
Un collègue s’effondre dans le couloir. Il ne respire plus. Autour de lui, personne ne bouge, chacun attend que quelqu’un d’autre fasse le premier geste. Dans ces minutes-là, tout se joue : chaque minute sans massage cardiaque et sans défibrillation réduit sensiblement les chances de survie. L’arrêt cardiaque ne prévient pas, il ne choisit ni l’âge, ni le métier, ni le lieu. Et la bonne nouvelle, c’est qu’un témoin formé, un massage cardiaque de qualité et un défibrillateur automatisé externe (DAE) utilisé à temps changent radicalement l’issue. TRINACRE Formations propose une sensibilisation à l’arrêt cardiaque et à l’utilisation du DAE, directement dans vos locaux, enrichie par la réalité virtuelle et augmentée avec un casque Meta Quest 3, idéale pour vos Safety Day et vos campagnes de prévention.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines, aux responsables hygiène, sécurité et environnement, aux gestionnaires d’établissements recevant du public (ERP) et d’immeubles de grande hauteur (IGH), aux élus et aux organisateurs d’événements de sensibilisation. Il explique ce qu’est un arrêt cardiaque, pourquoi l’action des premiers témoins est décisive, ce que la réglementation attend des établissements au sujet des défibrillateurs, et surtout comment nous construisons une session de sensibilisation courte, concrète et mémorable. Il ne remplace pas une formation certifiante de secourisme : c’est un complément, une initiation, un moyen de mettre toute une communauté de travail en situation de savoir agir.
L’arrêt cardiaque : comprendre ce qui se passe
Le cœur est une pompe. Il envoie en permanence le sang chargé d’oxygène vers le cerveau et les organes. Lors d’un arrêt cardiaque, cette pompe cesse de fonctionner efficacement, le plus souvent à cause d’un trouble du rythme électrique appelé fibrillation ventriculaire : le muscle cardiaque tremble de façon désordonnée et ne propulse plus rien. En quelques secondes, la personne perd connaissance. En quelques minutes, le cerveau souffre faute d’oxygène.
L’arrêt cardiaque n’est pas la même chose que l’infarctus du myocarde. Dans l’infarctus, une artère du cœur est bouchée, la personne a mal dans la poitrine mais elle est consciente et respire. Dans l’arrêt cardiaque, la personne est inconsciente et ne respire pas, ou ne respire plus normalement. Un infarctus peut provoquer un arrêt cardiaque, mais l’inverse n’est pas vrai, et les gestes ne sont pas les mêmes. Notre sensibilisation insiste sur cette distinction, parce qu’elle conditionne la bonne réaction.
Les trois signes qui doivent déclencher l’action
- La personne ne répond pas. On lui parle, on lui demande de serrer la main, on la secoue doucement par les épaules : aucune réaction.
- Elle ne respire pas, ou respire de façon anormale. On libère les voies aériennes en basculant doucement la tête en arrière et on regarde le ventre et la poitrine pendant quelques secondes. Une respiration bruyante, lente, irrégulière, des sortes de soupirs, ne sont pas une respiration normale : on les appelle des gasps et ils sont fréquents au début d’un arrêt cardiaque.
- Elle est inconsciente. C’est la combinaison des deux premiers signes qui impose d’agir sans attendre.
Face à ces signes, il n’y a pas de bon moment pour hésiter. Dans le doute, on agit : un massage cardiaque pratiqué sur une personne qui n’en avait pas besoin fait rarement du mal, alors qu’un massage non pratiqué sur une personne en arrêt cardiaque est fatal.
La chaîne de survie
Les secouristes parlent d’une chaîne de survie, parce que chaque maillon dépend du précédent. Le premier maillon est la reconnaissance de l’arrêt et l’alerte des secours, au 15 ou au 112. Le deuxième est le massage cardiaque immédiat, qui maintient un minimum de circulation vers le cerveau. Le troisième est la défibrillation précoce, qui peut remettre le cœur dans un rythme efficace. Le quatrième est la prise en charge médicalisée, puis les soins hospitaliers. Les trois premiers maillons sont entre les mains des témoins. C’est exactement ce que notre sensibilisation vise : donner à chacun la capacité d’agir sur les trois premiers.
Les secours médicalisés arrivent vite, mais pas instantanément. Dans un immeuble de bureaux, un entrepôt, un centre commercial, un grand site industriel, quelques minutes sont nécessaires pour qu’ils atteignent la victime : le temps de passer l’appel, d’être localisé, de rejoindre le lieu, de traverser les accès. Ces minutes sont précisément celles où la survie se joue. Le massage cardiaque et le DAE sont les deux outils qui permettent de tenir ce temps.
Pourquoi sensibiliser tous vos collaborateurs
Dans une entreprise, on forme généralement un nombre limité de sauveteurs secouristes du travail. C’est indispensable et réglementairement encadré, mais ces personnes ne sont pas toujours là au moment de l’accident : congés, télétravail, horaires décalés, absences, sites multiples. Le jour où un salarié s’effondre, c’est souvent un collègue non formé qui est le premier témoin. Si ce collègue a suivi une sensibilisation, même courte, la probabilité qu’il appelle, qu’il commence les compressions thoraciques et qu’il aille chercher le défibrillateur augmente nettement.
Sensibiliser le plus grand nombre de salariés poursuit plusieurs objectifs à la fois. Il s’agit d’abord de lever la peur : peur de mal faire, peur de faire mal, peur d’une responsabilité juridique. Il s’agit ensuite de transmettre des gestes simples et de les faire pratiquer, parce qu’on retient ce qu’on a fait de ses mains. Il s’agit enfin d’installer une culture de la prévention : une équipe qui a vécu ensemble un exercice sur l’arrêt cardiaque en parle, en reparle, se souvient de l’emplacement du défibrillateur et sait qui appeler.
C’est aussi un message fort adressé aux collaborateurs : l’entreprise se préoccupe de leur vie, pas seulement de leur productivité. Une sensibilisation bien menée est un moment de cohésion, souvent plus apprécié que beaucoup d’autres formations, parce qu’il touche à une réalité que chacun a déjà imaginée vivre un jour, pour lui-même ou pour un proche.
Les gestes que nous faisons pratiquer
Notre sensibilisation est conçue pour que chaque participant reparte avec trois compétences concrètes : reconnaître un arrêt cardiaque et alerter, réaliser un massage cardiaque de qualité, utiliser un défibrillateur automatisé externe. Elle repose sur le protocole de l’INRS et sur du matériel professionnel : mannequins d’entraînement, défibrillateur de formation, accessoires de protection.
1. Reconnaître et alerter
Le premier réflexe est de s’assurer de sa propre sécurité et de celle de la victime, puis de vérifier la conscience et la respiration. Dès que l’arrêt cardiaque est reconnu, on appelle ou on fait appeler les secours, le 15 ou le 112, en donnant le lieu précis, la nature du problème et en suivant les instructions de l’opérateur. Dans une entreprise, l’alerte inclut aussi la prévention des équipes sur place : un collègue va chercher le défibrillateur, un autre attend les secours à l’entrée pour les guider, un troisième dégage l’espace. Nous faisons répéter ces rôles lors des mises en situation, parce que c’est la répartition des tâches qui fait gagner du temps.
2. Le massage cardiaque de qualité
Le massage cardiaque, ou compressions thoraciques, consiste à comprimer le sternum de la victime, allongée sur le dos sur un plan dur, pour faire circuler le sang. Les paramètres comptent : positionnement des mains au centre de la poitrine, bras tendus, épaules à la verticale des mains, compressions fermes et profondes, rythme régulier et soutenu, relâchement complet entre deux compressions pour laisser le thorax se remplir à nouveau, interruptions les plus courtes possible. Un bon massage est physique, il fatigue, et c’est pourquoi on apprend aussi à se relayer.
Les participants s’entraînent sur des mannequins, sans se ménager, par petits groupes. L’animateur corrige la posture, le rythme, la profondeur. Rien ne remplace cette pratique : on peut avoir lu dix articles sur le sujet, c’est en pressant réellement sur un thorax, même artificiel, que l’on comprend l’effort demandé et que l’on prend confiance.
3. Utiliser un défibrillateur automatisé externe
Le DAE est un appareil conçu pour être utilisé par des non-professionnels. Dès qu’on l’ouvre ou qu’on l’allume, il guide la personne par la voix et par des pictogrammes. Il analyse lui-même le rythme du cœur et ne délivre un choc que s’il est indiqué : on ne peut pas faire de mal avec un DAE sur une personne qui n’en a pas besoin. Les gestes à connaître sont simples mais précis :
- Allumer l’appareil et suivre ses instructions, sans interrompre le massage cardiaque plus que nécessaire pendant les préparatifs.
- Dénuder la poitrine de la victime. Au besoin, on utilise des ciseaux pour couper les vêtements, et un rasoir pour retirer les poils qui empêcheraient les électrodes d’adhérer. On sèche la peau si elle est mouillée.
- Placer les électrodes comme l’indiquent les schémas : l’une sous la clavicule droite, l’autre sous l’aisselle gauche, sur le côté de la poitrine. Sur l’affiche de cette formation, ces deux positions sont représentées avec des flèches parce que c’est l’un des points que les participants retiennent le mieux lorsqu’ils le voient et qu’ils le font.
- Laisser le DAE analyser pendant que personne ne touche la victime.
- S’écarter au moment du choc si l’appareil le recommande, vérifier que personne n’est en contact avec la victime, puis déclencher le choc quand il le demande, ou le laisser s’en charger selon le modèle.
- Reprendre immédiatement le massage cardiaque dès que l’appareil le demande, et poursuivre jusqu’à l’arrivée des secours ou jusqu’à reprise d’une respiration normale.
Nous évoquons aussi les situations particulières : victime très jeune, victime porteuse d’un stimulateur cardiaque, patch médicamenteux sur la poitrine, victime allongée sur une surface mouillée ou métallique. Ce sont des points sur lesquels les participants posent des questions, et la réponse est toujours pratique : on déplace, on retire, on sèche, puis on poursuit.
Le matériel de protection et d’urgence
L’affiche présente le petit matériel qui accompagne un défibrillateur bien équipé : gants de protection, protection buccale pour les insufflations, compresses, ciseaux, rasoir. Nous expliquons à quoi sert chaque élément, où le ranger et comment vérifier qu’il est présent et en bon état. Un DAE dont les électrodes sont périmées, dont la batterie est faible ou dont le kit est incomplet n’est pas un DAE prêt à servir. C’est l’une des vérifications que nous encourageons à intégrer dans les contrôles périodiques de l’entreprise.
Les idées reçues que nous démontons
- « Je vais lui faire mal. » Un massage cardiaque efficace peut provoquer des douleurs ou des fractures de côtes, mais ce risque est sans commune mesure avec celui de la mort. L’objectif est de sauver une vie, pas de préserver le thorax.
- « Je risque d’être poursuivi si je fais mal. » La loi protège le témoin de bonne foi qui porte secours, et elle sanctionne au contraire l’abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril. Intervenir avec des gestes simples, même imparfaits, est toujours préférable à rester spectateur.
- « Le défibrillateur est réservé aux médecins. » C’est faux. Le DAE est conçu pour être utilisé par tout un chacun, la réglementation française l’autorise pour toute personne, et l’appareil dicte lui-même les étapes.
- « Il faut faire du bouche-à-bouche. » Pour un témoin non formé, ou peu à l’aise, les compressions thoraciques seules, sans insufflations, sont mieux que rien et sont recommandées. Les insufflations sont enseignées pour ceux qui le souhaitent, avec la protection adaptée.
- « Il vaut mieux attendre les pompiers. » Attendre, c’est perdre des minutes précieuses. Les secours conseillent d’agir immédiatement, et leur opérateur guide souvent par téléphone les premiers gestes.
- « Un DAE peut remettre en marche un cœur arrêté. » Il ne redémarre pas un cœur complètement arrêté, il corrige un rythme désordonné. C’est pourquoi le massage cardiaque reste indispensable avant, pendant et après les analyses de l’appareil.
Ce que dit la réglementation
Le défibrillateur dans les établissements recevant du public
Depuis le décret du 19 décembre 2018, certains établissements recevant du public doivent s’équiper d’un défibrillateur automatisé externe, selon un calendrier progressif en fonction de leur catégorie et de leur type. Les ERP des catégories les plus importantes ont été concernés les premiers, puis les suivantes. Le texte prévoit aussi les obligations d’information du public sur la localisation de l’appareil, de signalisation, de maintenance et de conservation d’un registre des vérifications. Les règles précises varient selon le type d’établissement, sa catégorie et son activité : nous invitons chaque exploitant à vérifier sa situation auprès de sa commission de sécurité ou de son conseiller, et à s’appuyer sur la réglementation en vigueur au moment de l’installation.
L’équipement ne suffit pas. Un DAE installé dans un hall mais que personne n’a jamais vu manipuler, dont personne ne connaît l’existence, n’est qu’un équipement de plus. C’est tout l’intérêt d’une sensibilisation : donner vie au matériel, familiariser les équipes avec l’appareil, leur faire ouvrir le boîtier et poser les électrodes sur un mannequin.
Les obligations de l’employeur
Le Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, ce qui inclut l’organisation des secours. Les articles R4224-14 et suivants prévoient notamment qu’un membre du personnel, au moins, doit avoir reçu l’instruction nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans les ateliers où sont effectués des travaux dangereux, et que du matériel de premiers secours adapté doit être mis à disposition. L’employeur qui souhaite aller plus loin peut organiser des actions de sensibilisation pour l’ensemble du personnel, ce qui renforce la capacité de réaction de l’organisation.
Nous précisons toujours une limite importante : la sensibilisation que nous proposons n’est pas la formation de sauveteur secouriste du travail, ni une formation de premiers secours délivrant une certification. Elle ne la remplace pas. Elle complète le dispositif, notamment pour les personnes qui ne sont pas sauveteurs secouristes, et elle prépare le terrain pour ceux qui le deviendront. Pour la formation SST proprement dite, nous renvoyons à notre formation SST enrichie par la réalité virtuelle et augmentée et à notre session de maintien et d’actualisation des compétences.
La réalité virtuelle et augmentée : un complément qui marque les esprits
Notre signature est l’usage de la réalité virtuelle et augmentée avec casque Meta Quest 3, sans manettes : le participant utilise ses mains, ce qui rend l’expérience naturelle, y compris pour des personnes qui n’ont jamais mis un casque. Le casque ne remplace pas la pratique sur mannequin, il la complète. Les deux se combinent dans la même session.
Ce que la réalité virtuelle apporte
- L’immersion. Le participant se retrouve dans un environnement réaliste, un couloir de bureaux, un hall, un restaurant, un atelier, où une personne s’effondre. Le stress est réel, parce que la situation paraît réelle. On observe très vite si la personne ose approcher, parler, agir, et on peut travailler directement sur ces freins.
- La répétition sans risque. On peut rejouer la scène autant de fois que nécessaire, changer de contexte, faire varier le nombre de témoins, ajouter une difficulté, sans jamais mettre quelqu’un en danger.
- Les repères visuels. La réalité augmentée superpose à la scène des indications visuelles : où poser les mains, comment placer les électrodes, quand reprendre le massage. Le participant voit ce qu’il doit faire au moment où il le fait.
- L’effet de mémoire. Une expérience vécue s’ancre mieux qu’un exposé. Les participants parlent de la session pendant des semaines, ce qui prolonge l’effet de la sensibilisation.
- L’attrait de la nouveauté. Dans un Safety Day, le casque attire, les gens font la queue, des collègues qui n’auraient pas franchi spontanément la porte de la salle de formation viennent essayer.
Nous le disons clairement : la réalité virtuelle et augmentée est un outil de mise en situation. Elle n’est pas utilisée pour délivrer une certification, et elle ne dispense pas de la pratique des gestes sur mannequin avec du matériel de formation. L’apprentissage des compressions thoraciques et de la pose du DAE se fait avec les mains, sur un mannequin, sous le regard de l’animateur.

Pour vos Safety Day et campagnes de prévention
De plus en plus d’entreprises organisent une journée de la sécurité, un Safety Day, ou une semaine de la qualité de vie au travail, pour réunir les équipes autour de la prévention. Ces événements ont besoin d’ateliers courts, attractifs, qui donnent envie de participer. La sensibilisation à l’arrêt cardiaque s’y intègre naturellement, parce qu’elle est à la fois concrète, valorisante et émotionnelle.
Un atelier conçu pour le flux
Lors d’un Safety Day, les participants passent par groupes, pendant des créneaux courts, souvent entre leurs réunions ou pendant la pause. Nous adaptons donc le format : des ateliers de quelques dizaines de minutes, des rotations régulières, des petits groupes pour que chacun pratique réellement, un animateur qui garde le rythme sans bousculer. Un même plateau peut accueillir plusieurs ateliers à la fois : massage cardiaque sur mannequin, pose du DAE, expérience en réalité virtuelle, échanges avec l’animateur.
Ce que l’entreprise retire de l’événement
- Un grand nombre de collaborateurs sensibilisés en une seule journée, sur le site, sans déplacement.
- Un moment valorisant pour l’entreprise, que les équipes associent à une attention sincère portée à leur santé.
- Une meilleure connaissance de l’emplacement et de l’usage du défibrillateur.
- Des contenus de communication interne : photos, témoignages, retours des participants, que l’entreprise peut partager dans sa lettre interne, sur son intranet ou ses réseaux.
- Un point de départ pour repérer les personnes motivées à devenir sauveteurs secouristes du travail ou équipiers de première intervention.
Adapter la sensibilisation à votre type d’établissement
Les établissements recevant du public
Commerces, hôtels, restaurants, théâtres, mairies, stades, salles de sport : le public change tous les jours, les équipes sont souvent réduites et polyvalentes, et le défibrillateur est parfois installé pour le public avant d’être connu du personnel. Nous travaillons sur la localisation, la signalétique et l’accès au DAE, sur la répartition des rôles lorsque la personne en arrêt est un client ou un visiteur, et sur la gestion de la foule : comment dégager l’espace, rassurer, éviter les attroupements, guider les secours. Dans un lieu accueillant du public, c’est souvent le personnel qui est le premier témoin d’un malaise, et c’est sur lui que reposent les premières minutes.
Les immeubles de grande hauteur
Tours de bureaux, sièges sociaux, établissements tertiaires : les distances verticales, les ascenseurs, les contrôles d’accès, la présence d’un poste central de sécurité ajoutent des contraintes d’organisation. Il faut pouvoir localiser vite la victime, apporter le défibrillateur jusqu’à elle, accueillir les secours au bon niveau, parfois les guider dans un bâtiment complexe. Nous construisons des scénarios qui tiennent compte de ces réalités, en lien avec l’équipe de sécurité du site, et nous les rapprochons de notre formation à l’évacuation en ERP et en IGH lorsque c’est pertinent.
Les entreprises soumises au Code du travail
Ateliers, entrepôts, plateformes logistiques, bureaux, laboratoires : chaque site a sa propre configuration. Dans un atelier bruyant, l’alerte vocale est difficile. Dans un entrepôt de grande surface, la distance au défibrillateur peut être longue. Dans un site en horaires décalés, l’équipe de nuit est souvent réduite. Nous adaptons les scénarios, nous discutons avec le responsable sécurité de l’emplacement des appareils et de la cohérence du dispositif, et nous formulons des recommandations simples à la fin de la session.
Les événements et collectivités
Les mairies, associations sportives, organisateurs d’événements, établissements d’enseignement et structures accueillant du public peuvent aussi demander une action de sensibilisation. L’objectif est le même : faire de chaque participant un témoin capable d’agir, et faire connaître le défibrillateur local.
Une journée type avec TRINACRE Formations
- Cadrage en amont. Nous échangeons avec vous sur le nombre de participants, le lieu, les horaires, le niveau de départ des équipes, l’existence d’un défibrillateur et son emplacement, les contraintes de l’activité.
- Installation sur site. Nous venons avec notre matériel : mannequins, défibrillateurs de formation, accessoires, casques Meta Quest 3. L’espace nécessaire est modeste, une salle de réunion ou un coin de hall suffit.
- Accueil et rappel des enjeux. Un court temps pour comprendre l’arrêt cardiaque, la chaîne de survie et le rôle de chacun, sans jargon.
- Ateliers de pratique. Reconnaissance et alerte, massage cardiaque sur mannequin, pose et utilisation du DAE, réalisés par petits groupes, avec corrections individuelles.
- Mise en situation en réalité virtuelle et augmentée. Chaque participant, ou chaque binôme, vit une scène d’arrêt cardiaque et agit, puis débriefe avec l’animateur.
- Échanges et questions. Un temps pour répondre aux inquiétudes, aux cas particuliers, aux questions juridiques ou pratiques.
- Bilan. Un retour d’ensemble avec les points forts, les points à renforcer et des recommandations sur le dispositif de votre site : localisation du défibrillateur, signalétique, vérifications, besoin de sauveteurs secouristes supplémentaires.
Le défibrillateur de votre établissement : les bons réflexes
Une sensibilisation est aussi l’occasion de faire le point sur l’appareil lui-même. Nous attirons l’attention des responsables sur plusieurs points simples, qui font la différence le jour où l’on en a besoin.
- L’emplacement. Le défibrillateur doit être visible, accessible à tout moment, éloigné des sources de chaleur, des risques de vol ou de dégradation sans pour autant être enfermé. Un boîtier fermé à clé dont personne ne connaît le code a perdu son utilité.
- La signalétique. Un pictogramme normalisé, visible de loin, depuis les principaux points de passage, avec un fléchage depuis les accès importants. Les nouveaux arrivants, les intérimaires et les visiteurs doivent pouvoir le trouver sans demander.
- La maintenance. Les électrodes ont une durée de vie limitée, la batterie aussi. L’appareil effectue des autotests et signale ses défauts par un voyant, mais quelqu’un doit regarder ce voyant régulièrement. Nous recommandons de désigner un responsable et de tracer les vérifications dans le registre de sécurité.
- Le kit d’accompagnement. Gants, protection buccale, compresses, ciseaux, rasoir, éventuellement une couverture de survie : le tout doit être présent et rangé avec l’appareil.
- L’information du personnel. Une note d’accueil, un affichage, un rappel lors des exercices : chacun doit savoir où se trouve le DAE.
- Les scénarios. Qui va chercher l’appareil ? Qui reste avec la victime ? Qui accueille les secours ? Ces rôles doivent être pensés avant qu’un événement ne survienne.
Nous pouvons, si vous le souhaitez, compléter la sensibilisation par un audit de votre dispositif de secours : emplacement des défibrillateurs, signalétique, trousses de secours, cohérence avec les consignes de sécurité et avec les formations de sauveteurs secouristes du travail. L’audit permet de transformer l’événement ponctuel en démarche durable.
Préparer votre session
- Choisir le public. Toute l’entreprise, un site, un service, ou les nouveaux arrivants. Il n’y a pas de prérequis, l’ensemble des collaborateurs peut participer, quel que soit le poste.
- Désigner un référent. Une personne des ressources humaines, de la sécurité ou des services généraux, qui connaît l’établissement, facilite l’accès et coordonne les groupes.
- Prévoir un espace adapté. Une salle de réunion, un hall, un espace polyvalent, avec de la place au sol pour les mannequins et un espace dégagé pour la réalité virtuelle.
- Organiser les rotations. Si la session s’inscrit dans un Safety Day, nous vous aidons à répartir les groupes sur la journée pour limiter l’attente et respecter l’activité des équipes.
- Informer les équipes. Un message simple, rassurant, qui explique le déroulement : la tenue est normale, il n’y a rien à préparer, la session est à la fois sérieuse et conviviale.
- Prévoir la suite. Faire un point sur le défibrillateur, repérer les volontaires pour devenir sauveteurs secouristes du travail, planifier une session de rappel dans l’année.
Évaluer ce que les participants retiennent
À l’issue de la session, nous évaluons les acquis sur des critères observables : le participant reconnaît-il les signes de l’arrêt cardiaque, alerte-t-il correctement, positionne-t-il ses mains au bon endroit, tient-il un rythme et une profondeur corrects, place-t-il les électrodes comme indiqué, suit-il les consignes de l’appareil, reprend-il le massage au bon moment. Chaque participant reçoit un retour individuel, et nous transmettons à l’entreprise un compte rendu avec la liste des personnes sensibilisées, les points forts, les axes de progrès et les recommandations. Une attestation de participation à la sensibilisation est remise à chacun. Elle atteste de la participation à une action de sensibilisation, et non d’une certification de secourisme.
Financement : Qualiopi et prise en charge par l’OPCO
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification ouvre la possibilité d’un financement par les fonds de la formation professionnelle. L’opérateur de compétences compétent dépend de votre secteur et de votre convention collective, et les règles de prise en charge varient d’un dossier à l’autre. Selon les critères d’éligibilité et les financements disponibles, une action peut être prise en charge en tout ou partie, sous réserve de l’accord de l’OPCO. Nous vous aidons à préparer le dossier : programme, objectifs, durée, devis et convention. Nous vous conseillons d’interroger votre conseiller avant de signer et de nous transmettre sa réponse.
Le lien avec nos autres formations
La sensibilisation à l’arrêt cardiaque s’inscrit dans une démarche globale de prévention. Elle se complète naturellement avec notre formation de sauveteur secouriste du travail, avec la formation d’équipier de première intervention, avec la formation à l’évacuation, avec la formation au document unique d’évaluation des risques, et, pour les établissements de soins, avec la formation incendie et transfert horizontal. Pour la vue d’ensemble de notre offre incendie, consultez notre guide complet.
Les erreurs que nous voyons le plus souvent
- Attendre de voir si ça passe. Une personne inconsciente qui ne respire pas normalement ne se réveille pas toute seule. Chaque minute compte.
- Appeler tard. L’appel aux secours doit être immédiat, et l’opérateur peut guider par téléphone.
- Comprimer trop doucement ou trop peu. Par crainte de faire mal, beaucoup de témoins appuient trop légèrement. Un massage efficace est ferme et profond.
- Interrompre le massage trop souvent. On vérifie, on parle, on s’agite, et le sang ne circule plus. Les pauses doivent être aussi courtes que possible.
- Hésiter devant le défibrillateur. L’appareil guide pas à pas et ne délivre un choc que si c’est nécessaire.
- Ne pas savoir où se trouve le DAE. C’est l’erreur la plus fréquente en entreprise : l’appareil existe, mais personne ne sait où il est.
- Rester seul. Il faut s’organiser : l’un masse, l’autre apporte le DAE, un troisième appelle, un quatrième accueille les secours. Plus on est nombreux, plus c’est efficace.
- S’épuiser seul. Le massage cardiaque est physique. Sans relais toutes les deux minutes environ, la qualité baisse très vite.
Pourquoi choisir TRINACRE Formations
- Une intervention dans vos locaux. Nous venons chez vous, avec notre matériel, dans votre environnement réel, et nous évitons à vos équipes de se déplacer.
- Un animateur issu du terrain. Notre formateur est un professionnel de la sécurité et du secourisme, avec une longue expérience de terrain, et il sait parler à des équipes aux profils variés.
- La réalité virtuelle et augmentée en complément. Une expérience immersive avec casque Meta Quest 3, sans manettes, qui crée l’impact et favorise la mémorisation.
- Du matériel professionnel et le protocole INRS. Mannequins, défibrillateurs de formation, accessoires de protection, gestes conformes aux recommandations.
- Des petits groupes. Chaque participant pratique, et personne ne reste spectateur.
- Un suivi. Traçabilité, évaluation des acquis, compte rendu et recommandations pour votre site.
- Un organisme certifié Qualiopi. Avec la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO, sous réserve de son accord.
- Une intervention partout en France. En Île-de-France sans frais de déplacement, et dans toute la France selon les conditions du devis.
Questions fréquentes
Cette sensibilisation remplace-t-elle la formation de sauveteur secouriste du travail ?
Non. Elle est complémentaire. La formation SST est une formation certifiante, encadrée par l’INRS, qui répond à des exigences précises. Notre sensibilisation à l’arrêt cardiaque est une initiation destinée à un public large, et elle ne délivre pas de certification de secourisme.
Faut-il avoir déjà suivi une formation aux premiers secours ?
Non, aucun prérequis. La session s’adresse à tous les collaborateurs, quel que soit leur poste, et part de zéro.
Combien de personnes peut-on sensibiliser dans une journée ?
Cela dépend du format, de la durée des ateliers et du nombre d’animateurs. Dans une logique de Safety Day, nous organisons des rotations de petits groupes qui permettent de sensibiliser un nombre important de collaborateurs sur la journée. Nous l’ajustons avec vous lors du cadrage, puis nous le précisons dans le devis.
Avez-vous besoin d’un défibrillateur sur place ?
Non, nous venons avec des défibrillateurs de formation. Si votre établissement en possède un, nous pouvons aussi travailler avec votre appareil réel pour montrer son emplacement, son boîtier, ses accessoires et son fonctionnement, sans déclencher de choc.
La réalité virtuelle est-elle obligatoire ?
Non. Elle est proposée en complément de la pratique sur mannequin. Elle apporte l’immersion et l’impact, mais la sensibilisation peut aussi se dérouler sans casque, selon vos souhaits et vos contraintes.
Peut-on sensibiliser des équipes en horaires décalés ?
Oui. Nous organisons des sessions adaptées aux équipes de nuit, de week-end ou en horaires atypiques, pour que personne ne soit oublié.
Les gestes enseignés sont-ils conformes aux recommandations ?
Oui. Nous nous appuyons sur le protocole de l’INRS et sur les recommandations en vigueur pour les gestes de reconnaissance, d’alerte, de massage cardiaque et d’utilisation du défibrillateur.
Peut-on associer cette sensibilisation à un audit de nos défibrillateurs ?
Oui. Nous pouvons contrôler l’emplacement, la signalétique, les accessoires et la cohérence du dispositif avec vos consignes, et formuler des recommandations.
Combien de temps dure la sensibilisation ?
La durée est adaptée à votre contexte : un atelier court de quelques dizaines de minutes pour un Safety Day, ou une session plus longue pour un groupe dédié. Elle est fixée avec vous dans le devis, après échange sur vos besoins.
La sensibilisation peut-elle être financée ?
Elle peut l’être par votre OPCO, sous réserve de son accord, grâce à la certification Qualiopi de TRINACRE Formations.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. Nous nous déplaçons dans vos établissements, en Île-de-France sans frais de déplacement et partout en France selon les conditions du devis.
Donnez à chacun les moyens d’agir
Face à un arrêt cardiaque, la différence entre un drame et une vie sauvée tient souvent à un geste fait à temps par quelqu’un qui n’avait rien d’un professionnel, mais qui avait déjà appris, essayé et compris qu’il pouvait agir. Sensibiliser vos équipes, c’est leur donner cette capacité. TRINACRE Formations intervient dans votre établissement avec un animateur expérimenté, du matériel professionnel, la réalité virtuelle et augmentée en complément, des ateliers adaptés à vos Safety Day et à vos campagnes de prévention, la certification Qualiopi et la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO, sous réserve de son accord. Chaque devis est établi sur mesure, selon votre site, vos équipes et vos contraintes.
Demandez votre devis gratuit : https://www.trinacre.com/contact/
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