selon son mode d’exploitation. Le classement retenu par la commission de sécurité fait foi.

Ces établissements ont une difficulté particulière : l’accueil n’est pas toujours ouvert en continu. Il faut alors savoir précisément qui reçoit l’alarme, à quelle heure, et ce que cette personne doit faire. C’est la première question que nous posons.

L’hôtel saisonnier

Un hôtel de montagne ou de bord de mer renouvelle une partie de son équipe à chaque saison. La formation de l’année précédente ne vaut pas pour les nouveaux arrivants. Une session à l’ouverture, avant les premiers clients, remet tout le monde au même niveau.

L’hôtel situé dans un immeuble de grande hauteur

Un hôtel installé dans un immeuble de grande hauteur relève en plus du règlement propre à ces immeubles, qui prévoit une classe particulière pour les immeubles à usage d’hôtel. L’organisation de la sécurité y est différente, et la formation se prépare alors avec le service de sécurité de l’immeuble.

Financement OPCO et devis

La prise en charge par votre OPCO

TRINACRE Formations est certifié Qualiopi (n° 267681). Une prise en charge par votre opérateur de compétences est donc possible, selon votre branche et vos droits. Le fonctionnement est le suivant : votre entreprise règle l’organisme de formation, puis demande le remboursement à son OPCO.

Les documents remis

Ces documents servent à la fois à votre dossier OPCO et à votre registre de sécurité.

Le devis

Nous intervenons dans vos locaux, en Île-de-France et partout en France. En Île-de-France, les frais de déplacement sont inclus. Pour établir une proposition, nous avons besoin de cinq informations :

Faites votre demande de devis ici, ou écrivez à infos@trinacre.fr.

Les erreurs que l’on voit le plus souvent

Questions fréquentes

La formation incendie est-elle obligatoire dans un hôtel ?

Oui. Le règlement de sécurité demande des employés désignés et entraînés dans les hôtels de type O, et deux séances d’instruction et d’entraînement par an pour tout le personnel des petits hôtels. Le Code du travail demande en plus à tout employeur d’organiser des exercices au moins tous les six mois.

Mon hôtel reçoit moins de 100 personnes : quelles règles s’appliquent ?

C’est un établissement de 5e catégorie, soumis aux articles PE et PO. Il doit être équipé d’un système de sécurité incendie de catégorie A, sauf s’il est à simple rez-de-chaussée avec des chambres donnant directement sur l’extérieur. Un membre du personnel doit être présent en permanence, et tout le personnel doit participer deux fois par an à des séances d’instruction.

Un veilleur de nuit doit-il être formé au système de sécurité incendie ?

Oui. Le règlement demande un personnel permanent qualifié, capable d’alerter les sapeurs-pompiers et de mettre en œuvre les moyens de lutte contre l’incendie, et un personnel initié au fonctionnement du système d’alarme. La nuit, cette personne est le veilleur ou le réceptionniste de nuit.

Qu’est-ce que la levée de doute ?

C’est la vérification, sur place, de la cause d’une alarme. Le règlement parle d’exploiter l’alarme restreinte : vérifier s’il s’agit d’un déclenchement intempestif ou d’un sinistre et, dans ce dernier cas, déclencher immédiatement l’alarme générale.

De combien de temps dispose-t-on pour lever le doute ?

Dans un hôtel de type O, la temporisation de l’alarme générale est réglable selon l’établissement, avec un maximum de cinq minutes. Elle n’est admise que si du personnel qualifié est présent. Dans un petit hôtel de 5e catégorie, toute temporisation est interdite : l’alarme générale retentit dès la détection.

Faut-il des agents SSIAP dans un hôtel ?

Le règlement prévoit plusieurs compositions possibles du service de sécurité incendie : des personnes désignées par l’exploitant, des agents de sécurité incendie qualifiés, ou une combinaison des deux après avis de la commission. La réponse dépend du type, de la catégorie et des caractéristiques de votre établissement. Elle figure dans les prescriptions de votre commission de sécurité. TRINACRE Formations ne forme pas les agents SSIAP : nos formations s’adressent au personnel de l’hôtel.

La réalité virtuelle incendie est-elle reconnue comme une vraie formation à l’extincteur ?

Les textes demandent que le personnel soit entraîné à la manœuvre des moyens de secours et que les travailleurs apprennent à se servir des moyens de premier secours. Ils n’imposent pas de flamme réelle. Nos sessions associent la simulation, qui permet de répéter le geste, et la manipulation d’extincteurs réels. Chaque stagiaire reçoit une attestation, et ses résultats sont tracés.

La formation risque-t-elle de déclencher l’alarme ou de gêner les clients ?

Non. La réalité virtuelle augmentée ne produit ni flamme, ni fumée, ni poudre, et ne sollicite pas la détection incendie. La session se tient dans une salle fermée. Seule la partie évacuation se déroule dans les circulations, et elle se prépare avec la direction pour ne pas déranger les clients.

Combien de temps dure la formation ?

Le module équipier de première intervention dure 3 h 30, comme le module évacuation. Les deux peuvent se suivre le même jour ou se répartir sur deux demi-journées. La durée du module d’exploitation du système de sécurité incendie est précisée dans le devis.

Peut-on former les équipes de nuit et les saisonniers ?

Oui, et c’est même la priorité. Les horaires se fixent avec vous pour que les veilleurs de nuit puissent participer. Pour un établissement saisonnier, la session se place à l’ouverture, quand l’équipe est au complet.

Intervenez-vous en dehors de l’Île-de-France ?

Oui, partout en France. Le matériel de réalité virtuelle se transporte facilement, ce qui permet d’intervenir dans un hôtel de centre-ville comme dans une station de montagne ou sur le littoral.

Quels documents recevons-nous après la formation ?

La convention, les feuilles d’émargement, les attestations individuelles et les certificats de réalisation. Ils rejoignent votre registre de sécurité et, si vous sollicitez votre OPCO, votre demande de remboursement.

En résumé

Une formation incendie en hôtel ne se résume pas à vider un extincteur. Dans un hôtel, la sécurité incendie repose sur un système qui détecte, sur un tableau qui signale, et sur une personne qui comprend ce que le tableau lui dit. Le système est là, le règlement l’impose. La personne, elle, doit être formée : à lire le tableau, à lever le doute, à donner l’alarme, à éteindre un début de feu et à guider des clients qui dorment. La réalité virtuelle augmentée permet de le faire dans l’hôtel, sans flamme, sans fumée, sans déranger un seul client, et en gardant la trace de chaque geste.

Vous dirigez un hôtel, un groupe d’établissements ou une résidence de tourisme ? Parlons de votre situation. Appelez le 06 62 83 13 37, écrivez à infos@trinacre.fr ou demandez votre devis en ligne. Vous recevez une proposition adaptée à votre établissement, à vos équipes et à votre organisation de nuit.

À lire aussi

À lire également : Formation incendie, SST, évacuation, gestes et postures et DUERP à Paris et en Île-de-France et Audit sécurité incendie, extincteurs, BAES, RIA et plans d’évacuation.

Devis gratuit réservé aux entreprises

Demandez un devis gratuit