
Dans un immeuble de grande hauteur, les premières minutes d’un départ de feu décident de tout. L’équipier de première intervention est la personne qui, avant l’arrivée des secours, donne l’alerte, manipule l’extincteur adapté, guide les collègues et se met en sécurité au bon moment. TRINACRE Formations forme vos équipiers de première intervention dans vos locaux, en réalité virtuelle et augmentée avec casque Meta Quest 3, pour que chaque geste soit répété dans des scénarios proches de la réalité d’une tour.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines, aux responsables QHSE et HSE, aux responsables de site, aux gestionnaires d’immeubles et aux équipes de sécurité des immeubles de grande hauteur. Il explique ce que prévoit la réglementation, ce que l’on attend d’un équipier de première intervention, comment se déroule la formation, ce que la réalité virtuelle et augmentée apporte, et comment organiser la session sans bloquer l’activité.
Pourquoi un équipier de première intervention en IGH
Un immeuble de grande hauteur concentre des centaines, parfois des milliers de personnes sur de nombreux niveaux. L’évacuation y est longue, les secours mettent du temps à atteindre le sinistre, et les systèmes de sécurité sont complexes : détection, alarme, désenfumage, compartimentage, escaliers protégés, poste central de sécurité. Dans ce contexte, un feu naissant traité en quelques dizaines de secondes par une personne formée peut éviter une évacuation générale, des fumées dans les étages, des dégâts importants et parfois des blessés.
L’équipier de première intervention, que l’on appelle l’EPI, est cette personne. Il n’est pas un pompier. Il est un salarié, un agent de sécurité ou un membre d’une équipe locale de sécurité qui a appris à reconnaître un début d’incendie, à réagir dans le bon ordre et à connaître ses limites. Son rôle est de donner l’alerte, de tenter d’éteindre un feu naissant si les conditions le permettent, de protéger les personnes et de faciliter l’arrivée des secours.
Ce que dit la réglementation
Le Code du travail : la prévention des incendies dans les lieux de travail
Les articles R4227-28 à R4227-41 du Code du travail fixent les règles de prévention des incendies et d’évacuation dans les lieux de travail. Ils prévoient notamment la présence de moyens de premiers secours adaptés aux risques, c’est-à-dire des extincteurs en nombre suffisant, bien répartis, signalés et entretenus. Ils imposent aussi l’établissement de consignes de sécurité incendie et l’organisation d’exercices. L’article R4227-39 précise que ces exercices et essais périodiques, au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal sonore d’alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses opérations nécessaires, ont lieu au moins tous les six mois.
L’article L4121-1 rappelle l’obligation générale de l’employeur de protéger la santé et la sécurité des travailleurs, par des actions de prévention, d’information et de formation. Des salariés qui n’ont jamais tenu un extincteur ne sont pas préparés à s’en servir : la formation pratique est la manière concrète de répondre à cette obligation.
L’arrêté du 30 décembre 2011 : le règlement des immeubles de grande hauteur
Les immeubles de grande hauteur sont régis par l’arrêté du 30 décembre 2011 portant règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d’incendie et de panique. Un immeuble est classé IGH lorsque le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 28 mètres du sol utilisable par les engins de secours pour les bâtiments à usage de bureaux, et à plus de 50 mètres pour les bâtiments à usage d’habitation. Le règlement impose une organisation de la sécurité : un poste central de sécurité, une équipe de sécurité formée, des consignes, des exercices, des systèmes de détection et d’alarme, de désenfumage, des moyens de secours et des dispositions pour l’évacuation.
Dans ce cadre, les occupants et les entreprises installées dans la tour s’intègrent à l’organisation de sécurité de l’immeuble. Les consignes de l’entreprise doivent s’articuler avec celles du gestionnaire. Des personnes de l’entreprise sont souvent désignées pour relayer la sécurité à l’échelle de leur niveau ou de leur plateau : équipiers de première intervention, guides-files, serre-files, membres d’une équipe locale de sécurité. Leur formation doit tenir compte des spécificités de l’immeuble. Nous vous invitons à vérifier les dispositions applicables à votre bâtiment auprès de son gestionnaire.
Le lien avec le règlement des établissements recevant du public
Certaines tours accueillent aussi du public : commerces, restaurants, salles de conférence, hôtels. Elles relèvent alors à la fois du règlement des IGH et, pour la partie concernée, du règlement de sécurité des ERP. Le personnel doit être instruit de la conduite à tenir en cas d’incendie et de la manœuvre des moyens de secours. Notre formation couvre cette articulation, sur la base de votre situation.
Une responsabilité à ne pas sous-estimer
En cas d’incendie, l’enquête s’intéresse à ce que l’entreprise avait prévu : consignes, moyens, personnes désignées, formation, exercices. Une entreprise qui peut montrer qu’elle a formé ses équipiers, tenu ses registres et organisé des exercices réguliers est dans une tout autre situation que celle qui n’a rien anticipé. La traçabilité de la formation, avec les listes de présence, les scénarios travaillés et les résultats, est donc un élément important. Nous la fournissons à chaque session.
Le rôle de l’équipier de première intervention
On attend d’un équipier de première intervention une suite d’actions simples, mais qui demandent d’avoir été répétées.
- Détecter et identifier. Reconnaître l’origine de l’alarme ou d’une odeur de fumée, repérer l’emplacement du feu, évaluer sa taille et sa nature : papier, mobilier, appareil électrique, liquide inflammable, cuisine.
- Alerter. Prévenir le poste central de sécurité par l’interphone ou le téléphone d’urgence, donner l’emplacement précis, la nature du feu et le nombre de personnes concernées. Déclencher l’alarme si nécessaire. Dans une tour, l’alerte passe d’abord par le poste central de sécurité, qui coordonne la suite.
- Décider d’intervenir ou de renoncer. Un feu naissant peut être éteint avec un extincteur adapté. Mais il faut renoncer immédiatement si la fumée est dense, si les flammes dépassent la hauteur du genou, si la chaleur est forte, s’il n’y a pas de moyen d’extinction adapté ou si la sortie n’est plus garantie.
- Choisir et manipuler l’extincteur. Prendre l’appareil adapté, retirer la goupille, viser la base des flammes, balayer, rester à bonne distance, à l’abri d’une issue, sans prendre de risque.
- Protéger et guider. Faire évacuer les personnes proches, fermer les portes derrière soi sans les verrouiller, orienter vers les escaliers protégés, éviter l’ascenseur, s’assurer qu’aucun retardataire ne reste.
- Accueillir les secours. Rester joignable, transmettre les informations utiles au poste central de sécurité et aux sapeurs-pompiers : emplacement du sinistre, personnes présentes, actions menées.
Tout se joue dans l’enchaînement : alerte rapide, bonne décision, bon geste, bon moment pour s’arrêter. C’est exactement ce que l’entraînement en réalité virtuelle et augmentée permet de répéter.
Une formation réglementaire, immersive et adaptée à l’IGH
Notre formation d’équipier de première intervention en IGH repose sur les cinq piliers que l’on retrouve sur l’affiche : la manipulation d’extincteur, l’évacuation et le guidage, l’alerte par interphone, les blocs autonomes d’éclairage de sécurité, et les spécificités des immeubles de grande hauteur.
1. Manipulation d’extincteur
On apprend à reconnaître les différentes classes de feux, à choisir l’agent extincteur adapté, à utiliser un extincteur à eau pulvérisée avec additif, à poudre ou à dioxyde de carbone selon la situation, et à connaître leurs limites. Un feu d’origine électrique, un feu de papier, un feu de cuisine ou un feu de liquide inflammable ne se traitent pas de la même façon. Les stagiaires s’entraînent à tenir l’appareil, à viser la base des flammes, à adopter la bonne distance, à avancer ou à reculer selon l’évolution du feu, et à ne jamais tourner le dos à l’issue de secours.
2. Évacuation et guidage
L’équipier ne se contente pas d’éteindre. Il participe à l’évacuation de son niveau : alerter les occupants, ouvrir la voie, orienter vers les escaliers protégés, rassurer, aider les personnes en difficulté, repérer les personnes à mobilité réduite, vérifier que les locaux sont vides. Nous travaillons les rôles de guide-file et de serre-file, ainsi que la coordination avec l’équipe de sécurité de l’immeuble.
3. Alerte et interphone
Dans une tour, l’alerte est un acte technique. Il faut savoir utiliser l’interphone, appeler le poste central de sécurité, donner un message clair et complet, comprendre les instructions reçues et rester joignable. Les stagiaires s’entraînent à formuler en quelques secondes l’emplacement, la nature et l’ampleur du sinistre, sans oublier le nombre de personnes présentes.
4. Blocs autonomes d’éclairage de sécurité
Les blocs autonomes d’éclairage de sécurité, les BAES, guident les occupants vers les sorties quand l’éclairage normal est coupé ou enfumé. L’équipier doit les repérer, comprendre leur signalisation, connaître les cheminements qu’ils jalonnent et signaler un bloc défaillant. Un itinéraire mal éclairé ou mal signalé peut retarder une évacuation et fait partie des constats à remonter au gestionnaire.
5. Spécificités de l’IGH
C’est la partie qui distingue notre formation d’une formation générique. Nous abordons le fonctionnement d’une tour : compartimentage, désenfumage, escaliers protégés, sas, colonnes sèches ou humides selon le cas, poste central de sécurité, ascenseurs et leur comportement en cas d’incendie, consignes d’évacuation par niveaux, coordination avec l’équipe de sécurité de l’immeuble et avec les sapeurs-pompiers. Nous partons des consignes de votre immeuble pour que la formation corresponde à ce que vos équipiers rencontreront.
La réalité virtuelle et augmentée avec Meta Quest 3
Notre signature, c’est l’entraînement en réalité virtuelle et augmentée avec casque Meta Quest 3. Un casque de dernière génération, qui permet de combiner un environnement simulé et des éléments virtuels superposés à la réalité. Les stagiaires voient un feu réaliste, de la fumée, des alarmes, des signalisations, et agissent comme dans une situation réelle, sans jamais allumer un vrai feu.
Ce que cela apporte
- L’immersion. Le stagiaire est dans le scénario. Son attention, son stress et ses réactions sont proches de ceux d’une vraie situation. On retient mieux ce que l’on a vécu que ce que l’on a écouté.
- La répétition sans danger. On peut recommencer autant de fois que nécessaire, se tromper, voir les conséquences d’une mauvaise décision et corriger.
- Des scénarios proches du terrain. Un feu de corbeille à papier dans un open space, un départ de feu dans une salle de réunion, un feu dans un local technique, un feu à proximité d’un escalier protégé. Nous choisissons les décors qui ressemblent à votre immeuble.
- Aucun risque. Pas de fumée dans les locaux, pas de produit à manipuler, pas de dégât. L’activité n’est pas perturbée.
- Un suivi précis. Chaque stagiaire est observé, évalué et débriefé. Nous gardons la trace de ce qui a été vu et de ce qui est acquis.
Ce que cela ne remplace pas
La réalité virtuelle et augmentée est un outil pédagogique. Elle ne remplace pas la connaissance de votre bâtiment, ni la lecture de vos consignes, ni les exercices d’évacuation réels. Quand c’est utile, nous la complétons par un travail sur site : repérage des extincteurs, des BAES, des issues, de l’interphone. Selon vos besoins et vos contraintes, nous pouvons aussi proposer un format classique avec bac à feu, d’une durée de trois heures trente mêlant théorie et pratique, ou combiner les deux approches.
Un dispositif qui s’adapte à votre entreprise
- Tous les collaborateurs concernés. La formation s’adresse aux équipiers de première intervention incendie désignés, mais aussi à toute personne qui peut être confrontée à un départ de feu dans son environnement de travail.
- En entreprise, partout en France. Nous nous déplaçons dans vos locaux, en Île-de-France sans frais de déplacement et ailleurs selon les conditions du devis.
- En binômes, avec une rotation rapide. Un binôme est formé environ toutes les trente-cinq minutes. Pendant que l’un porte le casque, l’autre observe et conseille.
- Sans mobiliser toute l’équipe. Les stagiaires passent à tour de rôle, ce qui limite l’absence de chaque personne et préserve la continuité de l’activité.
- Un espace réduit. Une salle ou un coin dégagé suffit. Nous apportons le matériel.

Une journée de formation type
- Accueil et cadrage. Présentation des objectifs, du cadre réglementaire applicable à votre immeuble, des rôles et des consignes. Chacun exprime ses craintes et ses questions.
- Apports courts. Triangle du feu, classes de feux, comportement de la fumée, types d’extincteurs, limites de l’intervention, signaux d’alarme.
- Repérage sur site. Parcours du plateau ou du niveau : extincteurs, interphone, BAES, issues, escaliers protégés, points de rassemblement.
- Mises en situation en réalité virtuelle et augmentée. Les binômes passent sous le casque sur des scénarios variés : feu naissant, feu qui progresse, fumée, décision de renoncer, alerte, évacuation.
- Exercice d’alerte et de guidage. Simulation d’un message au poste central de sécurité et d’une évacuation de niveau avec rôles tenus par les stagiaires.
- Débriefing et évaluation. Retour individuel et collectif, points forts, axes de progrès, recommandations pour l’immeuble.
Combien d’équipiers de première intervention former ?
La réponse dépend de votre situation. Quelques repères de bon sens, à adapter à votre évaluation des risques et aux consignes de votre immeuble.
- Couvrir chaque niveau ou chaque plateau occupé, sur toutes les plages horaires de présence.
- Prévoir des suppléants pour les congés, les absences, le télétravail et les horaires décalés.
- Tenir compte des zones à risque : locaux techniques, cuisines, archives, salles serveurs, zones de stockage.
- Renforcer les effectifs dans les activités où le public est nombreux ou vulnérable.
- Associer les équipiers à des guides-files et serre-files, pour que l’intervention et l’évacuation soient coordonnées.
Nous vous aidons à dimensionner cet effectif à partir de votre organisation. Nous réalisons aussi des analyses de risques et des audits de conformité si vous souhaitez une vue d’ensemble.
Recyclage et entretien des compétences
Un équipier de première intervention qui n’a pas pratiqué depuis deux ans n’est pas prêt à réagir. Le Code du travail prévoit des exercices au moins tous les six mois, et un recyclage régulier est recommandé pour les équipiers, en général chaque année. Il permet de revoir les gestes, de tester de nouveaux scénarios, d’intégrer les évolutions de l’immeuble et de maintenir la confiance. Entre deux formations, quelques habitudes aident : vérifier l’emplacement des extincteurs et des BAES, refaire un exercice d’alerte en réunion d’équipe, rappeler qui sont les équipiers et comment les joindre.
Le geste de l’extincteur, pas à pas
Utiliser un extincteur paraît simple, mais le stress change tout. Voici la séquence que nous faisons répéter jusqu’à ce qu’elle devienne automatique.
- Prendre l’appareil adapté et vérifier d’un coup d’œil qu’il est en état : manomètre, scellé, étiquette.
- Se positionner à quelques mètres du foyer, le dos tourné à une issue de secours, avec une fuite possible.
- Retirer la goupille et tenir le tuyau ou la lance fermement.
- Viser la base des flammes, pas les flammes elles-mêmes, car c’est le combustible qu’il faut atteindre.
- Appuyer sur la poignée et balayer de la zone la plus proche vers le fond, en avançant prudemment si le feu recule.
- Surveiller : un feu qui semble éteint peut repartir. On reste vigilant jusqu’à l’arrivée du personnel de sécurité ou des secours.
- Reculer sans tourner le dos si la situation évolue mal, fermer la porte et évacuer.
En réalité virtuelle et augmentée, chaque étape est visible et mesurable : distance au foyer, angle du jet, temps de réaction, balayage, décision de renoncer. Le formateur peut revenir sur l’enregistrement du passage et montrer au stagiaire ce qu’il a bien fait et ce qu’il peut améliorer.
Le message d’alerte : dire l’essentiel en dix secondes
Une alerte mal formulée fait perdre un temps précieux. Dans une tour, le poste central de sécurité reçoit parfois plusieurs appels en même temps. Un message efficace tient en quelques phrases et suit toujours le même ordre. Nous entraînons les équipiers à le dire sans hésiter.
- Qui je suis : mon nom et ma fonction.
- Où : le niveau, le plateau, le local, de façon précise.
- Quoi : un feu, de la fumée, une odeur de brûlé, un appareil qui chauffe.
- Combien : l’ampleur, la présence de blessés ou de personnes à proximité.
- Ce que je fais : j’interviens avec un extincteur, j’évacue, j’attends vos instructions.
Puis on reste en ligne ou joignable, et l’on suit les consignes. Un équipier qui sait structurer son message inspire confiance et fait gagner du temps à toute la chaîne de sécurité.
Trois scénarios que nous mettons en scène
Le feu de corbeille dans un open space
Un début de feu dans une corbeille à papier, au milieu d’un plateau de bureaux. La fumée est légère, les flammes basses. Le stagiaire identifie le type de feu, prévient le poste central de sécurité, prend l’extincteur adapté, éteint, vérifie qu’il n’y a pas de reprise et attend l’arrivée de l’équipe de sécurité. Le scénario est ensuite rejoué avec un feu qui progresse, pour travailler la décision de renoncer.
La fumée près d’une salle technique
Une odeur de brûlé et de la fumée à proximité d’un local technique, sans flamme visible. Le stagiaire ne doit pas ouvrir la porte à la légère. Il touche la porte avec le dos de la main, observe, alerte, fait évacuer le niveau et surveille. Ce scénario apprend la prudence : on n’ouvre pas une porte derrière laquelle un feu couve sans précaution.
Le départ de feu à proximité d’un escalier protégé
Un feu apparaît près de l’accès à l’escalier. L’équipier doit décider s’il peut intervenir sans couper l’itinéraire d’évacuation, orienter les occupants vers un autre escalier, fermer les portes et informer le poste central de sécurité. Il comprend que protéger les cheminements d’évacuation est parfois plus important que d’éteindre le feu.
L’équipe locale de sécurité et la coordination avec l’immeuble
Dans beaucoup d’immeubles de grande hauteur, les entreprises locataires désignent des personnes qui relaient l’organisation de la sécurité de la tour. Elles connaissent l’immeuble, ses dispositifs et ses consignes, assurent la liaison avec le poste central de sécurité et participent aux premières actions en cas d’alerte. Leur rôle exact dépend du règlement intérieur et des consignes du gestionnaire. Notre formation clarifie qui fait quoi, comment on passe l’information, quand on agit et quand on laisse faire les professionnels.
Un point important : l’équipier de première intervention n’a pas vocation à remplacer l’équipe de sécurité de l’immeuble ni les sapeurs-pompiers. Il agit dans la limite de ce qu’il est formé à faire, en sécurité, et passe la main dès que les professionnels arrivent. Cette notion de limite est au cœur de la formation.
Adapter la formation à votre type d’immeuble
- Tours de bureaux. Plateaux ouverts, télétravail, visiteurs, prestataires. La désignation de suppléants et la coordination par étage sont déterminantes.
- Immeubles à usage mixte. Bureaux, commerces, restaurants, hôtels dans le même bâtiment. Les consignes de chaque occupant doivent s’articuler avec celles de l’immeuble.
- Sièges d’établissements financiers et grandes entreprises. Effectifs importants, zones sensibles, contraintes d’accès. Les scénarios tiennent compte de ces particularités.
- Établissements de santé en hauteur. Personnes non autonomes, évacuation horizontale avant toute évacuation verticale. Nous travaillons ces cas avec le personnel.
- Hôtels et résidences. Clients qui ne connaissent pas les lieux, chambres à vérifier, public changeant.
Pour chaque configuration, nous échangeons avec vous avant la session afin de calibrer les scénarios, les rôles et les exercices.
Comprendre le feu pour mieux agir
Quelques notions de base suffisent à orienter les bonnes décisions. Nous les expliquons simplement en début de session.
Le triangle du feu
Pour qu’un feu existe, il faut trois éléments réunis : un combustible, un comburant, généralement l’oxygène de l’air, et une source de chaleur. En supprimant l’un d’eux, on éteint le feu. L’extincteur agit en refroidissant, en étouffant ou en inhibant la réaction. Couper l’alimentation électrique d’un appareil, fermer une porte pour priver le feu d’air ou retirer un combustible sont aussi des gestes utiles.
Les classes de feux
- Les feux de solides : papier, bois, tissus, carton. Ils se traitent généralement à l’eau pulvérisée ou à la poudre polyvalente.
- Les feux de liquides : hydrocarbures, solvants, peintures. Ils demandent un agent qui étouffe, comme la mousse ou la poudre.
- Les feux de gaz : ils se traitent d’abord en coupant l’alimentation, quand c’est possible.
- Les feux de métaux : rares, ils nécessitent des produits spécifiques.
- Les feux d’huiles et de graisses de cuisson : ils exigent des agents adaptés, et ne doivent jamais être traités à l’eau.
- Les feux d’origine électrique : on coupe l’alimentation si c’est possible en sécurité, et l’on utilise un agent adapté, sans eau en jet.
La fumée, premier danger
Dans un incendie, la fumée est plus dangereuse que les flammes. Elle réduit la visibilité, irrite, intoxique et désoriente. Dans une tour, elle peut se propager par les cages d’escalier ou les gaines si les dispositifs de compartimentage et de désenfumage ne fonctionnent pas comme prévu. Un équipier qui voit la fumée s’épaissir doit renoncer, fermer la porte derrière lui, alerter et évacuer.
Les erreurs fréquentes que nous voyons
- Des équipiers désignés mais jamais formés. Ils portent un titre, mais n’ont jamais tenu un extincteur.
- Un seul équipier par niveau, sans suppléant. Le jour du sinistre, il est en congé, en télétravail ou en réunion.
- Un mauvais choix d’extincteur. Utiliser de l’eau sur un feu électrique, ou un extincteur inadapté sur un feu de cuisine.
- Une intervention trop tardive ou trop obstinée. On insiste alors qu’il fallait évacuer, ou on évacue alors qu’un feu naissant pouvait être éteint.
- Une alerte approximative. Message incomplet, emplacement flou, nombre de personnes oublié.
- Des extincteurs masqués, déplacés ou périmés. Le plus bel entraînement ne sert à rien si l’appareil est introuvable.
- Un oubli de la fermeture des portes. Une porte restée ouverte laisse passer la fumée et le feu.
- L’usage de l’ascenseur pour évacuer. Réflexe courant, interdit en cas d’incendie.
- Une méconnaissance des consignes de l’immeuble. Les équipiers connaissent les gestes, mais pas l’organisation de la tour.
- Une formation sans suivi. Aucun rappel, aucun exercice entre deux sessions.
Préparer votre session : la liste de vérifications
- Désigner un interlocuteur qui connaît le site, le gestionnaire de l’immeuble et les consignes en vigueur.
- Rassembler les documents. Consignes de sécurité incendie, plans d’évacuation, registre de sécurité, liste des équipiers désignés, comptes rendus des derniers exercices.
- Prévenir le gestionnaire et le poste central de sécurité pour coordonner les mises en situation et éviter toute confusion avec une vraie alerte.
- Constituer les groupes par niveau et par service, en prévoyant des suppléants.
- Prévoir un espace dégagé pour les casques et une salle pour les apports théoriques.
- Informer les occupants du déroulé de la journée.
- Planifier le suivi : qui conserve les attestations, quand les recyclages sont programmés, comment les recommandations sont traitées.
Financement : Qualiopi et prise en charge par l’OPCO
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification ouvre la possibilité d’un financement par les fonds de la formation professionnelle. Selon votre branche, votre taille et les règles de votre opérateur de compétences, la formation d’équipier de première intervention peut être prise en charge en tout ou partie. Les conditions varient d’un OPCO à l’autre, et c’est l’OPCO qui décide. Nous vous aidons à préparer le dossier : programme, objectifs, durée, devis et convention. Le plus simple est de contacter votre conseiller avant de signer, puis de nous transmettre sa réponse.
Le lien avec les autres formations réglementaires
La formation d’équipier de première intervention s’inscrit dans un ensemble. Elle se complète avec la formation à l’évacuation en ERP et en IGH, qui prépare les guides-files et les serre-files. Elle s’articule avec la formation SST, enrichie par la réalité virtuelle et augmentée, qui prépare vos équipes à porter secours. Elle s’appuie sur le document unique d’évaluation des risques, qui identifie les risques d’incendie. Elle peut enfin se doubler d’un audit des moyens de secours : extincteurs, BAES, plans d’évacuation. Nous pouvons regrouper plusieurs formations dans le même déplacement.
Pour une vue plus générale de la formation incendie en réalité virtuelle et augmentée, consultez notre guide complet.
Mesurer l’effet de la formation
- Le taux de couverture. Pour chaque niveau et chaque plage horaire, y a-t-il au moins un équipier formé présent ?
- Le taux de formations à jour. Combien d’équipiers ont suivi un recyclage dans les délais ?
- Les résultats des exercices. Temps d’alerte, qualité du message, temps d’évacuation, anomalies relevées.
- Les constats sur le terrain. Extincteurs accessibles, BAES fonctionnels, issues dégagées, plans à jour.
- Le retour des stagiaires. Ont-ils gagné en confiance ? Savent-ils quoi faire et dans quel ordre ?
Questions fréquentes
La formation d’équipier de première intervention est-elle obligatoire ?
Le Code du travail impose des moyens de premiers secours, des consignes de sécurité incendie et des exercices périodiques où les travailleurs apprennent à se servir de ces moyens. Les immeubles de grande hauteur ont en plus leur propre règlement. Former des équipiers est la manière sérieuse de répondre à ces exigences.
Faut-il manipuler un vrai extincteur ?
Pas forcément. Avec la réalité virtuelle et augmentée, les stagiaires s’entraînent sans jamais allumer un vrai feu ni décharger un extincteur. Pour ceux qui le souhaitent, nous proposons aussi une formation avec bac à feu.
Combien de temps dure la formation ?
La durée dépend du format et de l’effectif. Nous la définissons avec vous lors de la préparation. Une journée de formation permet de faire passer plusieurs binômes, avec une rotation d’environ trente-cinq minutes.
La formation est-elle adaptée à notre immeuble ?
Oui. Nous partons de vos consignes, de vos plans et de votre organisation pour construire les scénarios et les exercices.
Qui doit suivre la formation ?
Les équipiers de première intervention désignés, leurs suppléants, mais aussi tout collaborateur qui peut être confronté à un départ de feu. Plus il y a de personnes formées, plus l’entreprise est préparée.
La formation peut-elle être financée ?
Elle peut l’être par votre OPCO, sous réserve de son accord, grâce à la certification Qualiopi de TRINACRE Formations.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. Nous nous déplaçons dans les entreprises, en Île-de-France sans frais de déplacement et partout en France selon les conditions du devis.
S’entraîner aujourd’hui, c’est sauver des vies demain
Personne ne choisit le jour où un feu se déclare. On choisit en revanche d’avoir préparé des personnes capables de réagir : alerter, agir, guider, protéger. La formation d’équipier de première intervention en IGH, en réalité virtuelle et augmentée, donne à vos équipes des gestes répétés dans des conditions réalistes, et la confiance qui va avec.
TRINACRE Formations intervient dans vos locaux, avec un formateur expérimenté, des scénarios proches du terrain, la certification Qualiopi et la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO. Chaque devis est établi sur mesure, selon votre effectif, vos sites et votre immeuble.
Demandez votre devis gratuit : https://www.trinacre.com/contact/
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