
Le document unique d’évaluation des risques professionnels, le DUERP, est une obligation légale pour toutes les entreprises qui emploient au moins un salarié. C’est aussi l’outil le plus utile pour comprendre où se situent les dangers dans votre entreprise et décider ce qu’il faut faire en priorité. La formation DUERP de TRINACRE Formations, d’une durée de quatorze heures sur deux jours, vous apprend à l’élaborer, à le mettre à jour et à le faire vivre, avec des cas concrets et des supports adaptés à votre secteur d’activité.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines, aux responsables QHSE et HSE, aux membres du comité social et économique, aux donneurs d’ordre et à toute personne chargée de la prévention dans son entreprise. Il présente ce que dit la réglementation, ce que contient la formation, comment elle se déroule, ce que vous en retirez et comment l’organiser. Pour une présentation détaillée de la méthode d’évaluation elle-même, vous pouvez aussi consulter notre article consacré au document unique, sa méthode et sa mise à jour.
Le DUERP en quelques mots
Le document unique rassemble les résultats de l’évaluation des risques auxquels sont exposés les salariés. Il n’est pas un simple tableau à remplir pour être en règle. Il doit refléter la réalité du travail, c’est-à-dire ce que font vraiment les personnes à leur poste, avec les outils, les produits, les rythmes et l’environnement qui sont les leurs. À partir de ce constat, l’entreprise décide de mesures de prévention, les met en œuvre et vérifie qu’elles fonctionnent.
Un bon DUERP répond à quatre questions simples. Quels sont les dangers dans mon entreprise ? Qui y est exposé, et à quelle fréquence ? Quelles sont les conséquences possibles ? Que fait-on pour les réduire, qui s’en occupe et pour quand ? Dit autrement, c’est la boussole de la prévention. Une entreprise qui l’a construit sérieusement sait où investir son temps et son argent pour protéger ses équipes.
Ce que dit la réglementation
L’obligation d’évaluer et de transcrire
L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, ce qui comprend des actions de prévention, d’information et de formation, ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’article L4121-2 énonce les principes généraux de prévention : éviter les risques, évaluer ceux qui ne peuvent pas être évités, les combattre à la source, adapter le travail à l’homme, tenir compte de l’évolution de la technique, remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins, planifier la prévention, donner la priorité aux mesures de protection collective et donner les instructions appropriées aux travailleurs.
L’article R4121-1 oblige l’employeur à transcrire et à mettre à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Cette évaluation porte sur chaque unité de travail de l’entreprise, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations, et dans la définition des postes de travail.
La mise à jour et la conservation
Le document unique doit être mis à jour régulièrement. Pour les entreprises d’au moins onze salariés, la mise à jour est annuelle. Elle doit aussi intervenir lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, et lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque est recueillie. Pour les entreprises de moins de onze salariés, la mise à jour est exigée lors de ces événements. La loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail a aussi précisé que les versions successives du document doivent être conservées pendant quarante ans, et prévu un dépôt dématérialisé du document sur un portail numérique, dont le calendrier de mise en œuvre est progressif. Nous vous invitons à vérifier les dates applicables à votre entreprise au moment de votre démarche.
Le lien avec le programme annuel de prévention
Pour les entreprises d’au moins cinquante salariés, les résultats de l’évaluation des risques servent de base à un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail, présenté au comité social et économique. Il fixe la liste détaillée des mesures à prendre, leurs conditions d’exécution, les indicateurs de résultat, l’estimation de leur coût et le calendrier. Pour les entreprises de moins de cinquante salariés, une liste des actions de prévention et de protection est établie. Dans les deux cas, le DUERP n’est pas une fin en soi : il débouche sur un plan d’action.
Le rôle du comité social et économique
Le comité social et économique est consulté sur le document unique et sur ses mises à jour, et il est associé à la démarche de prévention. Il contribue à l’analyse des risques, notamment par ses remontées du terrain, et suit la mise en œuvre des actions. Un DUERP construit avec les représentants du personnel est plus crédible, plus complet et mieux accepté.
Les conséquences d’un document absent ou périmé
L’absence de document unique ou son défaut de mise à jour peut être sanctionné par une contravention de cinquième classe. Mais le risque principal est ailleurs. En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, l’entreprise doit pouvoir montrer qu’elle avait identifié le danger et pris des mesures. Un document absent, vide ou jamais mis à jour affaiblit sa position face à l’inspection du travail, à l’assurance maladie et aux juges, notamment si la faute inexcusable de l’employeur est invoquée. À l’inverse, un document sérieux, vivant, assorti d’actions réellement menées, constitue une protection.
Pourquoi se former plutôt que déléguer
Beaucoup d’entreprises confient leur DUERP à un consultant, ou le remplissent à partir d’un modèle trouvé en ligne. Ces solutions ont leurs avantages, mais elles ont aussi des limites bien connues.
- Un document livré mais jamais compris. Le consultant repart, le document reste dans un classeur, et personne dans l’entreprise ne sait le mettre à jour.
- Un modèle générique qui ne ressemble pas à votre réalité. Des risques inventés, d’autres oubliés, des mesures qui ne sont jamais appliquées.
- Une démarche qui n’implique pas les salariés. Or ce sont eux qui connaissent leurs postes.
- Une mise à jour oubliée. Au bout d’un an, le document ne correspond plus à rien.
Se former permet de devenir autonome, de comprendre la logique de l’évaluation et d’en faire un outil de pilotage. Même si vous faites ensuite appel à un appui extérieur pour certains sujets, vous saurez ce que vous demandez et ce que vous recevez. La formation est aussi un moment collectif, où dirigeants, encadrement et représentants du personnel construisent un langage commun sur les risques.
À qui s’adresse la formation DUERP
- Les dirigeants et chefs d’entreprise, qui portent la responsabilité de l’évaluation et veulent la maîtriser, quelle que soit la taille de leur structure.
- Les responsables HSE, QHSE et prévention, qui pilotent la démarche au quotidien.
- Les responsables des ressources humaines, concernés par la santé, les absences et les conditions de travail.
- Les membres du comité social et économique et de sa commission santé, sécurité et conditions de travail, qui participent à l’analyse et au suivi.
- Les donneurs d’ordre et responsables de site, qui coordonnent des entreprises extérieures et doivent maîtriser les risques de coactivité.
- Les encadrants de proximité, qui connaissent le travail réel et alimentent l’évaluation.
Aucun prérequis technique n’est nécessaire. Il suffit de connaître son entreprise et de vouloir structurer sa démarche de prévention.
Le programme de la formation : quatorze heures sur deux jours
La formation suit cinq étapes, que l’on retrouve sur notre affiche : comprendre, identifier, évaluer, établir, assurer. Chaque étape s’appuie sur des exemples concrets, des exercices et des supports adaptés à votre secteur d’activité.
Étape 1. Comprendre le cadre réglementaire et les responsabilités de l’employeur
On commence par poser les bases. Quelles sont les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité, que dit exactement le Code du travail sur l’évaluation des risques, quels sont les principes généraux de prévention, quel est le rôle du comité social et économique, du médecin du travail, de l’inspection du travail et de l’assurance maladie. On clarifie aussi les notions de base : danger, situation dangereuse, risque, dommage, prévention, protection. Ces mots sont souvent confondus, alors qu’ils structurent toute la démarche.
On aborde également les responsabilités : pénale, civile, et les conséquences d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle pour l’entreprise et pour le dirigeant. L’objectif n’est pas d’inquiéter, mais de donner à chacun une vision lucide de ce qui est en jeu, et des moyens d’agir.
Étape 2. Identifier les risques professionnels de votre entreprise
C’est le cœur méthodologique. On apprend à découper l’entreprise en unités de travail cohérentes : par métier, par atelier, par poste, par site ou par type d’activité. On apprend ensuite à observer le travail réel et à repérer les dangers. Les stagiaires travaillent sur leur propre entreprise, ou sur des cas fournis par le formateur, en utilisant des grilles d’observation. Les familles de risques examinées sont nombreuses :
- les risques de chute de plain-pied et de hauteur ;
- les risques liés à la manutention manuelle et aux postures, source de troubles musculosquelettiques ;
- les risques liés aux machines, aux équipements de travail et aux outils ;
- les risques liés aux produits chimiques et aux agents biologiques ;
- les risques d’incendie et d’explosion ;
- les risques électriques ;
- les risques routiers, en mission et sur le trajet professionnel ;
- les risques liés au bruit, aux vibrations, à l’éclairage, aux ambiances thermiques ;
- les risques psychosociaux : charge de travail, relations, autonomie, violences internes ou externes ;
- les risques liés au travail isolé, au travail de nuit ou en horaires décalés ;
- les risques liés à la coactivité et à l’intervention d’entreprises extérieures ;
- les risques liés au travail sur écran et à la sédentarité.
On insiste sur la différence entre travail prescrit et travail réel : ce que dit la procédure et ce que font les gens quand le temps manque, que l’outil est absent ou que le client attend. C’est dans cet écart que se cachent la plupart des risques.
Étape 3. Évaluer les risques et définir les actions de prévention
Une fois les dangers repérés, il faut les évaluer pour les hiérarchiser. On présente plusieurs méthodes de cotation, par exemple le croisement de la fréquence d’exposition et de la gravité des conséquences possibles, avec une échelle simple et compréhensible. On apprend à tenir compte des mesures de prévention déjà en place pour apprécier le risque résiduel. On évite les pièges classiques : une cotation arbitraire, des échelles trop compliquées, ou une évaluation qui conclut à chaque fois que tout est acceptable.
On travaille ensuite sur les actions. Les principes généraux de prévention guident le choix : supprimer le danger quand c’est possible, le réduire à la source, privilégier la protection collective sur la protection individuelle, former et informer. On apprend à écrire des actions précises, réalistes et suivies : qui fait quoi, avec quels moyens, pour quelle date, et comment on vérifie que c’est fait. Une action vague du type « sensibiliser les équipes » ne produit rien. Une action claire, avec un responsable et une échéance, change les choses.
Étape 4. Établir et formaliser votre document unique
Les stagiaires construisent ou complètent le document unique de leur entreprise : structure, tableau d’évaluation, plan d’action, suivi. Nous présentons plusieurs formats possibles, du tableau simple pour une petite structure à un outil plus complet pour une organisation multisite. On insiste sur la lisibilité : le document doit être compris par le dirigeant, par les représentants du personnel et par les salariés. Il doit aussi rester facile à mettre à jour.
On aborde les exigences pratiques : la date de mise à jour, la conservation des versions, l’accès du document aux salariés, la consultation du comité social et économique, et le dépôt dématérialisé selon le calendrier en vigueur. On explique aussi comment relier le DUERP au programme annuel de prévention ou à la liste d’actions, selon la taille de l’entreprise.
Étape 5. Assurer le suivi et la mise à jour du document
Un document qui n’évolue pas devient rapidement inutile. La dernière étape porte sur la vie du DUERP : quand le mettre à jour, qui s’en charge, comment intégrer les accidents, les presque-accidents, les arrêts de travail, les nouvelles machines, les changements d’organisation, les remarques des salariés. On construit un calendrier de suivi, avec des points réguliers et des indicateurs simples. On apprend aussi à communiquer sur la démarche : un DUERP dont personne ne parle n’est pas un outil de prévention, c’est un classeur.

Une formation pratique et opérationnelle
La formation n’est pas un cours magistral. Elle suit trois principes, comme le rappelle l’affiche : une formation pratique et opérationnelle, des cas concrets et des mises en situation, des supports adaptés à votre secteur d’activité.
- Du concret. Les stagiaires travaillent sur des situations réelles : un poste d’entrepôt, un atelier, un restaurant, un bureau, un chantier, un établissement de santé, une classe, un camion de livraison.
- Des exercices. Repérer les dangers sur des photographies ou des vidéos, coter des situations, rédiger des actions, construire un extrait de document unique.
- Des échanges. Les stagiaires confrontent leurs pratiques, partagent leurs difficultés, comparent leurs choix. C’est souvent l’une des parties les plus riches.
- Des supports adaptés. Trames de document unique, grilles d’observation, modèles de plan d’action, listes de contrôle. Les stagiaires repartent avec des outils prêts à l’emploi.
- Un fil rouge : votre entreprise. Quand la formation se déroule dans vos locaux, nous pouvons observer vos postes et partir de votre réalité.
Un exemple de déroulé sur deux jours
- Jour 1, matin. Accueil, attentes, cadre réglementaire, notions de danger, de risque et de dommage, responsabilités de l’employeur, rôle des acteurs de la prévention.
- Jour 1, après-midi. Découpage en unités de travail, observation du travail réel, repérage des dangers, familles de risques, travail sur cas concrets.
- Jour 2, matin. Évaluation et cotation des risques, hiérarchisation, choix des mesures de prévention, rédaction du plan d’action.
- Jour 2, après-midi. Construction du document unique, formalisation, mise à jour, suivi, communication, liens avec le CSE et le programme annuel de prévention. Bilan et plan de travail individuel.
Ce déroulé est adapté à chaque entreprise. Nous échangeons avec vous en amont pour calibrer les exemples, le niveau d’approfondissement et la place accordée à tel ou tel risque.
Ce que vous obtenez à l’issue de la formation
- Une compréhension claire de vos obligations et de la manière d’y répondre.
- Une méthode simple, que vous pouvez appliquer seul pour construire ou mettre à jour votre document unique.
- Un document unique de départ, ou une trame bien avancée, adaptée à votre entreprise.
- Un plan d’action hiérarchisé, avec des priorités réalistes.
- Des outils prêts à l’emploi : grilles, tableaux, modèles.
- Un langage commun entre direction, encadrement et représentants du personnel.
- Une attestation de fin de formation, dans le cadre d’une action de formation certifiée Qualiopi.
Un DUERP fiable, c’est une entreprise plus sûre
Derrière chaque ligne d’un document unique, il y a une personne et un geste de travail. Quand l’évaluation est sérieuse, elle fait apparaître des situations qui auraient fini par provoquer un accident : une échelle bancale, un rayonnage trop chargé, un produit sans fiche de données de sécurité, un poste isolé, un salarié épuisé par des cadences intenables. Les corriger avant qu’un événement ne survienne protège les personnes, mais aussi l’activité : moins d’arrêts, moins de désorganisation, moins de conflits, moins de coûts imprévus.
Le DUERP est aussi un outil de dialogue. Il permet de parler des conditions de travail avec des faits, dans un cadre structuré. Les représentants du personnel y trouvent une base de discussion, la direction un outil d’arbitrage, l’encadrement un moyen de faire remonter les difficultés. Une entreprise qui prend cette démarche au sérieux envoie un message de considération à ses équipes.
Un exemple pas à pas : évaluer un poste de travail
Pour comprendre la méthode, rien ne vaut un exemple. Prenons le poste de préparateur de commandes dans un entrepôt de quinze salariés. C’est le type de cas que nous traitons en formation.
1. Décrire l’unité de travail
On note ce que fait le préparateur : il prélève des produits sur des rayonnages, les dépose sur un chariot, les emballe, puis les amène au quai d’expédition. Il travaille de six heures à quatorze heures, avec une pause. Il utilise un transpalette électrique, un cutter, un scotcheur et un lecteur de codes-barres. Il circule dans une zone où passent des chariots élévateurs.
2. Repérer les dangers et les situations dangereuses
- Port de cartons de différents poids, parfois au sol ou en hauteur : danger de manutention.
- Circulation de chariots élévateurs dans les allées : danger de collision.
- Utilisation d’un cutter : danger de coupure.
- Rayonnages chargés en hauteur : danger de chute d’objets.
- Cadence de préparation fixée par un système informatique : risque de pression et de fatigue.
- Sol parfois encombré de films plastiques : danger de glissade.
3. Évaluer chaque risque
Pour chaque situation, on estime la fréquence d’exposition et la gravité du dommage possible. Les manutentions sont quotidiennes et répétées, avec une gravité modérée à forte, car elles peuvent entraîner des troubles musculosquelettiques durables : le risque est élevé. La collision avec un chariot est rare, mais ses conséquences sont graves : le risque est également à traiter en priorité. La coupure est fréquente et de faible gravité : le risque est moyen. On tient compte des mesures déjà en place : balisage au sol, avertisseurs, gants de protection, formation à la conduite.
4. Décider des actions
- Réorganiser le stockage pour que les produits les plus lourds soient à hauteur de taille. Responsable : le responsable d’entrepôt. Échéance : deux mois.
- Installer un marquage au sol et des miroirs aux croisements d’allées, et séparer les flux piétons et engins. Responsable : le responsable sécurité. Échéance : trois mois.
- Remplacer les cutters par des modèles à lame rétractable. Responsable : le service achats. Échéance : un mois.
- Organiser une formation gestes et postures pour l’équipe. Responsable : les ressources humaines. Échéance : quatre mois.
- Prévoir un point mensuel sur les cadences avec les représentants du personnel. Responsable : la direction. Échéance : à partir du mois prochain.
5. Suivre et mettre à jour
Chaque trimestre, on vérifie l’avancement des actions, on note les accidents et les presque-accidents du trimestre, et on met à jour la cotation si la situation a changé. Quand le stockage est réorganisé, la cotation du risque de manutention baisse. Quand une nouvelle machine arrive, on ajoute un nouveau risque. Le document vit.
Cet exemple est volontairement simple. En formation, nous l’élargissons à des situations plus riches, et nous travaillons sur vos propres postes si vous le souhaitez.
Les risques psychosociaux dans le document unique
Les risques psychosociaux, que l’on appelle aussi les RPS, sont encore trop souvent absents des documents uniques. Ils concernent pourtant toutes les entreprises : stress, surcharge de travail, tensions relationnelles, manque de reconnaissance, conflits de valeurs, agressions verbales ou physiques de la part du public, harcèlement, épuisement professionnel. Ils sont à intégrer à l’évaluation, au même titre que les risques physiques.
Leur évaluation demande une méthode adaptée. On observe des facteurs plutôt que des personnes : l’intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le degré d’autonomie, la qualité des rapports sociaux, les conflits de valeurs, l’insécurité de la situation de travail. On s’appuie sur des indicateurs collectifs : absentéisme, turnover, plaintes, incidents, résultats de questionnaires, remarques en entretien. En formation, nous donnons des repères simples pour intégrer ces facteurs, sans prétendre remplacer un diagnostic approfondi quand il est nécessaire.
Le rôle de chacun dans la démarche
- Le dirigeant porte la responsabilité de l’évaluation, décide des moyens et arbitre les priorités. Son implication est le premier facteur de réussite.
- Le responsable de la prévention coordonne la démarche, anime les groupes de travail, rédige et met à jour le document.
- L’encadrement de proximité connaît le travail réel, repère les situations dangereuses et fait appliquer les mesures.
- Les salariés décrivent leur travail, signalent les difficultés, proposent des améliorations. Ce sont les premiers experts de leur poste.
- Le comité social et économique est consulté, participe à l’analyse et suit la mise en œuvre des actions.
- Le médecin du travail et les services de prévention et de santé au travail apportent leur expertise et peuvent accompagner l’évaluation.
- Les organismes de prévention, comme la Carsat, la Cramif ou l’INRS, fournissent des ressources, des outils sectoriels et parfois des aides.
Tirer les leçons des accidents
Chaque accident du travail, chaque presque-accident, chaque arrêt est une information. Ils révèlent des risques mal évalués, des mesures qui ne fonctionnent pas ou des situations nouvelles. Une entreprise qui veut un DUERP vivant doit s’organiser pour recueillir ces informations, les analyser sans chercher de coupable, et en tirer les conséquences. L’analyse peut se faire de façon simple : que s’est-il passé, pourquoi, qu’est-ce qui aurait permis de l’éviter, qu’est-ce qu’on change. Chaque accident analysé donne lieu à une mise à jour du document et, si nécessaire, à une nouvelle action. Nous présentons en formation une méthode d’analyse simple, applicable même dans une petite structure.
Une formation adaptée à votre secteur d’activité
Les risques d’un restaurant ne sont pas ceux d’un cabinet comptable ou d’une entreprise du bâtiment. Nous adaptons les cas pratiques et les supports à votre activité.
- Bureaux et services. Travail sur écran, postures, charge mentale, relations avec le public, risques d’incendie, déplacements professionnels, travail isolé ou en télétravail.
- Commerce et logistique. Manutentions, engins de levage, circulation des piétons et des véhicules, rayonnages, cadences, travail en horaires décalés, agressions.
- Hôtellerie et restauration. Brûlures, coupures, glissades, produits d’entretien, port de charges, horaires atypiques, pression de service.
- Industrie et artisanat. Machines, bruit, produits chimiques, poussières, risques électriques, atmosphères explosives, maintenance.
- Bâtiment et travaux publics. Travail en hauteur, coactivité, engins, outils portatifs, circulation sur chantier, intempéries.
- Santé, social et médico-social. Manutention de personnes, agents biologiques, agressions verbales ou physiques, risques psychosociaux, horaires de nuit.
- Collectivités, écoles et crèches. Métiers très variés réunis sous un même employeur : agents techniques, personnel d’accueil, animateurs, personnel d’entretien. Le découpage en unités de travail y est un exercice clé.
- Transport et livraison. Risque routier, manutention, travail isolé, horaires, relations avec les clients.
Les erreurs fréquentes que nous voyons en entreprise
- Le document copié d’un modèle. Il ne ressemble pas à l’entreprise, et personne ne s’y reconnaît.
- Une évaluation faite uniquement au bureau. Sans aller voir les postes, on passe à côté du travail réel.
- Des unités de travail mal découpées. Trop larges, elles noient les risques. Trop fines, elles rendent le document ingérable.
- Un oubli des risques psychosociaux. Ils existent dans toutes les entreprises, et ils doivent figurer dans le document.
- Des actions sans responsable ni date. Elles ne se réalisent jamais.
- Une mise à jour oubliée. Une organisation a changé, une machine est arrivée, un accident s’est produit, et le document n’en dit rien.
- Un document gardé secret. Les salariés doivent pouvoir le consulter, et le CSE doit être associé.
- Un document qui ne débouche sur rien. Si l’évaluation ne produit pas de plan d’action, elle n’a servi à rien.
- Une confusion entre le DUERP et les autres documents. Plan de prévention, protocole de sécurité, plan d’évacuation, fiches de poste : ils se complètent, mais ne se remplacent pas.
Le lien avec les autres formations réglementaires
Le DUERP est le point d’appui de toute la démarche de prévention. Il identifie les risques incendie et justifie la formation à la manipulation des extincteurs et à l’évacuation, que nous dispensons en réalité virtuelle et augmentée. Il met en évidence les risques d’accident et justifie le nombre de sauveteurs secouristes du travail à former, par une formation SST enrichie par la réalité virtuelle et augmentée. Il révèle les risques de manutention et de postures, qui appellent une formation gestes et postures. Il oriente enfin le choix des équipements de protection et des aides à la manutention. Nous pouvons regrouper ces formations dans le même déplacement, à partir des priorités que votre évaluation fait ressortir.
Organiser la formation dans votre entreprise
La formation se déroule dans vos locaux ou dans une salle de votre choix, sur deux jours consécutifs ou espacés selon votre activité. Quelques éléments simplifient l’organisation.
- Constituer le groupe. Un petit groupe permet d’échanger et de travailler sur des cas réels. Nous recommandons de réunir au moins un décideur, un responsable de la prévention et un représentant du personnel.
- Rassembler les documents utiles. Document unique existant, s’il y en a un, accidents du travail et maladies professionnelles des dernières années, plans, fiches de poste, fiches de données de sécurité, rapports de vérification.
- Prévoir une salle de travail avec table, écran ou vidéoprojecteur, et un accès aux postes pour une visite d’observation.
- Prévenir les équipes que le formateur pourra observer certains postes et poser des questions.
- Planifier la suite. Une fois la formation terminée, bloquez du temps dans votre agenda pour finaliser le document et lancer le plan d’action.
Nous intervenons dans toute l’Île-de-France, avec des frais de déplacement inclus, et partout en France selon les conditions détaillées dans le devis. Comme le rappelle notre affiche, nous nous déplaçons dans les entreprises.
Financement : Qualiopi et prise en charge par l’OPCO
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification ouvre la possibilité d’un financement par les fonds de la formation professionnelle. Selon votre branche, votre taille et les règles de votre opérateur de compétences, la formation DUERP peut être prise en charge en tout ou partie. Les conditions varient d’un OPCO à l’autre et d’une année à l’autre, et c’est l’OPCO qui décide. Nous vous aidons à préparer le dossier : programme, objectifs, durée, devis et convention. Le plus simple est de contacter votre conseiller avant de signer, puis de nous transmettre sa réponse.
Mesurer l’effet de la démarche
- Le taux d’actions réalisées. Combien d’actions du plan ont été menées dans les délais ?
- L’évolution des accidents et des arrêts. Nombre, gravité, causes, avant et après les actions.
- Les remontées du terrain. Les salariés signalent-ils davantage de situations dangereuses ? C’est souvent bon signe.
- La régularité de la mise à jour. Le document est-il révisé au moins une fois par an et à chaque changement important ?
- L’implication des représentants du personnel. Sont-ils consultés, informés, associés au suivi ?
- Le retour des équipes. Les salariés connaissent-ils les principaux risques de leur poste et les mesures prévues ?
Questions fréquentes
Le DUERP est-il obligatoire pour une petite entreprise ?
Oui. Toute entreprise qui emploie au moins un salarié doit établir son document unique, quelle que soit sa taille. Les modalités de mise à jour varient selon l’effectif.
Combien de temps dure la formation ?
Quatorze heures, réparties sur deux jours.
Faut-il avoir déjà un document unique ?
Non. Si vous en avez un, nous travaillons à partir de lui pour le vérifier et l’améliorer. Si vous n’en avez pas, vous apprenez à le construire.
Le formateur fait-il le document à ma place ?
La formation vous donne la méthode et les outils pour le faire vous-même, avec un accompagnement pendant la session. Si vous souhaitez un appui plus poussé, nous réalisons aussi des analyses de risques. Parlons-en lors de la préparation.
Qui doit suivre la formation dans l’entreprise ?
Le dirigeant ou le responsable de la prévention, accompagnés idéalement d’un encadrant et d’un représentant du personnel. Un groupe mixte donne de meilleurs résultats.
À quelle fréquence faut-il mettre à jour le document ?
Au moins une fois par an pour les entreprises d’au moins onze salariés, et à chaque changement important ou information nouvelle pour toutes les entreprises.
La formation peut-elle être financée ?
Elle peut l’être par votre OPCO, sous réserve de son accord, grâce à la certification Qualiopi de TRINACRE Formations.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. Nous intervenons en Île-de-France sans frais de déplacement, et partout en France selon les conditions du devis.
Formez-vous aujourd’hui pour agir demain
Anticiper, évaluer, prévenir : tout tient dans ces trois verbes. Un document unique fiable ne protège pas seulement l’entreprise d’une sanction, il protège les personnes qui y travaillent. La formation DUERP de TRINACRE vous donne la méthode, les outils et la confiance pour construire une démarche de prévention qui tient dans la durée.
TRINACRE Formations intervient dans vos locaux, avec un formateur expérimenté, des cas concrets, des supports adaptés à votre secteur, la certification Qualiopi et la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO. Chaque devis est établi sur mesure, selon votre effectif, vos sites et votre activité.
Demandez votre devis gratuit : https://www.trinacre.com/contact/
Vous pouvez aussi nous écrire à infos@trinacre.fr ou nous appeler au 06 62 83 13 37. Retrouvez l’ensemble de nos formations dans le catalogue 2026 et sur www.trinacre.com.