
Un extincteur accroché au mur ne prouve rien. Il peut être périmé, mal placé, inadapté au risque, ou simplement inconnu de ceux qui travaillent à côté. Même chose pour le bloc de secours au-dessus de la porte, le RIA au fond de l’entrepôt ou le plan d’évacuation jauni dans le couloir. La vraie question est simple : si un contrôle ou un départ de feu arrivait demain, votre établissement serait-il dans les clous ?
TRINACRE Formations forme les entreprises à la sécurité incendie et au secourisme depuis des années. Désormais, nous allons plus loin. Nous proposons aussi l’audit réglementaire de sécurité incendie, l’implantation et la maintenance des extincteurs, la maintenance des BAES et des RIA, ainsi que la conception des plans d’évacuation et des plans d’intervention. Un seul interlocuteur, du diagnostic au matériel, aux plans et à la formation des équipes.
Ce guide fait le point, texte par texte, sur ce que la réglementation vous demande vraiment. Il distingue ce qui relève de la loi, ce qui relève d’une norme et ce qui relève de votre assureur. Vous pouvez le lire en entier ou aller directement à la partie qui vous concerne.
L’essentiel en une minute
- Extincteurs. Le Code du travail (article R4227-29) impose au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres minimum pour 200 m² de plancher, avec au moins un appareil par niveau, et des appareils adaptés aux risques particuliers, notamment électriques.
- Maintenance. Les extincteurs doivent être maintenus en bon état de fonctionnement. Dans les ERP, l’article MS 38 impose une vérification annuelle et une révision tous les dix ans. La norme NF S 61-919 détaille les opérations et la durée de vie des appareils.
- BAES. L’éclairage de sécurité est obligatoire dans les lieux de travail (article R4227-14 et arrêté du 14 décembre 2011) comme dans les ERP (articles EC). L’exploitant doit le tester chaque mois et vérifier son autonomie tous les six mois.
- RIA. Les robinets d’incendie armés sont installés « si nécessaire » selon le Code du travail, ou imposés par le règlement ERP, un arrêté particulier ou l’assureur. Leur maintenance suit la norme NF EN 671-3.
- Plans. Le plan d’évacuation s’adresse aux occupants, le plan d’intervention aux secours. La norme NF X 08-070 fixe leur contenu et leur présentation.
- Consigne, exercices, registre. La consigne de sécurité incendie prévoit des essais du matériel et des exercices au moins tous les six mois. Tout doit être consigné dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail (article R4227-39).
- Formation. Le matériel ne sert à rien si personne ne sait s’en servir. La formation du personnel fait partie de l’obligation.
- Nouveau chez TRINACRE. Audit, implantation, maintenance, plans et formation, avec un seul interlocuteur. Demandez votre devis gratuit sur notre page de contact ou au 06 62 83 13 37.
Sommaire
- Pourquoi faire auditer sa sécurité incendie ?
- Ce que couvre un audit réglementaire incendie
- Extincteurs : obligations, implantation, vérification et maintenance
- BAES : l’éclairage de sécurité et sa maintenance
- RIA : les robinets d’incendie armés
- Plans d’évacuation et plans d’intervention
- Le registre de sécurité
- La formation du personnel, l’autre moitié de la conformité
- Tableau récapitulatif des obligations et des périodicités
- Comment se déroule une intervention TRINACRE
- Par type de site : bureaux, commerces, ERP, hôtels, EHPAD, industrie, collectivités, copropriétés
- Les erreurs que l’on retrouve le plus souvent
- Checklist : êtes-vous dans les clous ? 15 points à vérifier
- Questions fréquentes
- Demander un audit ou un devis
Pourquoi faire auditer sa sécurité incendie ?
La plupart des dirigeants pensent être en règle. Ils ont des extincteurs, un prestataire passe de temps en temps, il y a un plan au mur. Et pourtant, quand on fait le tour des locaux, on trouve presque toujours des écarts. Rarement par négligence. Le plus souvent parce que les locaux ont changé, que l’effectif a grandi, que le prestataire a changé, ou que personne n’a la vue d’ensemble.
C’est exactement à cela que sert un audit : remettre tout à plat, une fois, avec un regard extérieur.
Ce que risque l’employeur ou l’exploitant
L’employeur est tenu d’assurer la sécurité de ses salariés. En matière d’incendie, le Code du travail est clair. L’article R4227-28 lui demande de prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu, dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs.
Ce texte ne parle pas seulement de matériel. Il parle de résultat. Si un départ de feu tourne mal parce que l’extincteur était vide, que la sortie était encombrée ou que personne ne savait quoi faire, la responsabilité du chef d’établissement peut être recherchée, sur le plan civil comme sur le plan pénal.
Pour l’exploitant d’un établissement recevant du public, l’enjeu est encore plus direct. Il répond de la sécurité du public accueilli. Un avis défavorable de la commission de sécurité peut conduire l’autorité administrative à prendre des mesures contraignantes, jusqu’à la fermeture de l’établissement dans les cas les plus graves.
Ce que demande l’inspection du travail
Lors d’un contrôle, l’agent de l’inspection du travail peut demander à voir plusieurs choses très concrètes :
- la consigne de sécurité incendie et son affichage ;
- le registre où figurent les dates et les observations des exercices et des essais périodiques (article R4227-39) ;
- les justificatifs de vérification et d’entretien des installations et dispositifs de sécurité (article R4224-17) ;
- les extincteurs, leur nombre, leur état, leur accessibilité ;
- les dégagements, les issues, l’éclairage de sécurité ;
- le document unique d’évaluation des risques, dans lequel le risque incendie doit apparaître.
Pour aller plus loin sur ce volet, vous pouvez lire notre article sur les obligations incendie de l’employeur.
Ce que demande la commission de sécurité
Dans un ERP, la commission de sécurité vérifie que l’établissement respecte le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique. Elle examine les moyens de secours, les dégagements, l’éclairage de sécurité, les installations techniques, et surtout le registre de sécurité. Un registre vide ou incomplet est l’un des reproches les plus fréquents.
La fréquence des visites dépend du type et de la catégorie de l’établissement. Mais les obligations d’entretien et de vérification, elles, s’appliquent en permanence, que la commission passe ou non.
Ce que demande l’assureur
Votre contrat d’assurance peut contenir des exigences de prévention qui vont plus loin que la loi. C’est là qu’interviennent les règles APSAD, publiées par le CNPP. La règle APSAD R4 concerne les extincteurs portatifs et mobiles, la règle APSAD R5 concerne les RIA.
Il faut bien comprendre leur statut. Ce sont des référentiels d’assureurs, pas des lois. Ils ne s’imposent à vous que si votre contrat le prévoit, ou si vous choisissez de les appliquer. En revanche, quand le contrat les mentionne, il faut les respecter, documents à l’appui. Après un sinistre, l’assureur demandera les preuves de maintenance.
Un audit commence donc aussi par une question simple : que dit votre contrat ?
Ce que couvre un audit réglementaire incendie
Un audit réglementaire n’est pas une visite commerciale déguisée. C’est un examen méthodique de votre établissement au regard des textes qui s’appliquent à lui. La première étape consiste d’ailleurs à identifier ces textes, car tous les sites ne relèvent pas du même cadre.
Étape 1 : savoir quels textes s’appliquent à vous
- Lieu de travail classique (bureaux, ateliers, entrepôts) : Code du travail.
- Établissement recevant du public : règlement de sécurité ERP, avec des dispositions générales et des dispositions propres à chaque type d’activité. Le Code du travail s’applique aussi pour les salariés.
- Immeuble d’habitation : arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.
- Installations classées, immeubles de grande hauteur : textes spécifiques, souvent plus exigeants.
- Et par-dessus : les exigences de votre assureur et, le cas échéant, celles de votre bail.
Étape 2 : passer chaque point en revue
Sur place, l’audit suit un fil logique, celui d’un départ de feu : peut-on l’éteindre, peut-on donner l’alarme, peut-on sortir, les secours peuvent-ils intervenir, et les équipes savent-elles quoi faire ?
- Extincteurs. Nombre, type, adéquation aux risques, emplacement, hauteur, signalisation, accessibilité, date de dernière vérification, âge des appareils.
- Éclairage de sécurité. Présence des blocs sur les cheminements et aux sorties, état des voyants, lisibilité des pictogrammes, traces des tests périodiques.
- RIA et autres moyens fixes. Accessibilité, état du tuyau et du dévidoir, signalisation, suivi de maintenance.
- Alarme. Présence d’un système d’alarme sonore quand il est exigé, audibilité, essais.
- Dégagements et issues. Largeur libre, portes qui s’ouvrent, absence de stockage, balisage.
- Consignes de sécurité. Existence, contenu, affichage, mise à jour des noms et des numéros.
- Plans. Plans d’évacuation et plan d’intervention : présence, exactitude par rapport aux locaux réels, emplacement.
- Registre de sécurité. Tenue, contenu, rapports de vérification classés.
- Exercices. Dates des derniers exercices d’évacuation, comptes rendus, enseignements tirés.
- Formation du personnel. Qui a été formé, à quoi, quand. Équipiers de première intervention, guide-file, serre-file, sauveteurs secouristes du travail.
- Vérifications réglementaires confiées à des tiers. Installations électriques, système de sécurité incendie, désenfumage : les rapports existent-ils, les observations ont-elles été levées ?
Un point d’honnêteté s’impose ici. L’audit ne remplace pas les vérifications qui doivent être réalisées par un organisme agréé ou un technicien spécialisé. Il vous dit si elles ont été faites, s’il en manque, et ce qu’il reste à lever.
Étape 3 : ce que vous recevez
Un audit n’a de valeur que s’il débouche sur quelque chose d’utilisable. À l’issue de la visite, vous recevez :
- un rapport écrit, clair, illustré, qui reprend chaque point contrôlé ;
- la liste des écarts, chacun rattaché au texte ou au référentiel concerné ;
- un classement par priorité : ce qui doit être traité sans attendre, ce qui peut être planifié, ce qui relève de la simple amélioration ;
- un plan d’action concret, avec pour chaque écart la solution proposée et la personne qui peut la mettre en œuvre.
Vous savez où vous en êtes. Vous savez par quoi commencer. Et vous avez un document à montrer en cas de contrôle, qui prouve que vous avez pris le sujet en main.
Vous voulez savoir si votre établissement est dans les clous ? Demandez un audit de sécurité incendie ou appelez le 06 62 83 13 37. Le devis est gratuit.
Extincteurs : obligations, implantation, vérification et maintenance
C’est le sujet sur lequel on nous pose le plus de questions. Combien d’extincteurs faut-il ? Lesquels ? Où les mettre ? Qui doit les vérifier, et tous les combien ? Reprenons dans l’ordre.
Ce que dit le Code du travail
L’article R4227-29 tient en quatre phrases, et chacune compte :
- le premier secours contre l’incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement ;
- il existe au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d’une capacité minimale de 6 litres pour 200 m² de plancher ;
- il existe au moins un appareil par niveau ;
- lorsque les locaux présentent des risques d’incendie particuliers, notamment des risques électriques, ils sont dotés d’extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux risques.
Les articles suivants complètent le tableau. L’article R4227-30 prévoit que l’établissement est équipé, si nécessaire, de robinets d’incendie armés, de colonnes sèches ou humides, d’installations fixes d’extinction automatique ou de détection automatique d’incendie. L’article R4227-31 demande que les dispositifs non automatiques soient d’accès et de manipulation faciles. L’article R4227-33 impose une signalisation durable des installations d’extinction.
Nombre d’extincteurs par m² : comment compter
La règle du Code du travail donne un minimum : un appareil à eau pulvérisée de 6 litres par tranche de 200 m² de plancher, et au moins un par niveau. Un plateau de bureaux de 450 m² sur un seul niveau appelle donc, en pratique, trois appareils à eau. Si ce plateau est réparti sur deux niveaux, il en faut au moins un à chaque étage.
Mais ce chiffre n’est qu’un plancher. Le texte ajoute les risques particuliers. Une armoire électrique, une salle serveur, une cuisine, un local de stockage de produits inflammables, une chaufferie : chacun de ces points appelle un appareil adapté, en plus de la dotation de base.
C’est pour cela qu’un calcul fait uniquement à partir de la surface est presque toujours faux. La surface donne le minimum. L’analyse des risques donne le vrai besoin.
Dans les ERP : articles MS 38 et MS 39
Le règlement de sécurité des ERP a ses propres règles. L’article MS 38 décrit les appareils attendus, dont une contenance minimale de six litres pour les extincteurs à eau, et pose les règles de vérification. L’article MS 39 traite de l’emplacement :
- les appareils sont répartis de préférence dans les dégagements, en des endroits visibles et facilement accessibles, sans gêner la circulation ;
- ils sont judicieusement répartis et appropriés aux risques, notamment électriques ;
- il en faut au minimum un pour 200 m² et par niveau, avec un minimum de deux par établissement ;
- la poignée de portage ne doit pas se trouver à plus de 1,20 m du sol.
Pour les petits établissements de 5e catégorie, l’article PE 26 fixe une règle différente : des extincteurs portatifs à raison d’un appareil pour 300 m², avec un minimum d’un appareil par niveau. Et chaque type d’ERP peut ajouter ses propres exigences. Il faut donc toujours lire les dispositions générales et les dispositions particulières ensemble.
Les classes de feu et les types d’extincteurs
Un extincteur n’éteint pas tout. Son étiquette indique les classes de feu sur lesquelles il est efficace :
- Classe A : feux de matériaux solides qui forment des braises (bois, papier, carton, tissus).
- Classe B : feux de liquides ou de solides liquéfiables (hydrocarbures, alcools, solvants, certains plastiques).
- Classe C : feux de gaz.
- Classe D : feux de métaux.
- Classe F : feux liés aux auxiliaires de cuisson (huiles et graisses).
À chaque classe ses agents extincteurs :
- Eau pulvérisée, avec ou sans additif : c’est l’appareil de base, efficace sur les feux de classe A. Avec additif, il traite aussi les feux de classe B.
- Dioxyde de carbone (CO2) : il ne laisse pas de résidu, ce qui en fait l’appareil habituel près des armoires électriques et du matériel informatique. Attention au froid intense du gaz à la sortie du tromblon et au risque en local exigu.
- Poudre : polyvalente (ABC) ou spécialisée (BC). Très efficace, mais elle réduit la visibilité et salit durablement. L’INRS déconseille son usage dans les espaces exigus.
- Agents spécifiques : pour les feux de friteuse en cuisine (classe F) ou pour les feux de métaux (classe D), il faut des appareils prévus pour cela. Pour les métaux, le choix se fait au cas par cas avec un spécialiste.
Le mauvais choix a des conséquences réelles. De l’eau sur une friteuse en feu provoque une projection violente. Un CO2 sur un feu de carton l’éteint mal, car les braises reprennent. Le bon extincteur, c’est celui qui correspond au risque qu’il a en face de lui.
L’implantation surfacique : combien, lesquels, où
L’implantation, c’est le travail qui consiste à traduire les textes en un plan concret pour vos locaux. C’est une prestation à part entière, et c’est l’une des nouveautés que nous proposons.
Elle répond à trois questions.
Combien ? On part de la surface de plancher et du nombre de niveaux, puis on ajoute les appareils nécessaires pour chaque risque particulier.
Lesquels ? On choisit l’agent extincteur en fonction de ce qui peut brûler à proximité : bureaux, archives, électricité, cuisine, atelier, stockage.
Où ? On les place là où on les trouve vite : dans les circulations, près des sorties, à proximité des risques, mais pas au cœur du danger. L’INRS recommande de ne pas avoir plus de 15 mètres à parcourir pour atteindre un extincteur, et de placer un appareil à quelques mètres d’un danger localisé. Il recommande aussi une hauteur de poignée d’environ 1,10 m. Ce sont des recommandations de bonne pratique, pas des articles du Code du travail. Dans un ERP, la hauteur maximale de 1,20 m est en revanche une règle écrite.
Code du travail, règlement ERP, APSAD R4 : qui impose quoi ?
La confusion est fréquente, alors soyons précis.
- Le Code du travail s’impose à tout employeur. Il fixe le minimum.
- Le règlement de sécurité ERP s’impose à tout exploitant d’un établissement recevant du public.
- La règle APSAD R4 est un référentiel d’installation et de maintenance édité par le CNPP. Elle a sa propre méthode de dotation, par type d’activité, avec une protection générale et une protection complémentaire pour les dangers localisés. Elle prévoit ses propres documents, la déclaration de conformité N4 et le compte rendu de vérification Q4. Elle est généralement plus exigeante que la loi. Elle ne s’applique que si votre assureur la demande ou si vous le décidez.
Si votre contrat d’assurance exige la conformité à la règle APSAD R4, signalez-le dès la demande de devis. Ce point se traite au départ, pas à la fin.
Signalisation et accessibilité
Un extincteur que l’on ne voit pas est un extincteur que l’on n’utilise pas. Trois règles simples :
- Visible. L’appareil est rouge et signalé par un panneau s’il n’est pas directement visible depuis la circulation.
- Accessible. Rien devant, rien dessus, rien autour. Pas de carton, pas de plante verte, pas de portemanteau.
- Fixé. Sur un support mural ou un socle, à hauteur de main, pas posé par terre derrière une porte.
Vérification et maintenance : les périodicités
C’est ici qu’il faut distinguer soigneusement la réglementation de la norme.
Ce que disent les textes réglementaires. Le Code du travail exige que les extincteurs soient maintenus en bon état de fonctionnement (R4227-29) et que les installations et dispositifs de sécurité soient entretenus et vérifiés suivant une périodicité appropriée (R4224-17). La consigne de sécurité incendie prévoit des essais et visites périodiques du matériel, au moins tous les six mois (R4227-39). Dans les ERP, l’article MS 38 impose explicitement une vérification annuelle et une révision tous les dix ans par une personne ou un organisme compétent, et l’article MS 73 prévoit la vérification des moyens de secours au moins une fois par an.
Ce que dit la norme. La norme NF S 61-919 décrit la maintenance des extincteurs portatifs. C’est elle qui sert de référence aux professionnels, y compris dans les établissements soumis au seul Code du travail. Elle prévoit :
- une inspection régulière par l’utilisateur : l’INRS indique une fréquence d’au moins tous les trois mois. Il s’agit d’un coup d’œil : l’appareil est-il à sa place, accessible, plombé, en pression, en bon état apparent ?
- une maintenance annuelle par une personne compétente ;
- une maintenance additionnelle approfondie à la cinquième et à la quinzième année ;
- une révision en atelier à la dixième année ;
- une durée de vie maximale de vingt ans pour les extincteurs à eau et à poudre. Les appareils au CO2 suivent un régime particulier, lié à la réglementation des équipements sous pression.
En clair : dans un ERP, la vérification annuelle est une obligation écrite dans le règlement. Dans une entreprise relevant du seul Code du travail, elle découle de l’obligation de maintien en bon état et de la norme que tout le monde applique. Dans les deux cas, ne pas la faire vous met en difficulté.
Ce que fait le vérificateur
La visite annuelle n’est pas un simple coup de tampon. Pour chaque appareil, le vérificateur :
- contrôle l’état extérieur : corps, tuyau, diffuseur, poignée, goupille, scellé ;
- vérifie la pression ou la masse, selon le type d’appareil ;
- contrôle la lisibilité du marquage et du mode d’emploi ;
- vérifie que l’appareil est adapté au risque et correctement placé ;
- remplace les pièces qui doivent l’être ;
- met à jour l’étiquette de vérification, qui indique qui est intervenu et à quelle date ;
- remet un compte rendu, à classer dans le registre de sécurité.
Il signale aussi les appareils à réformer : trop anciens, corrodés, endommagés ou qui ne peuvent plus être maintenus.
David MORANDI, gérant de TRINACRE Formations, est titulaire du Certificat de vérificateur d’extincteurs et du Certificat technique incendie délivrés par le CNPP. Il est également diplômé SSIAP 3 et compte 26 ans d’expérience en sécurité incendie. C’est lui qui regarde vos installations.
Les erreurs fréquentes sur les extincteurs
- Un seul type d’appareil partout, sans tenir compte des risques.
- Pas de CO2 près de l’armoire électrique, ou un CO2 seul dans une pièce pleine de papier.
- Des appareils cachés derrière du mobilier depuis le dernier réaménagement.
- Une étiquette dont la dernière date remonte à plusieurs années.
- Des appareils qui ont dépassé leur durée de vie.
- Un extincteur utilisé, même partiellement, puis raccroché sans être rechargé.
- Un étage oublié, une mezzanine oubliée, un local annexe oublié.
- Aucun salarié qui sache s’en servir.
BAES : l’éclairage de sécurité et sa maintenance
À quoi sert l’éclairage de sécurité
Quand le courant saute, il faut pouvoir sortir. C’est la fonction de l’éclairage de sécurité. Il remplit deux rôles distincts :
- L’éclairage d’évacuation balise le chemin : sorties, changements de direction, obstacles, escaliers. Ce sont les blocs avec le pictogramme vert.
- L’éclairage d’ambiance, ou anti-panique, maintient un niveau de lumière minimal dans les grands locaux pour éviter les mouvements de foule.
Le BAES, bloc autonome d’éclairage de sécurité, est l’appareil le plus répandu. Il contient sa propre batterie. Il reste en veille tant que l’éclairage normal fonctionne et s’allume tout seul en cas de coupure.
Où l’éclairage de sécurité est-il obligatoire ?
Dans les lieux de travail. L’article R4227-14 du Code du travail impose aux établissements de disposer d’un éclairage de sécurité permettant d’assurer l’évacuation des personnes en cas d’interruption accidentelle de l’éclairage normal. Les règles techniques sont fixées par l’arrêté du 14 décembre 2011. Cet arrêté prévoit notamment :
- un éclairage d’évacuation dans les dégagements et dans les locaux, sauf dans les petits locaux qui réunissent certaines conditions (accès direct de plain-pied à un dégagement équipé, effectif inférieur à vingt personnes, distance à parcourir limitée) ;
- un éclairage d’ambiance lorsque l’effectif du local atteint cent personnes avec une occupation supérieure à une personne pour dix mètres carrés ;
- une autonomie d’au moins une heure.
Dans les ERP. Ce sont les articles EC du règlement de sécurité qui s’appliquent, en particulier les articles EC 7 à EC 15. On y retrouve la même logique : éclairage d’évacuation, éclairage d’ambiance à partir de certains seuils d’effectif, autonomie d’au moins une heure, foyers lumineux espacés de quinze mètres au plus dans les dégagements.
Dans les immeubles d’habitation. Des blocs spécifiques existent pour les parties communes, selon la famille du bâtiment. La réglementation applicable est celle de l’habitation, pas celle des ERP.
Les vérifications à la charge de l’exploitant
Ici, la réglementation est précise, et c’est un point que beaucoup d’établissements ignorent. Ce n’est pas au prestataire annuel de tout faire. L’exploitant a ses propres contrôles à réaliser.
L’arrêté du 14 décembre 2011 pour les lieux de travail, comme l’article EC 14 pour les ERP, demandent :
- une fois par mois : vérifier le passage en position de fonctionnement en cas de coupure de l’alimentation normale, ainsi que le bon fonctionnement de la commande de mise au repos ;
- une fois tous les six mois : vérifier l’autonomie d’au moins une heure.
Les résultats doivent être consignés dans un registre. Dans les ERP, l’exploitant doit aussi disposer de lampes de rechange et d’une notice décrivant les conditions de maintenance.
Certains blocs réalisent eux-mêmes des tests automatiques. C’est pratique, mais cela ne dispense pas de regarder les voyants et de noter le résultat.
La maintenance des BAES
En complément des contrôles de l’exploitant, la norme NF C 71-830 décrit la maintenance des blocs autonomes d’éclairage de sécurité. Elle prévoit une intervention de maintenance périodique par une personne qualifiée. Cette périodicité relève de la norme. L’obligation réglementaire, elle, porte sur le maintien en état de fonctionnement et sur les contrôles mensuels et semestriels.
Lors d’une visite de maintenance, le technicien :
- contrôle chaque bloc, un par un ;
- vérifie l’état des voyants, de la source lumineuse et de la batterie ;
- teste le passage en secours et l’autonomie ;
- vérifie la présence et la lisibilité des pictogrammes ;
- remplace les batteries, les lampes ou les blocs défaillants ;
- consigne l’intervention dans le registre.
Les pannes courantes
- Batterie en fin de vie. Le bloc s’allume, puis s’éteint au bout de quelques minutes. Il ne tient plus l’heure demandée. C’est la panne la plus fréquente, et elle ne se voit que si l’on fait le test d’autonomie.
- Voyant éteint ou en défaut. Le bloc n’est plus alimenté ou sa batterie ne se charge plus.
- Bloc déconnecté après des travaux. Un classique après un changement de cloison ou de faux plafond.
- Pictogramme absent, décollé ou qui indique la mauvaise direction depuis une modification des locaux.
- Bloc masqué par une enseigne, un rayonnage, une cloison.
- Nouvelle zone non équipée après un agrandissement.
RIA : les robinets d’incendie armés
Le principe
Un RIA, c’est un tuyau semi-rigide enroulé sur un dévidoir, raccordé en permanence à un réseau d’eau sous pression, avec un robinet d’arrêt et une lance. On dit qu’il est « armé » parce qu’il est toujours prêt : on ouvre le robinet, on déroule, on attaque le feu. Pas besoin de dérouler tout le tuyau pour avoir de l’eau.
Par rapport à un extincteur, le RIA apporte deux choses : de la durée et du débit. Un extincteur se vide en quelques dizaines de secondes. Un RIA débite tant que le réseau l’alimente. C’est un moyen de première intervention puissant, à condition que quelqu’un sache l’utiliser.
Où trouve-t-on des RIA ?
- Dans les lieux de travail quand l’analyse des risques le justifie. Le Code du travail parle d’un équipement « si nécessaire » (article R4227-30).
- Dans certains ERP, quand les dispositions propres au type d’établissement les imposent. Les articles MS 14 à MS 17 du règlement en fixent les règles : appareils désignés par leur diamètre nominal (DN 19/6, DN 25/8 ou DN 33/12), placés à l’intérieur des bâtiments, le plus près possible et à l’extérieur des locaux à protéger, avec une pression minimale de 2,5 bars au RIA le plus défavorisé.
- Dans les entrepôts et sites industriels, où ils sont souvent imposés par l’arrêté applicable à l’installation ou par l’assureur.
- Dans certains parcs de stationnement et bâtiments de grande surface.
Vérification et maintenance des RIA
Là encore, distinguons les sources.
Réglementation. Dans les ERP, l’article MS 73 prévoit que les moyens de secours sont vérifiés au moins une fois par an. Dans les lieux de travail, l’article R4224-17 impose un entretien et une vérification suivant une périodicité appropriée, et l’article R4227-39 des essais périodiques du matériel au moins tous les six mois.
Norme. La norme NF EN 671-3 décrit la maintenance des RIA. Elle prévoit une surveillance régulière par l’exploitant, une vérification et une maintenance annuelles par une personne compétente, et une épreuve périodique des tuyaux à la pression maximale de service, tous les cinq ans.
Référentiel assureur. La règle APSAD R5 traite de l’installation et de la maintenance des RIA. Comme la R4, elle ne s’impose que si votre contrat d’assurance le prévoit.
Concrètement, la visite annuelle d’un RIA comprend :
- le contrôle de l’accessibilité et de la signalisation ;
- le déroulement complet du tuyau et l’examen de son état (craquelures, déformations, usure) ;
- la mise en pression et la recherche de fuites ;
- le contrôle du robinet d’arrêt, de la lance et du diffuseur ;
- le contrôle de la rotation du dévidoir et de son pivotement ;
- la vérification de la pression et du jet ;
- la remise en état de service, l’étiquetage et le compte rendu pour le registre.
Les erreurs fréquentes sur les RIA
- Un RIA devenu inaccessible derrière des palettes ou un rayonnage.
- Une vanne d’alimentation fermée après une intervention sur le réseau, et jamais rouverte.
- Un tuyau jamais déroulé depuis des années, qui a séché et se fissure à la première mise en eau.
- Un RIA utilisé pour laver le sol, puis mal réenroulé.
- Aucune trace d’essai dans le registre.
- Du personnel qui n’a jamais manipulé l’appareil et qui n’osera pas s’en servir.
Plans d’évacuation et plans d’intervention
Deux plans, deux publics
On les confond souvent. Ils n’ont pourtant pas le même lecteur.
Le plan d’évacuation s’adresse aux occupants. Il leur montre où ils sont et par où sortir. Il doit être compris en quelques secondes par quelqu’un qui ne connaît pas le bâtiment.
Le plan d’intervention s’adresse aux secours. Il donne aux sapeurs-pompiers, dès l’entrée, les informations dont ils ont besoin : locaux à risques, coupures des fluides, dispositifs de sécurité, moyens d’extinction.
La norme applicable : NF X 08-070
La norme NF X 08-070, publiée en juin 2013, fixe les règles de conception des plans et des consignes de protection contre l’incendie. Elle a remplacé l’ancienne norme NF S 60-303, que le texte de l’article MS 41 cite encore. Si vos plans datent d’avant 2013, il y a de bonnes chances qu’ils méritent d’être repris.
Que doit contenir un plan d’évacuation ?
Selon la norme, le plan d’évacuation fait apparaître notamment :
- les cheminements principaux du niveau concerné et les cloisonnements fixes qui les délimitent ;
- les itinéraires d’évacuation et les sorties ;
- les espaces d’attente sécurisés, quand il y en a ;
- les moyens de déclenchement de l’alarme ;
- les moyens de première intervention, comme les extincteurs et les RIA ;
- le repère « Vous êtes ici », qui situe l’observateur ;
- le ou les points de rassemblement, sur le plan lui-même ou sur un plan de situation placé à côté.
Le plan doit être orienté par rapport à celui qui le regarde : ce qui est à gauche sur le plan est à sa gauche dans la réalité. C’est un détail qui change tout. Un plan affiché à l’envers envoie les gens dans la mauvaise direction.
La norme donne aussi des repères de présentation : un format minimal A3, une échelle lisible, une hauteur de pose conseillée à 1,50 m (axe du plan) et un emplacement suffisamment éclairé.
Où afficher les plans d’évacuation ?
Aux points stratégiques de l’itinéraire d’évacuation : à chaque étage, aux points d’accès principaux, à proximité des escaliers et des ascenseurs. L’idée est simple : là où une personne qui cherche la sortie va naturellement passer.
Que doit contenir un plan d’intervention ?
Dans les ERP, l’article MS 41 demande qu’un plan schématique, sous forme de pancarte inaltérable, soit apposé à chaque entrée de bâtiment pour faciliter l’intervention des sapeurs-pompiers. Ce plan représente au minimum le sous-sol, le rez-de-chaussée, chaque étage ou l’étage courant. Il fait figurer, outre les dégagements, les espaces d’attente sécurisés et les cloisonnements principaux :
- les locaux techniques et les locaux à risques particuliers ;
- les dispositifs et commandes de sécurité ;
- les organes de coupure des fluides et des sources d’énergie ;
- les moyens d’extinction fixes et d’alarme.
Le plan d’évacuation est-il obligatoire ?
La réponse dépend du type de bâtiment, et il faut être précis.
- Dans les ERP, le plan destiné aux secours est imposé par l’article MS 41, et les dispositions propres à certains types d’établissement ajoutent des plans et des consignes à l’attention du public.
- Dans les immeubles d’habitation, l’article 100 de l’arrêté du 31 janvier 1986 demande au propriétaire d’afficher dans les halls d’entrée, près des accès aux escaliers et aux ascenseurs, les consignes à respecter en cas d’incendie et les plans des sous-sols et du rez-de-chaussée.
- Dans les lieux de travail, le Code du travail impose avant tout la consigne de sécurité incendie (articles R4227-37 et R4227-38), la signalisation des chemins vers les sorties et, pour les établissements non soumis à la consigne, des instructions permettant d’assurer l’évacuation. Il ne décrit pas le plan d’évacuation en tant que tel. En pratique, le plan est le support le plus clair pour rendre la consigne compréhensible, et c’est ce qu’attendent les contrôleurs et les assureurs. Nous le recommandons systématiquement.
Le lien avec la consigne de sécurité
Le plan montre. La consigne explique. Les deux vont ensemble.
La consigne de sécurité incendie est obligatoire dans les établissements où peuvent se trouver réunies habituellement plus de cinquante personnes, et dans ceux, quelle que soit leur taille, où sont manipulées des matières inflammables. Elle est affichée de manière très apparente. L’article R4227-38 en fixe le contenu :
- le matériel d’extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses abords ;
- les personnes chargées de mettre ce matériel en action ;
- pour chaque local, les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs et éventuellement du public ;
- les mesures spécifiques liées à la présence de personnes handicapées, notamment le nombre et la localisation des espaces d’attente sécurisés ;
- les moyens d’alerte ;
- les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers dès le début d’un incendie ;
- l’adresse et le numéro d’appel téléphonique du service de secours de premier appel, en caractères apparents ;
- le devoir, pour toute personne apercevant un début d’incendie, de donner l’alarme et de mettre en œuvre les moyens de premier secours, sans attendre l’arrivée des travailleurs spécialement désignés.
Une consigne qui cite des personnes parties depuis trois ans ne vaut plus rien. C’est l’un des écarts que l’on relève le plus souvent en audit.
La mise à jour des plans
La norme NF X 08-070 demande que les plans d’évacuation soient vérifiés à intervalles réguliers, et au moins une fois par an, pour s’assurer qu’ils restent lisibles, visibles, compréhensibles et à jour. Toute modification des locaux ou des procédures doit entraîner une vérification des plans et, si besoin, leur mise à jour.
Une cloison déplacée, une porte condamnée, un extincteur changé de place, un nouveau point de rassemblement : autant de raisons de refaire un plan.
Ce que fait TRINACRE
Nous concevons et mettons en place vos plans d’évacuation et vos plans d’intervention. Nous partons d’un relevé sur place, pas d’un vieux fichier d’architecte. Nous vérifions les cheminements réels, les sorties réellement utilisables, l’emplacement réel du matériel. Nous définissons avec vous le point de rassemblement. Et nous mettons les consignes en cohérence avec les plans.
Le registre de sécurité
Le registre de sécurité, c’est la mémoire de votre établissement. C’est aussi le premier document que l’on vous demande lors d’un contrôle. Bien tenu, il prouve votre sérieux. Vide, il laisse penser que rien n’est fait, même quand ce n’est pas vrai.
Dans les ERP
L’article R143-44 du Code de la construction et de l’habitation (ancien article R123-51) impose la tenue d’un registre de sécurité. On y reporte les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité, en particulier :
- l’état du personnel chargé du service d’incendie ;
- les diverses consignes, générales et particulières, établies en cas d’incendie, y compris les consignes d’évacuation prenant en compte les différents types de handicap ;
- les dates des divers contrôles et vérifications, ainsi que les observations auxquelles ils ont donné lieu ;
- les dates des travaux d’aménagement et de transformation, leur nature, les noms du ou des entrepreneurs et, s’il y a lieu, de l’architecte ou du technicien chargés de surveiller les travaux.
Dans les lieux de travail
Le Code du travail prévoit lui aussi une traçabilité. L’article R4227-39 demande que la date des exercices et des essais périodiques, ainsi que les observations auxquelles ils ont pu donner lieu, soient consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. L’article R4224-17 demande que la date et l’objet des vérifications des installations et dispositifs de sécurité soient consignés dans un dossier.
Dans les immeubles d’habitation
L’arrêté du 31 janvier 1986 demande au propriétaire de faire vérifier et entretenir les installations de sécurité, et de pouvoir en justifier par la tenue d’un registre de sécurité.
Ce que doit contenir un registre bien tenu
- Les comptes rendus de vérification des extincteurs, des RIA, de l’éclairage de sécurité.
- Les résultats des tests mensuels et semestriels des blocs de secours.
- Les rapports des vérifications électriques et des autres installations techniques.
- Les dates et comptes rendus des exercices d’évacuation.
- Les attestations de formation du personnel.
- Les consignes en vigueur et le plan d’implantation du matériel.
- Les travaux réalisés.
- Les observations relevées, et la preuve qu’elles ont été levées.
Ce dernier point est essentiel. Une observation qui revient d’année en année dans les rapports, sans jamais être traitée, se retournera contre vous.
La formation du personnel, l’autre moitié de la conformité
Vous pouvez avoir le meilleur matériel, parfaitement entretenu, parfaitement placé. S’il n’y a personne pour s’en servir, il ne sert à rien. Et dans les premières minutes d’un incendie, il n’y a que vos équipes sur place.
Le Code du travail le dit sans détour. La consigne de sécurité prévoit des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d’alarme générale, à localiser et à utiliser les espaces d’attente sécurisés, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires. Ces exercices ont lieu au moins tous les six mois (article R4227-39).
La formation, c’est notre premier métier. TRINACRE Formations est un organisme de formation certifié Qualiopi pour ses actions de formation et habilité par l’INRS pour le SST. Selon les critères de votre OPCO, les formations peuvent faire l’objet d’une prise en charge.
La formation incendie en réalité virtuelle et augmentée
C’est notre spécialité. Le stagiaire porte un casque et tient un extincteur connecté. Il voit un départ de feu simulé apparaître dans ses propres locaux : sur son bureau, dans sa réserve, devant son armoire électrique. Il doit choisir le bon appareil, se placer, attaquer le foyer. Sans flamme, sans fumée, sans rien salir.
L’intérêt est double. On s’entraîne là où l’on travaille, avec les vrais risques du site. Et on peut répéter le geste autant de fois que nécessaire, ce qui est impossible avec un feu réel. Découvrez le détail de notre formation incendie et secourisme en réalité virtuelle et augmentée.
La formation incendie avec bac à feu
Nous proposons aussi la formation incendie classique, sur bac à feu. Elle dure 3 h 30 et mêle théorie et pratique : le triangle du feu, les classes de feu, le choix de l’extincteur, puis la manipulation sur un feu réel, en extérieur. Chaque stagiaire dégoupille, percute et attaque le foyer.
C’est le bon format quand vous disposez d’une cour ou d’un parking, et quand vous tenez à ce que vos équipes ressentent la chaleur et voient un vrai foyer. Vous pouvez aussi combiner les deux méthodes : le bac à feu pour le geste sur feu réel, la réalité virtuelle et augmentée pour multiplier les scénarios à l’intérieur de vos locaux. Nous choisissons avec vous selon votre site.
Équipier de première intervention
L’équipier de première intervention est le salarié formé pour agir sur un début d’incendie : donner l’alarme, utiliser l’extincteur ou le RIA adapté, faciliter l’arrivée des secours. La formation équipier de première intervention s’adresse à ces personnes désignées. Nous avons aussi détaillé notre méthode dans l’article consacré à l’équipier de première intervention, du bac à feu à la réalité virtuelle.
Évacuation : guide-file et serre-file
Une évacuation réussie ne s’improvise pas. Le guide-file ouvre la marche et conduit son groupe vers le point de rassemblement. Le serre-file ferme la marche et vérifie que personne ne reste dans les locaux. Notre formation évacuation pour guide-file et serre-file se termine par un exercice dans vos locaux, avec un compte rendu à verser au registre.
SST et MAC SST
Un incendie, c’est aussi des brûlures, des intoxications par les fumées, des chutes pendant l’évacuation. Le sauveteur secouriste du travail sait protéger, examiner, alerter et secourir. La formation SST et le maintien et actualisation des compétences (MAC SST) complètent naturellement le dispositif incendie.
DUERP
Le risque incendie doit figurer dans votre document unique d’évaluation des risques professionnels, avec les mesures de prévention associées. Si ce document est ancien ou incomplet, notre formation DUERP vous aide à le reprendre correctement.
Pour une vue d’ensemble, consultez notre guide des formations incendie et SST en entreprise.
Tableau récapitulatif des obligations et des périodicités
Ce tableau résume l’essentiel. La colonne « périodicité » précise à chaque fois l’origine de la règle : texte réglementaire, norme ou référentiel d’assureur.
| Équipement ou document | Ce que demandent les textes | Périodicité | Qui fait quoi |
|---|---|---|---|
| Extincteurs | Code du travail R4227-29 : un appareil à eau pulvérisée de 6 litres minimum pour 200 m² de plancher, un par niveau au moins, appareils adaptés aux risques. ERP : MS 38 et MS 39 (PE 26 en 5e catégorie). | Inspection visuelle régulière, au moins trimestrielle (norme, recommandation INRS). Vérification annuelle et révision tous les dix ans (réglementaire en ERP, MS 38 ; norme NF S 61-919 ailleurs). Durée de vie maximale de vingt ans pour eau et poudre (norme). | Inspection : l’exploitant. Vérification et maintenance : une personne compétente. |
| BAES et éclairage de sécurité | Lieux de travail : R4227-14 et arrêté du 14 décembre 2011. ERP : articles EC 7 à EC 15. | Test de passage en fonctionnement chaque mois, test d’autonomie d’une heure tous les six mois (réglementaire). Maintenance périodique par une personne qualifiée (norme NF C 71-830). | Tests mensuels et semestriels : l’exploitant, qui consigne les résultats. Maintenance : un technicien. |
| RIA | Code du travail R4227-30 : si nécessaire. ERP : MS 14 à MS 17, selon le type d’établissement. Sites industriels : arrêté applicable ou assureur. | Vérification annuelle (réglementaire en ERP, MS 73 ; norme NF EN 671-3 ailleurs). Épreuve des tuyaux tous les cinq ans (norme). Exigences supplémentaires possibles avec la règle APSAD R5 (assureur). | Surveillance courante : l’exploitant. Vérification et épreuve : une personne compétente. |
| Alarme sonore | Code du travail R4227-34 : établissements où peuvent être réunies habituellement plus de cinquante personnes, ou manipulant des matières inflammables. ERP : selon type et catégorie. | Essais périodiques au moins tous les six mois (R4227-39). Vérifications propres au système en ERP (MS 73). | Essais : l’exploitant. Vérifications techniques : un technicien compétent ou un organisme agréé selon le système. |
| Consigne de sécurité incendie | Code du travail R4227-37 et R4227-38 : contenu précis, affichage très apparent. | À mettre à jour à chaque changement de personnes désignées, de locaux ou de matériel. | L’employeur. TRINACRE peut la rédiger avec vous. |
| Plans d’évacuation | Norme NF X 08-070 pour le contenu et la présentation. Obligation écrite selon le type de bâtiment (ERP, habitation). Fortement recommandé dans tous les lieux de travail. | Vérification au moins une fois par an et à chaque modification des locaux (norme). | Conception : un spécialiste. Vérification : l’exploitant. |
| Plan d’intervention | ERP : article MS 41, à chaque entrée de bâtiment. Habitation : plans des sous-sols et du rez-de-chaussée dans les halls (arrêté du 31 janvier 1986, article 100). | À mettre à jour à chaque modification. | Conception : un spécialiste. Affichage et tenue à jour : l’exploitant ou le propriétaire. |
| Registre de sécurité | ERP : R143-44 du Code de la construction et de l’habitation. Lieux de travail : R4227-39 et R4224-17. | Mise à jour à chaque vérification, exercice, formation ou chantier. | L’exploitant ou l’employeur. |
| Exercices et essais | Code du travail R4227-39. | Au moins tous les six mois (réglementaire). | L’employeur, avec l’appui d’un formateur si besoin. |
| Formation du personnel | Code du travail R4227-28 et R4227-39 : savoir combattre un début d’incendie et évacuer. | Entretien régulier des acquis, en lien avec les exercices semestriels. | L’employeur, avec un organisme de formation. |
| DUERP | Évaluation des risques, dont le risque incendie. | Mise à jour selon les règles applicables à la taille de l’entreprise et à chaque changement important. | L’employeur. |
Comment se déroule une intervention TRINACRE
Nous avons voulu une démarche simple, lisible, sans surprise. Elle suit six étapes. Vous pouvez tout nous confier, ou seulement une partie.
1. Le premier échange
Vous nous contactez par téléphone ou par le formulaire du site. Nous vous posons quelques questions : activité, surface, nombre de niveaux, effectif, public accueilli ou non, ce qui existe déjà, ce qui vous inquiète. Si vous avez un rapport de commission de sécurité, un courrier de l’inspection du travail ou une demande de votre assureur, c’est le moment de le dire.
2. Le devis
Vous recevez un devis gratuit, détaillé, qui précise ce qui est compris. Pas de ligne floue. Si une prestation ne vous est pas utile, nous vous le disons.
3. La visite sur site
Nous faisons le tour complet de l’établissement avec vous ou avec la personne que vous désignez. Tous les niveaux, tous les locaux, y compris ceux où l’on ne va jamais : réserve, local technique, sous-sol, combles. Nous relevons le matériel, les cheminements, les affichages, et nous consultons le registre.
4. Le rapport et le plan d’action
Vous recevez le rapport d’audit, avec les écarts classés par priorité et les solutions proposées. Nous prenons le temps de vous l’expliquer. Vous décidez de la suite.
5. La mise en conformité
Selon ce que vous retenez :
- implantation des extincteurs et complément de dotation ;
- vérification et maintenance des extincteurs ;
- maintenance des BAES ;
- maintenance des RIA ;
- conception et pose des plans d’évacuation et du plan d’intervention ;
- rédaction ou mise à jour des consignes ;
- mise en ordre du registre de sécurité ;
- formation des équipes : équipiers de première intervention, guide-file et serre-file, SST, exercice d’évacuation.
6. Le suivi annuel
La conformité n’est pas un état, c’est un entretien. Chaque année, le matériel doit être revu, les plans vérifiés, les équipes remises à niveau, le registre complété. Nous pouvons regrouper ces opérations pour limiter les dérangements : la maintenance du matériel et la formation du personnel dans la même période, avec le même interlocuteur qui connaît déjà votre site.
C’est là tout l’intérêt d’avoir un seul contact. Celui qui vérifie vos extincteurs est aussi celui qui forme vos salariés à s’en servir. Il sait où ils sont, lesquels vous avez, et ce qui peut brûler chez vous.
Envie d’en parler ? Décrivez-nous votre établissement sur la page de contact TRINACRE ou appelez le 06 62 83 13 37. Nous intervenons à Paris, dans toute l’Île-de-France et partout en France métropolitaine.
Par type de site : bureaux, commerces, ERP, hôtels, EHPAD, industrie, collectivités, copropriétés
Bureaux
Le risque paraît faible, et c’est justement le piège. Les bureaux changent tout le temps : cloisons déplacées, open space réaménagé, salle serveur ajoutée, archives qui s’accumulent. Les extincteurs restent là où ils étaient, les plans ne suivent pas, et les blocs de secours indiquent une sortie qui n’existe plus.
Points d’attention : dotation par niveau, CO2 près des installations électriques, mise à jour des plans après chaque réaménagement, désignation et formation des guide-file et serre-file, exercices semestriels. Dans les immeubles partagés entre plusieurs entreprises, il faut aussi savoir qui s’occupe de quoi entre le propriétaire, le gestionnaire et chaque occupant.
Commerces
Un commerce est un ERP. Il reçoit du public qui ne connaît pas les lieux. Les problèmes classiques : la réserve qui déborde jusque devant l’issue de secours, les extincteurs masqués par les présentoirs, le bloc de secours caché par une enseigne, le registre de sécurité introuvable.
La plupart des petits commerces relèvent de la 5e catégorie, avec des règles allégées mais bien réelles. L’audit permet de savoir exactement lesquelles.
ERP en général
Salles de réunion ouvertes au public, restaurants, salles de sport, cabinets, établissements d’enseignement, lieux culturels : tous relèvent du règlement de sécurité, avec des dispositions générales communes et des dispositions particulières selon l’activité. Le registre de sécurité y est central. Le personnel doit savoir alerter, utiliser les moyens de secours et faire évacuer le public.
Nous avons conçu une formation incendie dédiée aux ERP, adaptée à ces contraintes.
Hôtels
Un hôtel accueille des personnes qui dorment, dans un bâtiment qu’elles ne connaissent pas. C’est ce que le règlement appelle des locaux à sommeil, et c’est ce qui rend le risque particulier. La nuit, l’effectif du personnel est réduit, parfois à une seule personne. Cette personne doit savoir lire le tableau d’alarme, lever le doute, alerter les secours et faire évacuer.
Points d’attention : consignes et plans dans les chambres et les circulations, éclairage de sécurité dans tous les dégagements, extincteurs à chaque niveau, formation du personnel de nuit. Voir notre formation incendie pour les hôtels.
EHPAD et établissements de soins
Ici, les résidents ne peuvent pas évacuer seuls. La stratégie n’est pas de sortir tout le monde dehors, mais de mettre les personnes à l’abri, par un transfert horizontal vers une zone protégée du même niveau. Cela suppose un personnel formé, de jour comme de nuit, et des exercices réguliers.
Le matériel doit être irréprochable, parce que la marge d’erreur est très faible. Notre formation incendie pour les EHPAD est construite autour de cette réalité.
Industrie et entrepôts
Les enjeux changent d’échelle : grandes surfaces, grandes hauteurs, stockages combustibles, produits dangereux, engins, postes de charge. Les RIA sont fréquents. Les exigences viennent souvent de plusieurs sources à la fois : Code du travail, réglementation des installations classées quand le site y est soumis, et assureur, avec les règles APSAD.
Points d’attention : accessibilité des RIA et des extincteurs dans les allées, appareils adaptés à chaque zone, permis de feu pour les travaux par points chauds, équipiers de première intervention en nombre suffisant sur chaque poste et chaque équipe.
Collectivités
Une commune gère des bâtiments très différents : mairie, écoles, gymnases, salles des fêtes, médiathèque, ateliers municipaux, crèches. Chacun a son propre classement et ses propres obligations. La difficulté est d’avoir une vision d’ensemble et un suivi homogène.
Un audit par bâtiment, avec un tableau de bord commun, permet au maire, au directeur général des services ou au responsable du patrimoine de savoir où il en est et de planifier les actions. Les agents, eux, doivent être formés comme les salariés du privé.
Copropriétés et immeubles d’habitation
Le syndic agit pour le compte du syndicat des copropriétaires. Dans les parties communes, selon la famille du bâtiment et ses équipements (parc de stationnement couvert, chaufferie, locaux techniques), on trouve des extincteurs, des blocs d’éclairage de sécurité, des dispositifs de désenfumage, des colonnes sèches. L’arrêté du 31 janvier 1986 demande au propriétaire de faire entretenir et vérifier les installations de sécurité, d’afficher les consignes et les plans, et de tenir un registre.
Un audit des parties communes donne au syndic un état clair, à présenter au conseil syndical et à l’assemblée générale.
Les erreurs que l’on retrouve le plus souvent
Après des années de terrain, on finit par connaître la liste par cœur. Voici les dix écarts qui reviennent le plus.
- Croire que le contrat de maintenance suffit. Le prestataire vérifie le matériel présent. Il ne vérifie pas forcément que la dotation est adaptée, ni que le reste suit.
- Ne pas faire les tests mensuels et semestriels des blocs de secours. Ils sont à la charge de l’exploitant et presque personne ne les consigne.
- Laisser des plans obsolètes au mur. Un plan faux est pire que pas de plan.
- Oublier la consigne de sécurité, ou y laisser des noms de personnes parties.
- Ne pas faire d’exercice d’évacuation, ou en faire un sans le consigner.
- Encombrer les dégagements. Le couloir devient une zone de stockage, l’issue de secours une réserve.
- Caler les portes coupe-feu ouvertes avec une cale ou un extincteur.
- Confondre la loi et le référentiel assureur. Dans un sens comme dans l’autre : penser que l’APSAD est obligatoire pour tous, ou ignorer que son propre contrat l’exige.
- Avoir un registre vide. Les vérifications sont faites, mais les rapports dorment dans une boîte mail.
- N’avoir formé personne, ou avoir formé des personnes qui ont quitté l’entreprise depuis.
Aucun de ces écarts n’est difficile à corriger. Encore faut-il les avoir identifiés.
Checklist : êtes-vous dans les clous ? 15 points à vérifier
Prenez dix minutes et faites le tour. Répondez par oui ou par non.
- Chaque niveau dispose d’au moins un extincteur, et la dotation respecte le minimum d’un appareil à eau de 6 litres pour 200 m² de plancher.
- Chaque risque particulier (armoire électrique, cuisine, local technique, stockage de produits inflammables) a un extincteur adapté à proximité.
- Tous les extincteurs sont visibles, signalés, accessibles et fixés à bonne hauteur.
- L’étiquette de chaque extincteur porte une date de vérification de moins d’un an.
- Aucun extincteur n’a dépassé sa durée de vie.
- Tous les blocs d’éclairage de sécurité ont leur voyant allumé et un pictogramme lisible qui indique la bonne direction.
- Les tests mensuels et semestriels des blocs sont faits et consignés.
- Les RIA, s’il y en a, sont accessibles, en eau, vérifiés dans l’année.
- La consigne de sécurité incendie est affichée, complète et à jour.
- Des plans d’évacuation exacts sont affichés à chaque niveau, avec le repère « Vous êtes ici ».
- Le point de rassemblement est défini, signalé et connu de tous.
- Les issues et les dégagements sont libres, les portes s’ouvrent.
- Un exercice d’évacuation a eu lieu dans les six derniers mois, avec un compte rendu.
- Le registre de sécurité existe, il est à jour et vous savez où il se trouve.
- Des salariés encore présents dans l’entreprise ont été formés à l’usage des extincteurs, à l’évacuation et aux premiers secours.
Moins de 12 « oui » ? Il est temps de faire le point sérieusement. Un doute sur plusieurs réponses ? C’est précisément à cela que sert un audit. Demandez votre devis gratuit ou appelez le 06 62 83 13 37.
Questions fréquentes
Combien d’extincteurs faut-il par m² dans une entreprise ?
Le Code du travail (article R4227-29) impose au minimum un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres pour 200 m² de plancher, avec au moins un appareil par niveau. À cette dotation de base s’ajoutent les extincteurs adaptés aux risques particuliers, notamment électriques. Le nombre réel dépend donc de la surface, du nombre de niveaux et de l’analyse des risques. Dans un ERP, l’article MS 39 demande aussi un appareil pour 200 m² et par niveau, avec un minimum de deux par établissement.
La vérification annuelle des extincteurs est-elle obligatoire ?
Dans les ERP, oui, explicitement : l’article MS 38 impose une vérification annuelle et une révision tous les dix ans par une personne ou un organisme compétent. Dans les entreprises soumises au seul Code du travail, le texte impose que les extincteurs soient maintenus en bon état de fonctionnement et vérifiés suivant une périodicité appropriée. La périodicité annuelle vient alors de la norme NF S 61-919, qui est la référence appliquée par toute la profession, et souvent du contrat d’assurance.
Quelle est la durée de vie d’un extincteur ?
La norme NF S 61-919 fixe une durée de vie maximale de vingt ans pour les extincteurs à eau et à poudre, à condition qu’ils aient été entretenus et révisés aux échéances prévues. Les extincteurs au CO2 suivent un régime particulier, lié à la réglementation des équipements sous pression. Un appareil peut aussi être réformé avant cette échéance s’il est corrodé, endommagé ou s’il ne peut plus être maintenu.
Qui peut vérifier les extincteurs d’une entreprise ?
Les textes parlent d’une personne ou d’un organisme compétent. L’inspection visuelle courante peut être faite par un salarié désigné. La vérification annuelle et la maintenance demandent une vraie compétence technique. Chez TRINACRE, elles sont réalisées sous la responsabilité de David MORANDI, titulaire du Certificat de vérificateur d’extincteurs délivré par le CNPP.
La règle APSAD R4 est-elle obligatoire ?
Non, pas en tant que telle. La règle APSAD R4 est un référentiel publié par le CNPP et utilisé par les assureurs. Elle ne devient une obligation que si votre contrat d’assurance l’exige. Vérifiez vos conditions particulières. Si c’est le cas, indiquez-le dès votre demande de devis.
À quelle fréquence faut-il vérifier les blocs de secours (BAES) ?
L’exploitant doit vérifier chaque mois le passage en position de fonctionnement, et tous les six mois l’autonomie d’au moins une heure. C’est une obligation réglementaire, prévue par l’arrêté du 14 décembre 2011 pour les lieux de travail et par l’article EC 14 pour les ERP. Les résultats sont consignés dans un registre. S’y ajoute une maintenance périodique par une personne qualifiée, décrite par la norme NF C 71-830.
Les BAES sont-ils obligatoires dans des bureaux ?
Oui. L’article R4227-14 du Code du travail impose un éclairage de sécurité permettant l’évacuation en cas de coupure de l’éclairage normal. L’arrêté du 14 décembre 2011 en précise les règles et prévoit quelques dispenses pour les petits locaux réunissant certaines conditions. En pratique, les circulations, les escaliers et les sorties doivent être équipés.
La maintenance des RIA est-elle obligatoire ?
Oui. Dans les ERP, l’article MS 73 impose une vérification des moyens de secours au moins une fois par an. Dans les lieux de travail, l’article R4224-17 impose l’entretien et la vérification des dispositifs de sécurité suivant une périodicité appropriée. La norme NF EN 671-3 décrit le contenu de cette maintenance, avec une vérification annuelle et une épreuve des tuyaux tous les cinq ans.
Le plan d’évacuation est-il obligatoire dans une entreprise ?
Cela dépend du bâtiment. Dans les ERP et les immeubles d’habitation, des plans sont explicitement exigés par les textes. Dans les lieux de travail, le Code du travail impose surtout la consigne de sécurité incendie et la signalisation des chemins d’évacuation. Le plan d’évacuation, conçu selon la norme NF X 08-070, est le moyen le plus clair de répondre à cette exigence. Il est attendu en pratique par les contrôleurs et les assureurs.
Quelle est la différence entre un plan d’évacuation et un plan d’intervention ?
Le plan d’évacuation s’adresse aux occupants : il montre où l’on se trouve, les itinéraires de sortie, les moyens d’alarme et d’extinction, le point de rassemblement. Le plan d’intervention s’adresse aux secours : placé à l’entrée du bâtiment, il indique les locaux à risques, les coupures de fluides, les dispositifs et commandes de sécurité.
Que doit contenir le registre de sécurité ?
Dans un ERP, l’article R143-44 du Code de la construction et de l’habitation prévoit qu’il contient l’état du personnel chargé du service d’incendie, les consignes établies en cas d’incendie, les dates des contrôles et vérifications avec leurs observations, et les dates et la nature des travaux. Dans une entreprise, on y consigne au minimum les dates et les observations des exercices et des essais périodiques, ainsi que les vérifications du matériel.
Combien d’exercices d’évacuation faut-il faire par an ?
Le Code du travail (article R4227-39) prévoit des exercices et des essais périodiques au moins tous les six mois, soit deux par an, dans les établissements soumis à la consigne de sécurité incendie. La date et les observations sont consignées dans un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail.
Combien coûte un audit de sécurité incendie ?
Le coût dépend de la surface, du nombre de niveaux, du type d’établissement et de ce que vous voulez nous confier. Nous ne publions pas de grille, car chaque site est différent. Le devis est gratuit et détaillé. Demandez-le via le formulaire de contact.
Un audit TRINACRE remplace-t-il le passage de la commission de sécurité ou d’un organisme agréé ?
Non. La commission de sécurité est une instance administrative, et certaines vérifications techniques doivent être réalisées par des organismes agréés. L’audit vous prépare à ces échéances. Il vous indique ce qui est conforme, ce qui ne l’est pas, ce qui manque dans votre registre, et dans quel ordre agir.
Peut-on former les salariés à l’extincteur sans allumer de feu dans les locaux ?
Oui. C’est tout l’intérêt de la réalité virtuelle et augmentée. Le stagiaire manipule un extincteur connecté et voit un départ de feu simulé dans son propre environnement de travail, sans flamme ni fumée. La formation se déroule dans vos locaux, sans contrainte d’espace extérieur ni de météo.
Intervenez-vous en dehors de l’Île-de-France ?
Oui. TRINACRE Formations intervient à Paris, dans toute l’Île-de-France et partout en France métropolitaine, directement dans les locaux de ses clients.
Demander un audit ou un devis
Être dans les clous, ce n’est pas cocher des cases pour faire plaisir à un contrôleur. C’est s’assurer que, le jour où un feu démarre, le matériel fonctionne, les gens savent quoi faire et tout le monde sort.
Jusqu’ici, il fallait souvent trois ou quatre prestataires pour y arriver : un pour les extincteurs, un pour les blocs de secours, un pour les plans, un pour la formation. Et personne pour faire le lien. TRINACRE Formations vous propose désormais l’ensemble :
- l’audit réglementaire de sécurité incendie ;
- l’implantation surfacique des extincteurs ;
- la maintenance des extincteurs ;
- la maintenance des BAES ;
- la maintenance des RIA ;
- la conception et la mise en place des plans d’évacuation et des plans d’intervention ;
- la formation de vos équipes, avec notre spécialité : l’incendie en réalité virtuelle et augmentée.
Un seul interlocuteur, 26 ans d’expérience du terrain, et une réponse claire à une question simple : êtes-vous dans les clous ?
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- en ligne : https://trinacre.com/contact/
- par téléphone : 06 62 83 13 37
- par e-mail : infos@trinacre.fr
Cet article a une vocation d’information générale. Il résume les principaux textes en vigueur à la date de sa rédaction et ne remplace pas l’analyse de votre établissement. Les obligations exactes dépendent du classement de vos locaux, de votre activité et de votre contrat d’assurance.
À lire également : Formation incendie, SST, évacuation, gestes et postures et DUERP à Paris et en Île-de-France.