Dans un restaurant, le risque d’incendie est présent tout au long du service. Une friteuse qui monte en température, une hotte encrassée par des mois de graisse, un torchon posé trop près d’un brûleur, une plaque oubliée après le coup de feu du midi : la cuisine professionnelle concentre tout ce qu’il faut pour qu’un feu démarre en quelques secondes. Le plus souvent, il ne dépasse pas la taille d’une poêle. Il peut aussi se propager dans les conduits d’extraction, gagner la salle et transformer un service ordinaire en évacuation de dizaines de clients.

Ce guide s’adresse à tous les donneurs d’ordre de la restauration : restaurateurs indépendants, gérants de brasseries, directeurs d’hôtels-restaurants, responsables de restauration collective, cuisines centrales, cantines d’entreprise, EHPAD et établissements scolaires qui préparent des repas sur place, franchisés de la restauration rapide, ainsi que les DRH et responsables QHSE des groupes qui exploitent plusieurs établissements. Il explique ce que dit la réglementation, comment on éteint réellement un feu de cuisine, quels équipements choisir, qui former et comment organiser cette formation sans fermer l’établissement.

TRINACRE Formations est un organisme de formation certifié Qualiopi qui intervient directement dans les locaux de ses clients, à Paris, en Île-de-France et partout en France. Nous formons les équipes à la manipulation des extincteurs, à l’évacuation et aux gestes de premiers secours, avec une particularité : la formation incendie en réalité virtuelle et augmentée, qui permet de s’entraîner sur un feu de friteuse simulé en pleine cuisine, sans flamme ni fumée. Pour organiser une session dans votre établissement, vous pouvez demander un devis ici.

Pourquoi la cuisine professionnelle est l’un des lieux les plus exposés

Le triangle du feu réunit trois éléments : un combustible, un comburant (l’oxygène de l’air) et une source d’énergie. Dans une cuisine, les trois sont présents en permanence et en grande quantité. Les combustibles sont partout : huiles et graisses de cuisson, emballages carton, papier sulfurisé, torchons, tabliers, stocks de produits secs, dépôts graisseux accumulés dans les hottes et les filtres. Les sources d’énergie aussi : brûleurs gaz, plaques électriques, friteuses, fours, salamandres, grills, plancha, mais aussi tous les appareils électriques qui chauffent, tournent ou se branchent sur des multiprises fatiguées.

À cela s’ajoutent des facteurs propres au métier. Le rythme d’abord : pendant le coup de feu, l’attention est tournée vers les commandes, pas vers la friteuse qui dépasse sa température de consigne. La rotation des équipes ensuite : extras, saisonniers, apprentis et stagiaires changent souvent, et la personne présente au moment du départ de feu n’a pas toujours été formée. La configuration enfin : cuisines exiguës, passages encombrés, issues de secours parfois utilisées comme zones de stockage ou de livraison.

Les causes de départ de feu les plus fréquentes

Dans la grande majorité des cas, un départ de feu en cuisine est maîtrisable s’il est traité dans les premières secondes, avec le bon geste et le bon moyen d’extinction. C’est précisément l’objet de la formation des équipes.

Ce que dit la réglementation pour un restaurant

Un restaurant est à la fois un lieu de travail, soumis au Code du travail pour la protection de ses salariés, et un établissement recevant du public (ERP), soumis au règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique pour la protection de ses clients. Les deux réglementations se cumulent.

Le Code du travail : des obligations pour tout employeur

L’article R.4227-28 du Code du travail pose le principe : l’employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs. L’article R.4227-29 précise que le premier secours contre l’incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement, avec au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d’une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher, et un minimum d’un appareil par niveau. Lorsque des matières inflammables sont présentes, ce qui est le cas en cuisine, il doit exister des extincteurs dont l’agent extincteur est approprié aux risques.

Les articles R.4227-37 à R.4227-39 imposent une consigne de sécurité incendie dans les établissements où sont manipulées des matières inflammables ou qui occupent au moins cinquante personnes. Cette consigne indique le matériel d’extinction et de secours, les personnes chargées de le mettre en action, celles chargées de diriger l’évacuation, les moyens d’alerte et l’adresse et le numéro des services de secours. L’article R.4227-39 prévoit des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître le signal d’alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les manœuvres nécessaires. Ces exercices ont lieu au moins tous les six mois.

Enfin, l’article R.4121-1 impose à l’employeur de transcrire et mettre à jour dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) les résultats de l’évaluation des risques, dont le risque d’incendie, de brûlure et de coupure, très présents en restauration.

Le règlement de sécurité ERP : type N et installations de cuisson

Les restaurants et débits de boissons relèvent des ERP de type N. Ils sont soumis à l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP, et, pour les petits établissements de 5e catégorie, à l’arrêté du 22 juin 1990 qui fixe des dispositions allégées.

La section GC de l’arrêté du 25 juin 1980 traite spécifiquement des installations d’appareils de cuisson destinés à la restauration. Elle distingue notamment les grandes cuisines, dont la puissance utile totale des appareils de cuisson dépasse 20 kW, qui doivent être isolées des locaux accessibles au public ou équipées de dispositions compensatoires. Elle encadre l’implantation des appareils, la ventilation, l’extraction des buées et des graisses et la présence d’un dispositif de coupure de l’énergie des appareils de cuisson facilement accessible.

Un point est souvent négligé : l’article GC 21 impose le nettoyage des conduits d’extraction des buées grasses au moins une fois par an. Les filtres, eux, doivent être nettoyés beaucoup plus souvent, selon l’usage. Un conduit encrassé est un véritable couloir à feu : une flamme aspirée par la hotte peut enflammer les dépôts et propager l’incendie dans les étages ou chez les voisins.

Le règlement de sécurité impose aussi que les établissements soient dotés de moyens de secours appropriés, maintenus en état, et que le personnel soit instruit de la conduite à tenir en cas d’incendie et entraîné à la manœuvre de ces moyens de secours. Autrement dit, avoir des extincteurs ne suffit pas : il faut que quelqu’un, à chaque service, sache s’en servir.

Les vérifications périodiques

Les extincteurs doivent être vérifiés au moins une fois par an par une personne compétente, et la règle APSAD R4, référence de la profession et des assureurs, détaille les modalités d’implantation, de vérification et de maintenance. Les installations de gaz, d’électricité, de ventilation et d’extraction font l’objet de vérifications périodiques par des organismes ou techniciens compétents, dont les rapports doivent être conservés, en général dans le registre de sécurité. En cas de passage de la commission de sécurité ou de sinistre, c’est ce registre que l’on vous demandera.

Pour faire le point sur l’implantation de vos extincteurs, l’entretien de vos moyens de secours et la formation de votre personnel, vous pouvez nous contacter : nous réalisons également des audits réglementaires et travaillons avec un partenaire mainteneur pour les extincteurs, les RIA et les blocs de secours.

Comprendre les classes de feu en cuisine

La norme NF EN 2 classe les feux selon la nature du combustible. En cuisine, plusieurs classes peuvent coexister, et c’est précisément ce qui rend le choix de l’extincteur délicat.

Le risque électrique n’est pas une classe de feu en tant que telle, mais il conditionne le choix de l’agent extincteur : on n’utilise pas n’importe quel extincteur sur un appareil sous tension.

Pourquoi la classe F est à part

Les huiles de cuisson brûlent à des températures très élevées et peuvent se rallumer spontanément tant que le bain reste au-dessus de son point d’auto-inflammation. Un extincteur qui « souffle » la flamme sans refroidir le bain ni l’isoler de l’air ne règle rien : la flamme revient quelques secondes plus tard. Pire, un jet puissant peut projeter de l’huile enflammée hors de la friteuse et étendre le feu à la cuisine et aux personnes.

Les extincteurs adaptés aux feux de classe F utilisent un agent à base d’eau additivée qui réagit avec la graisse chaude pour former une couche savonneuse en surface. Ce phénomène, appelé saponification, étouffe le feu et refroidit le bain, ce qui limite le risque de reprise. Ces appareils sont testés selon la norme NF EN 3-7 et portent le pictogramme de la classe F.

Le geste qui sauve, et celui qui aggrave tout

S’il ne fallait retenir qu’une seule chose de ce guide, ce serait celle-ci : on ne jette jamais d’eau sur un feu d’huile. Une petite quantité d’eau versée dans un bain d’huile à plus de 300 °C se vaporise instantanément. Le volume de la vapeur est plus de mille fois supérieur à celui de l’eau liquide : la vapeur projette l’huile enflammée en une boule de feu qui peut atteindre le plafond et brûler gravement toute personne à proximité. Ce réflexe malheureux, souvent celui d’un salarié qui veut bien faire, est à l’origine de nombreux accidents graves.

La conduite à tenir face à un feu de friteuse ou de poêle

  1. Garder son calme et donner l’alerte immédiatement aux collègues présents.
  2. Couper l’alimentation de l’appareil, gaz ou électricité, si on peut le faire sans se mettre en danger. L’arrêt d’urgence de la cuisine doit être connu de tous.
  3. Pour un petit récipient, étouffer le feu en posant un couvercle ou une couverture anti-feu conforme à la norme NF EN 1869, en se protégeant les mains et le visage, sans jamais soulever pour vérifier.
  4. Pour une friteuse, utiliser l’extincteur classe F, en restant à distance, jet dirigé de manière à recouvrir la surface sans brasser l’huile.
  5. Ne pas déplacer le récipient enflammé.
  6. Si le feu n’est pas maîtrisé en quelques secondes, ou s’il gagne la hotte, fermer les portes, déclencher l’alarme, faire évacuer et appeler les secours en composant le 18 ou le 112.
  7. Ne jamais revenir dans la cuisine une fois sorti.

Et quand le feu gagne la hotte ?

Quand les flammes sont aspirées dans la hotte et que les filtres s’embrasent, la situation change de nature. Les dépôts gras peuvent brûler dans le conduit, hors de portée des extincteurs portatifs. Il faut couper la ventilation si le dispositif le permet, couper l’énergie des appareils de cuisson, faire évacuer et appeler immédiatement les secours. Certaines cuisines sont équipées d’un système d’extinction automatique sous hotte : le personnel doit savoir où se trouve le déclencheur manuel et ce qu’il provoque.

Quels équipements prévoir dans une cuisine professionnelle

Le choix et l’implantation des moyens d’extinction dépendent de la surface, des appareils, de la configuration des lieux et de l’analyse des risques. À titre indicatif, une cuisine professionnelle bien équipée comporte :

Chaque appareil doit être signalé, fixé à environ 1,20 mètre du sol pour la poignée, visible et facilement accessible, et faire l’objet d’une vérification annuelle. Le nombre d’appareils, les distances à respecter et les agents extincteurs se déterminent au cas par cas : c’est l’objet d’une analyse de risques ou d’un audit par un professionnel.

Qui former dans un restaurant, et à quoi ?

La réglementation ne fixe pas un nombre minimal de salariés à former à la manipulation des extincteurs dans un restaurant. Elle impose en revanche que les travailleurs soient entraînés à se servir des moyens de premier secours et que le personnel soit instruit de la conduite à tenir. Dans la pratique, le bon niveau d’organisation est simple à exprimer : à chaque service, midi et soir, il doit y avoir au moins une personne capable d’éteindre un départ de feu, au moins une personne capable de diriger l’évacuation de la salle et au moins une personne formée aux premiers secours.

La formation équipier de première intervention (EPI)

La formation EPI est la base. Elle apprend à reconnaître les classes de feu, à choisir le bon extincteur, à donner l’alerte et à éteindre un départ de feu. En restauration, nous l’adaptons systématiquement aux risques de la cuisine : feux de friteuse, feux de hotte, feux d’origine électrique, coupure du gaz, couverture anti-feu. Toute l’équipe de cuisine est concernée, chefs, commis, plongeurs et apprentis compris, ainsi que les responsables de salle.

La formation à l’évacuation

Un restaurant accueille un public qui ne connaît pas les lieux, qui est parfois âgé, en situation de handicap ou accompagné d’enfants, et qui n’a aucune raison de quitter sa table tant qu’on ne le lui demande pas clairement. Le personnel de salle doit savoir donner l’ordre d’évacuation, orienter les clients vers les sorties, vérifier les sanitaires et les salles annexes, assister les personnes à mobilité réduite et rejoindre le point de rassemblement. Les fonctions de guide-file et de serre-file, que nous détaillons dans notre article dédié, s’appliquent parfaitement à la salle de restaurant.

Les premiers secours : brûlures et coupures

La cuisine est aussi le lieu des brûlures, des coupures et des malaises liés à la chaleur. L’article R.4224-15 du Code du travail impose qu’un membre du personnel reçoive la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans chaque atelier où sont effectués des travaux dangereux. La formation Sauveteur Secouriste du Travail (SST), d’une durée de 14 heures selon le référentiel de l’INRS, apprend à protéger, examiner, faire alerter et secourir, et à agir sur les situations de travail pour prévenir les accidents.

Chez TRINACRE Formations, nous proposons une formation SST enrichie par la réalité virtuelle et augmentée : la réalité virtuelle accompagne la formation pour ancrer les bons réflexes, tandis que la certification finale se fait sur mise en situation réelle, conformément au référentiel de l’INRS. Les cas pratiques sont adaptés à la restauration : brûlure par projection d’huile, coupure profonde à la main, malaise d’un salarié en pleine chaleur, client qui s’étouffe en salle.

Les gestes et postures

Port des caisses de livraison, des marmites et des bacs de plonge, piétinement prolongé, gestes répétitifs : la restauration est un secteur très exposé aux troubles musculosquelettiques. L’article R.4541-8 du Code du travail impose une formation adéquate à la sécurité relative à l’exécution des opérations de manutention manuelle. Une formation gestes et postures adaptée aux postes de cuisine et de salle complète utilement le dispositif de prévention.

La réalité virtuelle et augmentée : la solution adaptée aux restaurants

La formation incendie classique sur bac à feu suppose une cour ou un espace extérieur, du gaz, un générateur de flammes et un temps d’installation. En restauration, ces conditions sont rarement réunies : on manque de place, on est en centre-ville, on partage une cour avec des voisins, et l’établissement ne peut pas fermer une demi-journée pour former tout le monde.

La formation incendie en réalité virtuelle et augmentée répond précisément à ces contraintes. Le participant porte un casque et manipule un extincteur connecté. Dans sa propre cuisine, ou dans une cuisine reconstituée, il voit apparaître un départ de feu réaliste : friteuse qui s’embrase, poêle en flammes, hotte qui prend feu, armoire électrique qui fume. Il doit choisir le bon extincteur, adopter la bonne distance, viser la base des flammes ou recouvrir la surface du bain selon le cas. S’il se trompe d’agent ou de geste, le feu s’aggrave à l’écran : l’erreur est vécue sans danger, et c’est ce qui la rend mémorable.

Les avantages concrets pour un exploitant

Pour les établissements qui le souhaitent, nous combinons la réalité virtuelle et augmentée avec une manipulation sur feu réel, sur bac à feu écologique, lorsque le site s’y prête. Les deux approches sont complémentaires. Vous pouvez nous demander un devis pour l’une ou l’autre formule.

Organiser la formation sans désorganiser le service

La première objection des restaurateurs est toujours la même : « Je ne peux pas immobiliser mon équipe. » C’est une objection légitime, et c’est pourquoi la formation doit s’adapter au rythme de l’établissement, et non l’inverse.

Les créneaux qui fonctionnent

Penser aux extras, aux saisonniers et aux nouveaux arrivants

La rotation du personnel est la principale faiblesse de la prévention incendie en restauration. Une équipe formée en mars peut avoir été renouvelée de moitié en septembre. Il est donc utile de prévoir une sensibilisation courte à l’arrivée de chaque nouveau salarié, portée par un responsable formé, et de renouveler la formation pratique régulièrement. Les exercices semestriels prévus par le Code du travail sont l’occasion de vérifier que chacun connaît l’emplacement des extincteurs, de la couverture anti-feu, de la coupure d’urgence et des issues.

Le financement

Les formations EPI, évacuation, SST et gestes et postures sont des formations professionnelles. TRINACRE Formations étant certifié Qualiopi, elles peuvent faire l’objet d’une demande de prise en charge auprès de l’opérateur de compétences (OPCO) dont relève votre établissement, dans les conditions fixées par celui-ci. Nous vous accompagnons dans la constitution du dossier : programme, convention de formation, convocation, feuilles d’émargement et attestations.

Les cas particuliers de la restauration

La restauration collective et les cuisines centrales

Les cuisines centrales, les cantines d’entreprise et la restauration scolaire combinent des volumes importants, de grandes puissances de cuisson, des sauteuses et marmites de grande capacité et souvent un nombre élevé de personnes présentes dans les réfectoires. L’organisation de l’évacuation des convives, enfants, salariés ou résidents, est aussi importante que la maîtrise du départ de feu en cuisine. Dans les établissements de santé et les EHPAD, la cuisine est souvent isolée du reste du bâtiment, mais un feu peut entraîner l’évacuation horizontale de résidents : le personnel de cuisine doit connaître sa place dans le plan d’organisation de l’établissement.

La restauration rapide

Friteuses multiples, rotation très élevée du personnel, salariés jeunes et souvent en premier emploi : la restauration rapide cumule les facteurs de risque. Les formations courtes et répétées, en réalité virtuelle et augmentée, sont particulièrement adaptées à ce modèle, de même qu’une affiche claire au-dessus de chaque friteuse rappelant l’interdiction de l’eau et l’emplacement de l’extincteur classe F.

Les hôtels-restaurants

Dans un hôtel, la cuisine n’est qu’une partie du problème. Un feu de cuisine peut entraîner l’évacuation des chambres, parfois de nuit, avec un personnel réduit. La formation doit couvrir la cuisine, la salle, les étages et l’organisation de nuit. Le personnel de réception doit savoir lire le tableau d’alarme et organiser l’évacuation des étages.

Les restaurants en immeuble ou en centre commercial

Un restaurant implanté dans un immeuble d’habitation, un immeuble de bureaux, un centre commercial ou un immeuble de grande hauteur s’inscrit dans une organisation de sécurité plus large. L’exploitant doit connaître les consignes du bâtiment, le fonctionnement de l’alarme, le rôle du service de sécurité éventuel et le point de rassemblement commun. Dans un immeuble de grande hauteur, les dispositions de l’arrêté du 30 décembre 2011 s’appliquent et l’organisation de l’évacuation obéit à des règles spécifiques.

Check-list de l’exploitant

Voici les points que nous vérifions systématiquement lors d’une intervention dans un restaurant. Vous pouvez les utiliser comme autodiagnostic.

Le rôle du document unique et de la traçabilité

En cas d’accident, l’inspection du travail, l’assureur ou le juge vérifieront deux choses : les risques étaient-ils identifiés, et des mesures ont-elles été prises ? Le document unique d’évaluation des risques professionnels est la pièce centrale de cette démonstration. Il doit identifier les unités de travail (cuisine, plonge, salle, réserve, livraison), évaluer pour chacune le risque d’incendie, de brûlure et de coupure, et lister les actions de prévention : formation, équipements, procédures, contrôles.

Les preuves de formation complètent le dossier : conventions, feuilles d’émargement signées, attestations individuelles, comptes rendus d’exercices d’évacuation. Une formation dispensée par un organisme certifié Qualiopi fournit automatiquement ces documents, ce qui facilite les contrôles et les échanges avec votre assureur. TRINACRE Formations peut également vous accompagner dans la rédaction ou la mise à jour de votre DUERP.

Questions fréquentes des restaurateurs

Un extincteur à CO2 suffit-il en cuisine ?

Non. L’extincteur à dioxyde de carbone est adapté aux feux d’origine électrique et à certains feux de liquides, mais il est inadapté et dangereux sur un bain d’huile : le jet puissant peut projeter l’huile enflammée, et il ne refroidit pas suffisamment le bain pour empêcher la reprise du feu. Il faut un extincteur classe F pour les friteuses.

Mes salariés ont été formés il y a trois ans, est-ce suffisant ?

Le Code du travail impose des exercices au moins tous les six mois. Au-delà de l’obligation, la rotation du personnel en restauration rend une formation ancienne souvent inopérante : une partie de l’équipe n’était pas là. Nous recommandons une formation pratique annuelle et une sensibilisation à chaque arrivée.

Peut-on faire la formation dans le restaurant, sans fermer ?

Oui. C’est même notre mode d’intervention habituel. Avec la réalité virtuelle et augmentée, les sessions se déroulent par binômes, dans une salle ou une réserve, entre deux services, sans flamme ni fumée.

Combien de personnes former à l’extincteur ?

La réglementation ne fixe pas de quota pour un restaurant. L’objectif à atteindre est qu’à tout moment de l’ouverture, au moins une personne présente sache éteindre un départ de feu. Dans une petite équipe, cela signifie former tout le monde. Nous vous aidons à définir le bon niveau selon vos horaires et vos effectifs.

La formation est-elle finançable ?

Oui, sous réserve des critères de votre OPCO. TRINACRE Formations est certifié Qualiopi, ce qui permet de déposer une demande de prise en charge. Nous fournissons tous les documents nécessaires.

Intervenez-vous en dehors de l’Île-de-France ?

Oui. Nous intervenons à Paris, en Île-de-France et partout en France, directement dans les locaux de nos clients, pour un établissement isolé comme pour un réseau de restaurants.

En résumé

Un feu de cuisine se gagne ou se perd dans les premières secondes. Ce qui fait la différence n’est pas seulement la présence d’un extincteur, mais la présence, à ce moment précis, d’une personne qui sait lequel prendre, comment l’utiliser et surtout ce qu’il ne faut jamais faire. La réglementation, qu’il s’agisse du Code du travail ou du règlement de sécurité des ERP, va dans ce sens : des moyens adaptés, entretenus, et un personnel entraîné.

TRINACRE Formations accompagne les restaurants, hôtels-restaurants, cuisines collectives et réseaux de restauration avec des formations incendie et évacuation en réalité virtuelle et augmentée, des formations SST enrichies par la réalité virtuelle et augmentée, des formations gestes et postures et un accompagnement sur le DUERP, directement dans vos locaux et au rythme de vos services. Notre formateur, fort de plus de vingt-six ans d’expérience en sécurité incendie et titulaire du cycle supérieur incendie du CNPP, adapte chaque session à votre cuisine, à vos appareils et à vos équipes.

Pour organiser une formation dans votre établissement ou recevoir notre catalogue, demandez votre devis en ligne. Nous vous répondons rapidement avec une proposition adaptée à vos horaires et à vos effectifs.

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