Vous êtes DRH, responsable formation, responsable HSE ou dirigeant de PME. Chaque année, les mêmes questions reviennent : qui faut-il former, à quoi, à quel rythme, et comment le faire sans désorganiser les équipes ? Les textes existent, mais ils sont dispersés. Les offres se ressemblent toutes. Et le jour d’un contrôle, d’un sinistre ou d’un accident, c’est vers vous que l’on se tourne.
Ce guide a été écrit pour vous faire gagner du temps. Il reprend, dans l’ordre, ce que le Code du travail demande réellement, ce que chaque formation apporte, combien de temps elle dure, comment elle s’organise et ce que vous devez avoir entre les mains à la fin. Il présente aussi l’ensemble des prestations de TRINACRE Formations, organisme de formation certifié Qualiopi et habilité par l’INRS pour le SST, qui intervient directement dans les locaux de ses clients à Paris, dans toute l’Île-de-France et partout en France métropolitaine.
Notre spécialité est la formation incendie en réalité virtuelle et augmentée : un casque, un extincteur connecté, un départ de feu simulé dans vos propres bureaux, sans flamme, sans fumée et sans déclencher votre système de sécurité incendie. Nous y revenons en détail plus bas, avec une comparaison honnête avec le bac à feu et le camion feu.
Vous pouvez lire ce guide d’une traite ou aller directement à la partie qui vous concerne grâce au sommaire.
L’essentiel en une minute
- Incendie. L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu (article R4227-28 du Code du travail). Dans les établissements concernés par la consigne de sécurité incendie, des exercices et des essais du matériel ont lieu au moins tous les six mois et sont consignés dans un registre (article R4227-39).
- Secourisme. Un membre du personnel formé au secourisme est exigé dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et sur certains chantiers (article R4224-15). La formation SST dure 14 heures, le MAC SST 7 heures, à renouveler tous les 24 mois.
- Évaluation des risques. Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié et le CSE est consulté sur ce document et sur ses mises à jour.
- Organisation. Toutes nos formations se déroulent chez vous, par petits groupes, en demi-journées ou en journées, sans arrêter l’activité.
- Financement. Une prise en charge par votre OPCO est possible selon votre effectif et votre branche. La certification Qualiopi de l’organisme en est une condition.
- Pour aller plus vite. Un devis gratuit se demande en deux minutes sur la page contact de TRINACRE Formations ou par téléphone au 06 62 83 13 37.
Sommaire
- Formation incendie et secourisme : ce que la réglementation attend vraiment de l’employeur
- Formation incendie en réalité virtuelle et en réalité augmentée
- Formation équipier de première intervention (EPI)
- Formation évacuation : guide-file, serre-file et exercice d’évacuation
- Formation incendie bac à feu, camion feu ou réalité virtuelle augmentée : le comparatif
- Formation SST et MAC SST
- DUERP : formation, accompagnement et lien avec le CSE
- Formation gestes et postures
- Formation incendie par secteur : bureaux, ERP, EHPAD, hôtels, commerces, industrie, collectivités
- Comment bâtir un plan annuel de formation sécurité
- Financement : OPCO et plan de développement des compétences
- Ce que Qualiopi change pour l’acheteur de formation
- Organisation pratique : former sans arrêter l’activité
- Les documents remis après la formation
- Les erreurs fréquentes des entreprises
- La checklist du DRH
- Questions fréquentes
- Demander un devis
Formation incendie et secourisme : ce que la réglementation attend vraiment de l’employeur
Avant de parler de formations, il faut poser le cadre. Beaucoup de devis citent des articles en vrac. Voici ce que disent les textes, sans en rajouter.
L’obligation générale de sécurité
L’article L4121-1 du Code du travail demande à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention, des actions d’information et de formation, et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.
Tout le reste en découle. La formation n’est pas une case à cocher : c’est l’un des trois piliers de l’obligation de l’employeur, au même titre que la prévention et l’organisation.
Incendie : ce que dit le Code du travail
Cinq articles suffisent pour comprendre l’essentiel.
- Article R4227-28. L’employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs. Cet article s’applique à tous les employeurs, quelle que soit la taille de l’entreprise.
- Article R4227-29. Le premier secours contre l’incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement. Le texte prévoit au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum pour 200 mètres carrés de plancher, avec au moins un appareil par niveau, et des extincteurs adaptés lorsque les locaux présentent des risques particuliers, notamment électriques.
- Article R4227-37. Une consigne de sécurité incendie est établie et affichée de manière très apparente dans les établissements où peuvent se trouver réunies habituellement plus de cinquante personnes, ainsi que dans ceux, quelle que soit leur taille, où sont manipulées des matières inflammables.
- Article R4227-38. Cette consigne indique notamment le matériel d’extinction et de secours, les personnes chargées de le mettre en action, les personnes chargées de diriger l’évacuation pour chaque local, les mesures liées à la présence de personnes handicapées, les moyens d’alerte et les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers. Elle rappelle aussi le devoir, pour toute personne qui aperçoit un début d’incendie, de donner l’alarme et de mettre en œuvre les moyens de premier secours sans attendre l’arrivée des personnes désignées.
- Article R4227-39. La consigne prévoit des essais et visites périodiques du matériel, et des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d’alarme générale, à localiser et utiliser les espaces d’attente sécurisés, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les manœuvres nécessaires. Ces exercices et essais ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations sont consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Deux choses à retenir. D’abord, la consigne désigne des personnes : cela suppose qu’elles sachent quoi faire, donc qu’elles aient été formées. Ensuite, le texte parle d’exercices où les salariés apprennent à se servir des moyens de premier secours. Un simple affichage ne suffit pas.
Si votre établissement compte moins de cinquante personnes et ne manipule pas de matières inflammables, la consigne formelle et la périodicité de six mois ne s’imposent pas dans les mêmes termes. L’article R4227-28 et l’obligation de formation à la sécurité, eux, s’appliquent toujours. Un feu de corbeille ou d’armoire électrique ne demande pas l’effectif de l’entreprise avant de démarrer.
Secourisme : ce que dit le Code du travail
L’article R4224-15 prévoit qu’un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux, et sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux. Le texte précise que ces travailleurs formés ne peuvent pas remplacer les infirmiers.
L’article R4224-16 complète le dispositif. En l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas une présence permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures sont adaptées à la nature des risques et consignées dans un document tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Le Code ne fixe donc pas un nombre de secouristes par tranche d’effectif. C’est votre évaluation des risques, vos horaires, vos sites et l’avis du médecin du travail qui déterminent le bon nombre. Nous y revenons dans la partie consacrée au SST.
La formation à la sécurité de tous les salariés
Les articles R4141-2 et suivants organisent la formation à la sécurité. L’employeur informe les travailleurs sur les risques pour leur santé et leur sécurité d’une manière compréhensible pour chacun. Cette information et la formation à la sécurité sont dispensées lors de l’embauche et chaque fois que nécessaire.
L’article R4141-3 précise que cette formation porte sur les conditions de circulation dans l’entreprise, les conditions d’exécution du travail et la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre. L’article R4141-11 ajoute que le salarié doit connaître les issues et dégagements de secours à utiliser en cas de sinistre. Autrement dit, chaque nouvel arrivant doit savoir par où sortir et quoi faire, dès ses premiers jours.
Code du travail, règlement ERP, APSAD R6 : ne mélangez pas tout
Trois sources reviennent souvent dans les devis et les rapports de visite. Elles n’ont pas la même valeur.
| Source | Nature | Qui est concerné | Ce qu’elle demande, en résumé |
|---|---|---|---|
| Code du travail | Loi et règlement, obligatoires | Tous les employeurs | Combattre rapidement tout début d’incendie, extincteurs, consigne, exercices, secouristes, formation à la sécurité, DUERP |
| Règlement de sécurité des ERP (arrêté du 25 juin 1980) | Règlement, obligatoire | Les établissements recevant du public, en plus du Code du travail | Consignes, formation du personnel désigné, exercices d’instruction portés au registre de sécurité, règles propres à chaque type d’établissement |
| Règle APSAD R6 | Référentiel des assureurs, pas une loi | Les entreprises dont le contrat d’assurance ou la politique interne y fait référence | Une organisation de la maîtrise du risque incendie, avec des équipiers formés |
Un point de vigilance : si votre contrat d’assurance renvoie à un référentiel, il devient pour vous une obligation contractuelle. Relisez vos conditions particulières, ou posez la question à votre courtier, avant de bâtir votre plan de formation.
Formation incendie en réalité virtuelle et en réalité augmentée
C’est la formation que nos clients nous demandent le plus, et celle qui nous distingue. Le principe est simple : au lieu d’allumer un feu sur un parking, nous faisons apparaître un départ de feu dans vos propres locaux, à travers un casque.
Comment se passe une formation incendie en réalité virtuelle
Le stagiaire porte un casque et tient un extincteur connecté, qui a le poids et le maniement d’un appareil réel. En réalité augmentée, il continue de voir la pièce où il se trouve, ses collègues, le mobilier. Un feu apparaît : une armoire électrique, une corbeille à papier, un poste de travail, une cuisine, un local technique. Il doit alors faire ce qu’il ferait un vrai jour d’incendie.
- Analyser la situation et donner l’alerte.
- Choisir le bon extincteur selon la nature du feu.
- Dégoupiller, se placer à la bonne distance, viser la base des flammes.
- Vérifier l’extinction, puis se replier si le feu ne cède pas.
Le simulateur enregistre ce qui s’est passé : temps de réaction, choix de l’appareil, distance d’attaque, efficacité du geste. Le formateur s’en sert pour le débriefing. Chaque stagiaire passe plusieurs fois, sur des scénarios différents. C’est la répétition qui fait le réflexe.
La réalité virtuelle complète, elle, plonge le stagiaire dans un environnement entièrement reconstitué. Elle sert pour des situations impossibles à reproduire autrement : un local enfumé, un feu qui se propage, une évacuation dans des conditions dégradées.
Pour qui
Pour tous les salariés, sans prérequis. Cette formation convient particulièrement aux entreprises qui n’ont ni cour ni parking, aux immeubles de bureaux, aux sites sensibles, aux établissements qui reçoivent du public ou des résidents, et à tous ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas faire venir un feu réel sur leur site.
À quelles obligations répond-elle
Elle s’inscrit dans le cadre des articles R4227-28 et R4227-39 du Code du travail : mettre les salariés en capacité de combattre un début d’incendie et leur apprendre à se servir des moyens de premier secours. La partie théorique reste la même que dans une formation classique : triangle du feu, classes de feu, agents extincteurs, alerte, consignes de votre établissement.
Soyons précis : le Code du travail ne décrit pas la méthode pédagogique. Il fixe un objectif, celui de salariés capables d’agir. Si votre assureur ou un référentiel interne exige une manipulation sur feu réel, dites-le nous au moment du devis, pour que nous regardions ensemble ce qui est attendu.
Contenu, durée et format
- Contenu. Rappels sur le feu et sa propagation, choix et utilisation des extincteurs, conduite à tenir, alerte, puis mises en situation individuelles au casque avec débriefing.
- Durée usuelle. Une demi-journée par groupe. En format journée, les groupes se succèdent par rotation de binômes.
- Effectif. Jusqu’à 12 stagiaires par demi-journée. Sur une journée complète, il est possible de faire passer jusqu’à une trentaine de personnes.
- Lieu. Chez vous, dans une salle de réunion ou un espace dégagé de quelques mètres carrés. Aucune installation extérieure, aucun véhicule.
- Contraintes pour le site. Pas de flamme, pas de fumée, pas de gaz, pas de résidu à nettoyer. Le système de sécurité incendie du bâtiment n’est pas sollicité.
Ce que le DRH obtient
Une formation réalisée dans les murs, sur le temps de travail, sans négocier avec le bailleur ni réserver un parking. Des salariés qui ont tous manipulé, et pas seulement regardé un collègue le faire. Une attestation individuelle, une feuille d’émargement et une trace écrite pour votre registre.
Le détail du matériel et des scénarios est présenté sur notre page consacrée à la formation incendie et secourisme en réalité virtuelle et augmentée.
Formation équipier de première intervention (EPI)
Petite précision de vocabulaire pour commencer. Dans ce guide, EPI signifie équipier de première intervention, et non équipement de protection individuelle. Les deux sigles cohabitent dans les entreprises et la confusion est fréquente.
Qu’est-ce qu’un équipier de première intervention
C’est un salarié volontaire ou désigné qui sait réagir dans les toutes premières minutes d’un départ de feu : donner l’alerte, attaquer le foyer avec l’extincteur adapté, couper ce qui doit l’être, puis faciliter l’évacuation et l’arrivée des secours. Il ne remplace pas les sapeurs-pompiers. Il occupe le terrain pendant le temps où tout se joue.
Pour qui
En priorité les personnes que votre consigne de sécurité désigne pour mettre en œuvre le matériel d’extinction. En pratique, il est utile de former large : l’article R4227-38 rappelle que toute personne qui aperçoit un début d’incendie doit donner l’alarme et utiliser les moyens de premier secours, sans attendre les personnes désignées. Pensez aux équipes de nuit, aux sites isolés, aux agents d’accueil et aux services techniques.
Les obligations
La formation équipier de première intervention répond aux articles R4227-28, R4227-38 et R4227-39 du Code du travail. La règle APSAD R6, lorsque votre assureur s’y réfère, décrit elle aussi une organisation avec des équipiers formés. Rappelons qu’il s’agit d’un référentiel assureur et non d’un texte de loi.
Le contenu
- Les causes d’incendie les plus courantes en entreprise et la façon dont un feu se développe.
- Les classes de feu et les agents extincteurs : eau pulvérisée, CO2, poudre, et ce qu’il ne faut pas faire sur un feu électrique ou un feu de graisse.
- La lecture d’un extincteur et sa mise en œuvre.
- L’alerte : qui appeler, quoi dire, à qui passer le relais.
- Les consignes propres à votre établissement et le repérage des moyens de secours sur le site.
- Les limites de l’intervention : savoir renoncer, fermer la porte, évacuer.
- Des mises en situation individuelles en réalité augmentée, sur plusieurs types de feux.
Durée, format et effectif
La durée usuelle est de 3 h 30, soit une demi-journée. Un format d’une journée est possible lorsque vous souhaitez y associer un exercice d’évacuation ou approfondir les risques particuliers de votre site. Les groupes comptent en général de 4 à 12 stagiaires. La formation se déroule dans vos locaux, avec une partie en salle et une partie de repérage sur le terrain.
Ce que le DRH obtient
Une liste claire d’équipiers formés, étage par étage ou service par service. Des attestations individuelles. Un compte rendu qui signale, le cas échéant, les points relevés pendant la visite : extincteur masqué par un meuble, plan d’évacuation qui n’est plus à jour, porte coupe-feu calée. Ce sont des détails, jusqu’au jour où ils comptent.
Le programme complet est disponible sur la page formation équipier de première intervention et extincteurs.
Formation évacuation : guide-file, serre-file et exercice d’évacuation
Éteindre un début de feu est une chose. Faire sortir cent personnes d’un bâtiment en quelques minutes, sans oublier personne, en est une autre. Les deux sujets se complètent, mais ils ne mobilisent pas les mêmes compétences.
Guide-file, serre-file, responsable d’évacuation : qui fait quoi
- Le guide-file prend la tête du groupe et le conduit jusqu’au point de rassemblement par l’itinéraire prévu, ou par un autre si le premier est impraticable.
- Le serre-file ferme la marche. Il vérifie que les bureaux, les sanitaires et les locaux annexes sont vides, ferme les portes derrière lui et confirme que sa zone est évacuée.
- Le responsable d’évacuation coordonne l’ensemble, recueille les comptes rendus au point de rassemblement et informe les secours à leur arrivée.
L’article R4227-38 demande que la consigne de sécurité incendie indique, pour chaque local, les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et éventuellement du public, ainsi que les mesures spécifiques liées à la présence de personnes handicapées. Ces personnes doivent donc être nommées, connues et formées.
Pour qui
Les salariés désignés guide-file, serre-file ou responsable d’évacuation, leurs suppléants, et plus largement les managers de proximité. Prévoyez toujours des suppléants : congés, télétravail et déplacements font qu’un jour donné, la moitié de vos titulaires peut être absente.
Le contenu de la formation évacuation
- Les effets des fumées et les raisons pour lesquelles on évacue vite.
- Le signal d’alarme de votre établissement : le reconnaître, comprendre ce qu’il déclenche.
- Les itinéraires, les issues de secours, les espaces d’attente sécurisés et le point de rassemblement.
- Le rôle de chacun, avec une attention particulière à la prise en charge des personnes en situation de handicap, des visiteurs et des prestataires.
- Les erreurs classiques : retourner chercher ses affaires, prendre l’ascenseur, rester dans le hall, se disperser sur le trottoir.
- Une reconnaissance des cheminements sur site, suivie d’un exercice pratique et d’un débriefing.
L’exercice d’évacuation
L’article R4227-39 prévoit des exercices au moins tous les six mois dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie. Leur date et les observations sont consignées dans un registre.
Un exercice utile ne se résume pas à faire sonner l’alarme et à chronométrer. Nous préparons avec vous un scénario : une issue volontairement condamnée, une personne restée dans les sanitaires, un visiteur qui ne connaît pas les lieux. Nous plaçons des observateurs, nous relevons les temps et les comportements, puis nous vous remettons un compte rendu avec des actions correctives concrètes.
Vous pouvez choisir un exercice annoncé ou inopiné. Le premier rassure et permet d’apprendre. Le second montre la réalité. Beaucoup d’entreprises alternent les deux dans l’année.
Durée, format et effectif
La formation des guide-files et serre-files dure habituellement 3 h 30, par groupes de 4 à 10 personnes. L’exercice d’évacuation, lui, concerne tout l’effectif présent et mobilise le site pendant un temps court, souvent moins d’une demi-heure, débriefing à chaud compris.
Ce que le DRH obtient
Une organisation d’évacuation à jour, avec des noms en face de chaque zone. Des attestations individuelles pour les personnes formées. Un compte rendu d’exercice daté, à classer dans le registre de sécurité. Et une liste courte de points à corriger avant le prochain exercice.
Pour le programme détaillé, consultez la page formation évacuation incendie, guide-file et serre-file.
Formation incendie bac à feu, camion feu ou réalité virtuelle augmentée : le comparatif
Les trois méthodes existent et chacune a ses qualités. Nous avons fait le choix de la réalité virtuelle et augmentée, mais ce guide serait malhonnête s’il prétendait qu’elle est supérieure sur tous les plans. Voici une comparaison aussi neutre que possible.
| Critère | Bac à feu | Camion feu (unité mobile) | Réalité virtuelle et augmentée |
|---|---|---|---|
| Principe | Un générateur de flammes, le plus souvent au gaz, que le stagiaire éteint avec un extincteur réel | Un véhicule aménagé avec des cellules feu et parfois un espace enfumé | Un casque et un extincteur connecté, le feu est simulé dans la pièce |
| Lieu nécessaire | Un espace extérieur dégagé et l’accord du gestionnaire du site | Une place de stationnement adaptée, accessible au véhicule | Une salle ou un espace dégagé à l’intérieur de vos locaux |
| Flamme et chaleur réelles | Oui | Oui | Non, c’est sa principale limite |
| Variété des scénarios | Limitée au type de bac utilisé | Plusieurs foyers selon l’équipement du véhicule | Large : armoire électrique, cuisine, bureau, local technique, feu qui se propage |
| Réalisme du lieu | Le feu est sur un parking, pas à votre poste de travail | Le feu est dans le véhicule | Le feu apparaît dans vos propres locaux |
| Nombre de passages par stagiaire | Souvent un seul, selon les recharges disponibles | Un à deux, selon le temps | Plusieurs, sans consommable |
| Dépendance à la météo | Forte | Faible à moyenne | Aucune |
| Impact sur le site | Flamme nue en extérieur, zone à sécuriser puis à nettoyer | Emprise du véhicule, accès à organiser | Aucun : ni flamme, ni fumée, ni déclenchement du système de sécurité incendie |
| Suivi individuel | Observation du formateur | Observation du formateur | Observation du formateur et données enregistrées par le simulateur |
| Points faibles | Logistique, autorisations, scénario unique | Accès et stationnement, salariés à faire sortir du bâtiment | Pas de sensation de chaleur, quelques personnes sont moins à l’aise avec un casque |
Ce que le feu réel apporte
La chaleur sur le visage, le bruit, le souffle de l’extincteur qui se vide. Pour des équipes d’intervention en milieu industriel, ou lorsque l’assureur le demande explicitement, cette expérience a une vraie valeur. Nous ne dirons jamais le contraire.
Ce que la réalité virtuelle augmentée apporte
Le contexte. Un salarié de bureau n’aura probablement jamais à éteindre un bac de gaz sur un parking. En revanche, il peut se retrouver face à une multiprise qui fume sous son bureau ou à une armoire électrique en feu dans le couloir. C’est précisément ce que la simulation lui fait vivre, dans son environnement de travail, avec plusieurs essais pour corriger son geste.
Elle apporte aussi la possibilité de former des sites où le feu réel est tout simplement exclu : étage élevé d’un immeuble, centre-ville sans stationnement, crèche, établissement de soins, site classé ou sensible.
Comment choisir
Posez-vous trois questions. Avez-vous un espace extérieur utilisable et l’accord du gestionnaire de l’immeuble ? Votre assureur impose-t-il une méthode ? Vos salariés sont-ils exposés à des risques de bureau ou à des risques industriels ? Si vous répondez non, non et bureau, la réalité virtuelle augmentée est le choix le plus simple. Nous détaillons ce raisonnement dans l’article formation incendie en réalité virtuelle, sans camion feu ni bac à feu.
Pour ceux qui redoutent le casque : en réalité augmentée, le stagiaire voit toujours la pièce réelle autour de lui. La gêne parfois ressentie en immersion totale est nettement réduite, et personne n’est obligé de passer si cela ne lui convient pas.
Formation SST et MAC SST
Le sauveteur secouriste du travail, ou SST, est le salarié capable de porter secours à un collègue victime d’un accident ou d’un malaise, et de contribuer à la prévention des risques dans son entreprise. C’est un dispositif national, piloté par l’INRS et le réseau Assurance maladie Risques professionnels.
L’habilitation INRS : le premier point à vérifier
Seul un organisme habilité peut dispenser la formation SST et délivrer le certificat correspondant. TRINACRE Formations est habilité par l’INRS pour le SST. Les sessions sont déclarées et les certificats sont enregistrés dans l’outil de gestion national du réseau. Si un prestataire vous propose une formation SST sans pouvoir justifier de son habilitation, vos salariés ne recevront pas de certificat SST.
Formation SST initiale : 14 heures
- Pour qui. Tout salarié, sans prérequis ni condition de diplôme.
- Durée. 14 heures en présentiel, soit deux jours. Du temps peut être ajouté lorsque l’entreprise présente des risques spécifiques.
- Effectif. De 4 à 10 stagiaires par session, comme le prévoit le document de référence de l’INRS.
- Contenu. Les deux domaines de compétences du SST : intervenir face à une situation d’accident du travail, et contribuer à la prévention des risques professionnels dans l’entreprise. Concrètement : protéger, examiner la victime, alerter ou faire alerter, secourir. Saignement abondant, étouffement, malaise, brûlure, traumatisme, victime qui ne répond pas, arrêt cardiaque avec massage et défibrillateur.
- Validation. Des épreuves certificatives en fin de formation. Le certificat SST est valable 24 mois.
Dans nos sessions, la réalité augmentée vient en appui des ateliers sur mannequin pour rendre certaines situations plus concrètes. Elle n’intervient pas dans les épreuves certificatives, qui suivent strictement le cadre de l’INRS.
Le programme jour par jour est présenté sur la page formation SST en entreprise.
MAC SST : 7 heures, tous les 24 mois
Le maintien et actualisation des compétences, ou MAC SST, est le recyclage du sauveteur secouriste du travail. Il dure 7 heures en présentiel et doit être suivi tous les 24 mois, avant la date de fin de validité du certificat.
Que se passe-t-il si la date est dépassée ? Le salarié ne peut plus exercer en tant que SST. Il n’a pas pour autant tout perdu : le dispositif lui permet de suivre un MAC pour retrouver sa certification. Si l’interruption est longue, repasser par une formation initiale est plus prudent, car les épreuves du MAC supposent que les gestes soient encore acquis.
C’est le sujet sur lequel les entreprises se font le plus souvent surprendre. Un tableau de suivi avec les dates d’échéance, consulté une fois par trimestre, suffit à éviter le problème. Le déroulé du recyclage est détaillé sur la page MAC SST, maintien et actualisation des compétences.
Combien de SST faut-il former
Le Code du travail ne donne pas de chiffre. L’article R4224-15 vise chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et certains chantiers. L’article R4224-16 demande à l’employeur d’organiser les premiers secours après avis du médecin du travail.
Pour dimensionner, raisonnez en présence réelle plutôt qu’en pourcentage :
- un SST présent sur chaque site, à chaque plage horaire, y compris la nuit et le week-end si vous y travaillez ;
- un SST par équipe ou par zone lorsque les locaux sont étendus ou répartis sur plusieurs étages ;
- une marge pour couvrir les congés, les arrêts, le télétravail et les départs ;
- une attention particulière aux postes isolés et aux activités à risque identifiées dans votre DUERP.
Ce que le DRH obtient
Des certificats SST reconnus au niveau national. Une feuille d’émargement et une attestation de fin de formation pour chaque stagiaire. Les dates d’échéance, pour planifier les MAC dès maintenant. Et des salariés qui, au-delà des gestes de secours, remontent les situations dangereuses qu’ils observent. C’est la partie prévention du SST, souvent sous-estimée.
DUERP : formation, accompagnement et lien avec le CSE
Le document unique d’évaluation des risques professionnels est la colonne vertébrale de votre prévention. C’est lui qui justifie, noir sur blanc, pourquoi vous formez telle équipe à tel sujet.
Ce que disent les textes
- Article R4121-1. L’employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail.
- Article R4121-2. La mise à jour est réalisée au moins chaque année dans les entreprises d’au moins onze salariés, lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail, et lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur.
- Article L4121-3-1. Les entreprises d’au moins cinquante salariés établissent un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail. Les entreprises de moins de cinquante salariés définissent des actions de prévention et de protection, dont la liste figure dans le DUERP. Les versions successives du document sont conservées pendant au moins quarante ans.
Le lien avec le CSE
L’article L4121-3 prévoit que le comité social et économique, et sa commission santé, sécurité et conditions de travail lorsqu’elle existe, apportent leur contribution à l’évaluation des risques professionnels. Le CSE est consulté sur le document unique et sur ses mises à jour.
Dans la pratique, cela change la méthode. Un DUERP rédigé seul dans un bureau, puis présenté pour information en fin de réunion, ne répond pas à l’esprit du texte. Associer les élus dès le découpage en unités de travail donne un document plus juste et évite bien des tensions. Nous avons consacré un article complet à ce sujet : DUERP et CSE, qui fait quoi.
Deux façons de travailler avec nous
La formation DUERP. Elle s’adresse aux dirigeants, aux responsables RH, HSE et QSE, aux élus du CSE et aux salariés désignés pour s’occuper de la prévention. Elle dure 14 heures sur deux jours, par groupes de 4 à 10 personnes, dans vos locaux. Au programme : le cadre juridique, le découpage en unités de travail, l’identification et la cotation des risques, la construction du plan d’action, la mise à jour et l’articulation avec le CSE. Les stagiaires travaillent sur votre propre entreprise et repartent avec une trame déjà remplie.
L’accompagnement. Vous manquez de temps ou de recul ? Nous réalisons avec vous l’évaluation des risques sur le terrain : visite des postes, entretiens, analyse des risques, rédaction ou mise à jour du document et proposition d’un plan d’action hiérarchisé. Il s’agit d’une prestation de conseil, distincte de la formation, qui fait l’objet d’un devis séparé. L’employeur reste responsable du document, et c’est à lui de le valider.
Ce que le DRH obtient
Un DUERP à jour, daté, lisible par un inspecteur du travail comme par un salarié. Un plan d’action avec des priorités et des responsables. Et un lien direct avec votre plan de formation : le risque incendie renvoie aux équipiers et à l’évacuation, le risque d’accident aux SST, les manutentions aux gestes et postures. Le programme figure sur la page formation DUERP.
Formation gestes et postures
Les douleurs de dos, d’épaules et de poignets ne concernent pas que les métiers de force. Elles touchent aussi les agents d’entretien, les soignants, les préparateurs de commandes, les employés de mise en rayon et les personnes qui passent leurs journées devant un écran.
Ce que dit le Code du travail
L’article R4541-8 prévoit que l’employeur fait bénéficier les travailleurs dont l’activité comporte des manutentions manuelles d’une information sur les risques qu’ils encourent lorsque ces activités ne sont pas exécutées d’une manière techniquement correcte, et d’une formation adéquate à la sécurité relative à l’exécution de ces opérations. Au cours de cette formation, essentiellement pratique, les salariés sont instruits sur les gestes et postures à adopter pour accomplir les manutentions manuelles en sécurité.
Pour qui
Tous les salariés qui portent, poussent, tirent, se penchent ou répètent les mêmes gestes. Et, dans une version adaptée, les salariés de bureau : réglage du siège et de l’écran, alternance des positions, organisation du poste.
Contenu, durée et format
- Contenu. Quelques notions simples sur le fonctionnement du dos et des articulations, les situations qui abîment, les principes de sécurité physique et d’économie d’effort, puis beaucoup de pratique sur les postes réels des stagiaires, avec leurs charges et leurs outils.
- Durée usuelle. D’une demi-journée à une journée, selon le nombre de postes à étudier.
- Format. Dans vos locaux, directement sur les postes de travail. C’est une formation de sensibilisation et de pratique. Elle donne lieu à une attestation de formation, pas à un certificat national.
Ce que le DRH obtient
Des salariés qui ont travaillé sur leurs propres gestes, et non sur des exemples génériques. Des pistes d’amélioration des postes, parfois très simples : une hauteur de plan de travail, un rangement mal placé, un chariot inadapté. Ces remarques ont toute leur place dans la mise à jour de votre DUERP.
Formation incendie par secteur : bureaux, ERP, EHPAD, hôtels, commerces, industrie, collectivités
Les principes sont les mêmes partout. Les risques, les horaires et les publics, eux, changent tout. Voici comment nous adaptons nos interventions.
Bureaux et sièges sociaux
Le risque est avant tout électrique : multiprises en cascade, chargeurs, baies informatiques, locaux techniques. La difficulté tient à l’organisation : plateaux ouverts, télétravail, salariés qui changent d’étage, visiteurs. Nous recommandons de former des équipiers et des guide-files par étage, avec des suppléants, et d’organiser les exercices un jour de forte présence. Dans un immeuble partagé, pensez à vous coordonner avec le gestionnaire et les autres occupants. La formation incendie en réalité virtuelle est ici particulièrement adaptée, puisque tout se passe en salle de réunion.
Établissements recevant du public
Un ERP cumule deux réglementations : le Code du travail pour ses salariés, et le règlement de sécurité contre l’incendie pour le public qu’il accueille. Ce règlement prévoit des consignes précises destinées au personnel (article MS 47), une formation des personnes désignées par l’exploitant, conduite à son initiative et sous sa responsabilité (article MS 48), et des exercices d’instruction du personnel dont la date est portée au registre de sécurité (article MS 51).
La question centrale n’est plus seulement de faire sortir les salariés. Il faut guider des personnes qui ne connaissent pas les lieux et qui, spontanément, repartent par où elles sont entrées. Le contenu que nous proposons est décrit sur la page formation incendie en ERP.
EHPAD et secteur médico-social
Ici, on n’évacue pas comme dans un bureau. Les résidents ne peuvent pas descendre un escalier seuls, et l’effectif de nuit est réduit. Le règlement de sécurité applicable aux structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées en tient compte : le personnel doit être formé à l’évacuation des résidents par transfert horizontal avant l’arrivée des secours et à l’exploitation du système de sécurité incendie (article J 35), et des exercices pratiques d’instruction du personnel ont lieu au moins une fois par semestre (article J 39).
Nos sessions portent donc sur la lecture du tableau de signalisation, la levée de doute, le transfert horizontal vers la zone protégée et la fermeture des portes. Elles sont programmées en tenant compte des roulements, y compris pour les équipes de nuit. L’absence de flamme et de fumée permet de former au cœur du service, sans inquiéter les résidents. Tout est détaillé sur la page formation incendie en EHPAD.
Hôtels
La nuit, un hôtel fonctionne avec très peu de personnel et des clients endormis qui ne connaissent pas le bâtiment. Le veilleur ou le réceptionniste de nuit doit savoir interpréter une alarme, lever le doute, alerter les secours et lancer l’évacuation, parfois seul. Le règlement de sécurité contient des dispositions particulières pour les hôtels, y compris les petits établissements. Votre notice de sécurité et les prescriptions de la commission de sécurité vous indiquent précisément ce qui s’applique chez vous.
Nous formons les équipes d’accueil, d’étage, de cuisine et de maintenance sur leurs risques respectifs, à des horaires compatibles avec les services. Voir la page formation incendie en hôtel.
Commerces, magasins et supérettes
Réserves encombrées, emballages, issues de secours qui servent de zone de stockage temporaire, forte rotation du personnel, clients présents en permanence. Les formations doivent être courtes, répétées et calées avant l’ouverture ou pendant les heures creuses. Une demi-journée en petits groupes suffit souvent à former toute une équipe sans fermer le magasin. Notre approche est présentée sur la page formation incendie en magasin et supérette.
Industrie, ateliers et logistique
C’est le secteur où l’article R4224-15 prend tout son sens : les ateliers où sont accomplis des travaux dangereux doivent compter un secouriste formé. C’est aussi là que les risques d’incendie sont les plus variés : produits inflammables, travaux par points chauds, stockage en hauteur, zones de charge de batteries, poussières.
Nous construisons les scénarios à partir de votre DUERP et de vos consignes. Dans ces environnements, la réalité virtuelle augmentée est un excellent outil pour l’acquisition des réflexes par le plus grand nombre. Elle peut être complétée, selon vos risques et les exigences de votre assureur, par d’autres exercices pour les équipes d’intervention. Nous vous le dirons franchement si votre besoin dépasse ce que nous proposons.
Collectivités et établissements publics
Mairies, écoles, crèches, gymnases, médiathèques, services techniques : une collectivité gère des dizaines de bâtiments, souvent des ERP, avec des agents aux métiers très différents. Comme tout employeur, une collectivité doit protéger la santé et la sécurité de ses agents, dans le cadre propre à la fonction publique territoriale.
Nous organisons des sessions par site ou par service, en regroupant les agents de plusieurs petits établissements quand c’est plus simple. Nous répondons aux consultations et aux marchés publics, et nous fournissons les justificatifs habituels : certificat Qualiopi, habilitation INRS, programmes, références.
Comment bâtir un plan annuel de formation sécurité
Un plan de formation sécurité tient sur une page. Ce qui prend du temps, c’est de rassembler les informations la première fois. Voici la méthode que nous conseillons à nos clients.
Étape 1 : partir du DUERP et des obligations
Relisez votre document unique et votre consigne de sécurité incendie. Notez, pour chaque site, les risques qui appellent une formation : incendie, évacuation, secours aux personnes, manutentions, risques propres à votre activité. Ajoutez ce que demandent votre assureur, votre bailleur et, pour un ERP, les prescriptions de la commission de sécurité.
Étape 2 : faire l’état des lieux des personnes formées
Dressez un tableau simple : nom, site, service, horaires, formations suivies, date, échéance. Retirez les salariés partis. Repérez les trous : un étage sans guide-file, une équipe de nuit sans SST, un magasin où plus personne n’a touché un extincteur depuis trois ans.
Étape 3 : fixer des objectifs de couverture
Décidez de ce que vous voulez atteindre, de façon concrète. Par exemple : un SST présent à chaque plage horaire sur chaque site, un guide-file et un serre-file par zone avec un suppléant, tous les salariés passés au moins une fois par une manipulation d’extincteur, chaque nouvel arrivant informé des consignes dès sa première semaine.
Étape 4 : répartir sur l’année
Évitez de tout concentrer en décembre, quand les budgets se ferment et que les plannings débordent. Un rythme régulier est plus facile à tenir. Voici un exemple pour un site tertiaire d’une centaine de personnes, à adapter à votre activité.
| Période | Actions | Trace à conserver |
|---|---|---|
| Premier trimestre | Mise à jour du DUERP avec le CSE, recensement des certificats SST qui arrivent à échéance dans l’année, demande de prise en charge à l’OPCO | DUERP daté, avis du CSE, accord de financement |
| Deuxième trimestre | Formation incendie en réalité virtuelle augmentée pour les équipiers, formation des guide-files et serre-files, premier exercice d’évacuation | Attestations, émargements, compte rendu d’exercice au registre |
| Troisième trimestre | MAC SST, formation SST initiale pour les nouveaux secouristes, gestes et postures pour les équipes concernées | Certificats SST, attestations, tableau des échéances mis à jour |
| Quatrième trimestre | Second exercice d’évacuation, session de rattrapage pour les absents et les nouveaux arrivants, bilan de l’année et budget de l’année suivante | Compte rendu d’exercice, bilan présenté au CSE |
Étape 5 : suivre et ajuster
Un déménagement, une réorganisation, un nouvel atelier, un accident ou un presque accident : chaque changement doit vous faire rouvrir le plan. C’est aussi ce que demande le Code du travail pour le DUERP.
Si vous souhaitez que nous regardions votre situation et que nous vous proposions un plan chiffré, il suffit de nous décrire vos sites et vos effectifs via le formulaire de contact.
Financement : OPCO et plan de développement des compétences
Commençons par deux règles que l’on oublie parfois. Le financement des actions de formation à la sécurité est à la charge de l’employeur (article L4141-4 du Code du travail). Et toute action de formation qui conditionne l’exercice d’une activité ou d’une fonction en application de dispositions légales et réglementaires constitue un temps de travail effectif, avec maintien de la rémunération (article L6321-2). Une formation incendie ou SST ne se fait donc ni sur les congés, ni aux frais du salarié.
Le plan de développement des compétences
Les formations à la sécurité figurent dans le plan de développement des compétences de l’entreprise, parmi les actions obligatoires. C’est dans ce cadre que votre opérateur de compétences peut intervenir.
La prise en charge par l’OPCO
Les fonds mutualisés du plan de développement des compétences sont principalement destinés aux entreprises de moins de cinquante salariés. Au-delà, les aides existent parfois, mais elles sont plus ciblées.
Chaque OPCO fixe ses propres règles : formations éligibles, plafonds, taux de prise en charge, délais de dépôt. Ces règles changent d’une année à l’autre et d’une branche à l’autre. Certaines formations réglementaires sont financées en totalité, d’autres en partie, d’autres pas du tout. Nous préférons vous le dire clairement plutôt que de vous promettre une formation gratuite.
Trois conseils pratiques :
- contactez votre conseiller OPCO en début d’année, avant que les enveloppes ne soient consommées ;
- déposez la demande de prise en charge avant le début de la formation, avec le devis, le programme et la convention ;
- vérifiez que l’organisme est certifié Qualiopi, c’est une condition du financement.
Nous vous fournissons tous les documents nécessaires au dossier. Pour comprendre ce qui est réellement finançable, lisez notre article formation SST gratuite en entreprise : ce que finance vraiment l’OPCO.
Et le prix ?
Nous ne publions pas de grille tarifaire, parce que le prix dépend du nombre de groupes, du format et de la localisation. Le devis est gratuit et détaillé. En intra, le tarif est établi par session et non par personne : plus le groupe est complet, plus le coût par salarié baisse. En Île-de-France, le déplacement est inclus.
Ce que Qualiopi change pour l’acheteur de formation
Qualiopi est la certification qualité des prestataires d’actions concourant au développement des compétences. L’article L6316-1 du Code du travail l’impose aux organismes financés notamment par un opérateur de compétences, par l’État, par les régions, par la Caisse des dépôts et consignations ou par France Travail. Elle est délivrée par un organisme certificateur indépendant, sur la base du référentiel national qualité, à l’issue d’un audit, puis vérifiée par des audits réguliers.
Ce que cela vous garantit
- Votre besoin est analysé avant la formation, et le programme est adapté à votre contexte.
- Les objectifs, la durée, les prérequis et les modalités d’évaluation sont écrits et vous sont communiqués.
- Les acquis des stagiaires sont évalués, et pas seulement leur présence.
- Les formateurs sont qualifiés et leurs compétences sont tenues à jour.
- L’accueil des personnes en situation de handicap est prévu.
- Votre avis est recueilli après la formation, et les réclamations sont traitées.
Ce que cela ne dit pas
Qualiopi certifie une organisation et des processus. Elle ne remplace pas les habilitations propres à chaque formation : pour le SST, c’est l’habilitation INRS qui compte. Elle ne vous dit pas non plus si le formateur connaît votre métier. Demandez toujours qui animera la session et quelle est son expérience du terrain.
Chez TRINACRE Formations, les sessions sont animées ou encadrées par David MORANDI, gérant et formateur, qui a plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la sécurité incendie et la prévention. Vous avez un seul interlocuteur, du devis au compte rendu.
Organisation pratique : former sans arrêter l’activité
La première objection d’un directeur de site est toujours la même : je ne peux pas me passer de mes équipes une journée entière. C’est justement pour cela que nous travaillons en intra, par petits groupes.
Des groupes, des demi-journées, des binômes
- Des groupes réduits. De 4 à 12 personnes selon la formation. Chacun pratique, personne ne reste spectateur.
- Des demi-journées. Une session le matin, une autre l’après-midi. Vos équipes se relaient, le service continue.
- Des rotations de binômes. En réalité virtuelle augmentée, les salariés passent deux par deux pendant que les autres travaillent. Sur une journée, une trentaine de personnes peuvent être formées sans que le service s’arrête.
- Des horaires adaptés. Avant l’ouverture d’un magasin, entre deux services d’un restaurant, en début de poste pour une équipe de nuit.
- Plusieurs sites. Un calendrier commun, un même contenu, un même formateur, pour que tous vos établissements aient le même niveau.
Ce dont nous avons besoin sur place
Une salle fermée avec des chaises, une prise électrique et, si possible, un écran ou un mur clair. Pour la réalité virtuelle augmentée, un espace dégagé de quelques mètres carrés. Pour le SST, une salle où l’on peut travailler au sol. Nous apportons tout le reste : casques, extincteurs connectés, mannequins, défibrillateur de formation, supports.
Avant, pendant, après
Avant. Un échange pour comprendre votre site, vos risques, vos consignes et vos contraintes d’horaires. Vous recevez un devis, un programme et une convention. Vous nous transmettez la liste des participants et nous signalez toute situation de handicap, pour que nous adaptions la séance.
Pendant. Peu de diaporama, beaucoup de pratique. Les exemples sont pris dans vos locaux : vos extincteurs, vos issues, votre alarme, votre point de rassemblement.
Après. Vous recevez par e-mail un compte rendu complet de la formation avec les documents administratifs. Si nous avons relevé un point à corriger pendant la visite, il y figure.
Nous intervenons à Paris, dans toute l’Île-de-France et partout en France métropolitaine. Pour les entreprises implantées dans plusieurs régions, les sessions sont regroupées par secteur géographique afin de limiter les déplacements.
Les documents remis après la formation
Une formation qui n’est pas tracée n’existe pas aux yeux d’un inspecteur, d’un assureur ou d’un juge. Voici ce que vous devez avoir dans votre dossier.
- La convention de formation et le programme, qui précisent les objectifs, la durée et le contenu.
- Les feuilles d’émargement, signées par demi-journée par les stagiaires et par le formateur.
- Les attestations individuelles de fin de formation, qui mentionnent les objectifs, la nature et la durée de l’action, ainsi que le résultat de l’évaluation des acquis.
- Le certificat de réalisation, demandé par l’OPCO pour le règlement.
- Le certificat SST pour les sauveteurs secouristes du travail, délivré dans le cadre du dispositif INRS.
- Le compte rendu d’exercice d’évacuation, avec la date, le scénario, les temps relevés, les observations et les actions à mener.
- Le bilan de satisfaction des stagiaires.
Le registre de sécurité
L’article R4227-39 demande que la date des exercices et essais périodiques, et les observations auxquelles ils ont donné lieu, soient consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. Dans un ERP, la date des exercices d’instruction du personnel est portée au registre de sécurité de l’établissement.
À chaque formation ou exercice, inscrivez la date, l’objet, le nom de l’organisme, le nombre de participants et les observations. Agrafez ou classez à côté le compte rendu et les émargements. Nous vous donnons la mention à reporter, prête à recopier.
Où ranger tout cela
Un classeur ou un dossier partagé par site, avec quatre intercalaires : consignes et plans, formations, exercices, vérifications du matériel. Le jour où quelqu’un vous demande de prouver ce qui a été fait, vous répondez en cinq minutes.
Les erreurs fréquentes des entreprises
Nous les rencontrons chaque semaine. Aucune n’est dramatique tant qu’il ne se passe rien. Toutes pèsent lourd le jour d’un sinistre.
- Confondre affichage et formation. Un plan d’évacuation au mur et une consigne près de l’ascenseur ne remplacent pas un exercice. Le Code du travail parle de salariés qui apprennent à se servir des moyens de premier secours.
- Former une fois, puis oublier. Les gestes se perdent vite. Les équipes changent encore plus vite. Une formation faite il y a cinq ans ne couvre plus grand monde.
- Laisser expirer les certificats SST. Passé 24 mois, le salarié ne peut plus exercer en tant que SST. Sans tableau de suivi, on s’en aperçoit toujours trop tard.
- Ne désigner que des titulaires. Sans suppléants, la moitié de vos guide-files est en congé ou en télétravail le jour où l’alarme sonne.
- Oublier la nuit, le week-end et les petits sites. Ce sont pourtant les moments et les lieux où il y a le moins de monde pour réagir.
- Négliger les nouveaux arrivants. Intérimaires, alternants, stagiaires, salariés mutés : la formation à la sécurité est due dès l’embauche et à chaque changement qui le justifie.
- Faire l’exercice d’évacuation sans le consigner. Pas de date, pas d’observations, pas de registre : vous ne pourrez pas prouver qu’il a eu lieu.
- Faire l’exercice sans débriefing. Tout le monde est sorti, donc tout va bien. Sauf que personne n’a vérifié les sanitaires, et que le point de rassemblement était sur la voie d’accès des secours.
- Déconnecter le DUERP du plan de formation. Le document unique identifie un risque, mais aucune action de formation n’y répond. Ou l’inverse : on forme par habitude, sans lien avec les risques réels.
- Oublier les entreprises extérieures. Le personnel de ménage, de maintenance ou de gardiennage travaille dans vos locaux, parfois seul et en dehors des horaires. Il doit connaître vos consignes.
- Choisir un prestataire sans vérifier ses habilitations. Qualiopi pour le financement, habilitation INRS pour le SST. Demandez les justificatifs avant de signer.
- Demander le financement après coup. La plupart des OPCO exigent une demande déposée avant le début de la formation.
La checklist du DRH
Douze points à passer en revue, site par site. Si vous répondez oui partout, votre organisation est solide. Chaque non est une action à inscrire dans votre plan.
- Le DUERP a été mis à jour dans les douze derniers mois, et le CSE a été consulté.
- La consigne de sécurité incendie est affichée, à jour, et les personnes qu’elle désigne travaillent encore dans l’entreprise.
- Les extincteurs sont en nombre suffisant, accessibles, vérifiés, et adaptés aux risques des locaux.
- Des équipiers de première intervention sont formés dans chaque zone et sur chaque plage horaire.
- Chaque zone a un guide-file et un serre-file, avec des suppléants identifiés.
- Les exercices prévus par la consigne ont eu lieu au moins tous les six mois, avec un compte rendu à chaque fois.
- Le registre de sécurité est renseigné : exercices, essais, formations, vérifications.
- Un SST est présent sur chaque site et à chaque horaire de travail.
- Les dates d’échéance des certificats SST sont suivies, et les MAC sont planifiés.
- Les nouveaux arrivants reçoivent les consignes et une formation à la sécurité dès leur prise de poste.
- Les salariés qui font de la manutention ont suivi une formation gestes et postures.
- Les attestations, émargements et comptes rendus sont classés et retrouvables en quelques minutes.
Vous avez plusieurs non ? C’est le cas de la plupart des entreprises que nous rencontrons. Envoyez-nous votre situation par le formulaire de contact, nous vous répondrons avec une proposition claire, ou appelez le 06 62 83 13 37.
Questions fréquentes
La formation incendie est-elle obligatoire en entreprise ?
Oui, dans son principe. L’article R4227-28 du Code du travail impose à tout employeur de prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu. Dans les établissements où peuvent se trouver réunies plus de cinquante personnes, ou qui manipulent des matières inflammables, l’article R4227-39 ajoute des exercices au moins tous les six mois, au cours desquels les salariés apprennent à reconnaître l’alarme et à se servir des moyens de premier secours. S’y ajoute la formation à la sécurité due à chaque salarié, qui porte notamment sur la conduite à tenir en cas de sinistre.
Combien de salariés faut-il former à la manipulation des extincteurs ?
Le Code du travail ne fixe pas de pourcentage. La consigne de sécurité désigne les personnes chargées de mettre le matériel en action, mais elle rappelle aussi que toute personne qui aperçoit un début d’incendie doit utiliser les moyens de premier secours. En pratique, visez une présence d’équipiers formés dans chaque zone et à chaque horaire, puis élargissez progressivement à l’ensemble du personnel. Votre assureur peut avoir ses propres exigences : posez-lui la question.
Tous les combien faut-il renouveler la formation incendie ?
Les exercices prévus par la consigne de sécurité incendie ont lieu au moins tous les six mois dans les établissements concernés. Pour la formation des équipiers de première intervention, le Code du travail ne donne pas de durée de validité. La plupart des entreprises retiennent un rythme annuel, qui permet d’intégrer les nouveaux arrivants et d’entretenir les réflexes. Si votre contrat d’assurance renvoie à un référentiel comme la règle APSAD R6, suivez la périodicité qu’il prévoit.
Combien d’exercices d’évacuation par an sont obligatoires ?
Dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie, les exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois, soit deux par an. Leur date et les observations sont consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. Certains établissements recevant du public ont des règles propres à leur type d’activité, à vérifier dans le règlement de sécurité et auprès de la commission de sécurité.
La formation incendie en réalité virtuelle est-elle reconnue ?
Le Code du travail fixe un résultat à atteindre, pas une méthode. Il demande que les salariés sachent se servir des moyens de premier secours et exécuter les manœuvres nécessaires. Une formation en réalité virtuelle et augmentée, avec un extincteur connecté qui reproduit le poids et le maniement d’un appareil réel, des mises en situation individuelles, une évaluation et une attestation, répond à cet objectif. Si votre assureur exige expressément une extinction sur feu réel, signalez-le avant la formation.
La réalité virtuelle remplace-t-elle la manipulation d’un vrai extincteur ?
Elle reproduit le geste : dégoupiller, tenir l’appareil, viser la base des flammes, garder la bonne distance. Elle ne reproduit pas la chaleur ni la décharge réelle de l’agent extincteur. En contrepartie, chaque stagiaire passe plusieurs fois, sur des feux variés, dans ses propres locaux. Pour la grande majorité des salariés du tertiaire, du commerce et du médico-social, c’est le meilleur compromis entre réalisme et faisabilité.
Faut-il un espace extérieur pour organiser une formation incendie ?
Non, pas avec la réalité virtuelle augmentée. Une salle de réunion ou un espace dégagé suffit. Il n’y a ni flamme, ni fumée, ni gaz, et le système de sécurité incendie du bâtiment n’est pas déclenché. C’est ce qui rend la formation possible en étage, en centre-ville ou dans un établissement occupé par des résidents.
Quelle est la différence entre un équipier de première intervention, un guide-file et un serre-file ?
L’équipier de première intervention agit sur le feu : il donne l’alerte et attaque le foyer avec un extincteur. Le guide-file conduit les personnes vers la sortie et le point de rassemblement. Le serre-file vérifie que plus personne ne reste dans la zone et ferme les portes. Une même personne peut cumuler deux rôles dans une petite structure, mais pas au même moment : on ne peut pas éteindre et guider à la fois.
Combien de temps dure une formation incendie en entreprise ?
Une demi-journée, soit environ 3 h 30, pour une formation équipier de première intervention ou une formation évacuation. Une journée lorsque l’on associe les deux, ou lorsque plusieurs groupes se succèdent. L’exercice d’évacuation proprement dit immobilise le site pendant un temps court.
Combien de SST faut-il dans une entreprise ?
Le Code du travail n’impose pas de nombre en fonction de l’effectif. Il exige un secouriste dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux et sur certains chantiers, et demande à l’employeur d’organiser les premiers secours après avis du médecin du travail. La bonne question est : y a-t-il toujours un SST présent, sur chaque site et à chaque horaire, même en période de congés ?
Quelle est la durée de validité du certificat SST ?
24 mois. Avant cette échéance, le salarié suit un MAC SST de 7 heures qui prolonge sa certification de 24 mois. Si la date est dépassée, il ne peut plus exercer en tant que SST tant qu’il n’a pas validé un nouveau MAC.
Que se passe-t-il si le MAC SST n’a pas été fait à temps ?
Le certificat n’est plus valide et le salarié n’est plus compté parmi vos secouristes. Il peut retrouver sa certification en suivant un MAC SST. Lorsque l’interruption est longue, une formation initiale de 14 heures est plus adaptée, car les épreuves du MAC supposent que les gestes soient encore maîtrisés.
La formation SST peut-elle être prise en charge par l’OPCO ?
C’est possible, selon votre OPCO, votre branche et votre effectif. Les entreprises de moins de cinquante salariés sont les mieux placées pour obtenir une prise en charge au titre du plan de développement des compétences. Les conditions varient beaucoup : interrogez votre conseiller avant la formation. L’organisme doit être certifié Qualiopi.
Combien coûte une formation incendie ou SST en entreprise ?
Le prix dépend du nombre de groupes, du format retenu et du lieu d’intervention. En intra, il est établi par session et non par personne. Nous ne publions pas de tarif, mais le devis est gratuit, détaillé et sans engagement. Demandez-le sur la page contact.
Peut-on former les salariés sans arrêter l’activité ?
Oui. C’est tout l’intérêt de l’intra par petits groupes. Les sessions durent une demi-journée, les équipes se relaient, et en réalité virtuelle augmentée les salariés passent par binômes pendant que leurs collègues continuent de travailler. Nous adaptons aussi les horaires aux ouvertures, aux services et aux postes de nuit.
Le DUERP est-il obligatoire pour une petite entreprise ?
Oui, dès le premier salarié. Ce qui change avec la taille, c’est la fréquence minimale de mise à jour : au moins chaque année à partir de onze salariés. En dessous, le document doit tout de même être actualisé lors de tout aménagement important et lorsqu’une information nouvelle sur un risque est connue. Les versions successives sont conservées au moins quarante ans.
La formation gestes et postures est-elle obligatoire ?
Pour les salariés dont l’activité comporte des manutentions manuelles, oui : l’article R4541-8 prévoit une information sur les risques et une formation pratique aux gestes et postures. Pour les autres, par exemple le travail sur écran, elle relève de votre démarche de prévention et de ce que votre DUERP a mis en évidence.
Quels documents présenter en cas de contrôle ?
Le DUERP à jour, la consigne de sécurité incendie, le registre où figurent les exercices et les essais, les attestations de formation et les feuilles d’émargement, les certificats SST en cours de validité, et les rapports de vérification du matériel. Dans un ERP, le registre de sécurité est le premier document demandé par la commission.
Intervenez-vous en dehors de Paris et de l’Île-de-France ?
Oui. TRINACRE Formations se déplace partout en France métropolitaine, dans les locaux du client. En Île-de-France, le déplacement est inclus dans le devis. Pour les autres régions, les frais de déplacement sont indiqués clairement, sans surprise. Les entreprises qui ont plusieurs sites gagnent à regrouper leurs sessions par secteur.
Qui anime les formations ?
David MORANDI, gérant de TRINACRE Formations, formateur en sécurité incendie et formateur SST. Vous échangez avec la personne qui viendra chez vous, ce qui évite les programmes standard déconnectés de votre site.
Demander un devis
Vous savez maintenant ce que les textes attendent de vous, ce que chaque formation couvre et comment l’organiser sans perturber vos équipes. Reste à passer à l’action.
Pour recevoir une proposition, trois informations suffisent : le nombre de sites, l’effectif à former et les formations qui vous intéressent. Si vous ne savez pas par où commencer, dites-le simplement, nous partirons de votre situation.
- Demandez votre devis gratuit sur https://trinacre.com/contact/
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Pour parcourir l’ensemble des programmes, vous pouvez aussi télécharger le catalogue 2026 de TRINACRE Formations (PDF).
TRINACRE Formations est un organisme de formation certifié Qualiopi et habilité par l’INRS pour le SST. Nous intervenons dans vos locaux, à Paris, dans toute l’Île-de-France et partout en France métropolitaine, avec une spécialité : la formation incendie en réalité virtuelle et augmentée.
À lire également : Formation incendie, SST, évacuation, gestes et postures et DUERP à Paris et en Île-de-France et Audit sécurité incendie, extincteurs, BAES, RIA et plans d’évacuation.