
La formation gestes et postures apprend à vos salariés à se protéger au travail : porter, soulever, pousser, rester debout ou assis sans s’abîmer le dos, les épaules et les articulations. TRINACRE Formations la dispense dans vos locaux, sur vos propres postes de travail, avec un formateur qui part de ce que vos équipes font réellement chaque jour.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, aux responsables des ressources humaines, aux responsables QHSE et HSE, aux référents sécurité, aux directeurs d’établissement, aux élus du comité social et économique et à tous ceux qui ont la charge de la santé des équipes. Il explique pourquoi les troubles musculosquelettiques coûtent si cher, ce que dit la réglementation, comment se déroule une formation, ce qu’elle apporte et ce qu’elle ne remplace pas, et comment l’organiser dans votre entreprise sans désorganiser l’activité.
Une précision utile dès le début. La formation gestes et postures de TRINACRE est une formation de prévention des risques liés à l’activité physique, adaptée à votre entreprise. Elle n’est pas une formation certifiante de l’INRS et ne délivre pas de certificat INRS. À l’issue de la session, chaque stagiaire reçoit une attestation de fin de formation, dans le cadre d’une action de formation certifiée Qualiopi.
Pourquoi les gestes et postures sont un enjeu majeur pour l’entreprise
Les troubles musculosquelettiques, que l’on appelle les TMS, sont la première cause de maladie professionnelle reconnue en France : la grande majorité des maladies professionnelles indemnisées en relèvent. Ils touchent les muscles, les tendons, les nerfs et les articulations, et concernent surtout le dos, les épaules, les coudes, les poignets et les mains. Ils ne sont pas réservés aux métiers de force. On les rencontre dans les entrepôts, la logistique, le bâtiment, la restauration, la santé, l’aide à domicile, le commerce, la propreté, mais aussi dans les bureaux, où la position assise prolongée et le travail sur écran fatiguent le cou, les épaules et le bas du dos.
Pour l’entreprise, les conséquences sont lourdes. Un salarié en arrêt pour lombalgie ou pour une tendinite de l’épaule, c’est une absence qu’il faut remplacer, une équipe désorganisée, une cotisation accident du travail et maladies professionnelles qui peut augmenter, parfois une inaptitude et un reclassement difficile. Pour le salarié, c’est de la douleur, une qualité de vie dégradée, et dans certains cas une carrière brisée. Pour le collectif, c’est de la démotivation, du turnover et une perte de savoir-faire.
La bonne nouvelle, c’est que ces troubles se préviennent. Ils ne tombent pas du ciel : ils résultent de gestes répétés, de postures contraintes, d’efforts mal dosés, d’un environnement mal adapté, d’un rythme trop soutenu et d’un manque de récupération. Chacun de ces facteurs peut être repéré et réduit. La formation gestes et postures en est l’un des leviers, à condition de ne pas la considérer comme le seul.
Ce que dit la réglementation
L’obligation générale de prévention
L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Les troubles musculosquelettiques entrent pleinement dans ce champ.
La manutention manuelle de charges
Les articles R4541-1 et suivants du Code du travail traitent de la manutention manuelle. Leur logique est simple et fait passer la prévention avant la formation. L’employeur doit d’abord prendre les mesures d’organisation appropriées, ou utiliser les moyens adéquats, notamment les équipements mécaniques, afin d’éviter le recours à la manutention manuelle de charges par les travailleurs. Lorsque la manutention manuelle ne peut être évitée, il doit évaluer les risques, organiser les postes de façon à réduire ces risques et mettre à disposition des aides adaptées. Enfin, il doit faire bénéficier les travailleurs dont l’activité comporte des manutentions manuelles d’une information sur les risques encourus et d’une formation adéquate à la sécurité relative à l’exécution de ces opérations, comprenant l’enseignement des gestes et postures. C’est le fondement réglementaire de la formation que nous proposons.
Ce texte contient un message important : la formation vient en complément de l’organisation du travail et des aides à la manutention, jamais à leur place. Former un salarié à porter correctement une charge trop lourde, sans lui donner de chariot, de table élévatrice ou d’aide à deux, ne règle pas le problème. C’est pourquoi nos formations incluent un volet d’observation de vos postes et de recommandations d’amélioration.
Les autres textes à connaître
- Le document unique d’évaluation des risques professionnels. Les risques liés aux manutentions, aux postures, aux gestes répétitifs et au travail sur écran doivent y figurer, avec les mesures de prévention associées. La formation en est une.
- Le travail sur écran. Les articles R4542-1 et suivants fixent des exigences sur les postes de travail équipés d’écrans : siège, éclairage, espace, pauses, examen de la vue.
- Les tableaux de maladies professionnelles. Plusieurs tableaux du régime général, comme le tableau 57 pour les affections périarticulaires ou le tableau 98 pour les affections liées aux manutentions de charges lourdes, permettent la reconnaissance de pathologies liées au travail. Leur existence rappelle que l’entreprise doit anticiper.
- Le rôle du comité social et économique. Le CSE et sa commission santé, sécurité et conditions de travail sont associés à l’analyse des risques et aux actions de prévention. Les remontées du terrain y trouvent un cadre.
La responsabilité de l’employeur
En cas de maladie professionnelle ou d’accident lié à une manutention, l’employeur doit pouvoir montrer qu’il a évalué le risque, qu’il a cherché à le réduire par l’organisation et par les équipements, et qu’il a informé et formé ses salariés. Un dossier qui contient l’évaluation des risques, la liste des salariés formés, les attestations, les comptes rendus et les actions d’amélioration montre une démarche sérieuse. Un dossier vide expose l’entreprise à des reproches, en particulier en cas de faute inexcusable.
Comment le corps se fait mal : quelques principes simples
Comprendre pourquoi on se blesse aide à mieux se protéger. La formation s’appuie sur quelques notions de base, expliquées simplement.
Le dos n’est pas fragile, il est mal utilisé
La colonne vertébrale est un empilement de vertèbres séparées par des disques, entourée de muscles et de ligaments. Elle supporte très bien les efforts quand elle est alignée et que les muscles travaillent avec elle. Les problèmes surviennent quand le dos est penché, tourné, fléchi sous charge, ou sollicité de façon brutale et répétée. Un geste mal fait une fois ne provoque généralement pas de blessure grave. Le même geste répété des milliers de fois, si.
Les facteurs de risque
- La charge. Son poids, sa forme, sa prise, sa stabilité, la présence ou non de poignées.
- La posture. Dos courbé, bras en l’air, genoux fléchis en excès, torsions du tronc, cou en flexion prolongée.
- La répétition. Le nombre de gestes par heure, le manque de variation des tâches.
- La durée. Rester longtemps dans la même position, debout comme assis.
- L’environnement. Sol glissant ou encombré, hauteur de plan de travail inadaptée, éclairage insuffisant, froid, espace trop étroit.
- L’organisation. Cadences, délais, effectif insuffisant, absence de pauses, absence d’aides.
- Les facteurs individuels et psychosociaux. Fatigue, stress, état de forme, pression, manque de reconnaissance. Ils ne remplacent pas les causes matérielles, mais ils les aggravent.
Les principes de base de la manutention
Sans entrer dans tous les détails, voici ce que les stagiaires apprennent à appliquer.
- Évaluer la charge avant de la saisir : poids approximatif, équilibre, prise, trajet à parcourir.
- Se rapprocher de la charge, pieds stables, écartés à largeur d’épaules.
- Garder le dos droit, la tête dans le prolongement de la colonne, et fléchir les jambes plutôt que le dos quand c’est possible.
- Prendre la charge avec la paume des mains plutôt qu’avec le bout des doigts, la serrer contre le corps.
- Se relever en poussant sur les jambes, sans à-coup.
- Pivoter avec les pieds, jamais en tournant le buste.
- Demander de l’aide ou utiliser une aide mécanique dès que la charge est lourde, encombrante ou difficile à saisir.
- Poser la charge en inversant les mêmes gestes, sans la lâcher.
Ces principes ne sont pas une recette universelle. Un carton, un fût, un patient, un sac de ciment, un plateau de restaurant et une caisse de bouteilles ne se prennent pas de la même façon. C’est pourquoi la formation se fait sur vos charges et vos postes.
Ce que contient la formation gestes et postures de TRINACRE
Notre programme suit la logique de l’affiche : comprendre les risques et les bons réflexes, adopter les bonnes postures au quotidien, réduire les accidents du travail et l’absentéisme, et le faire par une formation pratique adaptée à votre secteur d’activité. Concrètement, la session s’organise autour de quatre axes.
1. Comprendre les risques et les bons réflexes
On commence par les bases : comment fonctionne le dos, comment se forment les troubles musculosquelettiques, quels sont les signaux d’alerte à ne pas ignorer, et pourquoi la prévention paie. Les stagiaires identifient les situations qui les exposent dans leur travail. Cette étape change souvent le regard : un salarié qui comprend pourquoi un geste est risqué l’abandonne plus facilement qu’un salarié à qui l’on dit simplement « fais attention à ton dos ».
2. Adopter les bonnes postures au quotidien
C’est le cœur de la journée. Chaque stagiaire pratique les gestes de manutention sur des charges proches des siennes : cartons, caisses, bacs, sacs, matériel, mobilier, selon votre activité. Le formateur observe, corrige et fait refaire. On travaille aussi les postures de travail statiques : station debout, position assise, travail penché, bras en élévation, accroupissement, agenouillement. On aborde les gestes répétitifs et les micro-pauses qui soulagent. Pour les postes de bureau, on traite le réglage du siège, de l’écran, du clavier et de la souris, et les habitudes qui limitent les tensions du cou et des épaules.
3. Réduire les accidents du travail et l’absentéisme
La formation ne se limite pas au geste individuel. Les stagiaires apprennent à repérer ce qui, dans leur environnement, les met en difficulté : encombrement, rangement trop haut ou trop bas, absence de chariot, plan de travail inadapté, éclairage insuffisant. Ils sont invités à proposer des améliorations simples. Dans de nombreuses entreprises, quelques changements modestes, comme déplacer un stock fréquemment sollicité à hauteur de taille ou ajouter une roulette à un bac, réduisent sensiblement la pénibilité.
4. Une formation pratique, adaptée à votre secteur
Nous ne dispensons pas un cours générique. Avant la session, nous échangeons avec vous pour comprendre vos postes, vos charges, vos contraintes et vos incidents passés. Le jour J, le formateur travaille sur votre matériel et dans votre environnement, quand c’est possible. Cela rend la formation concrète et immédiatement applicable.

Une journée type de formation
La durée varie selon vos besoins, le nombre de postes concernés et le niveau de départ des stagiaires. Une session d’une journée est fréquente. Voici le déroulé le plus courant.
- Accueil et attentes. Présentation de l’objectif, tour de table, expression des douleurs et des difficultés rencontrées. Beaucoup de stagiaires découvrent à ce moment qu’ils ne sont pas seuls à en souffrir.
- Apports de connaissances. Anatomie simplifiée, mécanismes des TMS, facteurs de risque, chiffres clés et conséquences, présentés de façon courte et illustrée.
- Observation de situations de travail. Les stagiaires analysent des situations réelles de l’entreprise, en groupe, avec le formateur : qu’est-ce qui fait mal, pourquoi, comment faire autrement ?
- Pratique des gestes. Manutention, port, pose, pousser et tirer, travail au sol, travail en hauteur, position assise, selon les postes. Chaque stagiaire s’exerce, reçoit des corrections et recommence.
- Échauffement et étirements. Quelques gestes simples à pratiquer avant la prise de poste ou pendant les pauses, adaptés à votre contexte.
- Aides à la manutention. Présentation et essai des équipements disponibles ou à envisager : chariots, diables, transpalettes, tables élévatrices, sangles, ventouses, selon l’activité.
- Synthèse et plan d’action. Chaque stagiaire repart avec ses points clés et ses engagements. Le formateur remet une synthèse des constats et des pistes d’amélioration.
Un formateur pour un petit groupe
Pour que chaque personne pratique réellement, nous travaillons en petit groupe. Un geste ne se corrige pas en regardant une démonstration de loin : il faut le faire, être regardé, ajusté, puis recommencer. Notre formateur s’occupe d’un groupe réduit, ce qui permet d’observer chacun, de personnaliser les conseils et de tenir compte des particularités physiques de chaque stagiaire.
Notre approche pédagogique
TRINACRE se distingue par une pédagogie active et immersive. Dans nos formations incendie, nous utilisons la réalité virtuelle et augmentée pour plonger les stagiaires dans des situations réalistes. Pour les gestes et postures, notre approche reste avant tout pratique : mises en situation sur le terrain, analyse vidéo ou photo avec l’accord des personnes concernées, repères visuels et supports concrets. Si votre contexte s’y prête, nous pouvons aussi utiliser des supports immersifs pour rendre certaines situations plus parlantes. Nous en parlons lors de la préparation.
Gestes et postures selon votre secteur d’activité
Les contraintes ne sont pas les mêmes selon le métier. Voici quelques exemples de ce que nous travaillons.
- Entrepôts, logistique, commerce et mise en rayon. Prise de cartons au sol ou en hauteur, palettisation, utilisation du transpalette, rotation du tronc, gestes répétés sur des cadences soutenues. La règle simple « les pieds tournent, pas le dos » y est au centre de la formation.
- Bâtiment et industrie. Charges lourdes ou mal équilibrées, outils vibrants, travail à genoux ou bras en l’air, port de matériaux. On travaille la préparation du geste, le partage de la charge et le choix de l’aide mécanique.
- Restauration et hôtellerie. Plateaux, caisses de boissons, marmites, lits à faire, chariots de ménage. Les gestes répétés et les positions penchées, par exemple lors de la préparation des chambres, sont traités en détail.
- Santé, médico-social et aide à domicile. Aide au lever, au déplacement et au transfert des personnes. Nous abordons les principes de la manutention de personnes, l’usage des aides techniques et la coopération avec le patient ou le résident. La formation reste générale : pour les techniques de manutention de personnes, nous tenons compte de vos protocoles internes.
- Propreté et services. Gestes répétitifs de balayage, lavage, vidage de bacs, travail penché, manipulation de sacs. On étudie le matériel utilisé et ses réglages.
- Bureaux et administratif. Position assise prolongée, écran mal placé, souris et clavier, téléphone coincé contre l’épaule, sédentarité. On travaille l’ergonomie du poste, les pauses actives et les réflexes de mobilité.
- Collectivités, écoles, crèches et services techniques. Mobilier à déplacer, enfants à porter, espaces verts, voirie, entretien des bâtiments. Chaque métier a ses contraintes, et nous les prenons une à une.
Pourquoi former dans vos locaux, sur vos postes
La formation intra-entreprise présente plusieurs avantages concrets pour la prévention des TMS.
- Les gestes s’apprennent là où ils sont faits. Un stagiaire formé dans une salle neutre devra transposer ce qu’il a vu à son poste. Formé sur son poste, il corrige directement ses habitudes.
- Le formateur voit le vrai travail. Il peut repérer un plan de travail trop bas, un stock mal placé, un passage encombré, et vous le signaler.
- Tout le monde apprend le même langage. Une équipe formée ensemble s’entraide : on se reprend gentiment, on se rappelle les bons réflexes, on propose des améliorations.
- Moins de déplacements, moins de temps perdu. Vos salariés restent sur site, et l’organisation de l’activité est plus simple.
Nous intervenons dans toute l’Île-de-France, où les frais de déplacement sont inclus, et partout en France selon les conditions détaillées dans le devis.
Les bons réflexes à pratiquer au quotidien
Voici une liste que nous remettons aux stagiaires et que vous pouvez afficher dans vos locaux. Elle résume l’essentiel.
- Réfléchir avant de porter : poids, forme, trajet, aide nécessaire.
- Se rapprocher de la charge, les pieds stables et écartés.
- Garder le dos droit, la nuque dans le prolongement.
- Utiliser les jambes pour se baisser et se relever.
- Serrer la charge contre soi, la tenir à pleines mains.
- Tourner avec les pieds, pas avec le buste.
- Faire de petites pauses, varier les tâches, bouger régulièrement.
- Utiliser les aides mécaniques et demander de l’aide au lieu de forcer.
- Signaler tout de suite une douleur qui revient ou qui persiste, sans attendre qu’elle s’installe.
- Prendre soin de son sommeil, de son hydratation et de son activité physique en dehors du travail.
Les limites d’une formation, et comment les dépasser
Une formation gestes et postures bien faite change les habitudes, mais elle ne règle pas tout. Voici les limites à connaître, et ce que nous recommandons.
- Elle ne remplace pas l’organisation du travail. Si les cadences sont trop élevées, si les stocks sont mal placés ou si l’effectif est insuffisant, aucun geste parfait ne compensera. Nous le signalons dans notre synthèse.
- Elle ne remplace pas les aides à la manutention. Un chariot ou une table élévatrice évite l’effort. La formation apprend à s’en servir correctement.
- Elle doit être renouvelée. Les habitudes reviennent vite. Un rappel régulier, par exemple tous les ans ou tous les deux ans selon les postes, fait la différence.
- Elle s’appuie sur l’encadrement. Si les managers n’encouragent pas les bonnes pratiques, les salariés n’oseront pas les appliquer sous pression. Former l’encadrement est donc un bon complément.
- Elle ne traite pas les situations de santé individuelles. Un salarié avec une douleur installée doit consulter son médecin traitant ou le médecin du travail. La formation n’est ni un soin ni un diagnostic.
Trois situations que nous travaillons en formation
Le carton au sol dans un entrepôt ou un commerce
Un salarié doit ramasser un carton posé au sol et le placer sur une étagère à hauteur de poitrine. Le mauvais réflexe consiste à se pencher en gardant les jambes tendues, à attraper le carton du bout des doigts, puis à se redresser en tournant le buste. Le geste adapté commence par une évaluation : poids, prise, trajet. Le stagiaire se rapproche, plie les jambes, garde le dos aligné, saisit le carton à pleines mains, le serre contre lui, se relève en poussant sur les jambes et pivote avec les pieds. Si le carton est lourd ou encombrant, il demande de l’aide ou utilise un chariot. Chacun répète le geste plusieurs fois, avec des cartons de poids et de formes différents.
Le poste de bureau qui fait mal au cou
Une assistante travaille huit heures par jour sur un ordinateur portable posé sur le bureau, l’écran trop bas, le téléphone coincé entre l’épaule et l’oreille. En fin de journée, elle a mal à la nuque et aux épaules. Nous réglons ensemble la hauteur de l’écran, la distance, l’appui des avant-bras, la position du clavier et de la souris, l’usage d’un casque ou du haut-parleur, et nous proposons de courtes pauses actives toutes les heures. Ces ajustements prennent quelques minutes et soulagent souvent dès la première semaine.
Le geste répété en cuisine ou en atelier
Un cuisinier découpe des légumes pendant des heures, penché sur un plan de travail trop bas. Un opérateur visse la même pièce des centaines de fois par jour, bras en l’air. Dans les deux cas, le danger vient de la répétition et de la posture contrainte. On cherche d’abord à modifier le poste : rehausser le plan, incliner la pièce, changer d’outil. On apprend ensuite à varier les tâches, à relâcher les épaules, à alterner les appuis et à intercaler de courtes pauses. La formation aide le salarié à repérer les premiers signes de fatigue avant qu’ils ne se transforment en douleur chronique.
S’échauffer et récupérer : des gestes simples
Les sportifs s’échauffent avant l’effort. Les salariés qui portent, se baissent ou répètent des gestes pendant huit heures en ont autant besoin, et on les oublie souvent. Quelques minutes avant la prise de poste suffisent à préparer le corps. Nous proposons des exercices simples, sans matériel, adaptés à vos métiers :
- des rotations lentes des épaules et du cou, sans forcer ;
- des mouvements doux du bassin et du bas du dos, debout, les pieds écartés ;
- des flexions légères des genoux pour réveiller les jambes ;
- des mobilisations des poignets et des doigts pour les métiers manuels et les postes sur clavier ;
- quelques respirations profondes, qui détendent et ramènent l’attention.
Pendant la journée, de brèves pauses actives prolongent l’effet : se lever, marcher quelques pas, étirer le dos et les épaules, regarder au loin pour reposer les yeux. Ces pauses ne retardent pas le travail, elles le rendent plus soutenable et réduisent le risque de douleurs en fin de semaine. Nous les présentons comme des habitudes à installer collectivement : si toute l’équipe les adopte, personne n’a peur de passer pour quelqu’un qui ne travaille pas.
Le rôle de l’encadrement
Une formation ne vit que si l’entreprise la soutient. Les chefs d’équipe et les managers jouent un rôle déterminant, souvent sans le savoir. Un responsable qui demande « on a le temps de faire ça à deux ? » donne la permission de ne pas forcer. Un responsable qui félicite un salarié ayant signalé une situation à risque encourage les remontées. À l’inverse, des cadences imposées sans marge, des consignes contradictoires ou des railleries sur les « précautions » ruinent les efforts de formation.
Nous proposons, quand c’est possible, un temps spécifique avec l’encadrement : présenter les principes, expliquer comment repérer un geste à risque, savoir quoi répondre quand un salarié exprime une difficulté, et comment intégrer la prévention des TMS dans les points d’équipe. Ce temps est court, mais il change la manière dont la formation est reçue sur le terrain.
Gestes et postures, absentéisme et qualité de vie au travail
La prévention des troubles musculosquelettiques ne sert pas seulement à éviter des maladies. Elle fait partie de la qualité de vie et des conditions de travail. Des salariés qui souffrent moins sont plus disponibles, plus attentifs, plus stables dans l’entreprise. Pour un dirigeant, c’est un levier de fidélisation et d’attractivité dans les métiers où le recrutement est difficile. Pour un responsable des ressources humaines, c’est un argument concret à faire valoir dans les discussions sur les conditions de travail, avec les représentants du personnel comme avec les candidats. Une entreprise qui investit visiblement dans la santé de ses équipes envoie un message que les salariés entendent.
Organiser la formation sans bloquer l’activité
La principale crainte des responsables concerne le temps : sortir plusieurs salariés de leur poste en même temps désorganise l’activité. Voici comment nous contournons ce frein.
- Plusieurs groupes sur plusieurs journées. Nous découpons l’effectif en petits groupes programmés sur des jours différents, pour qu’un service ne soit jamais vidé.
- Un calendrier qui respecte votre activité. Nous évitons les périodes de forte charge, d’inventaire, de saison haute ou de congés, et nous construisons le planning avec vous.
- Des horaires adaptés. Dans les entreprises qui fonctionnent en équipes, nous pouvons intervenir tôt le matin ou en fin d’après-midi pour toucher chaque équipe.
- Une préparation légère. Un échange téléphonique ou une visite rapide suffit pour comprendre vos postes. Nous fournissons ensuite le programme, la convocation et la feuille d’émargement.
Préparer la session : la liste de vérifications
- Désigner un interlocuteur qui connaît l’entreprise et les stagiaires.
- Lister les postes concernés et les charges réellement manipulées, avec leur poids approximatif.
- Prévoir une salle pour les apports théoriques et un espace de pratique, idéalement sur les lieux de travail.
- Informer les salariés de l’objectif, du déroulé et de la tenue conseillée, confortable et adaptée à la pratique.
- Rassembler les documents utiles : document unique, accidents et arrêts liés aux manutentions ou aux TMS, plaintes remontées, fiches de poste.
- Identifier les aides existantes pour que le formateur puisse les montrer et les faire essayer.
- Anticiper le suivi : qui récupère les attestations, qui assure le rappel, comment sont suivies les propositions d’amélioration.
Financement : Qualiopi et prise en charge par l’OPCO
TRINACRE Formations est certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Cette certification ouvre la possibilité d’un financement par les fonds de la formation professionnelle. Selon votre branche, votre taille et les règles de votre opérateur de compétences, la formation gestes et postures peut être prise en charge en tout ou partie. Les conditions varient d’un OPCO à l’autre et d’une année à l’autre, et c’est l’OPCO qui décide. Nous vous aidons à préparer le dossier : programme, objectifs, durée, devis et convention.
Une démarche simple consiste à contacter votre conseiller OPCO avant de signer le devis, de lui indiquer l’intitulé de la formation et le nombre de salariés concernés, puis de nous transmettre sa réponse. D’autres aides peuvent exister, notamment auprès de votre Carsat ou de votre Cramif pour les actions de prévention des TMS. Elles dépendent de votre taille, de votre secteur et de votre situation, et ne sont pas systématiques.
Mesurer l’effet de la formation
Une formation de prévention se juge dans la durée. Voici quelques repères pour suivre ses effets dans votre entreprise.
- Les arrêts et les accidents. Le nombre d’accidents liés aux manutentions, les arrêts pour lombalgie ou pour douleurs articulaires, avant et après la formation.
- Les déclarations de maladies professionnelles. Elles évoluent lentement, mais leur tendance est un indicateur important.
- Les remontées des salariés. Les signalements de gênes, de douleurs ou de situations difficiles. Une hausse initiale est normale et plutôt positive : elle montre que la parole se libère.
- Les améliorations réalisées. Équipements achetés, postes réaménagés, organisations modifiées à la suite de la formation.
- Les observations sur le terrain. Quelques visites rapides, quelques semaines après la session, montrent si les gestes se maintiennent.
- Le retour des stagiaires. Nous recueillons leur avis à la fin de la session et pouvons les recontacter plus tard.
Ces indicateurs peuvent être intégrés à votre document unique et présentés au comité social et économique. Ils prouvent que la formation n’est pas une case à cocher, mais une démarche qui vit.
Les erreurs fréquentes que nous voyons en entreprise
- Former sans changer l’organisation. On apprend aux salariés à bien porter, mais le stock reste mal placé et les charges restent trop lourdes.
- Ne former que les nouveaux arrivants. Les anciens ont les habitudes les plus ancrées, et parfois les douleurs les plus anciennes.
- Oublier les postes de bureau. On pense souvent aux entrepôts, alors que les TMS du cou et des épaules touchent aussi les équipes administratives.
- Ne jamais refaire de rappel. Sans entretien, les bonnes habitudes s’estompent en quelques mois.
- Négliger les remontées du terrain. Les salariés connaissent leurs postes mieux que quiconque. Les ignorer, c’est se priver d’une source précieuse d’améliorations.
- Choisir un prestataire sur le prix seul. Une formation trop courte, trop théorique ou sans lien avec vos postes laisse peu de traces.
Le lien avec les autres formations réglementaires
La formation gestes et postures s’inscrit dans un ensemble de formations de prévention. Elle se complète naturellement avec la formation SST, enrichie par la réalité virtuelle et augmentée, qui prépare vos équipes à porter secours en cas d’accident du travail. Elle se prolonge avec le document unique d’évaluation des risques, qui identifie les risques de manutention et de posture et organise les actions de prévention. Elle se marie aussi avec la formation incendie et l’évacuation, pour une approche globale de la sécurité des personnes. Nous pouvons regrouper plusieurs formations dans le même déplacement, pour une journée de sécurité complète ou une série de sessions cohérentes sur l’année.
Notre signature reste la formation incendie en réalité virtuelle et augmentée, proposée dans vos locaux, avec un binôme de stagiaires formé environ toutes les trente-cinq minutes. Elle illustre notre façon de travailler : une pédagogie active, des mises en situation réalistes et des équipes qui retiennent ce qu’elles ont fait.
Questions fréquentes
La formation gestes et postures est-elle obligatoire ?
Le Code du travail impose à l’employeur d’informer et de former les travailleurs dont l’activité comporte des manutentions manuelles, avec l’enseignement des gestes et postures, et de prévenir les risques liés à ces manutentions. La formation est l’une des réponses à cette obligation, avec l’organisation du travail et les aides à la manutention.
Est-ce une formation certifiante de l’INRS ?
Non. Il s’agit d’une formation de prévention des risques liés à l’activité physique, adaptée à votre entreprise. Elle donne lieu à une attestation de fin de formation, et non à un certificat INRS.
Combien de temps dure la formation ?
La durée dépend de vos postes et de vos besoins. Une journée est un format fréquent. Nous la définissons avec vous lors de la préparation.
Combien de personnes peut-on former en une session ?
Nous travaillons en petits groupes pour que chacun pratique. Pour des effectifs plus importants, nous programmons plusieurs sessions.
La formation convient-elle aux métiers de bureau ?
Oui. Nous adaptons le contenu à la position assise prolongée, au travail sur écran, au réglage du poste et aux pauses actives.
La formation peut-elle être financée ?
Elle peut l’être par votre OPCO, sous réserve de son accord, grâce à la certification Qualiopi de TRINACRE Formations. Nous vous aidons à constituer le dossier.
Faut-il refaire la formation ?
Un rappel régulier est recommandé, par exemple tous les ans ou tous les deux ans selon les postes, et à chaque changement important d’organisation ou d’équipement.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. Nous intervenons en Île-de-France sans frais de déplacement, et partout en France selon les conditions détaillées dans le devis.
Se former pour mieux travailler
Prendre soin du dos de vos équipes, c’est préserver leur santé, la continuité de votre activité et l’ambiance de travail. Une formation gestes et postures bien préparée, pratique et adaptée à vos postes, apporte des résultats concrets : moins de douleurs, moins d’accidents, moins d’absences, et des salariés qui se sentent écoutés.
TRINACRE Formations vient dans vos locaux, avec un formateur, un petit groupe, des exercices sur vos postes, la certification Qualiopi et la possibilité d’une prise en charge par votre OPCO. Chaque devis est établi sur mesure, selon votre effectif, vos sites et votre activité.
Demandez votre devis gratuit : https://www.trinacre.com/contact/
Vous pouvez aussi nous écrire à infos@trinacre.fr ou nous appeler au 06 62 83 13 37. Retrouvez l’ensemble de nos formations dans le catalogue 2026 et sur www.trinacre.com.