
Évacuer un bâtiment n’est pas un réflexe naturel, c’est un geste qui s’apprend et qui se répète. TRINACRE Formations forme vos équipes à l’évacuation dans vos locaux, en réalité virtuelle et augmentée, selon les règles qui s’appliquent à votre bâtiment : le Code du travail pour les entreprises, le règlement de sécurité pour les établissements recevant du public, et l’arrêté du 30 décembre 2011 pour les immeubles de grande hauteur.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines, aux responsables QHSE et HSE, aux directeurs de site, aux gestionnaires d’immeubles, aux responsables de sécurité et aux élus de comités sociaux et économiques. Il explique ce que prévoient les textes, qui doit être formé, comment se déroule une formation en réalité virtuelle et augmentée, ce que l’on apprend à un guide-file, à un serre-file, à un équipier de première intervention ou à un membre d’équipe locale de sécurité, et comment organiser la formation sans bloquer l’activité.
Pourquoi former à l’évacuation
Quand l’alarme sonne, les réactions humaines ne sont pas toujours celles que l’on imagine. Certains continuent leur travail, persuadés qu’il s’agit d’un exercice. D’autres cherchent leurs affaires, attendent un collègue ou reprennent l’itinéraire habituel, même s’il est impraticable. Quelques-uns s’arrêtent, sidérés. Dans un bâtiment de bureaux, dans un hôtel, dans un établissement de santé ou dans une tour, quelques dizaines de secondes perdues peuvent faire la différence.
Un exercice annuel de plus ne suffit pas toujours à changer cela, parce qu’il se déroule souvent dans de bonnes conditions, à un moment prévu, avec des fumées imaginaires et des itinéraires dégagés. Une formation sérieuse apprend à des personnes précises à tenir un rôle précis : guider, fermer, compter, vérifier, orienter, accompagner. Quand ces rôles sont tenus, l’évacuation est plus rapide, plus calme et plus sûre.
Ce que dit la réglementation selon votre bâtiment
La première question à se poser est celle de la nature du bâtiment. Trois cadres principaux existent, qui peuvent d’ailleurs se superposer.
Le Code du travail : toutes les entreprises
Les articles R4227-28 et suivants du Code du travail fixent les règles de prévention des incendies et d’évacuation dans les lieux de travail. Ils prévoient notamment que les dégagements, les issues de secours et les itinéraires doivent permettre une évacuation rapide, que des consignes de sécurité incendie doivent être établies et affichées, et que des exercices doivent être organisés. Les articles R4227-37 à R4227-39 traitent des consignes et des exercices : dans les établissements concernés, les consignes précisent le matériel d’extinction et de secours, les personnes chargées de les mettre en œuvre, les mesures spécifiques à prendre pour assurer l’évacuation des personnes handicapées, et les exercices et essais périodiques doivent être organisés au moins tous les six mois. Les résultats sont consignés.
L’obligation générale de l’article L4121-1, qui impose à l’employeur de protéger la santé et la sécurité de ses salariés par la prévention, l’information et la formation, s’applique aussi. Désigner des guides et des serre-files, sans les former, expose l’entreprise à une critique en cas d’incident.
Les établissements recevant du public
Les établissements recevant du public, les ERP, sont régis par le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique, issu de l’arrêté du 25 juin 1980 et de ses modifications. Il classe les établissements par types, comme les magasins, les restaurants, les hôtels, les établissements de santé, les établissements d’enseignement, les salles de spectacle, et par catégories selon la capacité d’accueil. Il impose, selon le type et la catégorie, des exigences sur la conception du bâtiment, la présence de personnel formé, les consignes, les registres de sécurité et les exercices d’évacuation. Dans un ERP, le public ne connaît pas les lieux, ne connaît pas les consignes, et dépend du personnel pour être guidé. Le personnel formé est donc le maillon essentiel.
Le règlement prévoit que le personnel soit instruit des consignes, de la conduite à tenir en cas de sinistre et de la manœuvre des moyens de secours, et que des exercices d’évacuation aient lieu à une fréquence qui dépend du type d’établissement. Les établissements avec hébergement, les établissements de santé et ceux qui accueillent des personnes vulnérables ont des contraintes renforcées.
Les immeubles de grande hauteur
Un immeuble de grande hauteur, un IGH, est un bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 28 mètres au-dessus du sol utilisable par les engins des services publics de secours, pour les bâtiments à usage de bureaux, et à plus de 50 mètres pour les bâtiments à usage d’habitation. Les IGH sont régis par l’arrêté du 30 décembre 2011 portant règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d’incendie et de panique.
Dans une tour, l’évacuation est un défi particulier. Elle s’organise par étages, par zones, parfois par phases. Le poste central de sécurité, le PCS, pilote la gestion de l’alerte, communique avec les étages par l’interphonie, active les dispositifs et coordonne l’action des équipes. Des blocs de secours, des escaliers protégés, des sas, des dispositifs de désenfumage et des consignes précises encadrent le déplacement des occupants. Le personnel d’étage, les guides-files, les serre-files et l’équipe de sécurité doivent connaître leur rôle et savoir l’exécuter dans des conditions de stress et de visibilité réduite. C’est ce que nous entraînons.
Quand plusieurs régimes se superposent
Une entreprise installée dans un immeuble de bureaux est soumise au Code du travail pour ses salariés, mais le bâtiment lui-même peut relever du régime des IGH ou, s’il accueille du public, du règlement ERP. Les consignes de l’entreprise doivent s’articuler avec celles de l’immeuble et du gestionnaire. C’est une source classique de confusion : qui déclenche l’évacuation, qui prévient les secours, qui accueille les pompiers, qui rassemble les personnes, qui vérifie qu’il ne reste personne. Nos formations aident à clarifier ces points, en lien avec le gestionnaire de l’immeuble quand c’est possible.
Les rôles à former
Le guide-file
Le guide-file ouvre la marche. Il connaît l’itinéraire d’évacuation et l’itinéraire de secours, repère les obstacles, ouvre les portes, oriente les personnes, garde un rythme calme et maintient le contact visuel avec le groupe. Il est reconnaissable, par exemple par un brassard ou un gilet, et sait s’adresser à des gens inquiets avec une voix claire et posée. Il ne court pas, il ne s’arrête pas, il ne revient pas en arrière.
Le serre-file
Le serre-file ferme la marche. Il vérifie que les locaux sont vides, que les portes sont fermées sans être verrouillées, que personne n’est resté dans un bureau, des toilettes ou une salle de réunion. Il relève les retardataires, aide les personnes en difficulté et rend compte au responsable d’évacuation. C’est un rôle moins visible, mais essentiel : c’est lui qui permet d’affirmer qu’un étage est vide.
L’équipier de première intervention et l’équipe locale de sécurité
L’équipier de première intervention, l’EPI, est formé à reconnaître un début d’incendie, à donner l’alerte, à manipuler un extincteur adapté et à agir en sécurité pour éteindre ou contenir un feu naissant, ou à y renoncer à temps. Dans un IGH, on parle souvent d’équipe locale de sécurité, l’ELS, qui regroupe des personnes chargées de relayer le dispositif de sécurité à l’échelle d’un niveau ou d’une entreprise : elles connaissent les équipements de l’immeuble, assurent la liaison avec le poste central de sécurité et participent aux premières actions. Le rôle exact varie selon l’organisation de l’immeuble et les consignes du gestionnaire. Notre formation couvre la manipulation des moyens de secours, la conduite à tenir en cas d’incendie et le rôle et les missions en IGH.
La prise en charge des personnes à mobilité réduite
Les personnes en fauteuil roulant, les personnes avec une déficience visuelle ou auditive, les femmes enceintes, les personnes âgées ou blessées ne peuvent pas toutes utiliser les escaliers dans les mêmes conditions. L’évacuation de ces personnes doit être anticipée : zones d’attente sécurisées, binômes d’accompagnement, chaises d’évacuation, communication avec les secours. Nous formons à ces situations, à partir des moyens de votre bâtiment et de vos consignes. Dans les établissements de santé, nous travaillons aussi l’évacuation horizontale de patients, avec un exercice en situation réelle.
Pourquoi la réalité virtuelle et augmentée change la formation à l’évacuation
Une évacuation réelle, on ne peut pas la répéter à volonté : on ne peut ni enfumer un étage, ni bloquer un escalier, ni faire sonner l’alarme à n’importe quel moment sans perturber l’activité. La réalité virtuelle et augmentée permet de s’entraîner à ce qu’un exercice classique ne peut pas reproduire, sans danger et sans désorganiser l’entreprise.
Ce que l’on met en scène
- Des situations réalistes. Une alarme qui se déclenche en pleine réunion, un couloir qui se remplit de fumée, une issue condamnée, un escalier encombré, un collègue qui panique, un visiteur qui ne connaît pas les lieux.
- Des environnements variés. Immeuble de bureaux, hall d’accueil, étage d’une tour avec son interphone, son bloc de secours et son poste central de sécurité, commerce, hôtel, établissement de santé. On choisit les décors qui ressemblent le plus à votre réalité.
- Des décisions à prendre. Quelle issue choisir, comment orienter le groupe, comment gérer une personne en fauteuil roulant, que faire d’un retardataire, quand faut-il renoncer à éteindre un feu et évacuer.
- Un retour immédiat. À chaque scénario, le formateur débriefe : ce qui a été bien fait, ce qui a ralenti l’évacuation, ce qui a mis quelqu’un en danger.
Ce que cela change pour les stagiaires
- Plus de réalisme. Le casque coupe des distractions et plonge dans la situation. L’attention monte, l’émotion aussi, et c’est ce qui permet de retenir.
- Plus d’efficacité. Chacun joue son rôle. Le guide-file guide vraiment, le serre-file vérifie vraiment, l’équipier agit vraiment, au lieu d’écouter une présentation.
- Moins de risques. On peut se tromper, recommencer et comprendre ses erreurs sans aucun danger.
- Une meilleure préparation. La répétition de scénarios variés construit des réflexes durables. Quand la vraie alarme sonne, la scène n’est pas inconnue.
Ce que cela ne remplace pas
La réalité virtuelle et augmentée est un outil au service de la formation. Elle ne remplace ni la connaissance de votre bâtiment, ni les consignes écrites, ni les exercices d’évacuation réels que la réglementation impose, ni le formateur. Nous l’utilisons pour préparer, pour entraîner et pour évaluer, en complément du travail de terrain : repérage des itinéraires, étude des plans d’évacuation, visite des issues, des dégagements et des points de rassemblement, essai des équipements.
Notre dispositif : jusqu’à trente personnes par jour, dans vos locaux
Nous intervenons dans vos locaux, à l’intérieur comme à l’extérieur, quelle que soit la météo. Le dispositif est pensé pour s’insérer dans votre activité.
- En binômes. Les stagiaires passent par deux. Pendant que l’un porte le casque, l’autre observe, conseille et prend ensuite sa place. L’observation est aussi formatrice que l’action.
- Une rotation rapide. Un binôme est formé environ toutes les trente-cinq minutes, ce qui permet de faire passer jusqu’à trente personnes dans la journée, selon le format retenu.
- Un espace réduit. Une salle, un coin de hall ou un espace dégagé suffit. Aucun besoin d’immobiliser un étage entier.
- Un suivi des acquis. Chaque stagiaire est évalué. Nous gardons la traçabilité de ce qui a été vu, de ce qui est acquis et de ce qui reste à travailler, et nous vous la remettons.
La traçabilité, un enjeu réglementaire et assurantiel
Le Code du travail demande de consigner les résultats des exercices, et le règlement ERP impose la tenue d’un registre de sécurité. Après un incident, l’enquête s’intéresse à ce qui a été prévu, enseigné et vérifié. Une formation tracée, avec la liste des personnes formées, leurs rôles, les scénarios travaillés et les résultats, est un document précieux. Elle prouve que l’entreprise a pris ses responsabilités et facilite le dialogue avec l’assureur, la commission de sécurité et l’inspection du travail.
Les formations à l’évacuation de TRINACRE
Évacuation : guide-file, serre-file, évacuation des personnes à mobilité réduite
Cette formation s’adresse aux personnes désignées pour guider et fermer l’évacuation dans une entreprise, un établissement ou un étage. Elle comprend :
- le cadre réglementaire applicable à votre bâtiment, expliqué simplement ;
- le rôle exact du guide-file, du serre-file et du responsable d’évacuation ;
- la lecture des plans d’évacuation, des itinéraires et des points de rassemblement ;
- la gestion du groupe : voix, consignes, rythme, gestion du stress et des comportements inattendus ;
- l’évacuation des personnes à mobilité réduite et des personnes vulnérables ;
- des mises en situation en réalité virtuelle et augmentée, puis sur site ;
- un débriefing individuel et collectif.
Évacuation en IGH et en ERP : les spécificités réglementaires et organisationnelles
Cette formation traite les particularités des immeubles de grande hauteur et des établissements recevant du public. Dans une tour, elle aborde l’organisation de l’alerte, le rôle du poste central de sécurité, l’interphone, les blocs de secours, les escaliers protégés et les sas, les consignes d’étage et la coordination avec les équipes de sécurité de l’immeuble. Dans un ERP, elle porte sur l’accueil et la guidance du public, la gestion des mouvements de foule, l’information des clients et la liaison avec les secours. Les scénarios sont construits à partir de votre type de bâtiment et de votre catégorie.
Équipier de première intervention (EPI) ou équipe locale de sécurité (ELS) en IGH
Cette formation prépare les personnes qui doivent intervenir sur un début d’incendie et relayer l’action de l’équipe de sécurité d’un immeuble. On y travaille :
- la manipulation des moyens de secours : extincteurs, robinets d’incendie armés selon l’équipement du site ;
- la conduite à tenir en cas d’incendie : détecter, alerter, intervenir ou renoncer, évacuer ;
- le rôle et les missions en IGH : liaison avec le poste central de sécurité, accueil des secours, connaissance des équipements de l’immeuble ;
- des exercices pratiques en réalité virtuelle et augmentée, qui permettent de choisir le bon extincteur, de viser la base des flammes et d’adopter la bonne distance, sans aucun danger.
L’équipier de première intervention est une fonction dont la place dépend de votre analyse de risques. Nous vous aidons à déterminer combien de personnes former et dans quels services, pour couvrir toutes les plages horaires.
Adapter la formation à votre activité
- Immeubles de bureaux et IGH. Étages multiples, télétravail qui rend les effectifs variables, visiteurs, prestataires. Les guides-files et serre-files sont souvent absents le jour de l’alarme : nous insistons sur les titulaires et les suppléants par étage.
- Hôtels et restaurants. Des clients qui ne connaissent pas les lieux, des chambres à vérifier, un personnel mobile et parfois isolé. La guidance et la vérification des locaux sont au cœur du travail.
- Commerces et centres commerciaux. Du public nombreux, des clients tentés de finir leurs achats, des issues parfois encombrées par la marchandise. Les rôles doivent être clairs et connus.
- Établissements de santé et médico-sociaux. Des personnes non autonomes, des protocoles de mise en sécurité par compartiment, des évacuations horizontales avant toute évacuation verticale. Nous formons le personnel soignant à l’évacuation par transfert horizontal, avec un exercice en situation réelle.
- Écoles, crèches et établissements d’accueil. Des publics jeunes, des effectifs importants, des consignes simples et répétées. Les exercices fréquents sont essentiels.
- Industrie, entrepôts et ateliers. Des zones à risques, des produits inflammables, des engins en mouvement, du bruit. Le signal d’alarme, le comptage et le point de rassemblement demandent une vigilance particulière.
- Collectivités et salles recevant du public. Salles polyvalentes, gymnases, mairies, équipements culturels : le public change à chaque événement, et le personnel doit être prêt à guider des inconnus.
Comprendre les comportements humains en situation d’urgence
Les formateurs qui ont longtemps travaillé dans la sécurité incendie le savent : les gens ne réagissent pas comme les consignes l’imaginent. Connaître ces réactions permet de les anticiper, et c’est un volet important de notre formation.
- Le déni. Beaucoup de personnes pensent d’abord à un déclenchement intempestif ou à un exercice. Elles finissent leur phrase, enregistrent leur document, attendent que le voisin bouge. Le guide-file doit savoir intervenir calmement mais fermement.
- Le besoin de récupérer ses affaires. Sac, ordinateur, manteau, téléphone : chaque seconde passée à les chercher retarde l’évacuation. La consigne est claire, on part sans rien, et le serre-file veille à ce qu’elle soit suivie.
- La préférence pour l’itinéraire connu. Les gens retournent vers l’entrée qu’ils ont utilisée le matin, même si une issue plus proche existe. L’entraînement sur les autres itinéraires corrige cette habitude.
- L’attente de la décision des autres. Chacun regarde son voisin pour savoir s’il faut partir. Une personne qui se lève et donne une consigne claire entraîne les autres.
- La sidération. Quelques personnes se figent. Il faut savoir les approcher, leur parler simplement, leur donner une action précise à accomplir.
- La solidarité. Elle est réelle, mais elle peut aussi retarder : on veut attendre un collègue, aider une personne sans coordination. Le rôle du serre-file et la connaissance des procédures permettent de canaliser cet élan.
Le feu et la fumée : ce qu’il faut savoir pour décider vite
Dans un incendie, le danger vient plus souvent de la fumée que des flammes. Elle réduit la visibilité, irrite, intoxique et désoriente. Quelques notions suffisent à orienter les décisions des équipiers.
- La fumée monte et s’accumule en hauteur. Se baisser permet de gagner quelques précieuses secondes de visibilité.
- Les portes fermées ralentissent la propagation du feu et des fumées. Elles doivent être refermées derrière soi, sans être verrouillées.
- Un escalier enfumé n’est pas un itinéraire utilisable. Il faut savoir en choisir un autre ou rester dans un espace protégé en attendant les secours.
- Un feu naissant peut être maîtrisé avec un extincteur adapté, mais il faut renoncer dès que la situation échappe au contrôle : fumée dense, flammes hautes, chaleur, doute sur l’extincteur à utiliser.
- L’ascenseur ne doit pas être utilisé pour évacuer.
La réalité virtuelle et augmentée permet de vivre ces situations sans risque : traverser un couloir enfumé, choisir entre deux itinéraires, apprécier la distance qui sépare du danger, évaluer le moment où il faut renoncer à éteindre.
L’accueil des secours et la communication
L’évacuation ne s’arrête pas à la sortie du bâtiment. Quand les sapeurs-pompiers arrivent, ils ont besoin d’informations précises et rapides : localisation du sinistre, nombre de personnes présentes, personnes manquantes ou à mobilité réduite, risques particuliers, accès. Une personne désignée doit les accueillir, leur remettre les plans et répondre à leurs questions. Dans un IGH, cette liaison passe par le poste central de sécurité. Dans une entreprise de taille plus modeste, c’est souvent le responsable d’évacuation ou un équipier désigné.
Nous entraînons à transmettre un message d’alerte clair : qui appelle, quel numéro, quelles informations donner dans quel ordre, comment rester joignable. Nous travaillons aussi la communication avec le groupe : phrases courtes, voix posée, consignes positives plutôt que menaces. Ces compétences de communication font souvent la différence entre une évacuation fluide et une évacuation chaotique.
L’évacuation des personnes en situation de handicap
La réglementation demande de prévoir l’évacuation des personnes handicapées, quel que soit le type de handicap : moteur, visuel, auditif, cognitif ou psychique. Cela suppose d’anticiper, car improviser est presque impossible.
- Handicap moteur. Les escaliers sont un obstacle. On prévoit des espaces d’attente sécurisés, des binômes d’accompagnement et, selon l’établissement, du matériel d’évacuation. La personne doit pouvoir signaler sa présence aux secours.
- Handicap visuel. Un accompagnateur donne des indications précises, laisse la personne prendre son bras et décrit l’itinéraire. Les repères sonores et tactiles aident.
- Handicap auditif. L’alarme sonore ne suffit pas. On prévoit des signaux lumineux, des relais humains et des messages visuels.
- Handicap cognitif ou psychique. Il faut des consignes simples, une présence rassurante, et une personne identifiée pour accompagner.
- Autres situations temporaires. Jambe plâtrée, grossesse, malaise, fatigue : elles sont plus fréquentes qu’on ne le croit et doivent être prises en compte.
Nous travaillons ces situations en scénarios concrets, avec les moyens et les consignes de votre établissement.
Trois scénarios que nous mettons en scène
L’alarme pendant une réunion dans une tour
Un étage de bureaux d’un IGH, une salle de réunion pleine, un guide-file absent, un visiteur qui ne connaît pas les lieux. L’alarme sonne. Le stagiaire doit prendre l’initiative, organiser le groupe, choisir l’escalier, vérifier les salles voisines et signaler l’étage au poste central de sécurité par l’interphone. Il comprend ce que change l’absence d’un titulaire et pourquoi les suppléants sont indispensables.
L’issue principale condamnée dans un commerce
Un magasin, du public, une sortie principale inutilisable à cause de la fumée. Le stagiaire doit orienter les clients vers une issue secondaire, déplacer des cartons qui l’encombrent, rassurer, éviter les mouvements de foule et s’assurer que l’arrière-boutique est vide. L’exercice met en évidence l’importance d’avoir des issues dégagées au quotidien.
Un résident à évacuer dans un établissement de santé
Un couloir d’EHPAD ou de clinique, un incident dans un compartiment voisin, un résident alité. Le stagiaire applique le principe de l’évacuation horizontale : déplacer la personne vers le compartiment voisin protégé, en équipe, avec le matériel disponible, avant d’envisager une évacuation verticale. Nous prolongeons ce travail par un exercice en situation réelle avec le personnel.

Une journée de formation type
- Accueil et cadrage. Présentation des objectifs, du cadre réglementaire de votre bâtiment et des rôles à former. Les stagiaires expriment leurs craintes : la peur de mal faire, de ne pas être écouté, de bloquer un collègue.
- Visite et repérage. Avec le formateur, les stagiaires parcourent les itinéraires, repèrent les issues, les escaliers, les points de rassemblement et les équipements. On regarde les plans affichés et on vérifie qu’ils correspondent à la réalité.
- Apports courts. Comportements humains en situation d’urgence, propagation du feu et de la fumée, lecture des consignes, communication avec les secours.
- Mises en situation en réalité virtuelle et augmentée. Les binômes passent à tour de rôle sous le casque, sur des scénarios adaptés à leur fonction : guider, vérifier, intervenir, accompagner.
- Exercices sur site. Une évacuation à petite échelle est organisée, avec des rôles tenus par les stagiaires et un observateur qui note les points forts et les points d’amélioration.
- Évaluation et traçabilité. Chacun est évalué sur ses acquis. Le formateur remet un compte rendu des constats et des recommandations.
Réussir l’exercice d’évacuation réglementaire
Les exercices périodiques sont une obligation, mais ils sont aussi une occasion d’apprendre. Voici quelques bonnes pratiques que nous recommandons.
- Varier les scénarios. Sortie principale bloquée, escalier inutilisable, alarme à un moment inhabituel, présence de visiteurs. Un exercice toujours identique entraîne l’habitude, pas l’adaptation.
- Chronométrer et observer. Combien de temps pour évacuer, combien de personnes se sont rassemblées, qui a hésité, quelles portes sont restées ouvertes, qui a pris l’ascenseur.
- Compter au point de rassemblement. Vérifier qu’il ne manque personne, et savoir qui prévient les secours en cas de doute.
- Débriefer à chaud. Quelques minutes après l’exercice, recueillir les remarques des participants et des observateurs.
- Consigner les résultats. Date, durée, effectif, anomalies relevées, actions décidées. Ces éléments alimentent le registre de sécurité et le document unique.
- Corriger ce qui doit l’être. Un exercice qui ne conduit à aucune amélioration est un exercice perdu.
Les erreurs fréquentes que nous voyons
- Des guides-files et serre-files désignés mais jamais formés. Ils portent un gilet, mais ne savent pas quoi faire.
- Aucun suppléant. Le jour de l’alarme, le titulaire est en congé, en télétravail ou en rendez-vous extérieur.
- Des plans d’évacuation obsolètes. Les cloisons ont changé, les bureaux ont été déplacés, le plan n’a pas été mis à jour.
- Des issues de secours encombrées ou fermées. Cartons, mobilier, verrous : un détail qui bloque tout.
- Des visiteurs oubliés. Personne ne sait combien de visiteurs sont présents, ni qui s’en occupe.
- Un point de rassemblement trop proche ou mal choisi. Il gêne l’accès des secours ou expose les personnes à un danger.
- Un ascenseur utilisé. Réflexe courant, mais interdit en cas d’incendie.
- Un exercice jamais débriefé. On sort, on rentre, et personne ne tire de leçon.
- Aucune consigne pour les personnes à mobilité réduite. On espère qu’elles trouveront de l’aide, ce qui n’est pas un plan.
Préparer votre session : la liste de vérifications
- Désigner un interlocuteur qui connaît le site, le gestionnaire du bâtiment et les consignes en vigueur.
- Rassembler les documents. Plans d’évacuation, consignes de sécurité, registre de sécurité, comptes rendus des derniers exercices, liste des personnes désignées.
- Identifier les personnes à former par étage, par service et par plage horaire, avec des suppléants.
- Prévenir le gestionnaire de l’immeuble et le poste central de sécurité s’il existe, pour coordonner les mises en situation.
- Prévoir un espace dégagé pour les casques, une salle pour les apports théoriques et un accès aux itinéraires à parcourir.
- Informer les occupants pour éviter qu’une mise en situation ne soit prise pour une vraie alerte.
- Planifier le suivi. Qui conserve les attestations, quand les rappels sont programmés, comment les recommandations sont traitées.
Organiser la formation sans bloquer l’activité
Notre dispositif est conçu pour s’insérer dans le quotidien de l’entreprise. La formation se fait sur place, en petits groupes, avec une rotation rapide qui limite le temps d’absence de chaque personne. Nous répartissons les stagiaires sur la journée, nous évitons les moments de forte activité et nous adaptons les horaires aux équipes en rotation. Nous intervenons dans toute l’Île-de-France, avec des frais de déplacement inclus, et partout en France selon les conditions du devis.
Financement : Qualiopi et prise en charge par l’OPCO
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification ouvre la possibilité d’un financement par les fonds de la formation professionnelle. Selon votre branche, votre taille et les règles de votre opérateur de compétences, la formation à l’évacuation peut être prise en charge en tout ou partie. Les conditions varient d’un OPCO à l’autre, et c’est l’OPCO qui décide. Nous vous aidons à préparer le dossier : programme, objectifs, durée, devis et convention. Le plus simple est de contacter votre conseiller avant de signer, puis de nous transmettre sa réponse.
Le lien avec les autres formations réglementaires
La formation à l’évacuation fait partie d’un ensemble cohérent. Elle se complète avec la formation incendie et la manipulation des extincteurs en réalité virtuelle et augmentée, qui prépare vos équipes à agir sur un début de feu. Elle s’articule avec la formation SST, enrichie par la réalité virtuelle et augmentée, qui prépare vos équipes à porter secours. Elle se prolonge avec le document unique d’évaluation des risques, qui identifie les scénarios d’urgence, et avec la formation gestes et postures, qui protège la santé des équipes au quotidien. Nous pouvons regrouper plusieurs formations dans le même déplacement pour construire une journée de sécurité complète.
Questions fréquentes
La formation à l’évacuation est-elle obligatoire ?
Le Code du travail impose des consignes de sécurité incendie, la désignation de personnes chargées de leur mise en œuvre et des exercices périodiques, au moins tous les six mois dans les établissements concernés. Les ERP et les IGH ont leurs propres règles. Former les personnes désignées est la manière sérieuse de les respecter.
Peut-on former à la fois pour un ERP, un IGH et le Code du travail ?
Oui. Nous adaptons le contenu à votre bâtiment et à votre activité, et nous clarifions l’articulation entre les consignes de l’entreprise et celles de l’immeuble.
Combien de personnes peut-on former par jour ?
Selon le format retenu, jusqu’à trente personnes dans la journée, en binômes, avec une rotation rapide d’environ trente-cinq minutes par binôme.
Faut-il un local particulier ?
Non. Un espace dégagé et une salle suffisent. Nous apportons le matériel de réalité virtuelle et augmentée.
La réalité virtuelle remplace-t-elle l’exercice d’évacuation ?
Non. Elle prépare et entraîne, mais les exercices réels prévus par la réglementation restent nécessaires. Elle les rend simplement plus efficaces.
Formez-vous au rôle d’équipier de première intervention en IGH ?
Oui. Nous proposons des formations d’équipier de première intervention et d’équipe locale de sécurité en IGH : manipulation des moyens de secours, conduite à tenir en cas d’incendie, rôle et missions en IGH.
La formation peut-elle être financée ?
Elle peut l’être par votre OPCO, sous réserve de son accord, grâce à la certification Qualiopi de TRINACRE Formations.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. Nous nous déplaçons dans les entreprises, en Île-de-France sans frais de déplacement et partout en France selon les conditions du devis.
Votre partenaire formation sécurité sur toute la France
Quand l’alarme sonne, il est trop tard pour apprendre. Les équipes qui ont répété les gestes dans des conditions réalistes évacuent plus vite, plus calmement et en sécurité. Notre formation à l’évacuation en réalité virtuelle et augmentée apporte plus d’efficacité, plus de réalisme, moins de risques et une meilleure préparation, en IGH comme en ERP et en entreprise.
TRINACRE Formations intervient dans vos locaux avec un formateur expérimenté, des scénarios construits sur votre bâtiment, la certification Qualiopi et la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO. Chaque devis est établi sur mesure, selon votre effectif, vos sites et votre activité.
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