
Un départ de feu dans une entreprise se joue souvent en moins de deux minutes. Ceux qui savent alerter, choisir le bon extincteur et viser la base des flammes évitent le sinistre. Les autres regardent le feu grandir. TRINACRE Formations forme vos équipes à la manipulation des extincteurs dans vos locaux, en réalité virtuelle et augmentée avec casque Meta Quest 3, ou avec un bac à feu pour une pratique réelle sur des flammes. Une journée, un formateur expérimenté, aucun risque pour vos locaux.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines, aux responsables QHSE et HSE, aux responsables de site et à toutes les personnes qui doivent faire former leurs collaborateurs à la lutte contre l’incendie. Il explique ce que dit la réglementation, ce qu’apprend un stagiaire, comment se déroulent la formation en réalité virtuelle et augmentée et la formation avec bac à feu, et comment choisir l’une, l’autre ou les deux.
Pourquoi former vos équipes à l’extincteur
Un extincteur sur un mur ne protège personne tant que personne ne sait s’en servir. Dans la grande majorité des cas, au moment du départ de feu, les salariés présents n’ont jamais tenu un extincteur de leur vie. Ils hésitent, cherchent la goupille, ne savent pas à quelle distance se placer, visent les flammes au lieu de la base, ou utilisent un appareil inadapté. Le feu progresse pendant ce temps.
Un feu naissant se traite en quelques dizaines de secondes avec un bon appareil et un bon geste. Quelques minutes plus tard, il ne se traite plus. La formation a un objectif simple : réduire l’écart entre ce que les gens croient savoir et ce qu’ils sauront faire sous stress.
Ce que la formation apporte à l’entreprise
- Des salariés capables d’agir. Ils savent reconnaître un feu naissant, alerter, choisir l’appareil, intervenir ou renoncer.
- Moins de dégâts. Un feu de corbeille éteint à temps, ce sont des locaux préservés, une activité qui continue et un dossier d’assurance qui reste simple.
- Une preuve de prévention. En cas de sinistre, vous montrez les listes de présence, le contenu de la formation et les évaluations.
- Plus de confiance. Les équipes qui ont déjà éteint un feu, même en simulation, réagissent mieux et rassurent leurs collègues.
Ce que dit la réglementation
Le Code du travail
Les articles R4227-28 à R4227-41 du Code du travail fixent les règles de prévention des incendies et d’évacuation dans les lieux de travail. Ils prévoient des moyens de premiers secours adaptés aux risques, notamment des extincteurs en nombre suffisant, bien répartis, signalés, maintenus en bon état et vérifiés. Ils prévoient aussi des consignes de sécurité incendie et des exercices.
L’article R4227-39 précise que les exercices et essais périodiques, au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d’alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses opérations nécessaires, ont lieu au moins tous les six mois. Se servir des moyens de premier secours, c’est précisément ce que l’on apprend avec un extincteur.
L’article L4121-1 rappelle l’obligation générale de l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs, y compris par des actions d’information et de formation. Mettre des extincteurs à disposition sans former personne ne répond qu’à moitié à cette obligation.
Les règles de l’art sur les extincteurs
Le choix, le nombre et l’emplacement des extincteurs suivent des règles reconnues. On retient en général un appareil par tranche de surface et par niveau, des appareils adaptés aux risques particuliers comme les cuisines, les locaux électriques ou les stockages, une signalisation visible et un accès toujours dégagé. Leur vérification annuelle par un professionnel est aussi une exigence. Nous réalisons des audits de conformité sur ces points : implantation, maintenance, BAES, RIA, plans d’intervention et plans d’évacuation. Si vous souhaitez un état des lieux avant la formation, nous pouvons le coupler à la même visite.
Les établissements recevant du public et les immeubles de grande hauteur
Si vous exploitez un établissement recevant du public, le règlement de sécurité exige que le personnel soit instruit de la conduite à tenir et de la manœuvre des moyens de secours. Dans un immeuble de grande hauteur, le règlement impose en plus une organisation de la sécurité et des consignes spécifiques. Nous vous invitons à lire notre article consacré à l’équipier de première intervention en IGH et à celui sur l’évacuation en ERP et en IGH.
Une responsabilité à anticiper
Après un incendie, les enquêteurs et les assureurs regardent ce que l’entreprise avait prévu : consignes, extincteurs, personnes formées, exercices réalisés. Une entreprise qui peut montrer des formations régulières, des listes d’émargement et des comptes rendus d’exercices est dans une position très différente de celle qui n’a rien mis en place. Nous remettons à chaque session les documents qui permettent de le démontrer.
Comprendre le feu pour agir juste
Le triangle du feu
Pour qu’un feu naisse et se maintienne, il faut un combustible, un comburant, généralement l’oxygène de l’air, et une source de chaleur. Supprimer l’un des trois éteint le feu. L’extincteur agit soit en refroidissant, soit en étouffant, soit en perturbant la réaction. Couper l’alimentation d’un appareil, fermer une porte pour priver le feu d’air ou éloigner un combustible sont aussi des gestes efficaces.
Les classes de feux
Tous les feux ne se traitent pas de la même façon. Les classes de feux, définies par la norme, aident à choisir l’agent extincteur.
- Classe A, les feux de solides. Papier, carton, bois, tissus, plastiques. L’eau pulvérisée avec additif est très efficace, la poudre polyvalente aussi.
- Classe B, les feux de liquides. Hydrocarbures, solvants, peintures, alcools. On étouffe avec de la mousse ou de la poudre.
- Classe C, les feux de gaz. On coupe d’abord l’arrivée du gaz quand c’est possible en sécurité, avant d’éteindre les flammes.
- Classe D, les feux de métaux. Rares, ils demandent des poudres spéciales.
- Classe F, les feux d’huiles et de graisses de cuisson. Ils exigent des agents adaptés. Jamais d’eau en jet, qui provoque une projection violente.
Les feux sur des installations électriques sous tension ne forment pas une classe à part, mais ils imposent une règle de prudence : pas d’eau en jet. Le dioxyde de carbone convient bien aux matériels électriques et informatiques, car il ne laisse pas de résidu et ne conduit pas le courant. Couper l’alimentation, lorsque c’est possible en sécurité, reste le premier réflexe.
La fumée, premier danger
Dans un incendie, c’est la fumée qui fait le plus de victimes, bien avant les flammes. Elle réduit la visibilité, désoriente, irrite et intoxique. Quelques inspirations suffisent à mettre une personne en difficulté. C’est pour cela que nous répétons une règle : si la fumée devient dense, on arrête, on ferme la porte, on alerte et on évacue. L’extincteur est pour le feu naissant, pas pour l’incendie établi.
Les extincteurs : choisir le bon appareil
Chaque type d’extincteur a ses usages et ses limites. En formation, les stagiaires les manipulent ou les voient en simulation, et apprennent à lire l’étiquette pour choisir sans hésiter.
L’extincteur à eau pulvérisée avec additif
C’est l’appareil le plus répandu dans les bureaux, les commerces et les locaux d’accueil. Il convient aux feux de solides : papier, carton, bois, tissus. L’additif améliore le pouvoir d’extinction et limite la reprise du feu. Il ne s’utilise pas sur un feu d’huile de cuisson ni sur une installation électrique sous tension, sauf mention contraire sur l’étiquette du fabricant.
L’extincteur à poudre
Il agit vite sur plusieurs types de feux, mais il projette un nuage qui réduit la visibilité et laisse un dépôt difficile à nettoyer. Il est utile dans les locaux techniques, les parkings ou les lieux de stockage, mais il est à éviter dans les espaces occupés par du matériel informatique.
L’extincteur à dioxyde de carbone
Il étouffe le feu sans laisser de résidu et sans conduire l’électricité. Il est adapté aux armoires électriques, aux salles informatiques et aux équipements. Son jet est froid : il faut tenir l’appareil par la poignée prévue et ne pas toucher le diffuseur. Son efficacité tombe dans les courants d’air et sur un feu de solide profond.
Les appareils spécifiques
Cuisines professionnelles, ateliers, stockages de produits chimiques ou de batteries : chaque activité a ses risques, et le bon appareil dépend de votre configuration. Nous adaptons le contenu de la formation à ce que vous avez réellement sur site.
Le geste, étape par étape
Voici la séquence que nous faisons répéter jusqu’à ce qu’elle devienne un automatisme.
- Alerter ou faire alerter avant ou en même temps que l’intervention, selon la configuration. Une personne prévient l’accueil ou le poste de sécurité, une autre prend l’extincteur.
- Évaluer le feu. Sa taille, sa nature, la fumée, la chaleur, la présence d’autres personnes. Si les flammes dépassent la hauteur du genou ou si la fumée est dense, on renonce.
- Prendre l’appareil adapté et vérifier d’un coup d’œil qu’il est en état : manomètre, scellé, étiquette.
- Se positionner à quelques mètres du foyer, avec une sortie dans le dos. Jamais entre le feu et la sortie.
- Retirer la goupille et tenir le tuyau fermement.
- Viser la base des flammes, pas les flammes elles-mêmes. C’est le combustible qu’il faut atteindre.
- Appuyer sur la poignée et balayer d’un côté à l’autre. Si le feu recule, avancer prudemment. Si le feu progresse, reculer.
- Surveiller après l’extinction : un feu qui semble éteint peut repartir. On reste vigilant jusqu’à l’arrivée du personnel de sécurité ou des secours.
- Se retirer en cas d’échec, sans tourner le dos au foyer, fermer la porte et évacuer.
Dans une journée de formation, chaque stagiaire répète plusieurs fois cette séquence, sur différents scénarios. À la fin, il sait où se placer, quoi viser et quand s’arrêter.
Deux formats pour s’entraîner : réalité virtuelle et augmentée, ou bac à feu
TRINACRE Formations propose deux manières complémentaires de pratiquer. Vous pouvez choisir l’une, l’autre, ou combiner les deux selon votre site, votre budget temps et votre effectif.
La réalité virtuelle et augmentée avec Meta Quest 3
C’est notre signature. Le stagiaire met un casque Meta Quest 3, entre dans un décor qui ressemble à son environnement, voit du feu, de la fumée, des alarmes, et utilise un extincteur d’entraînement connecté. Le simulateur suit sa position, son geste, la distance au foyer, l’angle du jet et le temps de réaction. Le formateur observe sur un écran, débriefe et peut rejouer la séquence.
Ce que cela apporte
- Aucun risque et aucun dégât. Pas de flamme, pas de fumée dans vos locaux, pas de produit à manipuler, pas de poudre à nettoyer.
- Des scénarios proches de votre réalité. Feu de corbeille dans un open space, armoire électrique, local technique, cuisine, escalier.
- La répétition sans limite. On peut recommencer, se tromper, voir les conséquences d’une mauvaise décision et corriger sans conséquence.
- Un suivi précis. Chaque stagiaire est évalué sur des critères objectifs. Vous avez une trace de ce qui est acquis.
- Un rythme soutenu. Un binôme est formé environ toutes les trente-cinq minutes. Pendant que l’un porte le casque, l’autre observe et conseille.
- Peu de contraintes. Une salle ou un coin dégagé suffit. Nous apportons le matériel et nous nous déplaçons chez vous.
Ses limites
La réalité virtuelle ne reproduit pas la chaleur du feu, le bruit d’un extincteur réel, ni le poids exact d’un appareil plein, même si l’extincteur connecté s’en rapproche. C’est pourquoi nous la complétons, quand c’est utile, par un travail sur site et, si vous le souhaitez, par un passage avec un vrai bac à feu.
La formation avec bac à feu, trois heures trente de théorie et de pratique
Le format classique reste très demandé, et pour de bonnes raisons. Il dure trois heures trente. Après un apport théorique, les stagiaires éteignent de vrais feux dans un bac à feu, avec de vrais extincteurs. Ils sentent la chaleur, entendent le bruit de l’appareil, voient l’effet du jet sur les flammes. Pour beaucoup, c’est un souvenir marquant qui reste.
- Un apport théorique court : triangle du feu, classes de feux, types d’extincteurs, règles de sécurité.
- Une démonstration par le formateur, avec explications sur la position, la distance et le balayage.
- Une pratique individuelle : chaque stagiaire éteint un feu sous la supervision du formateur.
- Un débriefing sur les erreurs observées et les bonnes pratiques.
Cette formule demande un espace extérieur ou une zone ventilée, des consignes de sécurité strictes, et le respect du matériel utilisé. Nous vous indiquons ce qu’il faut préparer avant la session.
Comment choisir
- Vous êtes en bureaux, en immeuble ou en ERP sans espace extérieur : la réalité virtuelle et augmentée est souvent la meilleure solution.
- Vous disposez d’un espace extérieur et voulez une expérience réelle : le bac à feu est un excellent choix.
- Vous avez un grand effectif à former en peu de temps : la rotation en binômes de la réalité virtuelle est plus souple.
- Vous voulez le meilleur des deux : nous combinons un temps de simulation et un passage sur flammes réelles.
Nous vous aidons à décider lors de la préparation de la session, sans engagement.
Le stress change tout : pourquoi l’entraînement doit être réaliste
Face à un vrai feu, le corps réagit. Le cœur s’accélère, la respiration se raccourcit, le champ de vision se rétrécit, les mains tremblent. Beaucoup de personnes oublient des gestes qu’elles connaissaient parfaitement dix minutes plus tôt, et d’autres se figent. Ce n’est pas un manque de courage, c’est une réaction normale. La seule parade efficace est de s’être déjà trouvé, même en simulation, dans une situation qui ressemble à la réalité.
C’est ce qui fait la force des mises en situation. Quand le stagiaire a vu la fumée monter, entendu l’alarme et senti la pression de faire vite, son cerveau reconnaît la scène la fois suivante. Il enchaîne les gestes appris au lieu de les chercher. Les formateurs le constatent à chaque session : la deuxième ou la troisième passe est toujours nettement meilleure que la première.
Ce que l’on observe chez les stagiaires
- Ceux qui hésitent à s’approcher. Ils restent trop loin, le jet n’atteint pas le foyer. On les aide à trouver la bonne distance.
- Ceux qui s’approchent trop. Ils se mettent en danger et ne laissent aucune marge de repli. On leur apprend à garder une sortie.
- Ceux qui vident l’extincteur d’un coup. Un appareil ne dure que quelques dizaines de secondes : il faut doser et balayer.
- Ceux qui oublient d’alerter. Ils interviennent seuls, sans que personne ne sache qu’un feu a démarré.
- Ceux qui ne savent pas arrêter. Ils insistent quand la fumée devient dense. Savoir renoncer est une compétence à part entière.
Chacun de ces comportements se corrige quand on le voit, qu’on en parle et qu’on le rejoue. C’est le but du débriefing individuel à la fin de chaque passage.
Les risques d’incendie propres à chaque activité
Un départ de feu n’a pas la même origine dans un bureau, un atelier, un entrepôt ou une cuisine. Nous adaptons la formation à votre environnement.
Bureaux et espaces de travail
Les causes les plus fréquentes sont électriques : multiprises surchargées, chargeurs qui chauffent, ordinateurs et écrans, petits appareils laissés sous tension, et corbeilles à papier. Les stagiaires apprennent à repérer ces risques au quotidien, à débrancher ce qui peut l’être, à réagir à une odeur de brûlé ou à une prise qui chauffe.
Cuisines et restauration
Huile de friture, plaques, hottes encrassées : les feux de cuisine sont violents et rapides. La formation insiste sur les gestes spécifiques, le couvercle ou la couverture anti-feu, la coupure de l’énergie, et l’interdiction absolue de l’eau sur l’huile.
Entrepôts et logistique
Cartons, palettes, films plastiques, chariots à batterie : la charge calorifique est élevée et le feu peut se propager vite. Nous travaillons le repérage des moyens, la gestion de la circulation des engins, l’alerte et l’évacuation d’un grand volume.
Ateliers et sites techniques
Produits inflammables, soudure, machines, locaux de charge. Les stagiaires apprennent à choisir l’agent extincteur selon le produit en jeu, à couper les énergies et à connaître les consignes spécifiques de leur site.
Établissements de santé, EHPAD, crèches
Ici, la priorité est la protection des personnes qui ne peuvent pas évacuer seules. Le premier réflexe est souvent la mise en sécurité horizontale, avant toute intervention sur le feu. Nous travaillons avec le personnel sur l’extincteur du couloir, l’alerte, la fermeture des portes, et l’évacuation par transfert horizontal.
Commerces et établissements recevant du public
Les salariés sont à la fois acteurs de l’intervention et responsables de la sécurité du public. Ils doivent savoir alerter sans créer de panique, guider les clients vers les sorties et connaître les consignes de l’établissement.
Les batteries au lithium, un risque en forte hausse
Trottinettes, vélos électriques, téléphones, ordinateurs portables, outils sans fil : les batteries au lithium sont partout, y compris dans les locaux professionnels. Lorsqu’elles chauffent ou sont endommagées, elles peuvent s’emballer, dégager une fumée dense et reprendre feu plusieurs fois. Ces feux se comportent différemment d’un feu de papier : la chaleur est intense, la fumée toxique, et le refroidissement prolongé est indispensable.
Nous abordons ce risque en formation : repérer les signes avant-coureurs (chaleur, gonflement, odeur, sifflement), éloigner l’appareil quand c’est possible sans se mettre en danger, alerter sans attendre, éviter de recharger des batteries sans surveillance ni dans les circulations, et connaître les limites de l’intervention. Dès que la situation dépasse le feu naissant, on évacue et l’on laisse faire les sapeurs-pompiers.
Alerter : dire l’essentiel en dix secondes
Une alerte efficace tient en quelques phrases et suit toujours le même ordre. Nous la faisons répéter jusqu’à ce qu’elle soit automatique.
- Qui je suis : mon nom et ma fonction.
- Où : l’adresse, le bâtiment, l’étage, le local.
- Quoi : un feu, de la fumée, une odeur de brûlé.
- Combien : l’ampleur, la présence de blessés ou de personnes à proximité.
- Ce que je fais : j’interviens, j’évacue, j’attends vos instructions.
On donne l’alerte au 18 ou au 112 quand il s’agit d’appeler les secours, et l’on prévient aussi le responsable de site ou le poste de sécurité si l’établissement en dispose. On reste joignable et on ne raccroche pas avant d’y être invité.
Évacuer : ce que fait chacun
L’extincteur est une partie de la réponse. L’autre partie, tout aussi importante, est l’évacuation. Nous consacrons un temps de la formation à ce qui se passe quand on renonce à intervenir ou quand l’alarme générale retentit.
- Arrêter ce que l’on fait et quitter les lieux sans reprendre ses affaires.
- Fermer les portes derrière soi, sans les verrouiller, pour ralentir la fumée et le feu.
- Suivre le cheminement balisé vers la sortie ou l’escalier, sans prendre l’ascenseur.
- Aider les personnes en difficulté sans se mettre en danger, et signaler leur présence aux secours.
- Rejoindre le point de rassemblement et se faire pointer, pour que personne ne soit oublié.
- Ne pas retourner dans le bâtiment avant l’autorisation des secours.
Apprendre ensemble : l’effet d’équipe
Former des collègues du même service ou du même site produit un effet que l’on ne mesure pas toujours : un langage commun. Ils savent qui alerte, qui prend l’extincteur, qui ferme les portes, qui guide. Les rôles se répartissent sans que l’on ait à y penser. Quand les sessions sont organisées par équipe, la formation devient aussi un moment de cohésion : on s’y encourage, on s’y corrige, on y rit parfois, et l’on en parle encore des semaines plus tard.
C’est aussi l’occasion de remettre à plat l’organisation de la sécurité dans l’entreprise : qui sont les référents, comment les joindre, où sont les consignes, quand a lieu le prochain exercice. Beaucoup de nos clients repartent avec une liste d’actions simples pour améliorer leur dispositif, au-delà de la formation elle-même.
Une journée de formation type, dans vos locaux
- Accueil et cadrage. Présentation des objectifs, des consignes de l’entreprise, des rôles de chacun. Les stagiaires posent leurs questions et expriment leurs craintes.
- Apports courts. Triangle du feu, classes de feux, comportement de la fumée, types d’extincteurs, limites de l’intervention.
- Repérage sur site. Parcours des locaux : où sont les extincteurs, les alarmes, les issues, les points de rassemblement. Beaucoup de salariés découvrent à ce moment des appareils qu’ils croisaient sans les voir.
- Mises en situation. En réalité virtuelle et augmentée, en bac à feu, ou les deux. Feu naissant, feu qui progresse, fumée, décision de renoncer, alerte.
- Exercice d’alerte et d’évacuation. Message au poste de sécurité ou à l’accueil, rôle de chacun, regroupement.
- Débriefing et évaluation. Retour individuel et collectif, points forts, axes de progrès, recommandations pour vos locaux.

Trois scénarios que nous mettons en scène
Le feu de corbeille dans un open space
Un début de feu dans une corbeille de papiers, au milieu d’un plateau de bureaux. Le stagiaire identifie la nature du feu, fait alerter, choisit l’extincteur à eau pulvérisée, vise la base, balaie, vérifie qu’il n’y a pas de reprise. Le scénario est ensuite rejoué avec un feu qui progresse, pour travailler la décision de renoncer.
L’armoire électrique qui prend feu
De la fumée et des flammes sortent d’une armoire électrique. Le réflexe d’attraper l’extincteur à eau est le mauvais. Le stagiaire apprend à couper l’alimentation si c’est possible en sécurité, à choisir un appareil à dioxyde de carbone, à viser avec prudence, à garder ses distances. Si la situation se dégrade, il évacue et laisse faire les secours.
Le feu dans une cuisine
Une huile de cuisson prend feu. L’erreur classique est de jeter de l’eau. Le stagiaire apprend à couper la source de chaleur, à étouffer avec un couvercle ou une couverture anti-feu quand c’est possible, à utiliser un appareil adapté aux feux d’huiles, et à renoncer si le feu s’étend.
Combien de personnes former dans l’entreprise
La réponse dépend de votre activité, de votre effectif et de la configuration de vos locaux. Quelques repères de bon sens :
- Couvrir chaque zone et chaque plage horaire de présence, y compris les horaires décalés, le week-end et les équipes de nuit.
- Prévoir des suppléants, pour les congés, les absences, le télétravail et les départs.
- Former en priorité les personnes exposées aux zones à risque : cuisines, ateliers, locaux techniques, stockages, salles informatiques.
- Associer les personnes qui accueillent du public, car elles sont souvent les premières à voir un départ de feu.
- Former aussi les encadrants, qui doivent savoir donner les bonnes consignes dans l’urgence.
Plus il y a de personnes formées, plus l’entreprise est préparée. Une formation limitée à deux ou trois personnes laisse de gros trous dans le dispositif.
Recyclage et entretien des acquis
Un geste que l’on n’a pas pratiqué depuis deux ans s’efface. Le Code du travail prévoit des exercices au moins tous les six mois, et un recyclage régulier est recommandé, en général chaque année pour les équipiers désignés. Entre deux sessions, quelques habitudes aident : vérifier l’emplacement des extincteurs, refaire un exercice d’alerte en réunion d’équipe, rappeler qui sont les référents et comment les joindre, signaler tout appareil masqué ou manquant.
Les erreurs que nous voyons le plus souvent
- Des extincteurs jamais utilisés. Les salariés les ont vus, mais ne les ont jamais tenus.
- De l’eau sur un feu d’huile ou sur un feu électrique. L’erreur la plus dangereuse.
- Un jet dirigé sur les flammes et non sur la base. On gaspille l’agent extincteur.
- Un mauvais positionnement. Trop près, ou dos au feu, ou entre le feu et la sortie.
- Une intervention trop obstinée. On insiste alors qu’il fallait évacuer.
- Une alerte tardive ou approximative. Message incomplet, emplacement flou.
- Des extincteurs masqués, déplacés ou périmés. Le plus bel entraînement ne sert à rien si l’appareil est introuvable.
- Un oubli de la fermeture des portes. Une porte ouverte laisse passer fumée et flammes.
- L’usage de l’ascenseur pour évacuer. Interdit en cas d’incendie.
- Une formation sans suite. Aucun rappel, aucun exercice entre deux sessions.
Préparer votre session
- Désigner un interlocuteur qui connaît les locaux et les consignes.
- Rassembler les documents : consignes de sécurité incendie, plans d’évacuation, registre de sécurité, liste des personnes désignées, comptes rendus des derniers exercices.
- Prévenir les occupants et, si nécessaire, le gestionnaire du bâtiment pour éviter toute confusion avec une vraie alerte.
- Constituer les groupes par service ou par zone.
- Prévoir l’espace pour les casques ou, pour le bac à feu, une zone extérieure dégagée et ventilée.
- Planifier le suivi : qui conserve les attestations, quand le prochain exercice est programmé.
Financement : Qualiopi et prise en charge par l’OPCO
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification ouvre la possibilité d’un financement par les fonds de la formation professionnelle. Selon votre branche, votre taille et les règles de votre opérateur de compétences, la formation peut être prise en charge en tout ou partie, sous réserve de son accord. Nous vous aidons à préparer le dossier : programme, objectifs, durée, devis et convention. Le plus simple est d’interroger votre conseiller avant de signer, puis de nous transmettre sa réponse.
Le lien avec les autres formations
La formation incendie s’inscrit dans un ensemble cohérent. Elle se complète avec la formation à l’évacuation, avec la formation SST enrichie par la réalité virtuelle et augmentée pour porter secours, avec la formation gestes et postures et avec le document unique d’évaluation des risques, qui identifie vos risques d’incendie. Pour la vue d’ensemble de notre offre en réalité virtuelle et augmentée, consultez notre guide complet de la formation incendie. Nous regroupons volontiers plusieurs formations dans le même déplacement.
Mesurer l’effet de la formation
- Le taux de salariés formés, par zone et par plage horaire.
- La date du dernier exercice et la fréquence des exercices.
- Les résultats des mises en situation : temps d’alerte, choix de l’appareil, distance, durée d’extinction.
- L’état du parc d’extincteurs : accessibilité, signalisation, vérification annuelle.
- Le retour des stagiaires : se sentent-ils capables d’agir ?
Questions fréquentes
La formation à l’extincteur est-elle obligatoire ?
Le Code du travail impose des moyens de premiers secours, des consignes et des exercices périodiques où les travailleurs apprennent à se servir de ces moyens. Former les salariés est la façon concrète d’y répondre.
Faut-il éteindre un vrai feu pour être bien formé ?
Pas forcément. La réalité virtuelle et augmentée permet de s’entraîner sans flamme réelle. Pour ceux qui souhaitent sentir un vrai feu, le bac à feu est une très bonne option, et les deux peuvent se combiner.
Combien de temps dure la formation ?
La formation avec bac à feu dure trois heures trente. Pour la réalité virtuelle et augmentée, nous définissons la durée avec vous selon l’effectif : en général une journée, avec un binôme formé toutes les trente-cinq minutes environ.
Quel est l’effectif maximal ?
Cela dépend du format et du temps disponible. Nous calibrons avec vous le nombre de sessions pour que chacun passe plusieurs fois.
La formation peut-elle se faire dans nos locaux ?
Oui, c’est notre façon de travailler. Nous nous déplaçons avec tout le matériel : casques, extincteurs d’entraînement, et bac à feu si vous le choisissez.
La formation peut-elle être financée ?
Elle peut l’être par votre OPCO, sous réserve de son accord, grâce à la certification Qualiopi de TRINACRE Formations.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. Nous nous déplaçons dans les entreprises, en Île-de-France sans frais de déplacement, et partout en France selon les conditions du devis.
Peut-on adapter la formation à notre activité ?
Oui. Cuisine, atelier, bureau, entrepôt, commerce, établissement de santé : nous construisons les scénarios à partir de vos risques réels.
S’entraîner aujourd’hui, protéger vos équipes demain
Personne ne choisit le jour où un feu se déclare. On choisit en revanche d’avoir des personnes qui savent quoi faire. TRINACRE Formations intervient dans vos locaux, avec un formateur expérimenté, des scénarios proches du terrain, la certification Qualiopi et la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO. Chaque devis est établi sur mesure, selon votre effectif, vos locaux et le format que vous choisissez : réalité virtuelle et augmentée, bac à feu, ou les deux.
Demandez votre devis gratuit : https://www.trinacre.com/contact/
Vous pouvez aussi nous écrire à infos@trinacre.fr ou nous appeler au 06 62 83 13 37. Retrouvez l’ensemble de nos formations dans le catalogue 2026 et sur www.trinacre.com.